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Classements d'albums

10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 22:07

En écrivant il y a quelques temps sur la glorieuse année 1967, j'évoquais les années en 7, qui ont toujours été des dates importantes pour le rock. Je ne suis pas superstitieux, je ne brûle pas de cierges chez moi et ne sacrifie pas d'agneau en implorant les dieux du rock pour que la règle soit respectée et qu'ils nous comblent d'albums décisifs et révolutionnaires en 2007. Savoir que Massive Attack, Amon Tobin et Radiohead allaient chacun sortir un album cette année me suffisait amplement. Je n'attends même pas qu'ils révolutionnent une nouvelle fois le genre, juste qu'ils sortent un excellent album, comme leurs précédents.

Mais force est de constater que cette année commence en trombe et s'annonce particulièrement riche :
 

 Foley Room d'Amon Tobin est un grand album d'electro (en même temps, il nous a habitué à une qualité assez exceptionnelle, donc on est que peu surpris)

 



Deux excellents albums qui repoussent les frontières du hip-hop, ceux d'
El-P et Dälek.



..

 

 

Le Post-rock n'est pas en reste, avec Panda Bear, The Besnard Lakes, et, surtout, Grails, avec ce Burning off impurities qui me fascine... j'en parlerai bientôt, il me faut encore un peu de temps pour en juger avec un peu plus de distances...  


 Nick Cave revient assez discrètement sous le nom de Grinderman... mais frappe fort (mais lui aussi nous a habitué à des albums de grande qualité).

 



 Magnifique album d'Andrew Bird, à mon sens encore meilleur que ses précédents (cf. Jazz, Blues & co)

 


..

 

 

 

 De très beaux albums de chanteuses folk (Marissa Nadler, Eleni Mandell, Lucinda Williams).

 




 Jay-Jay Johanson, qu'on attendait plus trop, sort ce qui est peut-être son meilleur album depuis le premier.

..

 

 


 Sans être révolutionnaires, deux excellents disques de rock, de BRMC, efficace et accrocheur, et de The Bishops (cf. PlanetGong). Et les Blonde Redhead et Silverchair à venir sont pas mal du tout...

 


 Je suis toujours quelque peu sceptique sur les Arcade Fire et Arctic Monkeys, qui me semblent depuis le début quelque peu survendus par les critiques rock... mais je reconnais que leurs deux derniers albums sont tout de même très efficaces et plutôt réussis.


Bref, je pourrais continuer longtemps... je vous renvoie à mon "classement des meilleurs albums de 2007", dont les 33 premiers m'ont semblé vraiment bons... Et encore... il y a ceux auxquels je n'ai pas été sensible, mais qui ont beaucoup plu à d'autres, comme le Jesse Malin (cf. Thom), le Patrick Wolf qui a de très bonnes critiques et tous ceux que je n'ai pas encore écouté... voir aussi le classement de Thierry sur Jazz Blues & co.

Bien entendu, chacun ses goûts, certains seront moins enthousiastes que moi, mais il y a tout de même une trentaine d'albums qui méritent qu'on y prête attention.

Nous ne sommes que début avril, Radiohead, Queens of the stone age, Björk et Massive Attack n'ont pas encore sortis leurs très attendus nouveaux albums, et plus d'une trentaine de disques valent déjà vraiment le coup. Mais Donnedieu et ses petits camarades des majors ont sans doute raison, il faut interdire le p2p, les blogs laissant des mp3 et albums à télécharger, les passionnés de musique n'ont qu'à acheter TOUS les albums qui les intéressent. En fait, ça ne représente que la dérisoire somme de 200 euros par mois.... Et je ne compte pas ceux qu'on achète, emballés par un excellent article, mais qu'on regrette, ni les disques jazz, classique, musique du monde etc... et tous ceux des années et décennies précédentes, qu'on découvre sur le tard. Un vrai passionné de musique devrait donc consacrer autour de 400-500 euros par mois à la musique. Ce qui n'est pas envisageable pour des étudiants, chomeurs, et la majorité de la population française. Seule une petite élite devrait donc avoir ce privilège.

Et qu'on ne me sorte pas l'argument du "Et comment on faisait avant ?" Car, avant, c'était la préhistoire. Combien de fois a-t-on pu se faire arnaquer par les majors, par deux titres très prometteurs, mis en avant, alors que le reste de l'album était sans intérêt ? A côté de combien de chefs-d'oeuvre est-on passé, bénéficiant de très peu de promotion, ou tout simplement parce qu'on n'était pas certain de les aimer ?

Quoiqu'il en soit, cet article commençait de façon très positive, mais s'est assombri sur la fin... espérons qu'il n'en sera pas de même avec 2007, et que ce niveau de qualité sera maintenu tout au long de l'année !   

