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Classements d'albums

18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 21:56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si la mélodie est reine dans les musiques populaires, rares en sont les vrais orfèvres. Les Beatles font figure de modèle indépassable, mais ils ne sont heureusement pas les seuls.

Je me suis ici attaché à répertorier les plus talentueux mélodistes de la pop et du rock. Il ne s’agit pas forcément des groupes aux mélodies les plus célèbres, mais de ceux qui les élaborent avec le plus grand soin, dans la lignée des Beatles. Des mélodies belles et agréables sans être mielleuses, riches et travaillées mais accessibles… bref, des mélodies qui charment sans racoler.

 

Dans le genre, les trois plus talentueux de ces dernières années sont à mon avis :

 

Elliott Smith

Divine Comedy

Sufjan Stevens

 

S’il fallait retenir 5 albums de ces 10 dernières années

Elliott Smith – Xo (ou Figure 8, ou Either/Or)

Divine Comedy – Absent Friends

Kings of Convenience - Quiet is the New Loud

Sufjan Stevens – Come on feel the Illinoise

Radiohead - OK Computer

  

 

Autres excellents mélodistes

 

Beach Boys (pas trop mon truc, mais difficile de les ignorer)

Simon & Garfunkel (idem)

Scott Walker (dans les années 60-70)

Blonde Red Head (surtout leurs 2 derniers albums)

Jeff Buckley

Bowie (par endroits)

Depeche Mode (idem)

Jay-Jay Johanson (surtout à ses débuts)

Perry Blake

Richard Hawley

An Pierlé

 

Je rajouterais bien aussi Matt Elliott – même si la mélodie n’est pas au centre de tous ses morceaux, pour celle de The Guilty Party, mélodie qui m’a le plus touché ces dernières années (article sur Matt Elliott avec un lien pour écouter The Guilty Party ici).

 

France

Benjamin Biolay

Gainsbourg

William Sheller

 

J’oublie sûrement quelques maîtres du genre. N’hésitez pas à me le signaler ou à en m’en faire découvrir (sans vous limiter impérativement au rock et à la pop comme je l’ai fait ici).

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16 juin 2006 5 16 /06 /juin /2006 14:19

Folk   10/04/2005 - Locust ****

Mener à bien plusieurs projets musicaux est le lot d’un grand nombre d’artistes actuellement. Le problème, c’est que beaucoup s’éparpillent et, quelles que soient leurs incarnations, semblent bâcler leurs différents albums – voire faire toujours le même. Mais ce n’est pas le cas de Greg Weeks. Que ce soit avec Espers (projet commun avec Meg Baird) ou sous son nom, il ne sort que d’excellents disques aboutis et passionnants. En solo, il compose des albums folks sombres et déchirants, avec Espers, ses chansons folks se parent d'harmonies et mélodies typiquement celtiques et moyenâgeuses.

 

Des deux albums d’Espers, je pense que leur précédent (auquel j’ai consacré ma première chronique) est le plus réussi. Mais The Weed Tree n’en demeure pas moins un magnifique album. Moins noir, mélancolique et tourmenté que le précédent, et plus volontiers bucolique et lumineux (enfin… pas de quoi non plus danser dans les champs avec des fleurs dans les cheveux…)

Seulement 7 chansons… mais pas une note à jeter. Greg Weeks a le talent pour composer de magnifiques chansons, pourtant, sur The Weed Tree, 6 des 7 sont des reprises (voir tracklist à la fin de l'article). Je m’attarderais sur celle qui est à priori la plus incongrue, Flaming telepaths puisqu’il s’agit d’une chanson de… Blue Oyster Cult ! BOC n’est pas ce qui s’est fait de pire dans le hard/heavy, mais l'original souffre la comparaison avec la reprise d'Espers :

 

 

 

BOC - Flaming Telepaths

 

 

Si, du début à la fin, on reste chez BOC sur le même registre, Espers fait évoluer ce qui semblait être une ballade émouvante et agréable vers un chaos hypnotique. Cette fin aux accents très " kingcrimsoniens " recèle une tension qui n'est absolument pas présente dans l'original. Le solo de guitare de Greg Weeks, avec quelques notes bien senties, amène une tension autrement plus sauvage et poignante que ne le fait le solo de l'original. Des folkeux qui viennent donner des leçons de tension et de noirceur aux pionniers du heavy...

 

 

ESPERS :

Greg Weeks (vocals, whistling, recorder, synthesizer, percussion)

Meg Baird (vocals, acoustic guitar, Hammond b-3 organ)

Brooke Sietinsons (acoustic guitar)

Helena Espvall (cello)

Otto Hauser (harmonium, drums, percussion)

Chris Smith (bass guitar, percussion).

4 chansons d’Espers en écoute sur myspace.com/espers : 2 de cet album et 2 inédits.

 

 

Je rajoute en écoute, la superbe reprise du traditionnel Black is the Color

 

 

Espers – The Weed Tree

Rosemary Lane (Bert Jansch)

Tomorrow (Durutti Column)

Black is the Color (trad. Irlandais)

Afraid (Nico)

Blue Mountain (Michael Hurley)

Flaming Telepaths (BOC)

Dead King (Espers) 

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12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 16:58

2000 -Berlin Classics *****

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Faut pas croire ce que racontent les journaux. L’événement de l’année, ce ne sont pas ces types qui courent derrière un ballon, mais… le centenaire de la naissance de Dimitri Chostakovitch !

