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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 23:10

Les années 80, c’est Patrick Bateman qui en est la meilleure métaphore. Le héros du American Psycho de Bret Easton Ellis est un trader tellement obsédé par son apparence, ses gadgets, ses possessions, son plaisir, qu’il en a perdu toute âme. Aussi séducteur et creux qu’une chanson de Madonna, aussi malsain qu’un riff de Slayer, aussi froid qu’un son de synthé de Depeche Mode…

Les années 80 sont celles de l’hédonisme froid. Le règne de l’image. Peu importe la chanson, pourvu qu’on ait le clip. Plus que la sensualité, le plaisir et la jouissance, c’est l’image de la jouissance qui compte. Publicitaires qui se prennent pour des artistes, artistes rabaissés au rang de produits. Le divertissement est plus que jamais la propriété d’une industrie sans âme. Les studios reprennent la main à Hollywood, renvoyant dans les cordes les grands auteurs-réalisateurs des années 70. Exit le Parrain, bonjour Crocodile Dundee. Les mots « artistes » et « musiciens » ont-ils encore un sens pour l’industrie du disque des années 80 ? Non pas que l’industrie de la musique ait été auparavant respectable et vertueuse, mais dans les années 80, on descend encore d’un cran dans la médiocrité et le mépris de la musique. Tout le travail était fait en amont pour trouver la fille aux bonnes mensurations – la voix, peu importe, le playback, c’est pas fait pour les chiens –, puis plancher sur son look, séances-photos, gros travail autour du clip, choisir le bon réal, une histoire simple et un visuel surchargé de couleurs, auditionner les danseurs, les figurants … merde, manque la musique… un coup de boîte à rythmes, une petite mélodie de synthé sur 3-4 notes, une ou deux boucles de sons électroniques, emballez c’est pesé ! C'est très cliché, me direz-vous, mais pas autant que la musique au kilomètre que vomissait la bande FM.

La plastique d’une chanteuse plutôt que sa voix, le clip plutôt que la musique, le look plutôt que le sens… Certes, dans la musique pop, le look a toujours été important. Mais il avait du sens, il faisait souffler un vent de liberté et de transgression. Look débraillé et cheveux longs des années 60, looks glam et punk provocateurs des années 70… dans les années 80, le look n’est plus un moyen, il n’est plus l’expression d’une revendication, il devient une fin. Chic et toc. La provocation n’est plus sulfureuse, dérangeante, audacieuse ; elle est calculée, marketée et racoleuse. Madonna en est le meilleur exemple, et rien ne dit mieux, à mon sens, le basculement de la musique pop dans les années 80 que la comparaison entre Bowie et Madonna (elle qui le considère comme son modèle). Madonna a retenu de Bowie les changements de looks, mais laissé de côté l'exigence et l’évolution musicale. A l’audace stylistique d’un Bowie, elle a préféré la provoc sexe. Tellement plus simple et vendeur. Elle n’est pas le « Bowie des années 80 », juste une copie de Blondie. On ne peut lui retirer l’efficacité de ses tubes, le fait qu’elle soit une figure incontournable de la culture pop… mais musicalement, elle n’est même pas l’ombre de l’ombre du chien d’un Bowie, d’un Lennon ou d’un McCartney. A la limite, l’ombre de l’ombre d’un poux du chien de Bowie. Et j’ai l’originalité de penser qu’en musique, le plus important, c’est… la musique.

Autre parfaite illustration de ce qui peut différencier la pop des 60’s et 70’s de celle des 80’s (regarder ces deux clips en dit plus long que de grands discours) :

Shocking Blue - Venus (1969) 

 

La vidéo promo de la chanson originale de Shocking Blue. Des musiciens dont le travail est de composer et jouer des chansons, pas de poser devant une caméra, c’est assez flagrant. Une bonne chanson pop, agréable et entraînante, qui se suffit à elle-même.

Bananarama - Venus (1986) 

 

La reprise par Bananarama, produite par les infâmes Stock, Aitken & Waterman. Zéro subtilité, zéro musicalité, les trois chantent à l’unisson, des sons électroniques lourdingues et putassiers… rien dans la musique, tout est dans le clip. Mais un clip kitsch comme c’est pas permis. L’esthétique visuelle et sonore des années 80 dans toute sa laideur.  

Mais s’il y a bien un domaine qui représente la spécificité de l’esthétique 80’s, c’est la danse. Dans les années 60, le rock a « libéré » les corps. Les musiciens comme le public bougeaient au rythme de la musique, comme ils l’entendaient. Ils se laissaient aller à une danse de l’instantanée. A l’écoute des sons et de leurs sensations. La danse au son des musiques des années 60-70 libérait les corps, celle des années 80 les emprisonnent dans des chorégraphies robotiques, insipides et millimétrées (Madonna, Mylène Farmer & co). On mouline les bras, on fait un pas de côté, on re-mouline les bras en faisant un pas de côté… le jeune spectateur que j’étais regardais ça, consterné devant sa télé, se disant que puisque c’était laid, c’est qu’il devait y avoir un sens caché… mais non. L’aérobic, expression artistique ? On tombait toujours de plus en plus bas. Il y avait bien un Michael Jackson et ses chorégraphies originales, mais il était plutôt l’exception. Les danses et chorégraphies des musiques mainstream de l’industrie étaient aussi ridicules que leurs chansons (ça devait être ça, le concept). Reconnaissons qu'il y a tout de même eu le hip-hop, on ne s’étonnera pas que les danses intéressantes et créatives viennent, dans les années 80, du peuple et de la rue, pas de l’industrie du divertissement.

Les années 80, c’est aussi l’avènement des concerts-spectacles. Venir écouter et voir des musiciens ne suffit plus, il faut tout un spectacle, lights-shows, danseurs, vidéos… ne manquait plus que les trapézistes et les éléphants. Le Velvet ou le Pink Floyd avaient bien cherché à la fin des années 60 à mêler le visuel et la musique dans leurs concerts, mais il y avait derrière toute une esthétique, une vraie recherche d’atmosphère. Les années 80, c’est le spectacle dans toute sa superficialité, le but n’est pas de créer une œuvre « totale » cohérente, mais d’en mettre plein les yeux. Le visuel n’est pas là pour rajouter du sens, mais pour distraire toujours plus le public.

