Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

Playlist 2020

Classements d'albums

27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 09:05

               8

1. Keren Ann - Keren Ann 8,6
2
.  El-P - I'll Sleep when you're dead   8,4
3. Amon Tobin - Foley Room 8,3


               7

4.  Andrew Bird - Armchair Apocrypha 7,8
     The Besnard Lakes - Are the dark horses 7,8
6. Grinderman - Grinderman 7,8
7. Panda Bear - Person Pitch 7,7
8. Dälek - Abandoned Language 7,5
9. Amy Winehouse - Back to black 7,5
    The Field - From here we go sublime 7,5
11. The White Stripes - Icky Thump 7,3
12. Arctic Monkeys - Favourite Worst Nightmare 7,2
13. The Long blondes - Someone to drive you home 7,2
14. Feist - The reminder 7,1
      Interpol - Our love to admire 7,1
16. Arcade Fire - Neon Bible 7,1
17. LCD Soundsystem - Sound of Silver 7
     Wilco - Sky blue sky 7
     Jay-Jay Johanson - The Long Term Physical... 7

               6

20.  Black Rebel Motorcycle Club - Baby 81 6,8
21.   The Good, The Bad and the Queen - The Good...  6,6
       Battles - Mirrored 6,6
23.  Björk - Volta 6,3
24. Kings of Leon - Because of the Times 6,3
25. Queens of the Stone age - Era Vulgaris 6,2
      Justice - T  6,2
      Nine Inch Nails - Year zero 6,2
28. Kaiser Chiefs - Yours truly Angry Mob  6
  

              5

29. Marilyn Manson - Eat me, drink me 5,9
30. Smashing Pumpkins - Zeitgeist 5,7
    Clap Your Hands Say Yeah - Some Loud thunder 5,5
32. The Rakes - Ten new messages 5,2
33. Just Jack - Overtones 5,1

              4

34. Norah Jones - Not too late 4,5
      Carla Bruni - No Promises 4,5
      Mika - Life in Cartoon Motion 4,5
37. Air - Pocket symphony 4,3
38. The Stooges - The Weirdness 4,1

              3

39. Bloc Party - A Weekend in the city 3,9
40. Plasticines - LP1  2,2

Cinq nouveaux albums à noter  :

The National - Boxer (ma note 7,5)

Low - Drums and Guns (7) 

Florent Marchet - Rio Baril (6) 

Klaxons - Myths of the Near Future (6)  

Patrick Wolf - The Magic Position (4)

Les blogs qui participent au classement :

Systool 

Alernative Sound

Le Golb

7and7is

Classe ou Crasse

Jazz, Blues & co

Le tout rien et, sur tout, n'importe quoi

Lyle

Le Chant de la Sirène

Le Bal des Vauriens

Arbobo

Rxqueen

Chroniknroll

Kamunke

Happy Few

Tweek

Et, bien évidemment, les visiteurs (Jdm, Olive, Christian, Caïus...)

Je vais inscrire en face de chacun de vos blogs l'album qui vous a le plus emballé cette année (avec le lien vers votre chronique si vous en avez écrit une)... mais je ne vais pas passer des heures à chercher pour chacun d'entre-vous votre plus haute note, donc merci de me le préciser dans les commentaires (vous pourrez le changer, tant que vous n'en changez pas tous les deux jours...) 

Si vous voulez rejoindre les blogs participants, lisez cet article pour comprendre la notation et les conditions. Vous pourrez bien entendu noter tous les albums déjà classés, mais prière de mettre vos notes dans le dernier article du classement (donc celui-ci), pour faciliter mes comptes. 


Albums que je demanderai de noter la prochaine fois, ce qui peut permettre à certains de les réécouter cette semaine (mais ne les notez pas maintenant) :

Marissa Nadler - Songs III Bird on the Water  The Bishops - The Bishops   Bright Eyes - Cassadaga  Brett Anderson - Brett Anderson (alors, Thom, heureux ?) Maximo Park - Our Earthly Pleasure  

 
Les albums de 2007

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 09:50
Folk-rock        Sub Pop/Pias - 2007 ****
iron-sheperd-s.jpg













Voilà un disque dont le relatif manque de succès en dit long sur le monde dans lequel nous vivons. Car il n'existe que deux types de sociétés incapables de célébrer un album comme The Shepherd's Dog.

