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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 11:03

1. Présentation 

 

2. L’œuvre échappe à son auteur

 

J’ai plusieurs fois parlé de cette règle, qu’on a tendance à oublier ou négliger. La faute aux conceptions romantiques toujours bien ancrées, et qui tendent à nous présenter l’auteur comme un démiurge qui aurait tout contrôle sur sa création. Mais le romantisme propose aussi un dépassement de cette conception très « exclusive » d’une œuvre qui appartiendrait totalement à son auteur, par l’idée de transcendance, le fait qu’un auteur soit animé par des forces qu’il ne contrôle pas et qui vont influencer en profondeur sa création. (Ne vous affolez pas, je ne vais pas venir vous raconter que j’ai été parcouru par des énergies cosmiques qui auraient façonné mon album…)

 

Lorsqu’on parle d’une œuvre qui échappe à son auteur, on parle en général de « réception ». Le public « interprète », « comprend » une œuvre d’une manière qui n’est pas toujours celle voulue par l’auteur, et ce n’est pas forcément le public qui se trompe. Cela peut tout aussi bien être l’auteur qui n’est pas parvenu à exprimer au mieux ce qu’il souhaitait, ou qui n’a pas eu conscience qu’il faisait passer tel type de message. Pour creuser la question, voir l’article que j’ai écrit ici.

 

Ce qui me marque le plus depuis que je travaille cet album, ce n’est pas tant les qualités ou défauts de la musique que j’écris, mais la facilité avec laquelle elle m’échappe, au stade même de la composition. Ce qui demande quelques explications…

 

Avant même de commencer la composition, j’avais une idée assez claire de l’album que je voulais faire. Le type d’ambiance, de sons, d’harmonies… en revanche, lorsque je compose un morceau, je ne sais jamais où je vais, et c’est ce qui me plaît. Je peux donner l’impression d’être un musicien assez cérébral (par tout ce que j’écris sur ce blog, et en particulier cette volonté de faire une série d’articles sur la composition de l’album), mais au fond, je me considère plutôt comme un intuitif, je ne pars jamais d’un plan, d’une structure réfléchie en amont, d’une histoire que je voudrais raconter en musique, mais de manière empirique avec des motifs musicaux qui me viennent, que je développe et varie, et que je laisse m’emmener où bon leur semble … avec, bien sûr, au final, un travail de construction pour rendre tout ça cohérent et structuré. 

 

Tout comme je déteste que l’on me raconte quoi que ce soit d’un film que je compte aller voir, de la suite d’un livre ou d’une série que je viens de commencer, je n’aime pas savoir à l’avance où m’entraînera le morceau que je compose. A quelques rares exception près, comme celui d’un morceau un peu particulier que je vais vous faire écouter bientôt, et où l’idée de départ était de le faire évoluer progressivement vers quelque chose de complètement différent de ce qu’il semblait exprimer au départ…

 

Cette manière de procéder n’a rien de singulier, la plupart des musiciens travaillent comme ça, notamment dans la pop, ils jouent de leurs instruments, trouvent une suite d’accords, une mélodie, voient où ça peut les emmener… mais il y a tout de même une différence de taille avec la chanson, où l’on fait la majeure partie du temps rentrer ce que l’on compose dans des cases couplets / refrains, et où l’on colle des notes sur des mots. Ce que j’aime dans la musique instrumentale, c’est son côté plus aventureux, libre, l’idée que « la musique seule commande ». Si un thème mérite d’être répété et varié un bon moment, on ne va pas l’en empêcher sous prétexte qu’il faut passer au refrain… si un autre thème permet des modulations ou changement de rythmes intéressants et inhabituels, on ne va pas s’en priver sous prétexte que ça ne collerait pas au texte ou à la structure de la chanson.