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 20:45

de David Kamp et Steven Daly.

Un dictionnaire snob du rock, l'idée de départ était bonne. Une occasion d'apprendre des choses, de se marrer et se moquer de ces snobs du rock. Autant dire de nous-mêmes, blogueurs qui prétendons avoir des choses à apprendre à nos congénères, et des albums à faire découvrir. Et quand on a un blog qui s'intitule très modestement..."Art-rock", on rentre direct dans la catégorie des ultra-snobs. Je ne nie pas mon snobisme, je suis le premier à en rire... mais ce qui est assez irritant dans ce bouquin, c'est qu'il donne l'impression que les fanas de rock ne sont que des "snobs" sans passion dont le but est juste de se distinguer... ce qui est très loin de la vérité. Il suffit de jeter un oeil aux articles de la plupart des blogs rock pour s'en convaincre.  Les groupes et albums qu'on encense, on les adore, et le but n'est pas de prendre la pose en sous-entendant "je n'écoute pas les mêmes choses que vous, bande d'abrutis aux goûts déplorables", mais de mettre en valeur des artistes qu'on aimerait partager avec tous. C'est bien parce qu'on est passionné qu'on est exigeant, curieux et parfois intransigeants. Si je considère The Drift de Scott Walker comme le meilleur disque de l'année dernière (voire un des meilleurs disques de rock jamais parus), ce n'est pas pour faire le malin, pour encenser un album effectivement complexe et très loin des goûts du grand public, mais parce qu'il m'a secoué, transporté, envoûté, dérouté, fasciné.  

Bref... revenons-en au bouquin... bonne idée de départ, donc, mais à l'arrivée, grande déception. Pas de quoi se tordre de rire, et pas grand chose à se mettre sous la dent. Les érudits trouveront cela bien trop léger, et les novices seront souvent paumés. 

Le pire est que ce dictionnaire ne donne justement pas envie de découvrir. Les articles sur les groupes et chanteurs sont trés courts (en même temps, c'est un peu nomal pour un dictionnaire), rarement drôles (on sourit parfois, encore faut-il être bien disposé), et assez plats. Les auteurs semblent ne pas avoir choisi leur camp, on ne sait jamais trop s'ils tournent en dérision ou approuvent  les goûts des "rockologues" (terme qu'ils emploient pour les snobs du rock), ils tombent dans les travers qu'ils dénoncent (le mot est un peu fort, ils ne dénoncent pas grand chose), mais sans jamais aller au fond de quoi que ce soit. Rien de très acerbe, rien d'hyper-snob, rien d'hilarant, pas de critiques virulentes... tout cela reste bien mou, donc très peu rock'n'roll.  

Peut-être suis-je un peu sévère, mais on est habitué à lire - pour pas un rond - tant de bons articles sur les blogs, bien plus drôles et pertinents que ce dictionnaire, qu'on regrette les 15 euros dépensés pour si peu. Je ne citerai pas mes talentueux camarades d'over-blogs (si j'en cite un ou deux, les autres m'en voudront à mort), mais un blog que certains par ici ne doivent pas connaître, l'indispensable Un violon, un jambon, qui en quelques lignes par article est chaque fois bien plus drôle, érudit et "snob" - avec classe et désinvolture - que ne l'est ce Dictionnaire snob du rock.  

Enfin, si vous souhaitez vraiment lire un bon bouquin sur le rock, optez plutôt pour le remarquable Les Héros Oubliés du Rock'n'Roll du grand Nick Tosches. D'autant plus qu'il surclasse tous les snobs du rock. Il dresse des portraits passionnants de ces "oubliés" des années 40-50 et, à le lire, le rock'n'roll, le vrai, date d'avant Elvis. Puisqu'il est question de snobisme, autant y aller à fond, je ne vais pas me gêner pour m'auto-citer : dans les commentaires de l'article d'Alex La Baronne 10 trucs et astuces pour vous faire traiter de snobinard en toutes circonstances, j'écrivais qu'on aurait pu penser que le comble du snobisme rock était le fameux "le rock ? il est est mort le jour qu'Elvis est parti à l'armée". Mais Nick Tosches les bat tous avec son "le rock ? Il est mort le jour où Elvis est rentré pour la première fois dans les studios de Sun".

 

En vrac, pour terminer quelques uns de mes petits "snobismes rock" (sauf, encore une fois, que ce n'est en rien pour "ne pas faire comme tout le monde", mais c'est ainsi que je vois les choses) :

- Hail to the thief est le meilleur album de Radiohead, devant Kid A et OK Computer.

- Je déteste Pet Sounds des Beach Boys, et j'adore Trout Mask Replica de Captain Beefheart.

