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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 22:00

Les 20 meilleurs albums de 2006 :
 








 

1. Scott Walker - The Drift 

2. Tom Waits - Orphans : Brawlers, Bawlers & Bastards  
3. Espers - II   

4. Matt Elliott - Failing Songs 
5. Apse - Spirit
6. Nik Bärtsch's Ronin - Stoa 

7. Venus - The Red Room
8. Carbon Based Lifeforms - World of Sleepers 

9. Graham Reynolds - A Scanner Darkly

10. Thom Yorke - The Eraser

11. Marissa Nadler - The Saga of Mayflower May
12. Clint Mansell - The Fountain

13. Nick Cave & W. Ellis - The proposition 
14. Bruce Springsteen - We shall Overcome 
15. Campbell & Lanegan - Ballad of the broken seas
16. Sonic Youth - Rather ripped  
17. Bardo Pond - Ticket Crystals  
18. Liars - Drum’s not dead   
19. Legendary Pink Dots - Your Children Placate You...
20. Bob Dylan - Modern times 



Classement par genres :

Rock, pop


1. Scott Walker - The Drift  (10)
2. Tom Waits - Orphans : Brawlers, Bawlers & Bastards (9) 
3. Espers - II  (9)  
4. Apse - Spirit  (9)
5. Venus - The Red Room (9)
6. Thom Yorke - The Eraser (8)
7. Bruce Springsteen - We shall Overcome (8)
8. Sonic Youth - Rather ripped   (8)
9. Bardo Pond - Ticket Crystals (8) 
10. Liars - Drum’s not dead  (8) 
11. Legendary Pink Dots - Your Children Placate You... (8)
12. An Pierlé & White Velvet  (8)   
13. Divine Comedy - Victory for the Comic Muse  (8)
14. Dominique A – L’Horizon  (7) 
15. The Black Keys - Magic Potion (7) 
16. Decemberists - The Crane Wife (7)
17. Peter, Bjorn and John - Writer's block (7)
18. Calexico - Garden Ruin (7) 
19. Mojave 3 - Puzzles like you (7) 
20. Sean Lennon - Friendly Fire  (7)


(7)
The Arctic Monkeys – Whatever people say I am… 
Bat for Lashes - Fur and Gold

 

(6)

Beck - The Information  
Nina Nastasia - On leaving 
Eagles of Death metal - Death by sexy 
Cold War Kids - Robbers & cowards
Camera Obscura - Let's get out of this country
TV on the Radio - Return to Cookie Mountain  
The Raconteurs - Broken Boy Soldier 
I love you but I’ve Chosen darkness – Fear is on our Side  
Midlake - The Trials of Van Occupanther 
The Black Heart Procession - The Spell 
The Deadly Snakes – Porcella  
Perry Blake – The Crying Room  
Guillemots - Through the windowpane
Jean-Louis Murat - Taormina  
Badly Drawn Boy - Born in the UK

Grizzly Bear -  Yellow House

(5)
Mogwaï –
Mr Beast
  
Holden – Chevrotine 
Cat Power – the Greatest  
Archive - Lights
Love is All - Nine times that same song
Sparklehorse - Dreamt For Light Years... 

(4)
Placebo – Meds 
Thomas Dybdahl - One day you'll dance for me, New-York City 
The Strokes - First Impressions of earth 
The Vines – Vision Valley 
Silversun Pickups - Carnavas
Audioslave - Revelations

(3)
David Gilmour – On an island

 


Folk-rock, Folk, Musiques du Monde

 

1. Matt Elliott - Failing Songs (9)
2. Marissa Nadler - The Saga of Mayflower May (9)
3. Campbell & Lanegan - Ballad of the broken seas (8)
4. Bob Dylan - Modern times  (8)
5. Johnny Cash -  American V: A Hundred Highways (8)
6. Isobell Campbell - Milkwhite Sheets (7)
7. Bonnie prince Billy - The Letting Go (7)

8. Loreena McKennitt - An Ancient Muse (7) 

9. Tom Petty - Highway Companion (6)
10. Joanna Newsom - Ys  (6)

 

 

Beirut - Gulag Orkestar (6)

Glen Hansard - The Swell Season (6)
 

 

Electro, trip-hop

1. Carbon Based Lifeforms - World of Sleepers (8,5)

2. Zombi - Surface to Air (8)

3. AFX (Aphex Twin) - Chosen Lords  (8)

4. Lindstrom - It's a feedelity affair (7)

5. Trentemoller - The Last Resort (7)

6. Emilie Simon – Végétal (7)
7. Ellen Allien & Apparat - Orchestra of Bubbles  (7)
8. Cybernetika - Promo#1 (7)

9. Plaid - Greedy baby (6)
10. Squarepusher - Hello Everything (6)

 

