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Classements d'albums

28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 19:33

Folk                   Sub Pop - 2004 ****

Sarkozy, Ségolène, Sarkozy, Ségolène… marre du tapage médiatique autour de ces deux démagogues, qui prétendent pompeusement renouveller la politique mais ne reflètent que les vieux archétypes du père (inflexible, prêt à sanctionner tout écart) et de la mère (à l’écoute des « désirs d’avenirs » de ses enfants) ?

Marre de ne pas pouvoir allumer la radio, la télé, ouvrir un journal,  sans tomber sur eux et d’interminables circonvolutions autour de leurs personnalités, stratégies, inimitiés, qualités, défauts, tailleurs ? Marre du bruit et de la fureur de cette grosse artillerie médiatique ? Pas nécessaire de tout plaquer et de s’exiler en Alaska pour retrouver un peu d’air pur et de sérénité, ce très beau disque d’Iron & Wine est amplement suffisant.

 

Sam Beam (Iron & Wine, c’est lui) ne promet pas de résoudre tous nos problèmes… il le fait. Sans harranguer les foules, sans même hausser la voix, il nous plonge dans un univers fait de quiétude, de calme et de volupté, où rien ne compte plus que cette sensation de bien-être.  Mais rien à voir avec de la musique new-age soporifique, ce sont de vraies et belles chansons, des petits bijoux folk intemporels. Avec une petite touche de mélancolie, parfois, mais rien de désespéré. Juste ce qu’il faut pour inciter à la rêverie.

 

Une musique indémodable, le genre de disque qu’on prend plaisir à retrouver à chaque fois que l’on souhaite couper court avec la frénésie ambiante. Bref, un disque indispensable.

 

 

En écoute : Cinder and Smoke

 

 

Iron & Wine - Our Endless Numbered Days

  1. "On Your Wings"
  2. "Naked As We Came"
  3. "Cinder and Smoke"
  4. "Sunset Soon Forgotten"
  5. "Teeth In the Grass"
  6. "Love and Some Verses"
  7. "Radio War"
  8. "Each Coming Night"
  9. "Free Until They Cut Me Down"
  10. "Fever Dream"
  11. "Sodom, South Georgia"
  12. "Passing Afternoon" 


    Autre chronique :

    Iron & Wine - The Shepherd's Dog

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 19:37

Folk-rock                2006 - Wichita ****


















De la plupart des groupes, on attend qu’ils se renouvellent. Mais d’Espers, on souhaiterait qu’ils ne changent rien, tant ils semblent avoir trouvé leur style et le maîtriser à la perfection. Ils ont leur univers, univers dans lequel on se plait à s'abandonner et rêvasser sans vouloir le quitter. Le dernier Espers est du même tonneau que les précédents, et c’est encore une fois un grand cru. S’il fallait le distinguer de ses prédécesseurs, on pourrait dire qu’il est légèrement moins sombre que le premier, et un peu moins champêtre et lumineux que le deuxième. Un album tiède ? Bien au contraire, un album à la température idéale, leur meilleur à mon avis.

On y retrouve toujours les mêmes ingrédients : atmosphères moyenageuses, folk, psychédéliques et rêveuses, belles voix éthérées (Meg Baird) et mélancoliques (Greg Weeks), superbes mélodies, accompagnées avec une grande subtilité. 

Bref, rien à redire. Le seul point noir, c’est la relative confidentialité dans laquelle se trouve encore le groupe. Toujours désolant de constater le décalage qui existe parfois (enfin, souvent..) entre la qualité d’un groupe et sa notoriété. Car Espers (en y incluant les albums solos de Greg Weeks) est – c’est mon avis et je le partage - une des meilleures surprises musicales de la décennie et une des plus injustement méconnues.