S’il y a un groupe des années 80 dont le nom illustre à merveille l’esthétique de l’époque, c’est… Fake. Groupe suédois connu pour un tube, Another Brick. Le fake est partout… faux artistes, faux chanteurs, fausses icônes, danse artificielle, faux groove (les innombrables rythmiques synthétiques pseudo-funk), faux rock (rock FM, rock mainstream), pubs qui se prennent pour autre chose que de la réclame, clip privilégié à la chanson, l’image sans le fond. Même le son devient fake. Un batteur, pour quoi faire, lorsqu’on dispose d’une boîte à rythmes ? Les sons de cuivres au synthé sont pauvres et laids ? Aucune importance, on vise le grand public à moitié sourd, pas les mélomanes. Il y avait de l’humain, avant, dans le son. Le touché d’un guitariste, le souffle d’un saxophoniste, le swing d’un batteur… mais l’humain est remplacé par la machine. Les sons chaleureux et riches en harmoniques laissent la place à des sons froids et mécaniques. Les nuances, le swing et la souplesse des rythmes joués par de vrais batteurs et contrebassistes s’effacent au profit de rythmes électroniques rigides. Lorsqu’un groupe pop débarquait sur les écrans, on ne savait ni s’ils chantaient en playback, ni s’ils étaient le « vrai groupe » avec le « vrai chanteur », ni même si ce qu’on entendait était à l’origine joué sur des instruments ou programmés sur des machines. Il y avait bien eu des cas de fake dans la musique des années précédentes, mais on n’en était pas à ce point.

Les sons électroniques sont-ils pour autant une régression ? Non, bien entendu, ce n’est pas le passionné (et compositeur à ses heures) de musique électronique que je suis qui pourrait défendre une telle idée. Aucun outil n’est par nature mauvais en art, tout dépend de ce que l’on en fait. Considérer que la musique pop des années 80 est moins bonne que celle des années 60 ou 70 parce que les instruments sont remplacés par de l’électronique est, au mieux, réactionnaire, au pire, stupide. L’électronique n’est pas le problème, c’est son utilisation qui l’est. Elle est passionnante comme nouveau territoire sonore à explorer, comme moyen de redéfinir la musique pop… mais pas comme « substitut cheap » à de vrais instruments, ni comme moyen de lisser et d’uniformiser encore plus la musique populaire. Je ne vous ferais pas l’injure de vous dire quelle voie a privilégié l’industrie du disque. Mais heureusement, certains artistes ont véritablement su s’approprier de manière créative ces nouvelles technologies (ce qui, après tout, est le moins que l’on puisse demander à des artistes). Les précurseurs de la techno à Detroit, les rappeurs, et quelques groupes synthpop plus aventureux que les autres, au premier rang desquels figurait Depeche Mode.

Le portrait que je viens de dresser de la musique des années 80 est assez dur. Et pourtant, je n’ai même pas parlé de la –énième – mort du rock, obligé de se terrer dans l’underground s’il ne répondait pas au lissage général (à quelques rares exceptions près), du charity business avec ses vieux rockeurs jouant les Mère Thérèsa en cuir, du hard FM... ni même de la France, car là, on touchait le fond du fond. Mieux vaut éviter le sujet, sinon je risque d’être grossier… à côté de la musique française squattant les radios FM et le top 50, Madonna, c’était la grande classe.

Un portrait à charge, mais les années 80 le méritent, et il faut bien que quelqu’un se charge du sale boulot (en même temps, je ne suis pas le premier)… Il y a évidemment eu plein de bonnes choses dans les années 80 (on va y venir), les artistes n’ont pas tous perdu l’inspiration le 31 décembre 1979, pour la retrouver le 31 décembre 1989. Et la musique populaire n’a pas attendu les années 80 pour se vautrer dans le racolage et la mièvrerie. Mais il y a deux raisons majeures qui font des années 80 une période particulièrement sombre pour la musique populaire :

-          Dans les années 80, la pop commerciale et le rock lisse occupent quasiment toute la place dans les médias. Les années 80 marquent plus que jamais auparavant dans la musique pop la rupture entre le grand public et les meilleurs artistes. Quelques snobs du rock ont pu s’en réjouir, j’ai plutôt tendance à le déplorer. Ceux qui ont traversé les années 60 ou 70, à moins de s’être réfugiés chez les mormons, ont entendu les Beatles, Stones, Hendrix, Dylan, Doors, Led Zep, Neil Young, Bowie, Pink Floyd, Sex Pistols, Clash & co. Enfant et adolescent, j’étais déjà un boulimique de musique qui voulait tout écouter, je passais un temps fou à parcourir la bande FM, mais il a fallu que j’attende les années 90 pour découvrir Joy Division, Tom Waits, Nick Cave, Sonic Youth, N.W.A., Pixies, Talking Heads, Smiths et la plupart des artistes considérés maintenant comme les plus intéressants de ces années-là. Il n’y a pas eu ensuite de véritable « hausse de niveau » de la musique populaire, l’industrie a toujours su tomber chaque fois plus bas (la grande mode des boys-band 90’s, puis la Star Academy et la télé-réalité musicale… que trouveront-ils de pire cette décennie ?) mais les gamins de maintenant ont, en quelques secondes et quelques clicks – et ce malgré les stratégies de l’industrie - la possibilité d’écouter quand ils le souhaitent le meilleur de la musique de toutes les périodes.   

-          L’esthétique dominante des années 80 est quasi-indéfendable. Pour toutes les raisons évoquées ci-avant, mais aussi parce qu’elle n’est au fond qu’une resucée de l’esthétique 60’s… en beaucoup moins bien. La musique pop un peu niaise, colorée, légère, sexy, insouciante, « bubblegum », les 60’s nous avaient déjà fait le coup. Mais à l’époque, c’était nouveau, on ne pouvait lui enlever une certaine fraîcheur. La musique dominante des 80’s, c’est la musique des 60’s en boîte. A échelle industrielle. Même s’il existe plein de tubes pop anecdotiques des années 80 qui ont leur charme - et qui ne sont pas beaucoup plus honteux que ceux des décennies précédentes - même si tout n’était pas à jeter, loin de là, y compris chez certaines têtes de gondole de l’industrie du disque, c’est l’esthétique dominante des 80’s qui tire l’art et la musique populaire vers le bas. Ceux qui ont résisté à cette régression n’en ont que plus de mérite… En contrepoids à cette esthétique grotesque, d'autres, beaucoup plus intéressantes ont, de manière plus ou moins underground, parcouru les 80's : coldwave, post-punk (toutes deux apparues fin des 70's), rap, indie rock, indus, noise rock, techno de Detroit.  