Pour autant, ce n’est pas vraiment cette manière de composer qui me donne l’impression que mes compos « m’échappent ». Comme vous le savez si vous me suivez depuis un moment, j’adore les musiques sombres, graves et envoûtantes. Et c’est bien dans cette veine que je conçois mon album. Mais presque systématiquement, sans que je ne le choisisse réellement, mes morceaux dérivent vers un certain lyrisme, voire de l’emphase. Alors que je suis très critique ici sur les envolées emphatiques (du prog, du metal, de la pop). J’espère que mes passages « lyriques » ne sont pas aussi ridicules que ceux des Muse, Queen, Yes et tous ces groupes de speed metal ou rock prog que je ne supporte pas… mais cette dérive m’inquiète légèrement et m’interroge.

 

Au bout de 2-3 morceaux, je me suis rendu compte que, malgré moi, je ne pouvais m’empêcher de mettre trop de cordes. Presque systématiquement, je partais, à un moment ou un autre du morceau sur un motif assez sombre aux contrebasses / violoncelles, que j’enrichis, développe, monte vers les violons et qui devient assez « lyrique ». Comme si c’était naturel, inévitable… la faute, je pense, à ma passion pour la musique du XIX° (et un peu aux musiques de films, qui doivent de toute façon tant à la musique symphonique romantique).

 

Après ces quelques morceaux, je me suis dit « stop au lyrisme , compose un morceau plus ambient, très sombre, lent, exclusivement électro, où tout ce qui compte, c’est l’atmosphère, et sans aucune envolée lyrique aux cordes ». Tout va bien pendant les premières mesures… puis je me surprends à placer une note tenue aux violons, note qui amène un début de lyrisme romantique… et là, je me suis littéralement dit « et merde ». Parce que je savais que ça n’allait pas louper, j’allais me mettre à partir dans de grands passages d’ensemble de cordes. Vous me direz, sachant cela, c’est pas compliqué, il n’y a qu’à virer cette note aux violons et partir dans une autre direction. Mais c’est plus fort que moi, je n’ai pu m’en empêcher. Il fallait que je déploie ce thème, que je lui donne de l’ampleur, voire de l’emphase.

 

Qu’un morceau parte dans une direction qui n’était pas prévue, c’est normal, ça arrive à tous les musiciens… mais dans mon cas, c’est plus grave, limite schizophrénique, c’est carrément mon style qui m’échappe, et se fait beaucoup plus « lyrique » que je le souhaitais, sur quasiment chaque morceau.

Je devrais vous faire écouter ce morceau pour illustrer ce que je viens de vous dire… mais je ne peux justement pas le faire car, pour l’instant, je n’assume pas ce lyrisme. Il me faut encore bosser mes morceaux pour les rendre plus hypnotiques qu’emphatiques. Ce qui n’est pas si simple, il ne suffit pas de virer les envolées, balancer quelques dissonances d’un côté, épurer l’harmonie de l’autre, il faut encore pouvoir proposer quelque chose d’intéressant à la place. Je ne compte pas me débarrasser de tout lyrisme non plus, après tout, que je le veuille ou non, j’aime le lyrisme en musique (enfin, un certain lyrisme, celui de la musique du XIX°,  ou de Radiohead dans la pop), et une certaine puissance, mais il me faut trouver un meilleur équilibre pour ne pas en faire trop, pour éviter, surtout, que ça vire au pompeux…

 

La création d’une œuvre, quelle qu’elle soit, relève en partie de ce que l’auteur cherche à exprimer, mais aussi de ce qui s’exprime en lui sans qu’il le contrôle ou le comprenne. Que cela vienne des tréfonds de son inconscient ou de la société dans laquelle il s’inscrit. Mais je ne rentrerais pas dans ces considérations pour « expliquer » mon album, je refuse même de me poser ce genre de questions. Il y a un peu de vrai dans le fameux cliché de l’artiste qui dit qu’il ne pourrait faire de psychanalyse car ça nuirait à sa créativité, quant à ce qui pourrait s’exprimer à travers moi du monde qui m’environne, ce n’est sûrement pas à moi de le dire ou l’analyser, je n’ai pas encore atteint ce degré de mégalomanie…

 

