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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 23:27

    
Liste améliorée et remise à jour sur cette page

     Les albums présentés ici sont " les grands classiques ", des références incontournables esthétiquement déterminantes dans l’histoire du rock.

Pas de rock des années 50, car les chansons priment sur les albums (considérés plutôt comme des collections de singles). Mais il est vrai que de ne pas avoir de Chuck Berry, Elvis ou Johnny Cash, ça fait un peu tâche...

 

 BOB DYLAN

Highway 61 revisited

1965 - Columbia

Deuxième album "électrifié" de Dylan, qui prouve que le rock n'est pas incompatible avec l'intelligence et la poésie. Incontournable, comme le précédent, Bringing it all back home et le suivant, Blonde on blonde. Difficile de faire un choix entre les trois, mais Highway 61 est tout de même absolument indispensable. Un tube énorme, Like a Rolling Stone, qui est pourtant loin d'être le meilleur morceau de cet album quasi-parfait.

 

THE BEATLES

Impossible, ici, de négliger un de ces trois albums mythiques des quatre de Liverpool

 

Revolver

1966 – EMI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sgt Pepper's lonely hearts club band

1967 - EMI  

 

 

 

 

 

 

 

 

White album

1968 - EMI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

THE DOORS

The Doors

1967 - Elektra, WEA

Intelligent, habité, poétique, théâtral, subversif... avec pour chanteur rien de moins qu'un des plus grands mythes de l'histoire du rock. Cet album, leur premier, contient deux de leurs plus grands succès: Break on through et Light my fire, mais aussi et surtout The End, fascinant et unique "trip" hypnotique.

 

 

THE VELVET UNDERGROUND & NICO

The Velvet Underground

1967 - Polydor

Echec commercial à sa sortie, mais depuis reconnu à juste titre comme un des plus influents et importants de l'histoire du rock. En dehors d'un intérêt évident pour les drogues et l'expérimentation, le Velvet est totalement à contre-courant du mouvement hippie. Ou comment rendre les bas-fonds New-Yorkais sordides plus attrayants que l'Inde rêvée par les babas-cool.

 

 

JIMI HENDRIX

Electric Ladyland

1968 - Reprises

Hendrix a révolutionné le jeu de guitare, le "son" du rock et parvient même à réaliser l'exploit, pour un musicien de rock, d'être admiré par les jazzmen. Comme Led Zeppelin, il part du blues pour créer une musique intense, énergique, frénétique et virtuose qui donnera naissance au hard-rock. Mais aucun des groupes de hard qui suivront ne seront à la hauteur de ces deux "monstres sacrés".

 

 

LED ZEPPELIN

I

1969 - Atlantic

Les 4 premiers albums de Led Zep sont tous excellents et se valent. Les albums II et IV contiennent deux morceaux " mythiques ", Whole lotta love et Stairway to heaven. Mais je leur préfère l’immense Dazed and Confused, présent sur celui-ci, premier " vrai " morceau de hard-rock, et toujours inégalé à ce jour. Tout ce qui constitue le style de Led Zeppelin, décisif dans l’histoire du rock, est déjà dans ce premier album essentiel.

 

 

THE ROLLING STONES

Exile on main street

 

1972 - Virgin

Pas le plus facile d'accès des Stones (le célébrissime Sticky fingers est plus accrocheur), mais le plus abouti et esthétiquement convaincant.

 

 




PINK FLOYD

The dark side of the moon

1973 - Harvest Rock

Enorme succès commercial pour un album " révolutionnaire ". Travail sur le son de loin supérieur à ce qui existait auparavant (On the run, 1er morceau de "techno" 15 ans avant tout le monde, l'intro de Time...), tube imparable (Money), mélodies pop finement ciselées, accrocheuses, efficaces, élégantes et ambiances planantes... Plus lisse, accessible et moins tourmenté que les autres disques de Pink Floyd, mais remarquable. Quand l'expérimentation, l'exigeance et la cohérence esthétique rencontrent le grand public, cela donne des réussites rares comme Sgt pepper et Dark Side.... Un grand classique.

 

 

SEX PISTOLS

Never mind the bollocks

1977 - Virgin

Brutal, radical, sauvage, teigneux, incorrect, subversif... Peu importent les doutes sur la sincérité du groupe et de son producteur, cet album reste l'un des plus efficaces et emblématiques de l'histoire du rock.

