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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 16:28

Non, vous ne rêvez pas, Dire Straits a bien été victime de la censure. Le Conseil Canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a décidé d’interdire la diffusion de Money for Nothing sur les ondes, parce qu’on y entend le terme « faggot » (tapette). Honteux. Pour le rock. Car que le dernier morceau rock qui fasse polémique soit un vieux tube FM des années 80, joué par un des groupes les plus lisses et inoffensifs de l’histoire du rock, ça en dit long à la fois sur la frilosité de nos sociétés, et celle du rock actuel qui ne sait plus être à la fois subversif et fédérateur. Pas étonnant que le rap ait pris la place du rock dans le cœur d’une  bonne partie de la jeunesse ; au moins, lui, parle cru, parle mal, provoque, dérange, et se fait censurer à tour de bras par les radios.

 

Mais le pire, dans l’histoire, c’est qu’il n’y a aucune homophobie dans Money for Nothing (si l’on m’avait dit, qu’un jour, je prendrais la défense de Dire Straits…), ce n’est pas « l’artiste » qui s’exprime à ce moment de la chanson, mais un livreur bourrin, aigri et frustré, qui regarde avec mépris les rock-stars efféminées sur MTV et les traite de « tapettes ». Peu importe pour le CCNR :

 

 «  [...] [À] l’instar d’autres mots qui s’articulent autour de la race dans la langue anglaise, « faggot » est un mot qui, même s’il était entièrement ou marginalement acceptable à une époque précédente, ne l’est plus. Le Comité estime qu’il fait maintenant partie de la catégorie des désignations inacceptables eu égard à la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, l’état matrimonial ou un handicap physique ou mental. » (voir ici).

 

Une association de défense des droits des gays s’est félicitée de cette décision : « il est extrêmement important de supprimer ces mots des textes de la culture populaire ». Le terme « faggot » n’est donc plus acceptable dans une œuvre au Canada, quel que soit le sens de l’œuvre. Le politiquement correct dans toute sa splendeur. Imaginons qu’un chanteur homosexuel écrive une chanson poignante, sensible et très personnelle sur les brimades dont il a souffert, et dise simplement « on me traitait de pédale »… chanson censurée. Parce qu’en raison de la lutte contre l’homophobie et les discriminations, les termes « pédale, tapettes, tarlouze etc… » sont interdits. Donc, en raison de la lutte contre contre l’homophobie, on en viendra à interdire des chansons qui luttent contre l’homophobie. Plus absurde que ça, je vois pas trop…

 

Tout comme les noirs se sont réappropriés le mot « nigger », des homos se sont aussi réappropriés les termes « insultants » qui les concernaient. Broken Social Scene, groupe canadien qu’on ne pourra pas accuser d’homophobie, chante I’m your fag… selon la logique de ces censeurs, il faut les censurer des ondes. Comme Fairytale of New York des Pogues et son "You cheap lousy faggot", ou When the Whip comes down des Stones (“Yeah, momma and poppa told me, I was crazy to stay, I was gay in New York, Which is a fag in L.A.”)… et un des titres les plus importants et fondateurs de la musique populaire actuelle, The Message de Grandmaster Flash et son «Spend the next two years as an undercover fag » (bon, là, sûr que c’est pas un morceau « gay-friendly », mais ça n’a rien non plus d’homphobe…)

 

 

Et le « sulfureux » Money for Nothing mérite d’autant plus d’être censuré qu’il y est question de « chicks for free »… « chicks », c’est pas super valorisant pour les femmes…

 

S’il fallait interdire des ondes toutes les chansons qui utilisent des mots qui peuvent paraître insultants pour telle ou telle communauté - quand bien même ils les mettraient dans la bouche d’intolérants qu’ils dénoncent- on n’en finirait plus.

 

Revenons au mot « nigger » et à sa réappropriation, qui offre un parallèle particulièrement intéressant. Un mot violent, symbole de tout le racisme, toutes les discriminations dont ont été victimes les noirs américains. Et pourtant, ils se le sont réappropriés, une manière pour eux de dire « ça ne m’atteint plus », de se vanner, ou d’affirmer leur solidarité « on sait d’où on vient, on est dans la même merde, on est des niggaz…»

S’il faut supprimer des ondes tout morceau comportant le mot « nigger », on priverait le peuple de la plupart des groupes de rap, notamment deux des plus grands, N.W.A. (Niggers With Attitudes) et le Wu-Tang Clan : difficile de trouver un de leurs morceaux qui ne comporte pas le mot « nigger » (en même temps, ils sont déjà largement censurés pour d’autres raisons…)

 