Pourquoi tant de haine contre la musique 80's ? Parce que je suis tombé dedans quand j'étais petit. Mais, que je le veuille ou non, cette musique, c’est « ma » culture, ou, du moins, ma culture de base. C’est durant cette décennie que j’ai découvert la musique et ressenti, forcément, les émotions musicales les plus fortes et durables. On n’oublie jamais la musique de son enfance et son adolescence, ce qui explique en partie que j'en veuille autant à l’industrie du disque et aux diffuseurs, la bande-son de ma jeunesse, celle qui compte le plus dans nos vies, celle qui accompagne nos plus grandes émotions et qui nous construisent, n’était vraiment pas terrible… quand je pense à toutes les merdes que j’ai dû subir – succombant parfois à certaines – si j’osais, je leur intenterais un procès pour « pollution d’oreilles et enfance musicale en partie gâchée ». Mais voilà aussi pourquoi j’ai parfois, contrairement à ce que peut laisser penser cet article, une certaine tendresse et complaisance vis-à-vis de la musique de ces années-là. Pas au point de certains restés incapables de différencier l’esthétique et le ressenti, tels ceux qui, sous les best-of et hits pourris 80’s que l’on trouve sur Youtube, écrivent en nombre « Ah, ça c’était de la vraie musique, la meilleure, pas comme les merdes de maintenant… »

Je me suis creusé la tête pour essayer de trouver le tube pop qui soit à la fois le plus représentatif possible de ce qu’on pouvait entendre dans les années 80, qui ne soit pas trop insupportable et pour lequel j’ai une certaine affection nostalgique, et j'ai opté pour Number One de Chaz Jankel (ex-claviériste et guitariste de Ian Dury). Inévitablement, on retrouve sous la vidéo le commentaire suivant : « de la pure balle, ce morceau ! du soleil qui donne envie de vivre, pas comme ces musiques de lourdeaux sataniques et autres rappeux de m....qui parrasitent nos ondes, avec leur bruit ».

Chaz Jankel - Number One (1984)  

 

Pas de la grande musique, c’est sûr, mais un tube pop léger très représentatif de l'époque, et un peu moins mauvais que la plupart des autres… (et vous pourrez admirer la qualité de l'effet spécial...) 

S’il ne fallait garder qu’une chanson des années 80, ce ne serait sûrement pas ce « Number One »… mais, à mon sens, Behind the Wheel de Depeche Mode. Pour plusieurs raisons :

- Une vraie chanson des 80’s. Inimaginable les décennies précédentes. Il y a beau avoir eu un Kraftwerk la décennie précédente, impossible de la confondre avec du Kraftwerk (contrairement à certains des premiers morceaux de Depeche Mode).

- Une chanson qui est parvenue à toucher le public (pas autant que les plus gros vendeurs, mais elle passait régulièrement en radio et a pu rentrer dans les charts), sans pour autant tomber dans le racolage de rigueur cette décennie. Une chanson qui n’a pas été créée pour les radios FM (intro de 1’20, pas de véritable refrain accrocheur, beaucoup de dureté, de raideur et de froideur)… De la « Music for the Masses », mais sans mièvrerie. Et la preuve que le grand public n’écoutait pas non plus que de la merde.

- A la fois complètement 80’s (et parfaite illustration d’un hédonisme froid), et complètement à contre-courant de la musique dominante. Depeche Mode a su contribuer à apporter à la musique pop une froideur, une dureté et une gravité qui semblent aller à l’encontre de l’essence de la pop, et qui pourtant fonctionnaient à merveille chez eux. Et Behind the Wheel est sans nul doute une de leurs meilleures réussites dans le genre.

Depeche Mode - Behind the Wheel (1987) 

 

Rien que pour ça, les années 80, c’était bien…

J’aurais aussi pu choisir A Forest des Cure, qui a elle aussi cette froideur et cette gravité nouvelles (et je ne m'en lasse toujours pas après l’avoir découverte au milieu des 80’s, la fascination qu’elle exerce sur moi est intacte), mais il me fallait une chanson aux sons électroniques pour marquer la spécificité du son 80’s. (A noter pour les musiciens, A Forest et Behind the Wheel ont une ligne de basse très proche... on part de la fondamentale, puis on monte d'une tierce mineure, on descend ensuite une tierce majeure en dessous de la fondamentale... la dernière note est différente, chez Depeche Mode elle est 1/2 ton sous la fondamentale, chez les Cure une quarte au dessus... et on n'est pas dans la même tonalité ni sur le même rythme)  

The Cure - A Forest (1980)


The Cure - A forest par cladstrife

 

Ayons une pensée émue pour ceux qui ont découvert ce clip en 1980, et ont pensé "La musique pop évolue encore de manière intéressante, fini les conneries disco, la pop va rentrer dans un nouvel âge d'or, plus mature et profond... une grande décennie s'annonce !" Mais si cet espoir s'est transformé en cauchemar chaque fois qu'ils allumaient leurs radios ou télés les 10 années suivantes, les 80's ne sont pas pour autant un no man's land musical.  