 

Peeping Tom - Peeping Tom  (6)
Agoria - The Green Armchair  (5)
DJ Shadow - the Outsider  (5)

Darkel - Darkel  (5)
The Knife - Silent Shout (5)

Nathan Fake - Drowning in a sea of love  (5)

Coldcut – Sound Mirrors   (5)

Cirkus - Laylow  (5)


Hard, metal

1. TOOL - 10 000 days (7)
2. Slayer - Christ Illusion (6)

Hip-Hop, Soul 

1. Jel - Soft Money (8) 
2. Inspectah Deck - The Resident Patient (8)

3. Method Man - The day after (7)
4. The Roots - Game theory (7)
5. 8 Ball & Mjg - Ridin'high (7)
6. Ghostface Killah - Fishscale (7)
7. Eminem presents the re-up  (7)

8. Gnarls Barkley - St Elsewhere (6) 
9. Kelis - Kelis was here (5)  

 

 

Jazz, Soul, funk

 

1. Nik Bärtsch's Ronin - Stoa (9)

2. Avishai Cohen - Continuo (8)

3. Bojan Z - Xenophonia (8)

4. Billy Cobham - Drum'n'Voice 2 (6)

 

 

B.O.

1. Graham Reynolds - A Scanner Darkly (8.5)

2. Clint Mansell - The Fountain (8.5)

3. Nick Cave & W. Ellis - The proposition  (8)

 

James Newton Howard - Lady in the water (7)

Alexandre Desplat - Firewall (6)

 

 

Classique

 

Arvo Pärt - Für Lennart in Memoriam (7.5)

Steve Reich - Daniel Variations (7.5)

Steve Reich - Variations for Vibes, Piano and strings (6.5)

 



Hors-catégorie :

Rev Tom Frost - South of Hell, France  

 

Pour plus de détails sur certains des albums mentionnés ci-dessus, voir aussi l'article :


Les albums de 2006 : I Janvier-Février


Le bilan de l'année : 2006, la revanche des vieux

 

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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 18:35

Slam - Rock - Hip-hop....         2001 - Columbia  ****         

Saul Williams n’est pas n’importe qui. Diplômé en théâtre, en langues et en philosophie, poète (il a publié des recueils de poésie), figure de proue du slam, acteur et co-scénariste du film… Slam (caméra d’or à Cannes), militant contre Bush et la guerre en Irak (EP Not in my name). Son univers est donc loin de celui de la plupart des grosses pointures du rap. Pas le genre à poser dans des grosses bagnoles, villas ou jacuzzi avec flingues, chaînes en or et filles peu farouches.

S’il fallait lui trouver une ascendance… il serait plus juste de la chercher du côté de Jim Morrison et Nick Cave (surtout le Nick Cave des années 80). Comme eux, Saul Williams pourrait être qualifié de " Dark Preacher ". Toujours sur le fil, subversif, en quête de transe et de transcendance, mystique, sauvage et… cultivé : les points de rencontre avec ses glorieux aînés sont nombreux et particulièrement frappants (même s’il n’est pas aussi morbide). Saul Williams est fils de pasteur, ce qui explique bien des choses…

Comme son créateur, Amethyst Rock Star ne se laisse pas facilement enfermer ou catégoriser. Le slam évoque inévitablement le rap… mais ce n’est pas vraiment du rap. L’instrumentation est plutôt rock (basse, batterie, guitares saturées)… mais ce n’est pas vraiment du rock. Des sons électroniques très présents sur certains morceaux… mais ce n’est pas de l’électro. De l’originalité et de l’expérimentation… mais ce n’est pas de la musique expérimentale. Amethyst Rock Star, c’est un peu tout ça… mais aussi autre chose (ce qui veut tout dire, et ne rien dire du tout…)

S’il fallait le définir, le présenter comme " un grand album intense, incantatoire, sombre et aventureux " serait sans doute mieux adapté que de le réduire à un mélange de styles divers et variés. Si les titres sont quasiment tous très bons, il ne faut pas s’arrêter au premier, mais passer très vite au second, l’excellent Penny for a thought. Et surtout ne pas rater l’apocalyptique Coded language