Censuré aussi, un des plus célèbres morceaux de Dylan, Hurricane, « And to the black folks he was just a crazy nigger ». Qu’un ne vienne pas me raconter que l’auteur de The Lonesome Death of Hattie Carroll soit un danger pour la cause des noirs américains…

 

Un autre célèbre cas de « censure aveugle » a existé, dans les 70’s. Le titre Woman is the Nigger of the World de John Lennon a été banni des radios US qui n’avaient même pas pris la peine de s’interroger et de comprendre qu’il ne s’agissait en rien d’un morceau sexiste et raciste, mais bien, évidemment, de tout le contraire. La seule vue du nom de l’auteur aurait dû les mettre sur la bonne voie, pourtant…

 

En suivant cette logique canadienne « d’épuration de la langue », que faire des films de Scorsese, de séries comme les Soprano, et de toutes ces grandes oeuvres qui « osent » faire parler de façon crue et réaliste des voyous, des petites frappes machos et racistes ? Les interdire de toute diffusion télé ? 

 

L’art ne doit-il présenter que des individus lisses, tolérants, courtois et respectables, dans un monde aseptisé et féerique ? 

 

Le prix à payer pour cette belle idée qu’est la « liberté d’expression », c’est d’accepter, parfois, d’être choqué, dérangé, insulté… à moins de ne pas aimer vraiment la liberté d’expression.

 

Sur ce, je m’en vais continuer la lecture du génial Underworld USA d’Ellroy, dernier volet de son indispensable trilogie sur les années 60 américaines, dans laquelle les juifs sont des youpins ; les noirs des nègres, des moricauds, des bamboulas ; les homos des tapettes, des pédés, des tantouzes ; les italo-américains des ritals, les femmes des poupées ou des salopes… Parce que dans la bouche d’un mafieux, d’un flic véreux des 60’s ou d’un fils de membre éminent du KKK, « personne de couleur », je sais pas vous, mais moi, je trouve tout de même que ça sonne moins juste que « nègre »… 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 22:07

Les meilleurs albums de 2010, classés d'après la moyenne des votes des blogs musicaux :

  

(la plupart sont en écoute, il suffit de cliquer sur leur nom)

(les derniers arrivés sont en gras)

 

J'ai viré Zaza et les Crooked Spoke, puisque vous pensez que les rééditions, même récentes d'albums sortis de manière confidentielle, n'ont pas leur place dans le CDB de l'année...

 

Sinon, encore un nouveau numéro 1 cette semaine ! Mais le frêle Saint Bartlett pourra-t-il résister face à l'artillerie lourde Systoolienne ?  

 

 

  Saint_Bartlett-Damien_Jurado.jpg

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.  Damien Jurado - Saint Bartlett  8  (7 votes)  (F)

2.  Fursaxa - Mycorrhizae Realm   7,6  (9 votes)  (F)

3.  La Fine Equipe & Mattic - Fantastic Planet  7,6  (10 votes)  (H)

4.  Ufomammut - Eve  7,5  (12 votes)  (HM)

5.  Third Eye Foundation - The Dark  7,5  (14 votes)  (E)

6.  Land of Kush's Egyptian Light Orchestra - Monogamy  7,5  (10 votes)  (E)

7.  Stanley Brinks - Hoots  7,4  (21 votes)  (F)

8.  Apollo Brown - The Reset  7,3  (10 votes)  (H)

9.  Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky  7,3  (22 votes)  (R)

10.  Polar Bear - Peepers  7,3  (12 votes)  (JB)

11.  The Whitefield Brothers - Earthology  7,3  (12 votes)  (S)
       The Nightcrawler aka Red - The Nightcrawler  7,3  (6 votes)  (F)
13.  Daughters - Daughters  7,2  (10 votes)  (HM)
14.  The Kiara Elles - Slide Over  7,2  (3 votes)  (R)
       Mugstar - ...Sun, Broken...  7,2  (12 votes)  (R)
16.  Bertrand Belin - Hypernuit  7,1  (7 votes)  (R)
17.  Songdog - A Life Eroding  7,1  (4 votes)  (R)
       I love UFO - Dirty Animals  7,1  (4 votes)  (R)
19.  Dillinger Escape Plan - Option Paralysis  7,1  (13 votes)  (HM)
20.  Voice of the Seven Thunders - Voice of the Seven Thunders  7,1  (14 votes)  (R)
21.  Liars - Sisteworld  7,1  (18 votes)  (R)
22.  Gonjasufi - A Sufi and a Killer  7,1  (20 votes)  (E)
23.  The Fall - Your Future Our Clutter  7,1  (8 votes)  (R)
24.  The Domino State - Uneasy lies the crown  7  (2 votes)  (R)
       Burzum - Bellus  7  (7 votes)  (HM)
       16pac - Down under the Evelator  7  (3 votes)  (R)
       Suuns - Zeroes QC  7  (12 votes)  (R)
       Sufjan Stevens - All Delighted People EP  7  (11 votes)  (R)
29.  The Magic Theatre - London Town  7  (10 votes)  (R)