 

10 albums indispensables des années 80 :

joy-division-closer.jpg

Joy Division – Closer (1980)

Talking-Heads--Remain-in-Light.jpg

Talking Heads –Remain in Light (1980)

The-Cure---Pornography.jpg

The Cure – Pornography (1982)

Tom-Waits---Rain-Dogs.jpg

Tom Waits – Rain Dogs (1985)

slayer_reign-in-blood.jpg 

 Slayer – Reign in Blood (1986)

 Depeche-Mode---Music-for-the-Masses.jpg

Depeche Mode – Music for the Masses (1987)

sonic-youth_Daydream-nation.jpg 

Sonic Youth – Daydream Nation (1988)

Public-Enemy---It-Takes-Nations-of-Millions-to-hold-Us-Ba.jpg

Public Enemy – It Takes Nations of Millions to hold Us Back (1988)

N.W.A---Straight-outta-Compton.jpg

N.W.A – Straight outta Compton (1988)

Pixies---Doolittle.jpg

Pixies – Doolittle (1989)

 

10, c’est peu…  et difficile d’ignorer les albums suivants :

Motörhead – Ace of Spades (1980)

The Gun Club - Fire of Love (1981) 

Bruce Springsteen – Nebraska (1982)

Nick Cave – From Her to Eternity (1984)

Cocteau Twins – Treasure (1984)

Echo & the Bunnymen – Ocean Rain (1984)  

The Smiths – The Queen is Dead (1986)

Guns N’ Roses – Appetite for Destruction (1987)

Swans - Children of God (1987) 

Talk Talk – Spirit of Eden (1988)

Beastie Boys – Paul’s Boutique (1989)

Faith No More - The Real Thing (1989)

Si les sons électroniques sont incontestablement « le » son des années 80, il est amusant de constater que la très grande majorité des albums considérés comme les plus importants et réussis de ces années n’en utilisent quasiment pas…

Mon top 10 des années 80 :  

1. Sonic Youth – Daydream Nation (1988)  

2. Tom Waits – Rain Dogs (1985)

3. The Cure – Pornography (1982)

4. Joy Division – Closer (1980)

5. Swans - Children of God (1987)

6. Public Enemy – It Takes Nations of Millions to hold Us Back (1988)  

7. Slayer – Reign in Blood (1986)  

8. Dead Can Dance - Spleen and Ideal (1985)

 9. Nick Cave – From Her to Eternity (1984)

10. The Sound - From the Lions Mouth (1981)

 

Je me suis dans cet article limité à la musique "pop", tant le jazz ou la musique contemporaine étaient invisibles dans les 80's (et ce n'était sûrement pas leur meilleure période), mais ils ont bien évidemment donné naissance à quelques oeuvres importantes, l'occasion d'un futur article...  

Enfin, rien de tel pour terminer un long article… qu’une longue playlist. La "bande-son idéale des années 80". Sans la plupart des conneries que vous trouvez sur toutes les compils et playlists habituelles consacrées à ces années. Il ne s’agit pas pour autant d’une playlist élitiste composée de morceaux underground (j’ai dû me résoudre à retirer Einsturzende Neubauten), même s’il y a quelques chansons peu connues, mais une playlist qui regroupe le meilleur de la musique populaire de ces années-là. Les chansons les plus marquantes, emblématiques, réussies, originales et/ou représentatives de la décennie. Une manière de se réconcilier - au moins un peu - avec ces foutues années 80...

La bande-son des 80’s

 

 

1980

Visage – Fade to Grey

Joy Division – Heart and Soul

The Cure – A Forest

Talking Heads – Born Under Punches

Motorhead – Ace of Spades

1981

The Sound - The Fire

The Specials – Ghost Town

The Gun Club - Fire Spirit 

1982

Joe Jackson – Steppin Out

Sonic Youth – I dreamed I dream

Grandmaster Flash – The Message

The Chameleons – In Shreds

Afrika Bambaataa – Planet Rock

Michael Jackson – Billie Jean

Cybotron – Cosmic Cars

1983

PIL – This is not a Love Song

Bowie – Let’s dance

Killing Joke – Dominator

Run–D.M.C – It’s like that

Franky Goes to Hollywood – Relax

The Stranglers – Midnight Summer Dream

New Order – Blue Monday

Herbie Hancock - Rockit

1984

Section 25 – Looking from a Hilltop

This Mortal Coil – Song to the Siren

Echo & The Bunnymen – The Killing Moon

Fad Gadget – Collapsing New People

Minutemen - Spillage 

Nick Cave – From Her to Eternity

Anne Clarke – Our Darkness

Prince – When Doves Cry

1985

Depeche Mode – Shake the Disease

The Legendary Pink Dots – Curious Guy

Propaganda – P-Machinery

Front 242 – No Shuffle

Tom Waits – Rain Dogs

Faith No More - We Care a Lot 

1986

The Cramps – What’s inside a Girl

Slayer - Postmortem

1987

Dead Can Dance - Cantara

The Smiths – Stop me if you think you’ve heard this one before

Eric B. & Rakim – I know you got Soul

M/A/R/S/S – Pump up the Volume

Guns n’ Roses – You’re Crazy

Swans - Children of God 

1988

Public Enemy – Bring the Noise

Bomb the Bass – Beat Dis

N.W.A. – Fuck Tha Police

1989

Nine Inch Nails - Sin

De La Soul – Say no Go

Pixies – Gouge Away

Beastie Boys - Shadrach 

 

A lire, chez Arbobo : Pourquoi les années 80, c'était bien 

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Published by G.T. - dans Rock
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commentaires

Alain 26/01/2015 09:47



Super article sur les années 80, ça me rappelle ma jeunesse. J’écoute de temps en temps une webradio sur ces belles années, c’est impact fm annees 80:



http://www.impactfm.fr/radio-annees-80.php


 


Amicalement


 


Alain

G.T. 27/06/2013 23:16


MOUMOU : It takes Nations... de Public Enemy seulement 65° ? Ils sont fous sur factmag... (bon, c'est vrai qu'à part
ça, leur classement est intéressant... hâte de voir leurs 20 premiers...) 

Moumou 26/06/2013 23:16


Fact a commencé lundi à publier un classement des 100 meilleurs albums des années 80 et il y a des choses très intéressantes (leur classement des albums des années 90 était très bien aussi)


 


http://www.factmag.com/2013/06/24/the-100-best-albums-of-the-1980s-100-81/

GT 27/04/2013 18:57


CQFD : Oui, mais j'ai tout de même l'impression que MR est plus dans une vision "marxiste" que "nationaliste", (même s'il y a un
peu des deux), ce qui semble le gêner est plus les "dominants impérialistes anglo-saxons" que les influences étrangères... mais peut-être que je me trompe...


