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Classements d'albums

10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 09:29

leehazlewood.jpgAprès Ligeti, Arthur Lee et Syd Barrett l'été dernier, c'est au tour d'un autre grand musicien de s'en aller cet été, le "dandy country" : Lee Hazlewood. Mort d'un cancer le 4 août, il restera sans doute surtout connu pour avoir été le pygmalion de Nancy Sinatra, lui écrivant ses plus belles chansons (dont le célébrissime These Boots are made for Walkin). Leur duo fonctionnait à merveille : dans l'ombre, l'homme ténébreux à la voix grave (et quelle voix !) et dans la lumière, la jeune et jolie blonde à la voix angélique (ce qui a du influencer encore récemment Campbell et Lanegan pour leur très beau Ballad of the Broken Seas).   




nancy-lee.jpg

Mais si la renommée de Lee Hazlewood lui vient surtout de son travail pour Nancy Sinatra, il a aussi sorti de très beaux albums solos (dans un style country-folk). Tels Requiem for an Almost Lady en 1971, ou For every solution there's a problem en 2002. Hazlewood avait le chic pour les titres. Comme le prouve aussi son tout dernier album : Cake or Death. Sur myspace, deux titres de Cake or Death (dont une excellente version de These Boots are made for walkin, avec la mélodie originale...) et un magnifique morceau tiré de Requiem for an almost lady : Come on home

Le myspace de Lee Hazlewood

Si vous ne le connaissez pas, rien de tel que de le découvrir avec le sublime Summer Wine :

Nancy Sinatra & Lee Hazlewood - Summer Wine





leehazlewood.lee.jpgLee Hazlewood (1929-2007)    

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 12:17

Folk      Peacefrog records - 2007 ****

marissa-songs.jpg
Les albums de Marissa Nadler sont parfaits pour les chroniqueurs fainéants, qui peuvent s'en tirer avec un copier-coller de leur article sur son premier album. Elle est d'ailleurs la seule artiste pour laquelle j'ai jusqu'à présent regroupé deux albums en un article, ne voyant pas trop l'intérêt de publier deux textes pour raconter sensiblement les mêmes choses. De là à dire qu'elle fait à chaque album un copié-collé du précédent...

Mélancolie, voix éthérée, arpèges de guitare très linéaires... c'est un peu toujours la même chanson, et ce sur ses 3 albums. Un peu toujours la même chanson, certes, mais quelle chanson ! J'exagère un peu... la plupart de ses chansons ont leur "personnalité", ne serait-ce que par les mélodies, suffisamment travaillées et prenantes pour que l'on puisse les distinguer les unes des autres.   

La nouveauté sur Songs III, s"il fallait en trouver une, c'est l'arrivée de Greg Weeks (Espers) à la production. Ce qui n'a rien de surprenant, il partage avec Marissa Nadler ce goût pour un folk anglais, moyenâgeux, fait de jolies mélodies tristes et d'atmosphères brumeuses. Ce que je disais en introduction de ma chronique sur le dernier Espers, je pourrais l'appliquer à Marissa Nadler : s'il existe beaucoup de groupes dont on est déçu de ne pas les voir se renouveller, on aimerait qu'Espers et Marissa Nadler continuent indéfiniment sur la même voie. Dans la pop, il faut savoir surprendre ou évoluer en fonction de l'époque, dans les musiques savantes, il faut innover constamment pour repousser les limites du genre. Mais dans un cadre folk, comme dans le blues, la sensibilité prime, il s'agit de bercer et d'apaiser nos âmes tourmentées, pas d'expérimenter dans tous les sens (mais ils ont tout de même leur "style"). C'est une musique à laquelle on doit s'abandonner, pas une musique qui cherche à vous attraper avec des gimmicks accrocheurs. Mais quand on s'y abandonne, l'envoûtement est total. Car les albums de Greg Weeks (en solo ou avec Espers) et de Marissa Nadler sont magnifiques. De vraies réussites. Une sublime mélancolie, un goût très sûr, et une grande qualité mélodique. Ce qui est déjà assez exceptionnel.
Des valeurs sûres, dont chaque disque est une pépite. Meg Baird, co-leader d'Espers avec Greg Weeks, a elle aussi sorti récemment un bel album... un peu moins attachant que ceux de Marissa Nadler à mon sens (les mélodies sont moins captivantes).