Je ne vous ferais donc pas écouter de compo cette semaine, mais, à la place, un de mes morceaux de chevet, ICCT Hedral d’Aphex Twin, parfaite illustration à mon sens de morceau qui sait rester dans l’ampleur/la gravité/la grandeur sans tomber dans l’emphase/la grandiloquence…

 

Aphex Twin – ICCT Hedral

 

 

ICCT Hedral orchestré par Philip Glass

 

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Published by G.T. - dans Divers
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commentaires

G.T. 03/12/2012 20:28


ARNO : J'utilise Magix Music Maker... c'est pas aussi bien que le matos d'Aphex Twin, mais ça permet tout de même de faire pas
mal de choses^^

Arno 29/11/2012 18:10


Ben Merde... je viens de voir ta référence à ICCT Hedral... putain de coincidence! Ou alors c'est un signe! tu as meme mis la version remix! Drole 


 


Sinon, je me demandais quel programme tu utilisais... il me semblait que tu l'avais écrit quelque part... je cherche après... au lieu de mater la TV... je m'y mettrais bien aussi... histoire de
varier les plaisirs

G.T. 23/04/2012 19:39


CHRISTIAN : Je crains qu'il  ait un peu de ça^^ Mais pas totalement non plus, ce n'est pas tant "refoulé", je
revendique ma passion pour la musique du XIX°... mais c'est vrai que cette manière de glisser presque systématiquement vers des passages assez lyriques aux cordes révèle tout de même que
cela est plus prégnant que je ne le pensais...

Christian 21/04/2012 20:27


Il aura fallu que tu te mettes à faire de la musique pour t'apercevoir que tu es un romantique refoulé ! Mon pov' gars, c'est ça l'hypersensibilité, tu ne peux plus que te cacher derrière de
l'indus sombre et sinistre.

G.T. 20/04/2012 14:06


Voiture neuve : ça peut tout de même arriver... parfois, on laisse des choses qu'on n'aime pas forcément, si on trouve
qu'elles fonctionnent bien. Mais bon, sûr qu'on ne propose pas quelque chose que l'on "déteste"...  

voiture neuve 19/04/2012 16:28


La musique c'est un bon moyen de s'exprimer, chaque chanson reflète forcément une partie (ou carrément toute) la personnalité de l'auteur. Au moins un auteur compositeur ne fera pas quelque chose
qu'il n'aime pas.

G.T. 18/04/2012 21:49


XAVIER : C'est vrai, et pourtant, c'est plutôt le contraire qui m'est arrivé au moins deux fois... je me suis retrouvé avec des
phrases de violons qui donnaient l'impression de tomber à côté alors qu'elles étaient écrites piles sur les bons temps, et en doublant ces phrases avec un autre instrument, ça collait^^ (on ne
percevait plus le léger décalage)


 


DIANE CAIRN (et DAN) : J'adore aussi Howard Shore, et je sais que tu le sais, mais je crains que pas mal de mes
passages de cordes soient plus proches d'Hans Zimmer^^ (je dis ça alors que j'aime beaucoup certaines BO d'Hans Zimmer, surtout dans les films de Christopher Nolan,
mais il n'est pas le plus fin des compositeurs de musiques de films...)


Quant à m'inspirer d'un livre, vouloir raconter une histoire, partir sur un album concept ou quoi que ce soit dans le genre... j'y ai pensé, mais non, comme je le dis dans
l'article, ce que je préfère, c'est tout de même rester dans l'idée d'une musique qui ne renvoie qu'à elle-même...  


 


HJ : J'aimerais bien ! Mais un de mes problèmes est que je n'ai pas de bon son avec des cordes "nerveuses", grinçantes ou en
pizzicato, il n'y a qu'avec les nappes de cordes que le son est correct... et je n'ai pas non plus de possibilités de vraiment bosser sur des sons de rythmiques électro (ou alors, faut que je me
contente d'échantillons, du coup, j'utilise plutôt de "vrais" sons de batterie, là, je peux écrire mes rythmes...) Effectivement, si j'avais le matériel, c'est tout à fait le genre de choses que
je voudrais faire... mais je dois composer avec ce que j'ai... en tout cas, grande découverte, merci, je ne sais pas comment j'ai pu passer à côté de ce Venetian Snares...