(6)

30.  Arandel - In D  6,9  (13 votes)  (E)
31.  The Budos Band - III  6,9  (6 votes)  (S)
       Harlem - Hippies  6,9  (12 votes)  (R)
33.  A Silver Mt Zion - Kollaps Tradixionales  6,9  (17 votes)  (R)
34.  The Souljazz Orchestra - Rising Sun  6,9  (11 votes)  (S)
35.  The Bamboos - 4  6,9  (5 votes)  (S)
36.  The Divine Comedy - Bang goes the Knightood  6,9  (9 votes)  (R)
37.  Diabolic - Liar & a Thief  6,9  (4 votes)  (H)
38.  Troy Von Balthazar - How to live on nothing  6,9  (11 votes)  (R)
39.  Kula Shaker - Pilgrims Process  6,9  (18 votes)  (R)
40.  The Last Electro-Acoustic Space Jazz Ensemble - Miles Away  6,9  (7 votes)  (JB)
       Luke Abbott - Holkham Drones  6,9  (7 votes)  (E)
42.  Lawrence Arabia - Chant Darling  6,8  (13 votes)  (R)
43.  High Tone - Outback  6,8  (8 votes)  (E)
44.  Lunt - Switch the Letters  6,8  (10 votes)  (F)
45.  Joy - Joy  6,8  (7 votes)  (R)
46.  Zeus - Say Us  6,8  (6 votes)  (R)
       Micah P. Hinson - And the Pionner Saboteurs  6,8  (8 votes)  (R)
       Chloé - One in Other  6,8  (8 votes)  (E)
49.  The Black Keys - Brothers  6,7  (20 votes)  (R)
50.  Neil Young - Le Noise  6,7  (16 votes)  (R)
51.  Midlake - The Courage of Others  6,7  (21 votes)  (R)
       Blockhead - The Music Scene  6,7  (7 votes)  (E)
53.  The Black Angels - Phosphene Dreams  6,7  (14 votes)  (R)
54.  Sick of it all - Based on a true Story  6,7  (6 votes)  (HM)
55.  Fool's Gold - Fool's Gold  6,6  (13 votes)  (R)
56.  The Tallest Man on Earth - The Wild Hunt  6,6  (15 votes)  (F)
57.  Field Music - Field Music (Measure)  6,6  (6 votes)  (R)
58.  Menomena - Mines  6,6  (8 votes)  (R)
59.  Autechre - Oversteps  6,5  (13 votes)  (E)
60.  Viol - Welfare Heart  6,5  (17 votes)  (F)
61.  B.R.M.C. - Beat the Devil's Tattoo  6,5  (19 votes)  (R)
62.  The Very Most - A Year with the Very Most  6,5  (10 votes)  (R)
       The Roots - How I got Over  6,5  (9 votes)  (H)
       Pagan Wanderer Lu - European Monsoon  6,5  (2 votes)  (R)
65.  MGMT - Congratulations  6,5  (17 votes)  (R)
       Grinderman - Grinderman 2  6,5  (17 votes)  (R)
67.  Flying Lotus - Cosmogramma  6,5  (12 votes)  (E)
68.  Gil Scott-Heron - I'm New Here   6,4  (20 votes)  (S)
69.  Tindersticks - Falling Down a Mountain  6,4  (16 votes)  (R)
70.  Holy Fuck - Latin  6,4  (9 votes)  (E)
71.  Black Prairie - Feast of the Hunters' Moon  6,4  (17 votes)  (F)
72.  Laurie Anderson - Homeland  6,4  (4 votes)  (R)
73.  Johnny Cash - American VI : Ain't no Grave  6,4  (15 votes)  (F)
74.  Clara Clara - Comfortable Problems  6,4  (7 votes)  (R)
75.  Skeletons - Smile  6,3  (8 votes)  (S)
       French Cowboys - (Isn't my bedroom) A Masterpiece  6,3  (8 votes)  (R)
77.  Monster Magnet - Mastermind  6,3  (5 votes)  (HM)
       High on Fires - Snakes for the Divine  6,3  (5 votes)  (HM)
79.  Future Sound of London - Environments 3  6,3  (4 votes)  (E)
80.  Killing Joke - Absolute Dissent  6,2  (7 votes)  (HM)
81.  Hammock - Chasing after Shadows  6,2  (5 votes)  (R)
82.  Jose James - Black Magic  6,2  (9 votes)  (S)
       Deerhunter - Halcyon Digest  6,2  (9 votes)  (R)
       Adam Green - Minor Love  6,2  (15 votes)  (F)
85.  The Radio dept. - Clinging to a Scheme  6,1  (7 votes)  (R)
       Heligoland - All your Ships are White  6,1  (7 votes)  (R)
87.  Laura Veirs - July Flame  6,1  (11 votes)  (F)
88.  Janelle Monae - TheArchAndroid  6,1  (13 votes)  (S)
89.  The National - High Violet  6  (21 votes)  (R)
90.  The Foals - Total Life Forever  6  (9 votes)  (R)
       Marina Gallardo - Some Monsters Die and others returns  6  (4 votes)  (F)
       Ellen Allien - Dust  6  (7 votes)  (E)
       The Delano Orchestra - Now that You are free my beloved Love  6  (6 votes)  (R)
94.  The Besnard Lakes - Are the roaring Nights  6  (17 votes)  (R)
       Shearwater - The Golden Archipelago  6  (17 votes)  (R)

