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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 14:09

Electronica               2005 - Warp

 

 

Dans le monde de brutes des grands maîtres de l’électro, entre les déconstructions schizophrènes d’Aphex Twin, les chemins tortueux d’Autechre ou les orgies sonores d’Amon Tobin, Boards of Canada fait figure d’ovni. Chez eux, pas de boîtes à rythmes folles, de rafales de sons distordus, d’expérimentations chaotiques… juste un océan de sérénité et de bien-être (malgré quelques légers nuages…).

Atmosphérique, apaisé, contemplatif, rêveur, bucolique, hypnotique, cet album est le 4° du duo écossais, et sans doute le plus réussi avec leur indispensable et séminal premier album, Music has the right to children.

La musique de Boards of Canada est apaisée et planante, certes, mais très loin des guimauves New Age. Car le duo ne se contente pas de créer un environnement sonore " relaxant ", mais fait preuve d’une véritable musicalité et d’un sens esthétique qui justifient son statut amplement mérité de groupe majeur et incontournable de la scène électronique la plus exigeante.

 

Avec Amon Tobin (dans un genre beaucoup plus agité), Boards of Canada est un des groupes de la scène électro dont la musique illustre au mieux le terme "paysage sonore". The campfire headphase est un voyage visuel et sensoriel qui transporte, pour une somme et un effort dérisoires (il faut juste un minimum d'imagination et la capacité de s'abandonner à la musique), dans des contrées vierges où règnent calme et volupté.

 

L'album en écoute sur Grooveshark

 

Vidéo : Dayvan Cowboy

  

 

 

Tracklist :

 

1. Into the Rainbow Vein

2. Chromakey Dreamcoat
3. Satellite Anthem Icarus
4. Peacock Tail
5. Dayvan Cowboy
6. Moment of Clarity
7. '84 Pontiac Dream
8. Sherbert Head
9. Oscar See Through Red Eye
10. Ataronchronon
11. Hey Saturday Sun
12. Constants Are Changing
13. Slow This Bird Down
14. Tears from the Compound Eye
15. Farewell Fire

 
Discographie :


Music has the right to children (1998)

Geogaddi (2002)

Twoism (2002, réédition de 1995)

The campfire headphase (2005)

Tomorrow's Harvest (2013) 

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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 09:51

 

Article dithyrambique sur le dernier Strokes dans les Inrockuptibles et une bonne partie de la presse rock pense de même. J’ai écouté l’album au moins 3 fois, c’est dire si j’y ai mis de la bonne volonté, mais rien à faire, je ne vois pas ce qui mérite de telles éloges. Un seul vrai bon titre à sauver à mon sens, Electricityscape, 2-3 autres écoutables, mais plus d’une dizaine sans intérêt, voire même carrément moches.

Mieux vaut se replonger dans l’excellent dernier album des Queens of the Stone age, autrement plus dense, intense et accrocheur….

 

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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 23:05

Pop-rock   2005 - Wagram / le village vert ****        

Ne vous fiez pas à leur nom, Jack the Ripper n’est pas un groupe de metal bourrin moulé dans le cuir et jouant à 200 à l’heure pour masquer un manque total d’imagination et de musicalité. Bien au contraire.

C’est un groupe français qui… ne ressemble en rien aux autres groupes français. Difficile d’ailleurs de deviner leur origine, mis à part quelques légères intonations. Mais ceci excepté, c’est un groupe plus britannique que la reine d’Angleterre. Des ambiances très " fin XIXè ", d’un groupe dandy et gothique, sombre et lyrique, aérien et raffiné. Qui aurait beaucoup lu Byron, Baudelaire, Poe, Bram Stoker et Oscar Wilde. Ce n’est pas Jack l’éventreur qui les intéresse tant que ça, mais plutôt le cadre et l’époque de l’affaire…

Les ambiances sont ainsi particulièrement travaillées et captivantes, le chant est magnifique (autant la voix que les mélodies, tous deux très inspirés), accompagné, et c’est la cerise dans le verre d’absinthe, non pas par des types qui gratouillent leurs guitares ou maltraitent bêtement leurs batteries mais par… des musiciens ! Pas si fréquent que cela de tomber sur un groupe pop-rock ou l’accompagnement ne s’entend pas dans le sens de suivre bêtement, mais de " voyager en compagnie ".

Si la musique était une femme, la production musicale française serait majoritairement composée de vieilles putains surmaquillées, vulgaires et n’hésitant pas à prendre les poses les plus obscènes pour racoler à tout va, avec quelques institutrices psycho-rigides et des filles aux cheveux gras refusant de laisser transparaitre une quelconque féminité. Parmi celles qui ne rentrent pas dans ces catégories peu reluisantes, Jack the ripper serait la jeune femme belle, élégante, sensuelle, sombre et subtile, au regard fascinant de tristesse inconsolable, de romantisme et d’indépendance farouche. 

Un extrait de l'album à écouter (avec l'aimable autorisation du groupe) : Old Stars

D'autres titres en écoute sur myspace.

Site du groupe :  http://jack.ripper.free.fr/

Chronique d'un concert

 

 

Jack the Ripper - Ladies first

01. From my veins to the sea
02. I used to be a charming prince
03. Goin' down
04. White men in black
05. I was born a cancer
06. Old stars
07. Vargtimmen
08. The Apemen, the bride and the buterfly
09. Aleister
10. Hungerstrike at the supermarket
11. Hush

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