Sinon, j'ai bien sûr beaucoup lu Adorno, inévitable quand on s'intéresse en profondeur à la musique (moins les deux autres, que je ne connais que vaguement)

CQFD 27/04/2013 08:54


Dans ta critique, il y a un côté « critique marxiste », déplacée à mon sens, comme s’il y avait les méchants oppresseurs anglo-saxons qui
dominent la scène pop et rock mondiale, et qu’il faut pour cela rejeter, en privilégiant nos sympathiques « petites productions locales ».


(...)


Appliquer de cette manière une grille de lecture marxiste / nationaliste à la musique populaire du XX°.


 


GT : Ce n’est pas très marxiste tout ça, mais plutôt chauvin ou nationaliste. Ou alors tu utilisais « marxiste » comme dans
le fameux « Si c'est cela le marxisme, ce qui est sûr c'est que moi, je ne suis pas marxiste » que Marx lança face au détournement simplifié et primaire de son travail par les «
marxistes orthodoxes » dogmatiques et schématiques.


Par contre à te lire depuis des années -- au vue de tes prises de position critique, ta volonté de liberté de ton et de rigueur analytique --
tu pourrais trouver très utiles les outils du monsieur (que l'on peut nommer "matérialisme critique", "matérialisme dialectique" ou encore "philosophie de la praxis") plutôt snobés par chez nous,
alors que beaucoup de chercheurs et d'universitaires s'en servent avec succès, de Theodor Adorno à Friedrich Jameson, en passant par Dick Hedbige.


Après, quelque soit le qualificatif, je ne peux être que de ton avis face aux clivages du système de MR

GT 26/04/2013 19:11


THOMAS : Tout à fait d'accord (avec une petite nuance sur le fait que Gainsbourg était très en avance sur la pop
anglo-saxonne, il l'était sur quelques points, moins sur d'autres, mais bon, c'est un autre débat...)


Pour revenir, donc, à ce que dit MR, c'est un peu comme si on brandissait Luc Besson pour "défendre" l'identité et la spécificité du cinéma français... La "soumission" à la culture
anglo-saxonne, si soumission il y a, c'est avant tout celle de la plupart des musiciens français qu'il cite... si l'on veut défendre une forme "d'identité musicale française", il faut regarder
ailleurs que chez ceux-là, et dans d'autres styles musicaux que la pop, le rock ou le rap. Mais si je trouve intéressantes les questions "d'identités musicales nationales", s'il faut les
prendre en considération, si elles nous donnent des pistes, des repères, des clés pour comprendre les musiques de diverses origines, leurs évolutions et fusions, elles ne sont pas gages de
qualité pour autant. Sinon, on rentre dans une forme d'exotisme musical, où l'on attendrait de tout musicien espagnol qu'il nous joue du flamenco, de musiciens portugais qu'ils jouent du fado
(voire du rock-flamenco pour les espagnols, du fado-rock pour les portugais^^)


Appliquer de cette manière une grille de lecture marxiste / nationaliste à la musique populaire du XX° me semble d'autant plus déplacé que ces musiques anglo-saxonnes, pour la majorité,
n'ont pas été créées par une petite élite, mais plutôt par des marginaux, des gens issus de milieux défavorisés... le blues et le jazz par des noirs en bas de l'échelle sociale, puis le rock (des
"ploucs" du sud), les beatniks et le folk, les prolos anglais qu'étaient les Beatles (et une bonne partie des punks dans les 70s), les noirs des ghettos avec le rap, ceux de Detroit avec la
techno... S'il faut considérer Johnny Rotten et Chuck D. comme les oppresseurs impérialistes anglo-saxons, et Stéphanie de Monaco comme "petit artisan local français à privilégier pour
défendre notre identité", je crie "vive l'impérialisme !" ^^  


Mais c'est même pas tant l'origine sociale qui est importante, c'est bien sûr ce que véhiculent ces musiques par leur esthétique, et là encore, la subversion a été bien plus du côté
anglo-saxon que français... 

Thomas 25/04/2013 21:02


Ce qui est amusant dans cette discussion, sans vouloir me moquer de MR qui dit par ailleurs des choses intéressantes, c'est d'opposer à la "domination culturelle anglo-saxonne"
des artistes certes francophones mais qui tous puisent ou ont puisé 90 % (voire plus) de leur inspiration dans la musique anglo-saxonne. En vrai et parmi ceux qui ont été cités par MR, Goldman,
Daho, Taxi Girl, Indochine, Berger, Jarre... ne s'inscrivent EN AUCUN CAS dans une quelconque tradition française. La seule chose qui les raccrochent réellement à la culture française, c'est la
langue dans laquelle ils chantent. Taxi Girl puise toute son esthétique dans les films d'exploitations américain, Berger est obsédé par l'Angleterre du glam-rock au point de dupliquer les
arrangements de Ziggy Stardust dans Starmania, Daho a toujours rejeté en bloc la "chanson française", Goldman revendique les Beatles comme principale influence et doit une grande partie de ses
succès des années 80 au fait qu'il adaptait la pop FM anglo-saxone en français, Indochine est un sous-produit de la new wave... britannique (et je passe sur Jarre qui, NON, n'a pas "énormément
apporté à la musique électro", désolé mais c'est tout simplement, il n'y a que les médias généralistes français qui croient sincèrement un truc pareil)... bref, dans le genre "résistance à la
domination culturelle anglo-saxone", on avouera qu'il n'y a pas de quoi se vanter ;-) Dans tout ceux cités, il n'y a que Gainsbourg qui permette de relever la tête le seul qui ait non seulement
su développé une identité en dehors des sentiers battus par les anglo-saxons mais qui, en plus, sur les devancer et les influencer (on parle souvent de Melody Nelson, à raison, mais il faut tout
de même insister sur le fait que quasiment TOUS les albums de Gainsbourg de 65 à la fin des années 70 sont très largement en avance sur la pop anglo-saxone).

GT 24/04/2013 23:10


MR : certes,
mais c'est encore pire : le pour ET le contre sont anglo-saxon dans cet article… On ne réfléchit que dans ce cadre là.


Parce que c’est dans ce cadre-là que tout se passe, c’est dans ce cadre-là que se trouvent
les groupes les plus marquants, que ce soit en terme de notoriété et de succès « mondial », ou en terme d’originalité, de nouveauté, d’esthétique.