(5)

96.  Florent Marchet - Courchevel  5,9  (6 votes)  (R)
97.  Röyksopp - Senior  5,9  (5 votes)  (E)
98.  Massive Attack - Heligoland  5,9  (23 votes)  (E)
99.  Broken Social Scene - Forgiveness Rock Record  5,9  (7 votes)  (R)
100.  Four Tet - There is Love in You  5,9  (17 votes)  (E)
101.  Pantha du Prince - Black Noise  5,9  (10 votes)  (E)
102.  Acid Washed - Acid Washed  5,8  (8 votes)  (E)
103.  Steve Mason - Boys Outside  5,8  (7 votes)  (R)
104.  Paul Weller - Wake Up the Nation  5,8  (4 votes)  (R)
105.  Warpaint - The Fool  5,7  (9 votes)  (R)
106.  The Morning Benders - Big Echo  5,7  (7 votes)  (R)
         The Chemical Brothers - Further  5,7  (7 votes)  (E)
108.  Robert Plant - Band of Joy  5,6  (5 votes)  (R)
109.  Sharon Jone & the Dap-Kings - I Learned the Hard Way  5,6  (11 votes)  (S)
110.  Sophie Hunger - 1983  5,6  (7 votes)  (R)
111.  Spoon - Transference  5,6  (8 votes)  (R)
         Lali Puna - Our Inventions  5,6  (8 votes)  ()
113.  Caribou - Swim  5,5  (12 votes)  (E)
114.  Pamela Hute - Turtles Tales from Overseas  5,5  (6 votes)  (R)
         Arcade Fire - The Suburbs  5,5  (14 votes)  (R)
116.  The Dead Weather - Sea of Cowards  5,5  (16 votes)  (R)
117.  Sufjan Stevens - The Age of Adz  5,4  (19 votes)  (R)
118.  Arnaud Fleurent-Didier - La Reproduction  5,4  (9 votes)  (R)
119.  Hey Hey My My - A Sudden Change of Mood  5,4  (8 votes)  (R)
120.  Inspectah Deck - Manifesto  5,3  (3 votes)  (H)
         Absynthe Minded - Absynthe Minded  5,3  (6 votes)  (R)
122.  LCD Soundsystem - This is Happening  5,3  (14 votes)  (E)
123.  Twin Shadow - Forget  5,3  (2 votes)  (R)
         O. Children - O. Children  5,3  (6 votes)  (R)
         Method Man, Ghostface Killah, Raekwon - Wu Massacre  5,3  (6 votes)  (H)
126.  Erykah Badu - New Amerykah Part II : Return of the Ankh   5,2  (12 votes)  (S)
127.  US Girls - Gio Grey  5,2  (5 votes)  (R)
128.  General Bye Bye - Girouette  5,2  (6 votes)  (R)
129.  These New Puritans - Hidden  5,2  (13 votes)  (R)
130.  Cypress Hill - Rise Up  5,2  (10 votes)  (H)
         Katerine - Philippe Katerine  5,2  (10 votes)  (R)
132.  Lightspeed Champion - Life is sweet ! Nice to meet you  5,1  (7 votes)  (R)
133.  Interpol - Interpol  5,1  (10 votes)  (R)
         Efterklang - Magic Chairs  5,1  (10 votes)  (R)
135.  Tokyo Police Club - Champ  5  (3 votes)  (R)
         RJD2 - The Colossus  5  (5 votes)  (E)
137.  Deftones - Diamond Eyes  5  (11 votes)  (HM)