HJ 18/04/2012 16:20


À la lecture de votre article, j'ai eu l'impression d'entendre : http://www.youtube.com/watch?v=FbJ63spk48s
Puisse votre musique être aussi bonne que vos article, bonne chance à vous.

diane cairn 18/04/2012 13:26


ya même un marché à prendre ;-) http://booktrack.com/

Dan 18/04/2012 12:49


Tiens pour l'idée du film ou d'un bouquin, ça me fait penser à l'article que j'avais lu là : http://alternativesound.musicblog.fr/2769319/Saltillo-monocyte-2012/


Sympathique comme idée en tous les cas ^^.

diane cairn 17/04/2012 17:56


marrant que tu cites les musiques de film comme source d'inspiration. je me souviens de ton sondage où tu nous demandais notre artiste préféré, je t'avais répondu Howard Shore, et bien comme tu
le sais capable de passer de l'atonal electronique d'un videodrome, au sombre dépressif d'un silence of the lambs, à la guitare cisaillante d'un crash, au goguenard ed wood, a l'epique et lyrique
d'un lord of the rings, au free jazz barré d'un naked lunch et aux violons d'un eastern promises, le tout sans être pompeux, tu sais ce qu'il te reste à faire, ne pas te limiter et trouver ce que
tu cherche à exprimer/illustrer dans ta musique quitte à faire un album concept tant qu'à faire, où à refaire la b.o. d'un film où d'un évènement ou d'un bouquin qui te tient à coeur

Xavier 17/04/2012 13:39


ah ouais, ton avis m'intéresse, meme si la plupart des compos de mon "album solo" sont obsolètes... en ce qui concerne les overdubs, il y a aussi la technique qui intervient. Car si tu as des
micro décalages sur 2-3 pistes ca peut passer, en revanche plus tu multiplies les pistes et plus ca devient brouillon si t'es pas super carré; et du coup ca brouille l'écoute! (pas mal celle là
;)

G.T. 16/04/2012 19:58


XAVIER : Je prends ce que disent Olivier et He_Lium plutôt comme un encouragement sympathique, et assez naturel, à oser y
aller sans me poser trop de questions sur la réception de mes compos qu'un appel à une créativité incontrôlée... mais, bien sûr, je suis entièrement d'accord avec toi (et, comme je te le disais,
peu importe les outils et le mode de composition, les questions que je vais aborder dans cette série d'articles doivent pouvoir parler à tout "compositeur"...)


Oui, il est nécessaire d'écouter et réécouter, à froid, ses compos... de se mettre dans la peau d'un autre, en se demandant comment lui percevra telle mélodie, tel rythme, telle
orchestration... il faut pouvoir prendre ses distances avec son oeuvre, mais en même temps, c'est jamais possible de le faire totalement, il est bien aussi d'avoir une ou plusieurs
personnes extérieures dont on a confiance dans les goûts pour recueillir leurs avis (ce qui ne veut pas dire qu'on les suivra à tous les coups). A moins d'être totalement mégalo et de penser que
ce qu'on fait est toujours - et forcément - génial^^


(ou à moins d'être vraiment génial)


(ou d'être juste un "bon artisan" qui maîtrise bien ses outils et matériaux et ressort toujours un peu les mêmes formules...)


Quant à ton goût pour l'overdub... j'avais déjà noté ça dans quelques-unes de tes compos que j'ai pu écouter, mais ça ne m'a pas dérangé, c'était plutôt pas mal fait (même si sur une, avec
un son pas terrible et manquant de basse, ça brouillait un peu trop l'écoute, sans contrepèterie aucune^^)


Il faudrait d'ailleurs que je vienne discuter chez toi (enfin, sur ton blog, hein) de tes compos, j'y ai souvent pensé, mais je suis une grosse feignasse... promis, je le ferais dans
quelques temps...