 

 



 

THE CURE

Pornography

1982 - Fiction

Si le rock n'était que la cristallisation du rejet de la société par sa jeunesse - mais il n'est pas que ça - Pornography serait une sorte de Never mind the bollocks avec un cerveau... Un équivalent de l'album phare des punks pour une jeunesse tout aussi désespérée et révoltée, mais dont les références seraient Poe, Baudelaire ou Lautréamont plutôt que Johnny Rotten ou Sid Vicious. Noir, glauque, expérimental, tribal, tourmenté à l'extrême et porté par la voix impressionnante de Robert Smith qui n'a jamais aussi bien chanté...

Certains puristes auraient peut-être sélectionnés plutôt Joy Division… cependant, les Cure ont su toucher un public beaucoup plus vaste (mais il faut bien l'admettre, moins avec Pornography qu'avec d'autres disques plus "grand public").

 

 

PUBLIC ENEMY

Fear of a black planet

1990 - Def Jam

It takes a nation of million to hold us back est plus "révolutionnaire" (car il précède celui-ci), mais Fear of a black planet est encore plus abouti. Enragé, engagé, radical, puissant, foisonnant... le chef-d'oeuvre du rap. Plus qu'un album, un symbole.

 



 

NIRVANA

Nevermind

1991 - Geffen

D'une efficacité, d'une évidence et d'une simplicité confondantes. Mais est-il vraiment si simple de composer des mélodies aussi imparables sans être racoleuses, des riffs aussi teigneux sans la lourdeur de la majeure partie des groupes de hard, des textes aussi personnels qui reflètent avec pertinence les angoisses et frustrations d’une génération?

 


 

RADIOHEAD

OK Computer

1997 - EMI

Dire d'OK Computer qu'il est le meilleur album pop-rock de tous les temps ne serait pas scandaleux. Certes, il n'est pas aussi "historique" que Sgt Pepper, mais il est d'une beauté et d'une richesse rares. L'album pop-rock parfait. Des Beatles à Pink Floyd, de Led Zeppelin à Nirvana, une synthèse originale de tout ce que le rock a produit de meilleur dans un album sensible et ambitieux tourné vers l'avenir. Un très grand classique et ce, depuis sa sortie.

Seule contre-indication: si, pour vous, le rock doit n'être que de la sueur, du sexe et du sang, un concentré d'énergie brute foutraque avec un son crade, cet album vous semblera beaucoup trop bien "produit".

 

 

MASSIVE ATTACK

Mezzanine

1998 - Virgin

Des atmosphères comme peu savent en créer, un travail remarquable et supérieur sur le son. Un grand (que dis-je, grand.. immense !) disque sombre, hypnotique et envoûtant. L'instrumentation et les voix - que ce soit celle, étonnante, d'Horace Andy, celle, éthérée, de Liz Frazer (ex-Cocteau Twins) et celle, inquiétante et fantômatique de Robert del Naja - sont une inépuisable source de fascination.

Massive Attack a inventé le " trip-hop " avec Blue Lines, un des sons les plus copiés et influents, ils dépassent le genre et le transcendent avec le glacial, onirique et captivant Mezzanine.

 

J’ai essayé d’être le plus objectif possible, et cette liste n'est pas celle de mes "albums favoris" (même si plusieurs en font partie). J’aurais bien mis Nick Cave, Sonic Youth, Tom Waits, Amon Tobin, Aphex Twin… mais si ces artistes sont parmi les plus importants du rock (au sens large, incluant l’électro), s’ils sortent régulièrement des albums de très grande qualité, ils n’ont pas sorti de disques qui aient autant marqués que ceux de la liste ci-dessus. D’un autre côté, Thriller de Michael Jackson est un des albums les plus célèbres, mais il n’est pas suffisamment convaincant d’un point de vue esthétique pour en faire partie. Cette sélection est loin d’être définitive, je suis revenu plusieurs fois dessus et je me réserve la possibilité de continuer à la modifier. J’ai du faire des choix cornéliens, évincer des albums sublimes… mais ils seront mis à l’honneur dans une seconde liste

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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 00:24

  Liste améliorée et remise à jour sur cette page

 

 






Les albums ci-dessous sont d'autres très grandes références dont plusieurs auraient très bien pu figurer dans la
première sélection... mais il fallait faire des choix…

 

BOB DYLAN

Bringing it all back home (1965) Folk-rock

Blonde on blonde (1966) Folk-rock 

 

THE BEATLES

Help (1965) Pop-rock

Meilleur album de la première période des Beatles. Avec le célebrissime Yesterday.