L'intérêt esthétique d’Espers, c’est d’avoir réussi à créer une musique profondément émouvante et mélancolique sans tomber dans le pathos adolescent ni les pleurnicheries des larmoyantes chanteuses de varièt’. Une musique envoûtante, hypnotique, sans renoncer à la mélodie et sans se complaire dans un minimalisme austère. Une musique originale, personnelle, qui a l’élégance de ne pas le crier sur tous les toits, allant même jusqu’à nous donner l’impression d’être en terrain connu. S’il fallait lui trouver une parenté, on irait la chercher sans doute du côté de Nick Drake et plus particulièrement de son sublime Five Leaves Left. Ascendance à laquelle il est ambitieux de se référer, mais les hautes cîmes que touche Espers permettent toutes les comparaisons. 

Extrait en écoute :  

Moon occults the sun

Espers - II

01. Dead queen
02. Widow's weed
03. Cruel storm
04. Children of stone
05. Mansfield and cyclops
06. Dead king
07. Moon occults the sun


Catégorie "Espers", avec les articles sur leurs 3 albums,  ici. 

Acheter Espers II 

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16 juin 2006 5 16 /06 /juin /2006 14:19

Folk   10/04/2005 - Locust ****

Mener à bien plusieurs projets musicaux est le lot d’un grand nombre d’artistes actuellement. Le problème, c’est que beaucoup s’éparpillent et, quelles que soient leurs incarnations, semblent bâcler leurs différents albums – voire faire toujours le même. Mais ce n’est pas le cas de Greg Weeks. Que ce soit avec Espers (projet commun avec Meg Baird) ou sous son nom, il ne sort que d’excellents disques aboutis et passionnants. En solo, il compose des albums folks sombres et déchirants, avec Espers, ses chansons folks se parent d'harmonies et mélodies typiquement celtiques et moyenâgeuses.

 

Des deux albums d’Espers, je pense que leur précédent (auquel j’ai consacré ma première chronique) est le plus réussi. Mais The Weed Tree n’en demeure pas moins un magnifique album. Moins noir, mélancolique et tourmenté que le précédent, et plus volontiers bucolique et lumineux (enfin… pas de quoi non plus danser dans les champs avec des fleurs dans les cheveux…)

Seulement 7 chansons… mais pas une note à jeter. Greg Weeks a le talent pour composer de magnifiques chansons, pourtant, sur The Weed Tree, 6 des 7 sont des reprises (voir tracklist à la fin de l'article). Je m’attarderais sur celle qui est à priori la plus incongrue, Flaming telepaths puisqu’il s’agit d’une chanson de… Blue Oyster Cult ! BOC n’est pas ce qui s’est fait de pire dans le hard/heavy, mais l'original souffre la comparaison avec la reprise d'Espers :

 

 

 

BOC - Flaming Telepaths

 

 

Si, du début à la fin, on reste chez BOC sur le même registre, Espers fait évoluer ce qui semblait être une ballade émouvante et agréable vers un chaos hypnotique. Cette fin aux accents très " kingcrimsoniens " recèle une tension qui n'est absolument pas présente dans l'original. Le solo de guitare de Greg Weeks, avec quelques notes bien senties, amène une tension autrement plus sauvage et poignante que ne le fait le solo de l'original. Des folkeux qui viennent donner des leçons de tension et de noirceur aux pionniers du heavy...

 

 

ESPERS :

Greg Weeks (vocals, whistling, recorder, synthesizer, percussion)

Meg Baird (vocals, acoustic guitar, Hammond b-3 organ)

Brooke Sietinsons (acoustic guitar)

Helena Espvall (cello)

Otto Hauser (harmonium, drums, percussion)

Chris Smith (bass guitar, percussion).

4 chansons d’Espers en écoute sur myspace.com/espers : 2 de cet album et 2 inédits.

 

 

Je rajoute en écoute, la superbe reprise du traditionnel Black is the Color

 

 

Espers – The Weed Tree

Rosemary Lane (Bert Jansch)

Tomorrow (Durutti Column)

Black is the Color (trad. Irlandais)

Afraid (Nico)

Blue Mountain (Michael Hurley)

Flaming Telepaths (BOC)

Dead King (Espers) 

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