 


THOM : :-)


Et tu ne crois pas si bien dire, si j'ai écris Aphex Twin en gras, c'est parce que je craignais qu'un lecteur peu attentif écoute ça sans faire gaffe, en imaginant que c'est un de mes
morceaux... du coup, lorsqu'il écoutera mon album, il ne pourra être que vraiment déçu^^


 

Thom 16/04/2012 17:43


Putain ! Il déchire ton morceau !


 


Hein ? C'est pas toi ?


 


Pffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff

Xavier 15/04/2012 14:49


pas trop d'accord avec les commentaires précédents, il faut justement se limiter, prendre l'avis de certaines personnes bien choisies, et surtout réécouter à froid ses morceaux en essayant de se
placer d'un point de vue auditeur. La créativité sans limite, ca donne du n'importe quoi (j'aborderai peut etre ce point sur mon blog à propos du dernier album de Dionysos).


Pour ma part j'ai le meme problème que toi mais avec les overdubs (à la différence que je suis assez amateur de certains groupes qui ont utilisé à outrance ces multiples couches de guitares, au
premier rang desquels les Smashing Pumpkins). Je me dis, tient, si je rajoutais cette mélodie à la guitare, et cette piste saturée en fond, et cette autre  etc... Alors que je sais depuis
bien longtemps que la simplicité est souvent la clé de la beauté en musique. Il faut alors tout redéconstruire, en faisant de multiples essais. Parfois certaines pistes disparues restent en
filigrane, au travers d'autres qu'on a enregistré par dessus et conservé... Tout ceci est je crois un processus créatif commun à tout les musiciens (sauf le prog rock, eux ils gardent tout ;)


Quant à l'ouvre qui échappe au compositeur, c'est classique aussi, on me cite très souvent des groupes ressemblant à la musique de mon groupe alors que je ne les connais meme pas. Et beaucoup de
mes compos sont partis sur une base de : allez, cette fois je fais un titre à la Arab Strap. Le résultat ressemblait à tout sauf du Arab Strap (mais c'est ca qui est intéressant, comme tu le
dis...)

G.T. 14/04/2012 21:21


OLIVIER : Je pense qu'il ne faut pas se limiter, si tu as envie de mettre des cordes, mets-les


 


Le problème, c'est que je n'en ai pas envie^^ Enfin si, j'en ai envie et je ne me gêne pas, c'est juste qu'il faut tout de même trouver un certain équilibre, ne pas me laisser trop emporter dans
des trucs qui deviennent "ampoulés", trop lyriques... pour répondre aussi à HE_LIUM, après tout, je suis le premier auditeur de
ma musique, il faut d'abord qu'elle puisse me convaincre... et ce n'est pas toujours le cas. Certes, il ne faut pas se brider au maximum en craignant l'avis des autres, mais il faut proposer
quelque chose que l'on trouve tout de même bien foutu et "digne"...

he_lium 14/04/2012 18:50


Je pense un peu comme Olivier. Surtout ne te dit pas "je ne veux pas faire comme ..." ou "je voudrais faire comme...". Réalise ton truc, point barre, laisser exprimer ta créativité. Maintenant,
si tu sens que tu en fais trop, épure (Je suis assez adepte du less is more). Pas en réaction au côté pompeux de certaines musiques que tu n'apprécies pas mais parce que TU penses que TU fais
fausse route. A mon avis, c'est en ne faisant aucune concession par rapport à ce que tu veux réaliser que viendra l'intérêt de ta musique. C'est en ça qu'elle sera particulière. Et ce dont
je te souhaite le plus, c'est qu'elle sera intéressante ;-)

olivier 14/04/2012 18:19


Je pense qu'il ne faut pas se limiter, si tu as envie de mettre des cordes, mets-les, ne réfléchis pas au "qu'en dira t-on" ! Tant pis si les gens disent que ça fait ringard ou kitsch, de toutes
façons tu n'as pas envie de prendre la place de David Guetta ou Nicky Minaj à la première place des charts, non ?