(4)

138.  Lorn - Nothing Else  4,9  (8 votes)  (E)
139.  Faustine Seilman - Whispers & Shouts  4,9  (7 votes)  (F)
         Elodie Frégé - La Fille de l'après-midi  4,9  (7 votes)  ()
141.  The Electric Pop Group - Seconds  4,7  (5 votes)  (R)
142.  Tricky - Mixed Race  4,7  (10 votes)  (E)
143.  Groove Armada - Black Light  4,6  (4 votes)  (R)
144.  Campbell / Lanegan - Hawk  4,6  (13 votes)  (F)
145.  The Courteeners - Falcon  4,5  (4 votes)  (R)
146.  Ringo Starr - Y Not  4,4  (5 votes)  (R)
147.  Plan B - The Defamation of Strickland Banks  4,4  (7 votes)  (S)
148.  Fear Factory - Mechanize  4,3  (6 votes)  (HM)
149.  Tribeqa - Qolors  4,3  (8 votes)  (R)
         Andreya Triana - Lost where I belong  4,3  (4 votes)  (S)
151.  Hot Chip - One Life Stand  4,2  (7 votes)  (R)
152.  Vampire Weekend - Contra  4,2  (16 votes)  (R)
153.  Gorillaz - Plastic Beach  4,2  (19 votes)  (E)

(3)

154.  Dark Tranquility - We are the Void  3,8  (4 votes)  (HM)
155.  Mike Patton - Mondo Cane  3,7  (9 votes)  (R)
156.  Laura Marling - I speak because I can  3,6  (4 votes)  (F)
157.  Gotan Project - Tango 3.0  3,6  (9 votes)  (E)
158.  Underoath - Disambiguation  3,5  (2 votes)  (HM)
159.  Blonde Redhead - Penny Sparkle  3,5  (11 votes)  (R)
160.  Wu Music Group presents Pollen - The Swarm pt. 3  3,3  (3 votes)  (H)
         Jamie Lidell - Compass  3,3  (6 votes)  (S)
162.  Iron Maiden - The Final Frontier  3,3  (6 votes)  (H)
163.  Flobots - Survival Story  3,2  (3 votes)  (R)
         Carl Barât - Carl Barât  3,2  (6 votes)  (R)
165.  Lil'Wayne - Rebirth  3  (4 votes)  (H)

(2)

166.  Goldfrapp - Head First  2,2  (9 votes)  (E)

(1)

167.  Slash - Slash  1,6  (7 votes)  (HM)

 

 

 

 

  

(F) : Folk, folk-rock

(R) : Rock, pop

(E) : Electro

(H) : Hip-hop

(S) : Soul-funk

(M) : Musiques du monde

(JB) : Jazz, blues

(HM) : Hard, metal

 

Les blogs qui participent au classement

Systool    
Alternative Sound                      
Le Golb   
7and7is     
Guic'the old 
Lyle        
Le Chant de la Sirène   
Le Bal des Vauriens   
Arbobo    
Jazz, Blues & co  
Libellus
Rxqueen    
Alf

Les Insectes sont nos Amis 
Labosonic
Pop-Hits   
Pyrox         
Circus Circus
Aymeric 
Christian
115th dream    
Dr Franknfurter  
The man of Rennes steals our Hearts  
La Cave du Mange Disque
Yosemitefolksinger   
PlanetGong  
Sfameyr
Blinkinglights     
Derrière la fenêtre
Chez Vaness... 
Too much Cissie Business 
Inactuelles
La buZe   
Little Reviews   
Playlist Society   
Between the Lines of Age
Bruxelles-Bangkok-Brasilia 
De la lune on entend tout
The paths of art
Forsaken
I'll give her melodies
Hop Blog

Pop Revue Express

Popup Monsters

Popsongs

I left without my Hat

Rock'n'roll Victim 

Sick of Motion 

Du bon son... ou non

 

  

Vous désirez participer ? Les règles sont ici.

 

Si vous souhaitez proposer un album, c'est sur cette page (vous pouvez aussi y accéder par le module "collections publiques" dans la colonne).

 

"Spécial Systool" :

     

 

Blacastan - Blac Sabbath  

 

The Blood of Heroes - The Blood of Heroes

 

The Left - Gas Mask

 

Strong Arm Steady - In Search of Stoney Jackson

 

Reverse Engineering - Highly Complex Machinery

 

Ariya Astrobeat Arkestra - Ariya Astrobeat Arkestra 

 

Aloe Blacc - Good Things

 

65daysofstatic - We were exploding anyway 

 

Guilty Simpson - OJ Simpson  

 

 

 

 

Pour prendre de l'avance sur les prochains disques, vous pouvez consulter mon classement des albums 2010, avec les albums en écoute intégrale pour la plupart.