La première... serait une société d'esthètes pointus, une société où la simple recherche de mélodies agréables et délicates serait très mal perçue. Mettons que vous sortiez de chez vous au petit matin pour acheter quelques croissants à la boulangerie d'à côté... vous y trouveriez la boulangère et le boucher en pleine discussion sur le jeu de Martha Argerich, la boulangère la trouve d'une audace réjouissante, ce que conteste le boucher, qui avoue être choqué par certaines libertés qu'il l'a entendu prendre avec les partitions. Dans les mariages, au paroxysme de la fête, le DJ passerait du Velvet et du Nick Cave, car plus festif que ça, ce serait tomber beaucoup trop bas. NRJ ferait des journées spéciales autour de Charlie Parker pour contrer Fun radio qui leur a pris pas mal d'auditeurs avec le succès de sa "semaine Ornette Coleman". La Star Academy serait présentée par Pierre Boulez, elle se déroulerait à l'IRCAM, et le public vient juste d'éliminer Kevin, cet abruti qui n'a pas su intégrer et dépasser le pointillisme sériel dans sa dernière oeuvre. Impossible en discothèque de passer à côté des énormes tubes d'Autechre et d'Aphex Twin, les David Guetta et Bob Sinclar de l'époque que s'arrachent à prix d'or les discothèques d'Ibiza. Enfin, Radiohead serait un "plaisir coupable" qu'on écouterait en cachette, un peu honteux... Dans un monde tel que celui-là, la musique d'Iron & Wine serait considérée comme beaucoup trop agréable et pop pour être honnête. 

La deuxième... serait une société où le mauvais goût est la règle, où les ondes sont saturées des tubes les plus vulgaires, une société où la musique est une putain qui racole à tout-va, où les mélodies à succès ont autant de classe qu'un string qui dépasse. La varièt' serait reine, le rhythm'n'blues serait devenu r'n'b, U2 serait un des plus célèbres groupes de rock de la planète, les disques de Céline Dion se vendraient par millions au lieu de simplement susciter l'hilarité générale, les branleurs de manche du metal se prendraient pour des artistes, Britney Spears aurait plus de fans qu'Hélène Grimaud et un type qui proclame sa passion pour les chansons de Chimène Badi, Johnny et Barbelivien  pourrait se faire élire à la tête d'un pays que de nombreuses nations considèrent comme le pays du bon goût...        

Est-il nécessaire de préciser quelle hypothèse de société est la bonne pour expliquer la relative indifférence face à ce petit bijou d'Iron & Wine ? Car des mélodies et orchestrations aussi raffinées et agréables que celles de The Shepherd's Dog, on n'en trouve pas à tous les coins de rue. A part Sufjan Stevens ou Divine Comedy, ils ne sont pas légions à rivaliser actuellement. 
L'album marque aussi une évolution notable dans la discographie d'Iron & Wine. Son folk intimiste et délicat (voir son précédent album, le très beau Our Endless Numbered Days) s'ouvre en grand sur de multiples influences (pop-rock, musiques du monde) et une instrumentation riche où la guitare acoustique n'est plus centrale (on retrouve les excellents Calexico, avec lesquels il avait déjà collaboré, dans les musiciens qui l'accompagnent sur le disque). Mais le plus surprenant de la part d'Iron & Wine, c'est cette place nouvelle faite au rythme, les percussions amenant un groove et une sensualité qu'on ne lui connaissait pas (par exemple dans le remarquable Wolves).  

Il est vrai que la pochette est assez peu représentative du contenu, on est loin de se douter que derrière ce chien halluciné se cachent des trésors de pop soyeuse et envoûtante. Pourtant, c'est le cas... The Shepherd's Dog n'est peut-être pas l'album le plus révolutionnaire de l'histoire, mais peu importe, des albums qui font la part belle au plaisir de l'écoute sans racolage actif méritent tous les honneurs en cette époque où mélodie rime trop souvent avec putasserie.