- J'ai longtemps snobé Hendrix.... préférant 1000 fois le jeux de guitare de Lee Ranaldo et Thurston Moore.

- Les Strokes sont trop commerciaux à mon goût, je préfère infiniment les Liars.

- Je n'échangerais pas un morceau des Pretty Things contre l'intégrale des Stones.

- Je n'ai pas été déçu par 100thWindow de Massive Attack ou Lullabies to Paralyze de Queens of the Stone Age, je les trouve aussi bons que leurs illustres prédécesseurs.

- Les Doors sont un de mes groupes préféré (voire mon groupe préféré), mais je ne supporte pas Light my fire.  

- Le meilleur album rock de l'année, pour l'instant, je suis pas loin de penser que ce n'est sûrement pas le Neon Bible d'Arcade Fire, mais celui, instrumental, des quasi-inconnus Grails : Burning off Impurities.

Et ce ne sont que quelques exemples... je pourrais continuer comme ça encore longtemps... Il suffit d'ailleurs de consulter mon classement "évolutif" des meilleurs albums de l'année (cf. lien sur la colonne de gauche), il est suffisamment éloquent... d'ailleurs, diffuser son classement, et imaginer que cela intéressera du monde, c'est déjà pas mal snob...   

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 16:06

Hip-Hop        03/2006   Def Jux ****

Si vous pensez que la musique, dans un morceau de rap, se limite à un sample piqué sur un disque de funk... le dernier El-P vous prouvera le contraire. D'une richesse étonnante, la plupart des morceaux de l'album foisonnent d'inventivité, de sons, et ceux qui parlent sans connaître de la "pauvreté musicale" du rap en seront pour leurs frais. L'album contient beaucoup plus d'idées que n'en auront eu pas mal de groupes de rock dans toute leur carrière. Mais pas de virtuosité gratuite ou de démonstration ici, la profusion n'a qu'un objectif : terrasser l'auditeur.  

Si vous pensez que le rap, ce sont des types qui font la fête autour d'une piscine et parlent de grosses bagnoles en draguant des bimbos siliconnées... rien de tout cela dans I'll Sleep when you're dead, qui ressemble plus à la bande-son de l'apocalypse qu'à la bande-son de vidéos hip-hop calibrées pour MTV.

Si vous pensez que les rappeurs sont fermés sur eux-mêmes... El-P a collaboré sur cet album avec des artistes aussi différents que Trent Reznor (Nine Inch nails), Chan Marshall (Cat Power), The Mars Volta, Matt Sweeney, et TV on the Radio. Du beau monde, donc...

Si vous pensez que la seule référence cinématographique des rappeurs est Scarface... l'album s'ouvre sur un texte tiré de Twin Peaks de Lynch (ce qui n'est pas pour me déplaire...)  

Si vous pensez qu'il n'y a pas de zolies mélodies sentimentales dans le rap... là, ce n'est pas ce disque qui vous démentira. Pas de joliesse, mais une puissance et une tension démentielles. A un point tel qu'il faut être en bonne forme pour l'écouter sinon, on en ressort essoufflé au bout de 3-4 titres. Il est sur ce point comparable au "chef-d'oeuvre" du rap, Fear of a Black Planet de Public Enemy, disque éprouvant s'il en est par son énergie. Pas de véritable intérêt à écouter en fond sonore I'll sleep when you're dead, c'est une expérience qui se vit toutes baffles dehors, pas un disque "sympa et funky"... Si je ne me retenais pas, je dirais bien que c'est une bombe, une tuerie, un disque qui déchire sa race, ce qui est vrai, mais j'ai passé l'âge d'employer ce genre de termes. Je me contenterai de dire qu'il est sombre, intense, riche et puissant comme peu d'albums le sont, tous genres confondus.

El-P avait déjà marqué le monde du hip-hop avec son précédent album, Fantastic Damage, il place la barre encore plus haut avec cet album magistral.

Pas le titre le plus riche de l'album, mais un excellent titre, le premier single (à écouter fort, où à ne pas écouter du tout) :

Smithereens

 

El-P - I'll Sleep when You're Dead

Tasmanian Pain Coaster
Smithereens (Stop Cryin)
Up All Night
EMG
Drive
Dear Sirs
Run The Numbers
Habeas Corpses (Draconian Love)
The Overly Dramatic Truth
Flyentology
No Kings
The League of Extraordinary Nobodies
Poisenville Kids No Wins Reprise (This Must Be Our Time)

Le hip-hop est en grande forme en ce début d'année : cf le très bon Abandoned Language de Dälek (chronique chez Systool, et sa chronique de l'album d'El-P, ici).

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