 

 

Le top des blogueurs 2010

 

Classements des blogueurs 20092008  2007

 

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:22

LLITE-~1

SHUTTER-ISLAND  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans-ses-yeux.jpg

A-20SERIOUS-20MAN-20AFF.jpg                                                                                            

 

1. Brooklyn's Finest - Antoine Fuqua
2. Shutter Island - Martin Scorsese

3. Dans ses Yeux - Juan José Campanella
4. A Serious Man - Joel & Ethan Coen

5. Green Zone - Paul Greengrass

6. Armadillo - Janus Metz

7. The Social Network - David Fincher 

8. Ajami - Scandar Copti / Yaron Shani 

9. Bad Lieutenant - Werner Herzog
10. Inception - Christopher Nolan

11. The Ghost Writer - Roman Polanski

12. Oceans - Jacques Perrin

13. Le Braqueur - La Dernière Course - Benjamin Heisenberg

14. Dog Pound - Kim Chapiron

15. Four Lions - Chris Morris

 

 

Ensuite :

 

The Town - Ben Affleck

Buried - RodriguoVortés 

Fair Game - Doug Liman

Monsters - Gareth Edwards (II) 

The Killer Inside Me - Michael Winterbottom 

When You're Strange -Tom DiCillo

Iron Man 2 - John Favreau 

Predators - Nimrod Antal 

Alice au Pays des Merveilles - Tim Burton

Sherlock Holmes - Guy Ritchie

Invictus - Clint Eastwood

Robin des Bois - Ridley Scott

Crazy Heart - Scott Cooper

Le Livre d'Eli - Albert Hughes, Allen Hughes 

The Crazies - Breck Eisner

 

 

2010 ne restera pas comme une grande année cinéma. Il y a bien eu quelques bons films, et même quelques très bons films (cf. les 4 affiches ci-dessus), mais s'il fallait résumer l'année cinéma en un mot, ce serait... déception. Des idées intéressantes pas toujours bien exploitées, et des films qui commencent plutôt bien mais s'étiolent par la suite.

 

 

Dans la catégorie "films qui ne tiennent pas toutes leurs promesses" :

 

- Invictus. Après les remarquables Mémoires de Nos Pères, Lettres d'Iwo Jima, L'Echange et Gran Torino, on était en droit d'attendre un nouveau grand film d'Eastwood... une belle idée que de revenir sur ce moment fort de l'Afrique du Sud, avec un Morgan Freeman idéal pour jouer le rôle de Mandela... le film n'est ni mauvais, ni raté, mais il ne décolle jamais vraiment, et pêche par excès de bons sentiments. Un petit Eastwood...

 

- Inception. The Dark Knight a réussi le difficile pari de séduire le grand public comme les critiques, le nouveau Christopher Nolan ne pouvait alors que susciter de grandes espérances. Espérances d'autant plus fortes que la campagne médiatique qui a précédé sa sortie le présentait comme un film fascinant, d'une intelligence rare pour un blockbuster. L'idée de départ est excellente, sa mise en oeuvre... un peu moins. Le film a largement été débattu chez Benjamin F, et si je peux comprendre les critiques émises par Ska ou Thom, je suis tout de même plutôt de l'avis de Benjamin... Inception n'est pas le chef-d'oeuvre annoncé, mais il reste nettement au dessus de la moyenne des films à gros bugets. Mention spéciale à la musique d'Hans Zimmer, que l'on retrouve pourtant à cachetonner sur de grosses productions hollywoodiennes, mais qui semble avoir trouvé en Nolan un cinéaste qui l'inspire vraiment. The Dark Knight, Batman Begins et Inception doivent beaucoup à la musique de Zimmer, qui leur donnent une gravité, une mélancolie, et de la profondeur qui plongent le spectateur dans une ambiance envoûtante... 

 

- When You're Strange. Je n'apprendrais rien à ceux qui me lisent régulièrement en disant que je suis un grand fan des Doors. Un documentaire sur le groupe, réalisé par Tom DiCillo, je ne pouvais que m'y précipiter et le suivre avec le plus grand intérêt. Mais il manque tout de même d'âme et se contente d'une chronologie factuelle trop froide pour emporter l'adhésion.        