Iron & Wine - Boy With a Coin



  
L'album peut s'écouter en intégralité sur myspace (merci Jdm)

Iron & Wine - The Shepherd's Dog
  1. Pagan Angel and a Borrowed Car
  2. White Tooth Man
  3. Lovesong of the Buzzard
  4. Carousel
  5. House by the Sea
  6. Innocent Bones
  7. Wolves (Song of the Shepherd's Dog)
  8. Resurrection Fern
  9. Boy with a Coin
  10. The Devil Never Sleeps
  11. Peace Beneath the City
  12. Flightless Bird, American Mouth
Autre chronique :

Iron & Wine - Our Endless Numbered Days
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 22:41

De l'avis (presque) général sur les blogs rock, le dernier Queens of the Stone Age est une déception. Tout le monde (ou presque) en attendait beaucoup, mais l'album n'a pas été à la hauteur des espérances, selon l'expression consacrée. Et je partage totalement ce point de vue. Certes, l'album n'est pas honteux, un mauvais QOTSA vaut toujours mieux qu'un bon Green Day, mais Era Vulgaris n'a pas le souffle, la puissance et les mélodies imparables de ses prédécesseurs. 
Pourtant, il y a un titre que je sauve du lot. Et, mieux que ça, un titre que je considère comme un des morceaux rock les plus réussis de ces dernières années.

La "magie" de River in the Road, c'est d'arriver à allier trois éléments totalement opposés dans un tout parfaitement cohérent. C'est par l'instrumentation que se crée cette opposition très originale :

1. Le rythme : la batterie martèle un rythme particulièrement martial, carré, répétitif, voire technoïde.
 

2. L'accompagnement : les guitares à l'inverse, sont chaotiques, dissonantes, malades, malsaines... dignes du meilleur Sonic Youth.

3. La mélodie : le chant est mélancolique, émouvant, lyrique... il flotte nonchalamment au-dessus du magma sonore créé par les guitares et la batterie. 

S'ils étaient des personnages... la batterie de River in the Road serait le plus obtus des militaires, les guitares un rockeur anarchiste défoncé au dernier degré et le chant un rêveur délicat et sensible. Les 3 ont des buts inconciliables, le premier veut instaurer l'ordre, le 2° le désordre, et le 3° souhaite un monde meilleur.

Mettez ces trois personnages dans une même pièce, vous n'en tirerez rien de bon. Au mieux, ils ressortent au bout de 5 minutes pensant qu'ils n'ont absolument rien à se dire, au pire, il n'y en a qu'un seul qui sort après avoir massacré les deux autres. Mais voilà, ce qui est impossible dans la vie l'est dans la musique. Dans River in the Road,  les 3 fusionnent à merveille et créent un tout qui transcende la somme des parties.

De nombreux moyens permettent aux groupes de rock de marier les contraires. Le plus simple, c'est de faire succéder dans un album des morceaux aux ambiances différentes. Des chansons rock et des ballades, par exemple. Rien d'extraordinaire, tout le monde fait ça, ne serait-ce que pour des raisons commerciales. Encore faut-il être à l'aise dans les ballades comme dans les titres plus nerveux. Ensuite... il y a la possibilité de faire coexister dans un même titre plusieurs ambiances. Alterner des passages lents et mélancoliques et d'autres plus dynamiques. Les groupes de rock progressif et de metal-prog usent et abusent de ce procédé, très courant dans la musique classique... mais il faut un vrai sens de l'architecture musicale pour en faire quelque chose de bien, et n'est pas Beethoven qui veut. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des floppées de groupes dits "progressifs" qui ne comprennent pas que de coller des plans, des riffs et des passages divers les uns derrière les autres demande un grand sens de la forme - qu'ils n'ont pas -  pour composer des morceaux esthétiquement valables et cohérents.

Et, enfin, reste le fait de superposer des éléments opposés. Plus rare, plus compliqué, mais passionnant quand ça fonctionne. Et si River In The Road est aussi réussi... c'est parce que QOTSA parvient à faire de cette alliance des contraires une évidence. De l'alchimie, et de la bonne, comme vous pourrez vous en rendre compte par vous-même :

Partager cet article
Repost0