Mais on en oublierait presque l'essentiel... sa voix ! Une voix fascinante, éthérée, émouvante, qui n'est pas sans rappeler celle de Joan Baez (pas seulement le timbre, mais aussi la manière de chanter). S'il fallait établir un lien de parenté, cette jeune américaine de 26 ans serait la fille cachée de Joan Baez et de Nick Drake (avec pour frère Greg Weeks et pour cousine Hope Sandoval). Pas une famille de fêtards invétérés, donc, ni de comiques troupiers, mais une famille d'artistes rares et précieux - Marissa est aussi peintre - où la sensibilité et la poésie sont reines.  

Peu de vidéos de Marissa Nadler sont disponibles sur Youtube (pas de clips, et les quelques live ne sont pas de grande qualité sonore et visuelle). On ne s'en étonnera pas, notre monde de brutes ne la mérite pas.  Le live ci-dessous est potable, très correct pour la découvrir (il faut tout de même monter le son), même si le cadre (un petit concert dans un magasin de disques !) est loin d'être formidable :

Marissa Nadler - Thinking of You 



Marissa Nadler - Songs III : Bird on the water

1. Diamond Heart 
2. Dying Breed 
3. Mexican Summer 
4. Thinking Of You 
5. Silvia 
6. Bird On Your Grave 
7. Rachel 
8. Feathers 
9. Famous Blue Raincoat 
(Leonard Cohen)
10. My Love & I 
11. Leather Made Shoes
  

 

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 14:07

2006 - Ici D'Ailleurs Publishing ****

Avec Drinking Songs, Matt Elliott avait placé la barre très haut. Bonne nouvelle, il la maintient à la même hauteur avec ce magnifique Failing Songs.

 

 

 

Loin de proposer un Drinking Songs 2, Matt Elliott a su faire évoluer sa musique. Certes, on retrouve toujours ce qui fait son "style" : choeurs fantomatiques, mélancolie inconsolable, belles mélodies envoûtantes, atmosphère cotonneuse et comateuse, arrangements subtils... mais il a changé le cadre. Si quelques réminiscences de musiques folkloriques européennes étaient déjà présentes dans son précédent chef-d'oeuvre, la musique tzigane est omniprésente dans Failing Songs. Au point qu'il pourrait naturellement se ranger dans les rayons "musique tzigane" des disquaires (là, je parle d'un monde idéal où la musique tzigane serait reconnue à sa juste valeur et bénéficierait d'un rayon rien que pour elle, et un rayon au moins aussi vaste que celui de la variét'... quoique... dans un monde idéal, il n'y aurait sûrement pas de variét').

Mais comme tous les grands artistes, Matt Elliott ne se contente pas de faire du copier-coller. Il adapte à son univers des éléments tziganes, sans les dénaturer. Violon plaintif, place primordiale accordée à la guitare acoustique, rythmes et mélodies tziganes, tout cela se marie à la perfection avec son esthétique.

 

 

Un grand album avec, ce qui ne gâche rien, une superbe pochette. Difficile de sélectionner un titre plutôt qu'un autre, j'en laisse deux en écoute, ce qui est le strict minimum :

 

 

 

Matt Elliott - The failing song

Matt Elliott - Gone

 

Matt Elliott - Failing Songs

1. Our Weight in Oil
2. Chains
3. The Seance
4. The failing Song
5. Broken Bones
6. Desamparado
7. Lone Gunman required
8. Good Pawn
9. Compassion Fatigue
10. The Ghost of Maria Callas
11. Gone
12. Planting Seeds

 

 

 

Acheter Failing Songs sur priceminister      

Article consacré à Drinking Songs 

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