Abbey road (1969) Pop-rock

Autre grand chef-d'oeuvre des Beatles. Avec notamment Come together, I want you, Here comes the sun, Because... Ecrire une seule de ces perles pop-rock aurait été exceptionnel pour la plupart des groupes pop-rock...

 

THE BEACH BOYS

Pet Sounds (1966)

 

JAMES BROWN

Live at the Apollo Vol. II (1967) Rhythm'n'blues

Album "mythique"et seul album live véritablement indispensable.

 

PINK FLOYD

The piper at the gates of dawn (1967) Pop-rock

Premier album de Pink Floyd, et celui que préfèrent les puristes. Pourtant, mis-à-part, Astronomy domine, les titres de l'album n'ont rien du style si caractéristique du groupe. Des morceaux pop plutôt enlevés, amusants et psychédéliques, mais pas de longues plages planantes ni d'expérimentations sonores à la hauteur de celles des albums qui suivront. Reste tout de même un des albums emblématique de l'histoire du rock.

The Wall (1979) "Opéra-rock"

L'autre grand opéra-rock, avec Tommy, sorti 10 ans après, mais sûrement le chef-d'oeuvre du genre. Album intelligent, complexe, paranoïaque et tourmenté. Un grand classique de l'histoire du rock.

  

JIMI HENDRIX

Are you experienced? (1967) Rock

 

THE ROLLING STONES

Beggars Banquet (1968) Rock

Sticky fingers (1971) Rock 

 

THE WHO

Tommy (1969) "Opéra-rock"

Premier opéra-rock à succès de l'histoire (le véritable premier est l'excellent mais trop méconnu S-F Sorrow des Pretty Things). Au-delà de la "curiosité" qu'il représente et de son originalité, un grand album, malgré quelques faiblesses.

Who's next (1971) Rock

Le plus gros succès des Who et un des incontournables de l'histoire du rock..

 

KING CRIMSON

In the court of the crimson king (1969) Rock progressif

Exigeant, expérimental, novateur, intelligent, King Crimson est un des groupes les plus passionnants. Très grande maîtrise et technique des musiciens, mélange réussi d'éléments rock, jazz et classique... Ce premier album, fondateur, est une grande réussite. Sans doute même le meilleur de tout le rock progressif à venir. In the wake of Poseidon, Lizard et Red sont aussi remarquables.

 

THE STOOGES

The Stooges (1969) Rock

Fun House (1970)

Raw Power (1973)

Précurseurs du punk, les Stooges, dont Iggy Pop est le chanteur charismatique et halluciné, sont un des groupes phares du rock, même s'ils sont peu connus du grand public. The Stooges est leur premier et contient l'emblématique I wanna be your dog.

 
FRANK ZAPPA

Hot Rats (1969)

LED ZEPPELIN

II, III et IV (1970-1971) (Hard-) Rock

 

PRETTY THINGS

Parachute (1970) Pop-rock

 

 CAPTAIN BEEFHEART & HIS MAGIC BAND

Trout Mask Replica (1970)

 

MARVIN GAYE

What's going on (1971) Soul

Si ce n'est le meilleur, un des joyaux du genre.

 

SERGE GAINSBOURG

L'histoire de Melody Nelson (1971) Pop-rock

Loin, très loin au-dessus de ce qui se fait en France... L'influence de cet album visionnaire sur beaucoup des groupes anglo-saxons majeurs des années 90 est remarquable. Alors que la plupart des chanteurs français singent de façon grotesque les anglo-saxons, Gainsbourg en précède bon nombre d'une vingtaine d'années avec Melody Nelson...


THE DOORS

L.A. Woman (1971) Rock

Dernier album des Doors, avec le magnifique Riders on the storm.

  

DAVID BOWIE

Hunky Dory (1971) Pop-rock

Beaucoup de très grands albums de Bowie, mais celui-ci, son 3°, fusionne avec originalité intelligence, cohérence et élégance pop, rock, cabaret et music-hall. Sans parler de sa voix unique. Grand classique.

