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Classements d'albums

20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 18:08

A écouter le SNEP français (Syndicat National de l’édition phonographique), le p2p est la cause de tous les maux, un ennemi de la musique à éradiquer au plus tôt. Mais chez les canadiens, c’est un autre son de cloche. Des études ont été menées par le SNEP canadien, et elles montrent que le p2p ne nuit pas à l’industrie du disque, que le téléchargement n’est pas incompatible avec l’achat de disque et que ceux qui téléchargent le plus achètent toujours beaucoup d'albums (d’autres études l’avaient déjà démontré).

Lire à ce sujet l’article paru sur ratiatum :


Le SNEP canadien brise les idées reçues sur le P2P

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 17:03

Tango                1997 - Virgin Classics

Art-rock, Artango… je ne pouvais passer à côté…

Artango, donc, ce sont deux musiciens français (piano, bandonéon), accompagnés par un quatuor à cordes.

Décrire leur musique ? Rien de plus simple. Imaginez un petit club de danse ou viennent se retrouver des retraités cherchant l’âme sœur pour accompagner leurs vieux jours, profitant de sensuels tangos pour trouver un peu d’intimité. Vous visualisez ? Et bien, Artango, c’est tout ce que vous voulez… sauf ça.

Enfin, pas vraiment " tout ce que vous voulez ". On est aussi très loin du séducteur latino, une fleur entre les dents et la chemise ouverte sur une forêt de poils. Leur musique est sauvage, indomptable (allez, un dernier gros cliché pour la route : ) comme un pur-sang noir racé et furieux parcourant librement les vastes plaines d’Argentine. Elle ne peut donc maintenir son rythme effréné sur de longues distances, mais a besoin de récupérer, rêvasser à intervalles réguliers avant de repartir de plus belle. Si, par un hasard quelconque, les musiciens d’Artango tombaient sur cet article, pas sûr qu’ils apprécient vraiment la métaphore du " pur-sang dans la pampa ", sachant que leur album, comme son nom l’indique, se veut urbain et moderne. Il est incontestablement moderne, par contre, urbain… c’est concevable, mais libre à chacun de voyager où il veut en sa compagnie.

Je suis parti sur des clichés mais on en est justement très éloigné avec Artango. Pas question pour eux de faire couleur locale, de jouer de la world-music pour occidentaux en mal d’exotisme. Le tango, chez eux, c’est vital, viscéral. Ce n’est pas un hasard s’ils ont enregistré l’album en live (avec une excellents prise de son, s’il n’y avait les applaudissements à la fin des morceaux, on jurerait qu’il a été enregistré en studio). L’urgence n’en est que plus frappante. Le jeu des musiciens est tendu, sur le fil, même s’il y a un très beau son ample et rond du piano, qui se révèle particulièrement puissant quand il est martelé. Les soi-disant bombes rock du moment (Arctic Monkeys et autres Strokes) feraient bien de prendre des leçons d’intensité auprès d’Artango…

Du rythme, du souffle mais aussi beaucoup de mélancolie et de très belles mélodies. Et cela dans quasiment chaque morceau. De grands moments sur ce disque, qui ne craint ni la vitesse, ni l’altitude (Métropole, Brumes matinales, Balle perdue, Braque-tango, Underground, Sur le fil… entre autres). Mais si vous ne deviez en écouter qu’un seul, je vous recommande le génial Azé 1. Il faut avoir entendu ce thème poignant joué d’abord au bandonéon, s’envoler vers les plus hautes cimes quand le violon le reprend soutenu rythmiquement par le piano et le bandonéon qui se lancent dans une impressionnante cavalcade tourbillonnante et saccadée (décidément, les métaphores équestres…). Bien entendu, pour y goûter pleinement, il ne faut pas se contenter de mp3 (pour une première approche, pourquoi pas…), mais du CD et d’une chaîne de qualité. Si vous n’avez pas le matériel adéquat, cassez votre tirelire et payer-vous une chaîne qui fasse honneur à ce grand disque.