 

Les médias en ont fait des tonnes sur les 250 ans de la naissance de Mozart (250 ans, pourquoi pas les 225 ans, les 238 ans, les 249 ans…  les 100 ans de la naissance de Chostakovitch, c’est tout de même plus significatif !). Pourtant, dès Mars, plus rien. C’est aussi ça la société de consommation. On survend un événement quelconque un moment, mais on s’en lasse très vite et on passe à autre chose. L’année Mozart, c’est sympa deux mois, mais oublié le troisième. Enfin, Mozart n’a pas à se plaindre, il a au moins eu l’honneur des médias. Par contre, Chostakovitch…

 

En même temps, les anniversaires, on s’en fout. L’intérêt est peut-être de mettre un peu plus en lumière un grand artiste, mais c’est aussi une manière de l’enterrer une seconde fois. Dans un monde meilleur, on n’aurait pas besoin de ces commémorations solennelles, on saurait faire le tri et laisser les artistes phares dans la lumière. On ne s’extasierait pas sur tout et n’importe qui et ne perdrait pas de vue les artistes les plus remarquables.

 

Célébrer l’anniversaire d’un compositeur… c’est considérer ses œuvres comme des vieilleries, des pièces de musées qu’on écoute avec un respect poli. Alors que la musique classique, c’est tout sauf ça. Ne serait-ce que par l’interprétation, les œuvres anciennes se réinventent constamment. Et encore… même sans interprétations originales, la musique de Chostakovitch (ou Shostakovich, ou Schostakovitch, voire Chosta pour les intimes…) est toujours aussi fascinante et actuelle. Suffit d’avoir deux oreilles, un minimum d’ouverture d’esprit et d’être capable d’émotions pour être saisi.

 

Fanatique des quatuors de Chostakovitch, j’en parlerais plus en détail une autre fois. Je commencerai ici par les symphonies, plus accessibles. D’autant plus qu’existe un indispensable coffret de 6 CD, chez Berlin Classics (distribué par Naïve), pour le prix dérisoire d’un album (environ 20 euros), contenant 6 de ses 15 symphonies (avec un CD de chants sur des poèmes juifs). Si on ajoute à cela que les symphonies sont dirigées par Kurt Sanderling, LA référence en la matière…

 

Le problème de la musique savante du XX° siècle, c’est évidemment son étrangeté et sa complexité pour des oreilles non-averties. Loin d’être des œuvres simples et faciles, les symphonies de Chostakovitch n’en demeurent pas moins très abordables. Parce que leur souffle, leur ampleur, leur lyrisme les inscrivent dans la lignée des grandes symphonies du XIX°. Mais Chostakovitch n’a pas le regard perdu dans le passé. Ses dissonances et hardiesses harmoniques sont bien celles du XX°, même s’il n’a pas opté pour l’atonalité (faut dire que le régime communiste l’interdisait…). Les symphonies de Chostakovitch, par leurs thèmes et motifs marquants, leurs tensions et dramatisme, leurs rythmes et leurs richesses réussissent l’exploit d’être à la fois de grands chefs-d’œuvre du XX° et des œuvres accessibles.

Je parlais de souffle… et c’est sans doute une des plus grandes qualités de ses symphonies (et de toute sa musique). Faut beaucoup de mauvaise volonté pour ne pas se laisser transporter et enivrer. Evidemment, on pourrait rattacher cela à l’âme slave. Au lyrisme, à la recherche d’émotions extrêmes, à l’importance du rythme et de l’orchestration, à la noirceur et au mélange russe d’exubérance et de mélancolie. Ce n’est pas complètement faux… même si ce n’est pas exclusivement russe (Beethoven, Berlioz…)

 

Un élément plus typique de la musique de Chostakovitch est l’ironie, le sarcasme… fréquent, mais pas omniprésent. L’ironie dans la musique de Chostakovitch est d’une grande audace car le régime communiste, très sévère avec ses compositeurs, attendait d’eux qu’ils créent des œuvres majestueuses à la gloire du parti et de la Russie, et on sait que les régimes tyranniques ont beaucoup de mal avec le second degré. L’ironie de Chostakovitch était autrement plus subversive qu’un chanteur rock actuel qui baisse son froc devant les caméras…

 

Si je ne devais conseiller qu’une seule de ses symphonies, ce serait sans hésiter la 10° (1953). Elle commence sur un incroyable (et interminable) mouvement lent, sombre et hypnotique de 25 minutes, qui tranche avec le bref et vif 2° mouvement (4 mn), sauvage et d’une grande tension (censé représenter Staline). Les 3° et 4° mouvement sont magnifiques d’expressivité, de nuances - puissance rythmique et climats plus rêveurs – et de couleurs orchestrales, avec une utilisation obsessionnelle de la " signature " de D. SCHostakovitch (motif sur DSCH = Ré Mi b Do Si). Comme le quatuor n°8 en ut mineur (qui utilise abondamment ce même motif), c’est une de mes œuvres de chevet et un sommet dans la production de Chostakovitch.

 

A lire aussi : La symphonie n°11 de Chostakovitch 

 

Catalogue des œuvres de Chostakovitch, à la médiathèque de l’IRCAM :

 

http://mac-texier.ircam.fr/textes/c00000017

 

Dimitri Chostakovitch (1906-1975)

 

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