Ziggy Stardust (1972) Pop-rock ("glam-rock")

Heroes (1977)

1.Outside (1995)

Ziggy Stardust et Aladdin Sane sont, avec Hunky Dory, les autres chefs-d'oeuvre de la première période de Bowie. Heroes et Low sont les deux albums majeurs de sa période Berlinoise et de sa collaboration avec Brian Eno et 1. Outside est tout simplement un des meilleurs albums mariant rock et musiques électroniques.

 

NEIL YOUNG

Harvest (1972) Folk-rock

Superbe album, qui réussi l'exploit de combler les fans de rock et de folk les plus exigeants ainsi que les amateurs de "tubes". Le Nevermind folk-rock des années 70... S'en priver serait une erreur.

 

BOB MARLEY

Catch a fire (1972) Reggae

 

LOU REED

Transformer (1972) Rock

Berlin (1973)

De ces deux albums "cultes" de Lou Reed, Berlin est le meilleur. Crépusculaire, profond, cohérent... Un très grand disque.

 

MAGMA

Mekanik Destruktiw Kommandoh (1973) Rock progressif

Köhntarkosz (1974) Rock progressif

Un des rares groupes français de l'histoire qui ne soit pas un mauvais clone de groupes anglo-saxons et qui ait inventé un style (et un langage: le "kobaïen"). Musique très exigeante et originale, mais dont la dureté de la langue peut en rebuter plus d'un. MDK est l'album qui a révélé Magma, mais écoutez aussi Köhntarkosz, postérieur mais peut-être encore plus étonnant et réussi.

  

ROBERT WYATT

Rock bottom (1974) "Rock-progressif"

Aucun véritable esthète ne peut l'ignorer. Tout simplement sublime et unique. Si vous pensez que le raffinement sans manièrisme et la subtilité n'appartiennent qu'aux compositeurs classiques, précipitez-vous sur ce chef-d'oeuvre pour réviser votre jugement.

 

PATTI SMITH

Horses (1975) Rock

Album indispensable, dans la lignée de Dylan et du Velvet et anticipant déjà le mouvement punk à venir.

 

THE CLASH

London Calling (1979) Punk

"Mythique" et indispensable pour tout fan de rock qui se respecte. Mélodies accrocheuses et efficaces, énergique mais contrairement à l'essentiel de la production punk, l'album est très riche et n'a pas vieilli. Plus festif et moins radical que Nevermind the bollocks des Sex Pistols.

 

JOY DIVISION

Unknown Pleasures (1979)

Closer (1980)


TOM WAITS

Swordfishtrombones (1983)

Rain Dogs (1985) Rock

Beaucoup de grands albums chez Tom Waits. Rain Dogs est idéal pour le découvrir, Swordfishtrombones pour approfondir. 

 

THE SMITHS

The Queen is dead (1986) Pop-rock

 

PUBLIC ENEMY

It takes a nation of millions to hold us back (1988) Rap

Un album révolutionnaire et une grande claque.

 

SONIC YOUTH

Confusion is sex (1982) Rock indépendant

Daydream nation (1988)

Goo (1990)

Dirty (1992)

Difficile de choisir un album de Sonic Youth plutôt qu'un autre. Sans n'avoir jamais sorti un album largement supérieur aux autres ou totalement emblématique (quoique Daydream Nation est souvent cité comme leur plus abouti), ils ont su garder un haut niveau de qualité sur presque toutes leurs productions. Mes recomandations: Confusion is Sex, leur indispensable et apocalyptique premier album, Bad moon rising, Daydream Nation, Goo, Dirty, Experimental jet set, trash and no star (peut-être le plus accessible, sans concessions pour autant) et Sonic Nurse, leur dernier, très réussi.

 

NICK CAVE

Tender Prey (1988)

Let Love In (1994)

No more Shall we part (2001)

Tender prey est l’album " charnière " de Nick Cave. Entre le Nick Cave sombre, sauvage et tourmenté, et le Nick Cave " crooner ". Moins torturé que ses précédentes productions, mais toujours très noir et rageur, avec quelques superbes ballades annonçant celles de The Good Son, et un morceau d’anthologie, The Mercy Seat. Mais si vous ne deviez en avoir qu'un, je vous conseillerais Let Love In. Ne serait-ce que pour le génial Red Right Hand...