Parce que je ne peux m’empêcher de faire des comparaisons avec ce qui sort chez nous, deux mots sur " Grand corps malade ", dont on parle beaucoup actuellement et qui fait découvrir le slam au " grand public " français. Ses textes ne sont pas mauvais, plus soignés que ce qu’on a l’habitude d’entendre dans la chanson, mais on est très loin de la puissance évocatrice et de l’urgence de Saul Williams. Ajoutons que Grand Corps Malade est tout fier de s’être vu demander un texte par Johnny Hallyday… un artiste honnête y verrait plutôt matière à se remettre en question et se radicaliser…

Saul Williams a sorti un 2° album depuis, plutôt réussi, mais tout de même moins original et fascinant (malgré quelques très bons morceaux) que le remarquable Amethyst Rock Star.

01. lalala
02. penny for a thought
03. robeson
04. tao of now
05. fearless
06. untimely meditations
07. om nia merican
08. 1987
09. coded language
10. our father
11. wine

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 11:59

Rock                2004 - Mute ****

Nick Cave a réussi à maintenir depuis près de 20 ans un tel niveau de qualité dans ses albums… qu’on finit par trouver ça normal, ne pas s’y attarder ni leur donner la visibilité qu’ils méritent. C’est d’ailleurs un peu la même situation pour Tom Waits. En quelques années (2001 à 2004), Nick Cave a sorti trois albums formidables: No more shall we part, Nocturama et le double Abattoir blues / The Lyre of Orpheus. Trois albums qui resteront comme des grands de la décennie. La presse rock, toujours en quête de chair fraîche, préfère s’extasier sur la première bande de post-ados venue… ou des anciennes gloires faisant un retour remarqué après une longue traversée du désert. Pas vendeur de balancer tous les deux ans des couvertures avec en titre " Le nouvel album de Nick Cave : superbe, comme toujours ". Mieux vaut tirer au hasard le nom d’un nouveau groupe et titrer " Machin : La sensation rock du moment ". Impossible de faire sa une avec " le grand retour de Nick Cave ", puisqu’il n’est jamais parti… De plus, il est trop sombre, exigeant et " sauvage " pour le grand public, trop " adulte " et lettré pour les gamins… bref, il ne fait pas grand chose pour attirer les projecteurs sur lui…

Et pourtant… ce magnifique double album est sans doute ce qu’il a fait de plus accessible (mais sans aller vers la facilité, ni vendre son âme au démon du show business…). Le premier CD est un retour à un rock intense, incantatoire et rageur, moins torturé malgré tout que ses premiers albums. Abattoir blues est très riche et diversifié, alternant allègrement des passages survoltés et d’autres plus apaisés, et Nick Cave passe admirablement de l’ombre à la lumière, parvenant à être successivement et parfois simultanément teigneux et radieux, sombre et jubilatoire. Cette dimension " jubilatoire " vient en partie du gospel, très sensible sur les deux disques (notamment par la présence de la chorale du London Community Gospel Choir). Il " ose " même un titre carrément pop, Nature Boy, que l’on aurait plutôt imaginé chez Bowie.


Le 2° CD est lui majoritairement composé de ballades dans la lignée de celles qui constituent l’essentiel de sa discographie depuis les années 90. Deux titres plus nerveux tout de même : The Lyre of Orpheus et Supernaturally, et un particulièrement entraînant et positif, le très agréable Breathless, modèle de chanson folk populaire (malgré ses flûtes joyeusement dissonantes), séduisante, accrocheuse sans mièvrerie… mais le niveau est actuellement tellement bas que les programmateurs radios la considèreraient comme pas assez fédératrice. Un mot aussi sur Easy Money, qui pourrait légitimement figurer parmi les 10 plus belles ballades de la décennie. Mais entre celles de No more shall we part, Nocturama et de ce double-là, y en auraient-ils d’autres que celles de Nick Cave dans cet hypothétique top 10 ? Sans doute… mais pas tant que ça.


Pour en savoir plus sur les indispensables albums de Nick Cave, voir sa discographie commentée sur labels.tm.fr
 

 

 

Abattoir blues :

 

1. Get ready for love

2. Cannibal's hymn

3. Hiding all away

4. Messiah ward

 

 

 

5. There she goes, my beautiful world

6. Nature boy

7. Abattoir blues

8. Let the bells ring

9 Fable of the brown ape

 

 

 

The Lyre of Orpheus :

 

1. The lyre of Orpheus

2. Breathless

3. Babe, you turn me on

4. Easy money

5. Supernaturally

6. Spell

7. Carry me

8. O children 

 

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