Considérer que je suis dans la « soumission culturelle aux anglo-saxons »,
franchement, je ne peux être d’accord. Le terme « soumission » connote déjà  négativement la chose, comme s’il était « moins
bien » de préférer le rock, le rap et la pop anglo-saxonne à ceux de France… je suis désolé, mais ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il y a de meilleur dans la musique, je vais pas me forcer à
vénérer des groupes français mineurs sous prétexte qu’ils sont français. Et de la même manière, je ne me force pas à vénérer des groupes anglo-saxons parce qu’ils sont anglo-saxons. Dans ta
critique, il y a un côté « critique marxiste », déplacée à mon sens, comme s’il y avait les méchants oppresseurs anglo-saxons qui dominent la scène pop et rock mondiale, et qu’il faut
pour cela rejeter, en privilégiant nos sympathiques « petites productions locales »… sauf qu’en matière d’art, ça ne fonctionne pas comme cela. Un film n’est pas meilleur simplement
parce qu’il est réalisé avec un petit budget par un croate plutôt que par un américain.


Bien sûr que les anglo-saxons dominent le marché, et imposent leurs créations plus
facilement au monde que les autres. Souvent pour balancer de grosses conneries commerciales, je ne dirais pas le contraire, mais aussi bien plus souvent que les autres pour apporter de nouvelles
esthétiques. Ce n’est pas moi qui suis « soumis à la culture anglo-saxonne », c’est la musique pop qui est soumise à la culture anglo-saxonne. Tu dis « Le génie musical français,
s'il y en a un, est dans cette veine : on reprend les courants musicaux venus d'ailleurs… Mais ça ne veut pas dire qu'on n'apporte rien ! » Ce n’est ni une spécificité française, ni une
marque de génie que de copier… d’autant plus quand la copie est très inférieure à l’original, ce qui est généralement le cas dans la pop française, à part quelques rares exceptions. Rien ne se
crée à partir de rien, c’est évident, il y a toujours une bonne part de « copie », d’influence chez chaque artiste, mais un créateur est d’autant plus intéressant qu’il s’en détache et
propose quelque chose d’original (et de profond, pertinent et marquant). Et c’est là aussi où les anglo-saxons sont bien meilleurs que nous.


Ensuite, « soumission » implique une passivité, comme si les anglo-saxons
balançaient leurs conneries, et que je les avalais sans grand discernement. Alors que dans mon rapport à la musique, je n’ai jamais été dans cette passivité (enfin, depuis que j’ai 11-12 ans, je
crois), c’est bien parce que je ne suis pas « soumis » à ce que me balancent les médias en matière de musique que je n’ai aucune complaisance avec la pop française, qu’on matraquait
pourtant à cette époque, et que j’ai vite essayé de fuir, tellement je la trouvais mièvre. Ma « culture musicale de base », comme je le dis dans l’article, c’est bien la pop et le rock
(anglo-saxons, surtout) des années 80… pour autant, je ne pense pas être vraiment « conditionné » par cette musique, ça ne m’a pas empêché, dès le début des années 90, de me passionner
pour la musique classique, et ensuite pour d’autres musiques qui ne doivent elles non plus rien à la pop anglo-saxonne (certaines musiques dites « du monde »), ou de trouver les
nouveaux groupes que je découvrais dans les 90’s beaucoup plus intéressants que la majorité de ceux que j’écoutais dans ma jeunesse. Je ne prétends pas pour autant être libre de mes choix
musicaux (un « auditeur libre », en quelque sorte), bien sûr qu’on est tous conditionnés, mais je pense être suffisamment ouvert à des musiques de toutes origines pour ne pas être
« soumis à la culture anglo-saxonne ».


Bref, de mon point de vue, cet article n’est pas une « soumission à la culture
anglo-saxonne », mais tout simplement un regard critique sur la musique dominante de l’époque, comme sur la plus passionnante. Et puis je tiens à l’esprit « fédérateur » de la
musique pop, même si je déplore que l’on se soit mis à confondre « fédérateur » et « racoleur ». Un esprit qui dépasse les frontières, une culture commune qui, lorsqu’on parle
à des passionnés de rock/folk/electro/rap d’origines diverses, fait que l’on peut se retrouver… Après, on peut, au nom d’un certain anti-mondialisme, vouloir lutter contre, mais c’est pas mon
cas… si, pour rejeter la domination anglo-saxonne et privilégier la France, faut écouter Johnny plutôt qu’Elvis, Sylvie Vartan plutôt que les Beatles, Téléphone plutôt que les Pistols, Michel
Berger plutôt que Tom Waits, Indochine plutôt que les Cure… ça sera sans moi^^


Et même si rock, electro, rap, folk et pop sont dominés à tous points de vue par les
anglo-saxons, dans cette « culture musicale commune » se retrouvent aussi pas mal de groupes qui ne sont pas anglo-saxons, et de plus en plus depuis que le net a conquis la planète… Je
découvre chaque année un grand nombre d’artistes d’origines très diverses, dans tous les styles, et je n’ai pas vraiment d’a priori, je m’intéresse relativement peu à « d’où ils
viennent », il m’arrive souvent de le découvrir tardivement…


BOEBIS : Merci pour ces
précisions sur les musiques africaines et sud-américaines, c’est très vrai, et ça prouve bien que les années 80 méritent particulièrement d’être observées d’un point de vue « anglo-saxon et
mondial » (ce qui ne veut pas dire évidemment qu’il ne faut pas étudier les particularismes locaux), car on entre plus que jamais dans une ère de musique « mondialisée », avec un certain lissage
global, et des musiques « du monde » qui perdent pas mal de leurs saveurs et de leur intérêt, en copiant trop celle des anglo-saxons… les années 90 seront plus intéressantes pour les musiques du
monde, avec un retour à une recherche d’authenticité (pour de bonnes et de mauvaises raisons, comme tu le disais dans ton article sur « l’exotisme en musique »)…

boebis 24/04/2013 12:24


Les village people français ? nooooooonn.