 

- Alice Au Pays des Merveilles. Sur le papier, un Alice au Pays des Merveilles par Tim Burton, on signe tout de suite. Pourtant, malgré quelques bonnes scènes et une Helena Bonham Carter parfaite en reine cruelle, le résultat est loin d'être à la hauteur de ce qu'aurait fait un Tim Burton inspiré. Le pire étant sans doute cette "grande bataille finale" inutile et puérile...  

 

- Four Lions.  Une excellente idée de départ, mais le film tourne trop vite à la grosse farce, cf. ma chronique ici.    

 

- Océans. Sur grand écran, rien de tel qu'un voyage au coeur des océans. Le film tient une partie de ses promesses, on y voit quelques très belles images, des créatures étonnantes... mais il n'est pas exempt de défauts... Des dialogues assez pauvres, un scénario bancal, des acteurs peu concernés (en particulier les sardines), ou en roue libre (les dauphins)... Plus sérieusement, je trouve qu'il manque un petit quelque chose au film. J'ai l'impression d'avoir vu pas mal de documentaires animaliers plus prenants et captivants, même si Océans est tout de même très recommandable.

 

- Monsters. Un film de SF intimiste, plus proche d'un film d'auteur que du cinéma spectaculaire habituel dans le genre, voilà une idée plutôt réjouissante. Le film fonctionne pas mal, surtout dans sa première partie, mais le mélange des genres a ses limites... Monsters n'a pas la profondeur, la radicalité ou l'originalité d'un bon film d'auteur, ni la tension ou l'efficacité des bons films SF / Epouvante. 

   

- Robin des Bois. Qu'on l'aime ou pas, Gladiator avait marqué les esprits à l'époque, et donné un nouveau souffle aux péplums à grand spectacle. Le retour du tandem Ridley Scott - Russell Crowe pour un Robin des Bois plutôt sombre et dur, loin des galipettes d'Errol Flynn en collant, n'avait peut-être pas de quoi laisser espérer un chef-d'oeuvre, mais au moins de passer un bon moment. D'autant plus que Ridley Scott comptait non pas nous resservir l'histoire que tout le monde connaît, mais ses origines. Et pourtant, le film manque... de souffle. Rien de vraiment passionnant, l'histoire est plate, et le film au fond plus terne que réellement sombre, à l'image de Russell "Droopy des Bois" Crowe, qui a plus que jamais l'air profondément déprimé à chaque plan, quoi qu'il lui arrive. La Marianne "énergique et volontaire" incarnée par Cate Blanchett relève un peu le niveau, mais ne sauve pas le film.

 

- Fair Game. Plutôt un bon film et, pour une fois, je ne suis pas vraiment d'accord avec la conclusion de l'ami Systool (lire sa chronique, ici). Car s'il est vrai que pour nous, français, les mensonges de l'administration Bush sur les armes de destruction massive en Irak sont connus et critiqués depuis longtemps, c'est beaucoup moins le cas aux EU. Une bonne partie des américains ont continué à croire à ces mensonges, ou imaginé que le gouvernement s'était certes trompé, mais était au moins de bonne foi. Ce que démonte totalement ce film engagé assez fort, qui accable à tous points de vue l'administration Bush, mais souffre aussi de longueurs, et se délite un peu sur la fin. Plutôt que de penser, donc, que le cinéma américain tarde un peu à évoquer les zones d'ombre de la politique des EU, il me semble toujours très réactif. En France, il faut attendre au moins 30 - 40 ans (cf. guerre d'Algérie)... mais c'est vrai qu'en France, depuis 30 ans, on a la chance d'avoir des gouvernants irréprochables, les politiques qu'ils mènent n'ont fort heureusement pas la moindre zone d'ombre...

   

 

 

 

Dans la catégorie "ça commençait bien,  pourtant..." :

 

- Buried. Un film qui se déroule entièrement dans un cercueil étroit, avec comme seul contact avec l'extérieur un téléphone portable, fallait oser. Et le film est plutôt réussi et captivant... malheureusement, avant même d'entrer dans la salle, en connaissant le sujet, on peut très facilement imaginer le dénouement... et sans surprise, c'est bien celui auquel on pouvait s'attendre.  

  

- Crazy Heart. Jeff Bridges est parfait en vieux chanteur de country marginal et désabusé. On le suit avec intérêt galérer au début du film, puis une histoire d'amour un peu trop convenue et un trop plein de bons sentiments finissent par plomber le film. Remplacer le whysky par du lait fraise, c'est peut-être le meilleur moyen de sauver sa vie de famille et sa santé, pas de faire un bon film... 

 

- Dog Pound. Un film brut, "coup de poing", sur la violence dans les prisons pour mineurs. Mais un peu vain, au final...      