 

PIXIES

Doolittle (1989) Rock indépendant

Les Pixies et Sonic Youth sont les 2 groupes phares du rock indépendant. Festive (et donc beaucoup moins expérimentale et torturée que celle de Sonic Youth), leur musique est particulèrement efficace. Mais si vous recherchez avant tout l'intelligence, le raffinement, la subtilité et la profondeur, cet album ne vous parlera que peu.

 

MASSIVE ATTACK

Blue lines (1991) Trip-hop

Premier album de Massive attack et coup de maître. Invente un style qui marquera profondément la musique à venir. Dommage que les journalistes n'aient pu trouver de meilleur nom que celui de "Trip-hop" pour définir leur style. Sensuel et sombre, "groovy" et planant. Le plus "soul" des albums de Massive Attack. Imparable, révolutionnaire et déjà un grand classique.

100th Window (2003)

Quelque peu sous-estimé à sa sortie, 100th Window se révèle avec le temps être un des albums les plus étonnants de ces dernières années. Hypnotique, désincarné, clinique, glacial, livide, éthéré; il explore en profondeur et sans concessions les territoires découverts par son illustre prédécesseur, Mezzanine. Comme Radiohead, et à contre-courant d'une époque qui valorise la célébrité à tout prix, Massive Attack n'a pas choisi la voie de la facilté, mais celle de l'exigeance esthétique. Préférer accomplir un véritable travail artistique et dérouter le public quand le statut de "star" vous tend les bras est tout à l'honneur de ces deux groupes loin devant leurs nombeux clones..


PJ HARVEY

Dry (1992) Rock indépendant 

To Bring You my Love (1995)

Dry et To bring you my love sont deux albums qui ont fait date, mais je recommande particulièrement son dernier Uh Huh Her, son plus abouti et réussi à mon sens (avis que tous ne partagent pas).

 


WU-TANG CLAN

Enter the Wu-Tang (36 chambers) (1993) Rap

Trois albums de rap sont vraiment indispensables et "historiques" : It takes a nation... et Fear of a black planet de Public Enemy, ainsi que ce premier album du Wu-Tang Clan.

 


JOHNNY CASH

American recordings (1994)

Chronique de Walk the Line 



JEFF BUCKLEY

Grace (1994) Rock

Tout est dans le titre. Une voix sublime, des chansons inspirées, des reprises transcendées, un lyrisme jamais pompeux... une perle rare.

 

PORTISHEAD

Dummy (1994) Trip-hop

Portishead (1997)

Avec Massive Attack et Tricky, Portishead est ce que le trip-hop a créé de mieux. La voix de Beth Gibbons est une des plus belles, émouvantes, et déchirantes, qui soit. Sur une rythmique "trip-hop", des orchestrations "cinématographiques" inspirées de Morricone ou John Barry.

Si vous aimez la mélancolie, vous vous plongerez avec bonheur et délice dans ces deux magnifiques albums.

 

RADIOHEAD

The bends (1995)

Kid A (2000)

Hail to the thief (2003)

Si l'on excepte leur très quelconque premier album, Pablo honey (avec pourtant leur plus gros tube, Creep), tous les albums de Radiohead sont des incontournables du rock actuel. The Bends n'est pas aussi expérimental que les derniers, mais constitue une remarquable collection de chansons pop-rock sensibles, intenses et captivantes. Après OK Computer, alors qu'ils auraient pu se contenter de continuer dans un format pop-rock exigeant mais accessible au grand public, ils ont su innover, se lancer dans des expérimentations qui en ont dérouté beaucoup, et placé l'exigeance artistique au-delà du succès.

 

TRICKY

Maxinquaye (1995) Trip-hop

Un des tous meilleurs albums des années 90. Dans la veine de Massive Attack (avec lesquels Tricky a collaboré à ses débuts). Sombre, planant, "enfumé"... avec de très belles voix féminines et celle, inquiétante, fascinante et unique de Tricky.

 

BJORK

Post (1995)

Medulla (2004)

Une voix unique, une passion pour les expérimentations sonores (telles celles de Stockhausen), Björk est une artiste à part. Débuter par le très beau et foisonnant Post avant de vous lancer dans le fascinant Medulla (où la voix est quasiment le seul instrument).


SCOTT WALKER

Tilt  (1995) OVNI

Pas à mettre entre toutes les oreilles, mais pour ceux qui aiment les albums fous, exigeants et aventureux, c'est un trésor des plus précieux.