Pour le débat sur la place de la france dans la pop et le rock, elle est sans doute mineure, mais la question est un peu biaisée car on s'interroge pas sur l'apport des anglais à la chanson... Et
pour le coup quelqu'un comme Brassens a eu une influence mondiale bien que diffuse dans tous les pays latins où toutes les scènes de "chanson à texte" lui doivent quelque chose, en particulier en
espagne, en italie, et en amérique du sud, notamment au chili et en argentine. Tout ça pour dire que la musique "pop" en général ne signifie rien d'autre que la musique populaire anglosaxone mais
n'est qu'un morceau infime de la richesse musicale du monde, qui n'a pas le monopole ni des succès internationaux ou des influences entre pays réciproques donc ce ne sont pas que des scènes
locales ou régionales mais ont la même portée universelle que la pop en anglais. Enfin bref...


Sinon je te rejoins sur la baisse de créativité dans les années 80 qui se retrouve ailleurs. En amérique du sud, notamment au brésil et en argentine mais qui sont écouté dans toute l'amérique du
sud c'"est une énorme vague rock très 80s très copié des anglosaxons et moyennement intéressante (alors que le rock était resté très peu important dans les décennies précédentes à quelques
exceptions près), au brésil c'est l'axé et le pagode, sous produits pop de la samba. Au pérou, c'est le chicha, version kitchs de la cumbia péruvienne des 70s. 


En afrique centrale et de l'ouest c'est aussi la décadence de nombreux orchestres géniaux créés à la fin des années 60 et qui ont connu leur apogée créative dans les années 70, entre autres sur
l'influence de l'idéologie world music et des tentatives de produire des albums marketés pour se conformer à des standards pop...


Les bons albums étant releguées à l'underground


Deux supers albums que j'ai néanmoins envie de citer, qui marquent la fin de cette époque d'ailleurs sortis en 1980 il me semble.


Chico buarque - Vida et de l'Orchestra Baobab, Mahamadou bamba (ortographe non certifiée...)

MR 24/04/2013 04:36


"Et Madonna, Bananarama ou le hard FM, avec lesquels je ne pense pas être tendre dans cet article, sont bien anglo-saxons, que je sache" : certes, mais c'est encore pire :
le pour ET le contre sont anglo-saxon dans cet article… On ne réfléchit que dans ce cadre là.

Analyser une situation se fait toujours depuis un point de vue ; et le point de vue "international" n'existe pas. On peut essayer de prendre de la hauteur en le devinant, mais il faudrait être
sûr de ce qui a influencé la musique en URSS, en Inde, en République Populaire de Chine, dans les pays d'Afrique, etc.
Le monde n'est pas un ensemble cohérent, et prendre le point de vue du monde est totalement utopiste.
Au mieux, on peut parler d'un point de vue occidental, mais là encore, c'est un point de vue qu'on se contente d'imaginer, puisqu'on ne peut pas le retrouver avec des critères objectifs, à part
en se référant au volume des ventes, mais ça ne semble pas être l'optique que vous avez choisie au vu des sélections que vous avez faites.

Personnellement, je prend le point de vue de la musique en France.
Je suis presque d'accord pour dire qu'aucun style n'est venu depuis la France, mais à mon sens, un artiste ou même un groupe, ne crée pas un style. Personne en particulier n'invente rien ; il est
même possible que la plupart des inventions soient inconscientes. Il y a parfois une émulation dans un coin précis du monde qui va faire que plusieurs artistes vont émerger avec une certaine
ressemblance (le punk en angleterre, la techno à New York, …), mais la plupart du temps, ces courants vont être avant tout portés par des artistes subséquents qui vont se l'approprier et
l'améliorer (à qui peut-on attribuer la vraie paternité du rock, de la disco, de la new wave ?…)
Le génie musical français, s'il y en a un, est dans cette veine : on reprend les courants musicaux venus d'ailleurs… Mais ça ne veut pas dire qu'on n'apporte rien !

Pourquoi les Français s'exportent peu ? Bon, il faut quand même relativiser : le titre le plus vendu au monde, c'est un belge qui le détient. Les Village People sont un groupe français,
Jean-Michel Jarre (qui est un peu plus de la musique que l'exemple précédent, et qui, qu'on le veuille ou non, a apporté énormément à la musique electro) est encore aujourd'hui connu un peu
partout dans le monde, et on peut sans trop de difficulté allonger cette liste-là. Mais les artistes que je viens de citer ont tous un point commun : ils s'accompagnent de textes en anglais.
Là, on touche a de l'idéologie, voire de la politique : les maisons de disque qui font de l'international ne veulent pas produire des artistes qui chantent en Français. Pourtant, les rares fois
où cela fut possible, ça a souvent été couronné de succès (Gainsbourg, Hardy, Desirless, et d'autres).
En France, le succès des musiques venues d'Angleterre et des États-Unis n'est pas seulement due aux qualités de celles-ci ; les industries du divertissement en Europe ont été bien mises à mal
après la seconde guerre mondiale, et l'industrie américaine a été utilisée comme un véritable outil de propagande, surtout par le biais d'Hollywood, et a largement exporté vers nos contrées,
modelant nos goûts et nos aspirations. Si beaucoup d'artistes (les "petits" non produits, et les artistes produits à l'international) chantent en Anglais, ce n'est pas pour la musicalité de la
langue trop souvent invoquée (comme si on avait découvert seulement ces dernières décennies la langue de Shakespeare…), c'est plutôt un complexe à chanter en Français (l'anglais, c'est tellement
plus "hype").
Et selon moi, cet article s'inscrit dans cette soumission culturelle.

GT 22/04/2013 22:50


MR : Et sûrement plein d'autres, pour peu qu'on ne soit pas à genoux devant tout ce qui porte l'étiquette USA ou UK


Vu ce que je dis dans l'article, je ne pense vraiment pas être "à genoux devant tout ce qui porte l'étiquette USA ou UK". Car je parle de la musique pop en général, pas de la musique en
France. Et Madonna, Bananarama ou le hard FM, avec lesquels je ne pense pas être tendre dans cet article, sont bien anglo-saxons, que je sache. Il y a forcément des petits
passages où je parle de la France, en particulier ce qu'on pouvait y entendre à la radio... mais ça ne m'intéresse pas vraiment. D'un point de vue international, la musique pop française des
années 80 n'existe quasiment pas. Il n'y a pas de titres français dans ma playlist, ne serait-ce que parce que les chansons françaises des années 80 n'auraient de sens que dans une
"bande-son française des années 80".