 

- Sherlock Holmes. L'excellent Robert Downey Jr. pour interpréter le génial détective opiomane, c'était bien entendu une très bonne idée. Sans hautes prétentions, le film est plutôt plaisant dans sa première partie, mais la dernière - qui se résume en grande partie à une banale course poursuite ente les bons et les mauvais - est clairement décevante.

 

- The Killer Inside Me. on a beaucoup glosé sur cette fameuse scène de violence "complaisante et insoutenable" où le héros bat une femme à mort... beaucoup de bruit pour rien, à mon sens, on a vraiment vu bien pire par ailleurs. Le film a des qualités (ses acteurs, son ambiance), mais peine à vraiment décoller.

   

- Le Livre d'Eli. Une atmosphère post-apocalyptique bien rendue, des acteurs (Denzel Washington et Gary Oldman en tête) très bons dans leurs rôles... mais le scénario est beaucoup trop faible... 

 

- Predators : Le film dont on n'attend rien, si ce n'est un bon fix de violence... et il s'en tire plutôt bien : des personnages peu consensuels, beaucoup de nervosité, d'intensité... mais il se dégrade un peu, et au final, c'est aussi vite oublié que consommé. Mais ça, on pouvait s'y attendre. 

 

- Ajami. Celui-là est un bien meilleur film que les précédents, un film marquant qui se déroule dans une des régions les plus instables et sensibles de la planète. Le seul problème, c'est que sa mécanique est un peu trop bien huilée et lui fait perdre en réalisme, réalisme qui était pourtant un de ses grands points forts pendant les deux premiers tiers.     

 

 

Heureusement, il y a eu aussi quelques très bonnes surprises. Le superbe Brooklyn's Finest en premier lieu, dont j'ai parlé ici. Et Shutter Island, aussi, même s'il n'a pas été du goût de tout le monde...

 

Les autres bonnes surprises : 

 

- Après l'inoubliable Bad Lieutenant d'Abel Ferrara, on avait de quoi être sceptique à l'idée d'un "remake qui n'en est pas vraiment un" par Werner Herzog. Moins glauque que l'original, il n'en reste pas moins assez audacieux, subversif et jubilatoire. 

 

- J'ai toujours trouvé Facebook, le site, sans intérêt, alors Facebook, le film... Les bonnes critiques m'ont pourtant convaincu d'aller voir The Social Network, et je n'ai pas été déçu. Même si les sauts dans le temps qui nous font voyager chaque fois du procès au passé m'ont paru un peu superficiels. L'histoire telle que la raconte Fincher est au fond suffisamment passionnante - et dotée d'une vraie progression dramatique - pour ne pas la découper de cette manière.

 

- Dans ses Yeux. Ce film argentin est sans conteste un des plus beaux de l'année. Sensible, intelligent, émouvant, à conseiller sans réserves. 

 

- A Serious Man. Un des films les plus personnel et original des frères Coen, et un de leurs tous meilleurs. Eux qui nous ont souvent fait regretter les Fargo et autres Barton's Fink de leurs débuts, nous ont souvent déçu ces 10 dernièrs années, voilà qu'ils sortent dans une année "décevante" un de leurs films les plus réussis. 

 

Green Zone. Deux films cette année traitant du mensonge sur les armes de destruction massive en Irak. Green Zone est bien plus tourné vers l'action que le politique Fair Game, mais aussi plus efficace et prenant. Le film de guerre de l'année : intense et haletant.   

 

- Armadillo. La guerre. On en parle beaucoup, on en fait de nombreux films, mais ce documentaire danois permet de la vivre vraiment, de l'intérieur. Pas de ralentis esthétisants lors des affrontements, de "Allez-y les gars, vous occupez pas de moi", de fausses poches de sang et de héros qui élimine un régiment à lui tout seul. Un film "à balles réelles", avec des caméras au coeur du conflit, des périodes d'attente et des combats secs et violents, le danger qui vient de partout  et des militaires danois qui peuvent se montrer aussi attachants que vengeurs et primaires. Il est encore à l'affiche, et je le recommande vivement.

 

 

Enfin, l'impression de déjà-vu de l'année : je me suis retrouvé deux fois dans la salle 1 du grand cinéma de la ville, destinée aux blockbusters, pour deux films pas si accessibles que cela, avec une salle bondée regardant Leonardo Di Caprio rongé par la culpabilité suite à la mort de sa femme, qui tente de s'oublier dans un monde en dehors de la réalité : Shutter Island et Inception.    

 

 

La sélection de Ska

 

La sélection de Benjamin F. 

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