1. Metropole

2. Brumes Matinales

3. Obsession

4. Gare Centrale

5. Rendez-Vous

6. Fleurs Fanées (Piazzolla)

7. Balle Perdue

8. Aze 1

9. Valse Mecanique

10. Braque-Tango

11. Aze 2

12. Underground

13. Passager

14. Sur le Fil

 

 

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 14:38

Quand j’entends les mots " chanson française ", je sors mon revolver… Cela a été le cas de très nombreuses années. Et pas seulement pour les pénibles Sardou, Obispo, Johnny, Pagny et compagnie… mais aussi pour Brassens, Brel, Ferré et Gainsbourg ! J’avais beaucoup de mal avec Gainsbourg, car je n’en connaissais que les tubes dont la plupart sont loin d’être ce qu’il a fait de mieux. Mais la découverte de L’histoire de Melody Nelson a été un choc. Qui m’a fait revenir sur certains de mes préjugés.

Je vous entends, de l’autre côté de l’écran, me dire " On s’en tape ! Nous raconte pas ta vie, il y a des milliers de blogs insipides faits pour cela... " Vous avez raison, chers lecteurs, mais cette précision s’imposait, car il faut bien que j’avoue être encore loin d’écouter régulièrement de la " chanson française ", loin de prétendre en être un fin connaisseur.

Faut dire aussi qu’entre la soporifique nouvelle scène française, le rock alternatif binaire et la varièt’ lourdingue, on n’est pas gâtés. Heureusement, quelques-uns sortent du lot. Et Dominique A en fait partie. Sans conteste un des plus talentueux et attachant.

 

Talentueux et attachant parce qu’il a, dans les années 90, apporté quelque chose de véritablement nouveau, sans pour autant la ramener. Attachant parce qu’il suit son chemin et qu’on ne le retrouve jamais là où se retrouvent en masse les autres chanteurs français. Attachant parce que c’est un écorché vif qui a l’élégance de ne pas sortir ses tripes sur la table, de ne pas prendre la pose de l’artiste incompris, de ne pas hurler ses douleurs en estimant que la terre entière doit cesser de tourner pour les écouter. Il est plutôt discret, modeste, loin du cynisme ambiant. Sa fragilité, ses visées esthétiques il les assume et les incarne sans jouer le systématique clin d’œil appuyé aujourd’hui de mise. Il n’est pas dépourvu d’humour, de légèreté, de distance, mais son désir, c’est faire de la musique, pas le gros malin dans les médias. Il a des ambitions autres que de simplement amuser la galerie, comme le font Bénabar ou Anaïs, et c’est tant mieux.

 

Venons-en (enfin !) à son dernier album. Première constatation… L’horizon est un très bon cru. C’est dire s’il est réussi, tant Dominique A nous a habitué à un haut niveau de qualité. Peut-être un peu tôt pour le comparer à son précédent album, Tout sera comme avant, aux orchestrations indépassables. Mais aux premières écoutes, L’Horizon n’a pas à rougir face à son génial prédécesseur. Suffit de savoir que c’est du Dominique A pour comprendre que le risque de tomber sur un disque moyen ou médiocre est quasi-nul. Peu savent aussi bien que lui marier la gravité à la légèreté. Grave par sa mélancolie, son exigence, son refus de la mièvrerie et des paillettes. Léger par sa voix aérienne, ses orchestrations subtiles, ses mélodies d’orfèvre. Le single Dans un camion n’est pas son meilleur titre, mais il est en bonne compagnie, avec plusieurs perles. Mention spéciale aux 4 titres en " R ", La Relève - Rouvrir - Retour au quartier lointain et… un trésor, une vraie perle rare, un morceau touché par la grâce, comme jamais ne le sauront les chansons des poids lourds (et légers) de la varièt’, l’incroyablement émouvant (l’expression n’est pas très heureuse, mais " émouvant " est trop faible) Rue des Marais. Loin, très loin au-dessus des rengaines larmoyantes qui font le bonheur des radios et télés.

 

 

1. L’horizon
2. Rouvrir
3. Dans Un Camion
4. Antaimoro
5. La relève
6. Retour au quartier lointain
7. Music Hall
8. Par l’ouest
9. La pleureuse
10. Rue des marais
11. Adieu Alma

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