 

ALPHA

Come from heaven (1997) Trip-hop

Un petit bijou. Qui répond parfaitement à son titre. Rythmiques jazzy très "soft" et sensuelles, orchestrations subtiles, voix et mélodies délicates et délicieuses. Planant, cotonneux, suave... Rarement le mot "volupté" aura aussi bien été illustré musicalement.

A écouter aussi, du même groupe, Stargazing.

 

AMON TOBIN

Bricolage (1997) Electro

Permutation (1998)

Out from out where (2002)

Un des plus grands créateurs de paysages sonores. Mélange complexe, subtil, intelligent et très inspiré d'électro, de drum'n'bass, de jazz, de trip-hop, de musiques "atmosphériques" etc... Tour à tour intense, déjanté, planant, profond, ludique, avec un travail sur le son et les enchevêtrements de son hors du commun.

 

APHEX TWIN

Druqks (2001) Electro

A déconseiller aux oreilles sensibles. Une orgie sonore dantesque, déstructurée, schizophrénique mais jubilatoire quand on accepte de s'y abandonner. Un des artistes les plus passionnant et déroutant de ces 20 dernières années. 


QUEENS OF THE STONE AGE

Songs for the Deaf (2002) Rock 

 

J’attends de me faire incendier par tous ceux qui regrettaient déjà de ne pas avoir vu leur album préféré dans la première sélection, et ne le voient pas ici non plus ! Puisqu’on est jamais si bien servi que par soi-même, je vais commencer en m’auto-flagellant pour ne pas avoir mis le superbe So tonight that I might see de Mazzy Star… 

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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 09:49

Film de James Mangold    2006

Le principal intérêt de la sortie de Walk the line en France, c'est de faire découvrir un " mythe " aussi important qu'Elvis aux EU, mais mille fois moins connu que le King par ici. Evidemment, il y a peu de chances que les français se ruent massivement pour voir la vie (enfin, une partie de la vie) de Johnny Cash au cinéma. Le film ne risque pas de faire autant d'entrées que les bronzés 3. Les EU ont Johnny Cash, on a les bronzés.. chacun ses mythes.

Cash est un mythe pour d'innombrables raisons. Sa voix et ses textes, bien sûr, le fait qu'il ait réussi à incarner la musique populaire américaine en mariant très simplement et naturellement le folk, la country, le rock, le gospel et le blues. Cash incarnait la musique américaine.. et le coeur de l'Amérique. En s'adressant aux taulards, aux marginaux, aux paysans, aux ouvriers, aux indiens, à tous ceux qui ne sont pas nés avec les dieux de leur côté, en étant leur voix, il était celle de tous les américains, de tous ces descendants des exclus de l'Europe. Johnny Cash a une indéniable dimension christique, et pas uniquement pour ses initiales. En France, on a aussi notre J-C qui oeuvre sans démagogie aucune au nom des démunis, qui a su faire sienne leur souffrance et mettre fin comme promis à la fracture sociale. Chacun sa croix, chacun son Christ...

Mais revenons-en au sujet.

Walk the line, sans être le film du siècle, est tout de même très réussi. La seule bonne excuse pour ne pas aller le voir est de ne pas aimer la musique de Johnny Cash. Ceux qui aiment " l'homme en noir " ne le manqueront pas, et ceux qui ne le connaissent pas combleront une lacune de taille en passant un agréable moment, selon l'expression consacrée.

Les deux acteurs principaux (Joaquin Phoenix en Johnny Cash et Reese Witherspoon en June Carter) crèvent l'écran. Joaquin Phoenix est bluffant dans la peau de Cash, mais aussi dans sa voix. Après, quelques inconditionnels de Cash trouveront sûrement à redire, certains estimeront que l'on caricature leur " prophète "... espérons juste qu'ils ne seront pas scandalisés au point de vouloir tout faire sauter.

A priori, prendre Ludwig van B. de Bernard Rose comme référence pour parler de Walk the Line peut sembler tiré par les cheveux. Pourtant, ces deux films ne sont pas si éloignés l'un de l'autre. Ils sont assez sobres, n'en font pas trop (contrairement aux excessifs Amadeus de Forman ou The Doors d'Oliver Stone), et se focalisent avant tout sur une histoire d'amour émouvante. Peut-être pour rendre plus aimables les sombres et torturés Beethoven et Cash. Pour permettre au spectateur lambda " d'apprivoiser la bête ". Ils se rejoignent aussi dans la mise en avant du père cruel lié à un épisode traumatisant de l'enfance, dans l'appesantissement sur la déchéance (alcool et drogues pour l'un, surdité et associabilité pour l'autre) et la " rédemption " par la musique : triomphe de la IXè Symphonie pour Beethoven, concert à la prison de Folsom pour Cash. Deux films qui ne révolutionnent pas le cinéma, mais qui ont le mérite d'être honnêtes et sensibles.

