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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 22:11

Cybernetika.jpeg

 

Nom : Lars Goossens    

Origine : Allemagne (Cologne)

Genre : Trance, techno, drum'n'bass, psytrance, darkstep

 

Après le français Mondkopf et le grec Mobthrow ; l'allemand Cybernetika. Comme quoi, la "vieille Europe" bouge encore, avec 3 artistes tournés vers le futur et 3 des meilleurs albums électro (et meilleurs albums tout court) de cette année. Trois albums très différents, aussi, le Mondkopf est aussi froid et planant que le Cybernetika est intense et puissant. D'une certaine manière, entre Mondkopf et Cybernetika se retrouve une part de cette vieille opposition entre musique française et musique allemande (en particulier chez les compositeurs de la 2° moitié du XIX° et de la première partie du XX°) : un style français plus élégant, sec, onirique et retenu ; un style allemand qui privilégie la puissance dramatique, les émotions fortes et la quête d'absolu.

L'évolution de Cybernetika est particulièrement intéressante, il a commencé par des albums très "Trance", plutôt bons, mais qui manquent parfois un peu d'originalité, puis il s'est peu à peu détaché des gimmicks de la Trance pour créer des oeuvres électro à la fois plus universelles et personnelles. En témoignent ses deux formidables derniers albums, Colossus en 2011 et Solar Nexus cette année, Une constante néanmoins depuis ses débuts : sa musique est toujours particulièrement sombre, speed et intense...  

 

Discographie

 

2005 : Paralysis (7,5)

 

2005 : Brainwash (7,5)

 

Cybernetika---Promo.jpg

 

2006 : Promo#1 (7)

 

Cybernetika-Neural-network-expansion.jpg

 

2007 : Neural Network Expansion (7,5)

 

Cybernetika---Nanospheric.jpg

 

2008 : Nanospheric (7,5)

 

Cybernetika---Atropos.jpg

 

2009 : Atropos (8)

 

Cybernetika_The-Scythe-of-Orion.jpeg

 

2010 : The Scythe of Orion (8)

 

Cybernetika---Colossus.jpg

 

2011 : Colossus (9)

 

Cybernetika_Solar-Nexus.jpeg

 

2014 : Solar Nexus (9)

 

Les albums de Cybernetika en écoute sur Grooveshark


Sa page Soundcloud


Ses albums sont aussi disponibles en téléchargement gratuit et légal sur le site du label : Ektoplazm

 

 

Si vous ne deviez écouter qu'un titre, je vous conseille Bio-Mechanic Tunnel Transport (je ne compte plus le nombre de fois cette année où je l'ai écouté sur le chemin du boulot : idéal le matin pour se réveiller, et le soir pour évacuer l'adrénaline). A savourer au casque et à fond, cela va sans dire...


Bio-Mechanic Tunnel (2014 - Solar Nexus)


 

 

 

Pour saisir l'évolution de Cybernetika, et parcourir rapidement (façon de parler, ses titres font rarement moins de 8 minutes) ses différents albums, une playlist chronologique avec ses meilleurs titres :

 

Playlist Cybernetika

 

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Published by G.T. - dans Electro
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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 21:59

En règle générale, je ne participe pas (ou plus) aux « chaînes de blogs ». Mais je vais faire une exception, parce que c’est Lou, et parce que de faire découvrir un morceau, faut pas me pousser beaucoup pour que je cède.  


C’est l’occasion, donc, de mettre en valeur mon morceau favori de l’année, Midnight Dub Radio, extrait de l’excellent Unfolded du grec Mobthrow. Un album d’electro particulièrement riche et planant, qui marie à merveille downtempo, ambient, trance et IDM. De nombreux morceaux de grande qualité sur Unfolded, mais j’ai un faible pour ce Midnight Dub Radio, le morceau le plus envoûtant de ces derniers mois. Rien que ça.


A écouter au casque et à fond pour profiter pleinement du voyage…

 

 

 

 

L’album sur Bandcamp : Mobthrow –  Unfolded

 

 

Le premier maillon de la chaîne de la « Radio des blogueurs »

 

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Published by G.T. - dans Electro
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 21:34

Plaid-Reachy-Prints.jpgVous connaissez mon goût pour l’électro sombre, les deux albums actuellement en tête de mon classement de l’année (Unfolded de Mobthrow et  Hadès de Mondkopf) le prouvent, si besoin était. Mais lorsque la qualité est là, je n’ai évidemment rien contre de l’électro plus mélodieuse voire lumineuse, et c’est le cas avec ce nouvel album des excellents Plaid. Pas de breaks sauvages, de sons torturés ou de nappes anxiogènes ; ici, tout n’est que luxe, calme et volupté (ou presque).


Le rap et la musique électronique ont en commun d’avoir su reléguer au 2° plan la sacro-sainte mélodie et privilégier le rythme pour le premier, le son (les paysages sonores) pour le second. Une position assez moderne dans la tradition musicale occidentale, ce n’est dans la musique dite « savante » qu’au XX° siècle que le son et le rythme deviennent des éléments musicaux aussi importants que la mélodie ou l’harmonie. Lorsque rap et électro mettent en avant la mélodie, c’est souvent signe de régression, ou plutôt volonté de plaire à un plus large public en lui donnant ce qu’il attend (des mélodies) quitte à sacrifier ce qui crée l’intérêt et l’originalité de ces deux styles. Bref, de l’électro ou du rap « mélodieux », c’est toujours un peu suspect… mais s’il est une chose qui fait la beauté, le mystère et la magie de l’art, c’est qu’au fond, il n’existe pas de règle absolue. Il y a certes des tendances, des normes, des codes, des logiques propres à l’art ; mais au final, il est toujours possible de s’en affranchir. Ce n’est pas le fait de répondre au « cahier des charges » d’un style en particulier et des attentes des mélomanes qui détermine la qualité d’une œuvre, ce ne sont pas les critiques, musicologues et spécialistes qui ont le dernier mot sur ce qu’il est possible de faire ou pas, mais toujours les artistes. L’histoire de la musique (et de l’art en général), c’est aussi (et surtout) celle d’artistes qui ont osé faire ce qui « ne se faisait pas », non pas juste par une volonté puérile de contradiction ou de provocation, mais parce qu’ils ont su trouver une nouvelle alchimie convaincante. Des Beethoven, Liszt, Wagner, Mahler, Satie, Debussy et Schoenberg en sont quelques-uns des plus illustres exemples. Je digresse (comme souvent) et m’éloigne un peu de Plaid, qui n’est certes pas comparable à des novateurs de ce calibre ; Reachy Prints n’est sûrement pas un album révolutionnaire, juste un bel album capable de réconcilier certains fans d’électro pure et dure avec des musiques plus « mélodieuses »… et c’est déjà pas si mal.


 

L’alchimie, Plaid la trouve en ne délaissant jamais la dimension onirique qui sied si bien à la musique électronique. Les mélodies sont relativement accessibles et agréables, mais elles ne nuisent pas aux atmosphères, elles les accompagnent voire les tissent. Un album élégant qui trouve toujours le bon équilibre : ludique et mélancolique, séduisant mais pas dénué de fond, parfois un peu enfantin mais jamais infantilisant, envoûtant et cohérent mais suffisamment varié pour éviter la monotonie. Peut-être pas du grand art, mais assurément du bel ouvrage…

 

L'album en écoute sur Spotify


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