Cash et Beethoven... étrange comparaison, je l'admets. Ils partagent cependant le fait d'être des "statues du commandeur". Beethoven est la référence incontournable et indépassable pour tous les musiciens du XIXè, Cash l'est pour tous les musiciens américains, qu'ils jouent du folk, du rock ou de la country. Mais son influence s'étend bien au-delà des frontières américaines...  

Walk the line ne traite pas de toute la vie de Cash, préférant se concentrer sur les années 50 et 60 (avec une première partie retraçant les moments importants de sa jeunesse), et c'est peut-être pas plus mal ainsi. Car le Cash des années 70 et 80 n'a pas été très passionnant. Mais, du coup, il ne montre rien des années 90, pourtant une des périodes les plus créatives de Cash revenu, grâce à Rick Rubin, alors que personne ne l'attendait plus, avec des albums magnifiques. Le premier de cette " seconde vie ", American Recordings est peut-être son meilleur - toutes époques confondues. Un vrai trésor intemporel et inusable à consommer sans modération.

Une des qualités du film, c'est d'arriver à faire sentir la spécificité de Cash et de sa musique face aux rockeurs de l'époque (avec lesquelles il entretenait plutôt de bons rapports). La gravité, l'authenticité de Cash d'un côté, l'exubérance des show-men qu'étaient Jerry Lee Lewis et Elvis de l'autre.

Mais on peut regretter que ne soient pas suffisamment mis en avant ses textes, à part cette phrase qui fit couler beaucoup d'encre I've killed a man in reno, Just to watch him die, textes qui font de Cash le " père spirituel " de Dylan (il disait de Cash " Il est le plus grand des plus grands "). Dommage aussi que les relations très respectueuses et touchantes entre ces deux voix d'une Amérique profonde (dans les deux sens du mot, ce qui semble généralement inconciliable) n'aient pas été abordées. Enfin, on ne peut pas tout avoir, ne boudons pas notre plaisir...

I have a dream... comme disait l'autre. Un rêve où le prénom Johnny, en France, ferait instantanément penser à Cash, pas à l'autre pénible ersatz d'Elvis, devenu pathétique interprète de daubes obispiennes.. Obispo, lui-même ridicule caricature des Beatles. Comparer Halliday à Elvis ou Obispo aux Beatles, un sacrilège... dans ce cas Lorie, c'est Patti Smith, et Kyo, c'est Led Zeppelin. Mon rêve est en train de virer au pire des cauchemars.

L'anti-américanisme est un sport national en France. Faut dire qu'il est particulièrement simple à pratiquer tant l'Amérique nous offre de la matière. Mais sur certains plans, les français ont tout intérêt à faire profil bas. Johnny Cash et Bob Dylan d'un côté de l'Atlantique, Maurice Chevalier et Charles Trénet de l'autre...

Si vous ne connaissez rien à la musique de Cash, je conseille très vivement une nouvelle fois et en premier lieu American Recordings, puis un best of comme celui sorti dernièrement "Johnny Cash - Ring of fire The Legend of... ", et American III Solitary Man.

 

 

 

Extrait d' American Recordings : Thirteen

Facile à jouer, mais bien évidemment impossible de rivaliser avec Cash pour ce qui est du chant.

 Couplet :

Am   D Am   D    C Am (x2)

Refrain :

D  Am  D Am

D     C  Bm G  Am

Jouer le Am avec alternance du si et du do sur la corde de si.

 

Bad luck wind been blowin' at my back

I was born to bring trouble to wherever I'm at

Got the number 13 tattoed on my neck

When the ink starts to itch, then the black will turn to red

I was born in the soul of misery

Never had me a name

They just gave me the number when I was young

Got a long line of heartache, I carry it well

The list of lives I've broken reach from here to hell

Bad luck wind been blowin' at my back

I pray you don't look at me, I pray I don't look back

I was born in the soul of misery

Never had me a name

They just gave me the number when I was young

 

 

 

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