Que l'on parle de ce qui a marqué l'époque, ou des nouveaux genres musicaux, c'est pas en France que ça se passait, c'est pas nous qui avons inventé la coldwave et le postpunk fin des 70's,
ou la synthpop, le rap, la techno, l'indie-rock, l'indus, le thrash etc. Ce sont chaque fois les anglo-saxons. Il y a aussi eu plein de petits groupes intéressants dans bien d'autres
pays que la France ou les pays anglo-saxons, mais bon, je n'avais pas l'intention de faire un article de 35 pages pour parler du sujet, ni une playlist de 800 titres, j'ai essayé de
synthétiser autant que possible. Et ce qu'il reste surtout des années 80, ce qui a fait évoluer la musique pop et qui a donné les groupes les plus illustres de l'époque nous viennent des
anglo-saxons.  


 


 Je trouve surtout que cet article dénote avant tout d'une véritable cécicté et d'une soumission à la culture anglo-saxonne.


Je n'ai franchement pas l'impression d'être "soumis" à la culture anglo-saxonne... moi qui adore la musique classique, je n'ai aucun problème à dire qu'en la matière, britanniques et américains
sont évidemment très loin derrière la "vieille Europe". Mais quand on parle de musique pop, les anglo-saxons nous sont de très loin supérieurs, c'est incontestable, ils ont quasiment
tout inventé, et 98% (à peu de choses près) des groupes majeurs de l'histoire du rock et de la pop sont anglo-saxons.


De toute façon, on aura du mal à tomber d'accord, pour moi, des Michel Berger, Daho, Goldman, c'est de la variétoche, et c'est en gros tout ce que je déteste (même gamin dans les années
80, je trouvais ça trop mièvre, c'est pas maintenant que je vais m'y mettre...) Indochine (ou Téléphone), c'est du rock variétoche, comme JM Jarre est une forme d'électro-variétoche (même si
j'aimais bien à l'époque, mais on est vraiment loin d'un Kraftwerk) Gainsbourg n'a jamais été aussi mauvais que dans les 80's, devenant une pathétique caricature de lui-même, j'ai
jamais aimé les Rita Mitsouko, il n'y a que Taxi Girl pour lequel j'ai un peu de respect parmi ceux que tu cites... et encore, ça n'a jamais été mon truc.


A la fin des 80's j'ai plutôt apprécié Noir Désir et les Béruriers Noirs, mais bon, ça m'est passé (surtout les Béruriers, que j'ai dû bien aimer quelques mois, puis vite laisser tomber). Et
si Noir Désir a apporté quelque chose d'important au rock français, ce n'est pas le cas sur la scène internationale, il existait plein de groupes rock anglo-saxons bien plus
importants, passionnants, novateurs et radicaux. Très très peu de français ont leur place au panthéon de la musique pop et rock... le génial L'Histoire de Melody Nelson de
Gainsbourg, certes, mais bon, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt... nous sommes de toute façon plus un peuple de littéraires que de musiciens...


Mais si la plupart des critiques sont acceptables, il me semble qu'il est difficile à la fois de regretter les boites à rythme et en même temps souligner la recherche de froideur de cette
époque, car l'un est la conséquence de l'autre.


Je dis justement que le problème n'est pas les sons électroniques, c'est l'utilisation qui en est faite. Il y a une différence entre utiliser une boîte à rythme avec une
véritable volonté esthétique de froideur, ou d'en mettre "parce que c'est la mode", alors qu'une batterie aurait été plus intéressante dans pas mal de cas... Tout comme il y a une différence
entre une véritable esthétique pop "froide", comme chez Joy Division, les Cure, Depeche Mode, ou un simple petit coup de froid parce que c'est dans l'air du temps...

MR 22/04/2013 20:39


et les rita mitsouko, oublie majeur

MR 22/04/2013 20:25


L'article pointe bien les travers de cette époque et de l'industrie musicale.


Mais si la plupart des critiques sont acceptables, il me semble qu'il est difficile à la fois de regretter les boites à rythme et en même temps souligner la recherche de froideur de cette époque,
car l'un est la conséquence de l'autre. Oui, les batteurs se sont faits plus rares dans les studios d'enregistrement, mais ce n'est pas pour des raisons de simplicité. Il n'était pas rare aussi
que, quand batteur il y avait, on ne lui demandât que de jouer une partie du morceau, pour faire un sample de son jeu et retrouver ainsi cette froideur artificielle impulsée par la new wave et
qui se retrouve dans toute la décennie.



Mais ce n'est qu'un détail.... Je trouve surtout que cet article dénote avant tout d'une véritable cécicté et d'une soumission à la culture anglo-saxonne.



Enfin, que des titres en anglais ? Rien en Français ? On a cité Goldman ou Daho dans les commentaires : rejetés en bloc par l'auteur... Sur quels critères ? À part une fascination mal placée pour
l'industrie du divertissement de l'Oncle Sam...


La seule mention à un artiste français dans l'article, au détour d'une phrase, c'est Mylène Farmer, résumée à ses moulinets chorégraphiques... Il faudrait regarder un peu les clips, une
originalité qu'on ne trouve nul part ailleurs, et puis écouter les albums (surtout le premier) où les musiques sont parfois une vraie recherche d'originalité.


On aurait pu citer :


Taxi Girl


Indochine


Serge Gainsbourg (ses musiques et ses textes, car la musique n'est pas tout, surtout pour la pop)


Michel Berger (qui arrivait à coller à cette époque sans être dans cette froideur généralisée)


on aurait pu aussi citer Jean-Michel Jarre qui a aussi traversé cette décennie, même si ce n'est pas trop ma tasse de thé.


Et sûrement plein d'autres, pour peu qu'on ne soit pas à genoux devant tout ce qui porte l'étiquette USA ou UK

Moumou 17/04/2013 15:32


" On mouline les bras, on fait un pas de côté, on re-mouline les bras en faisant un pas de côté… le jeune
spectateur que j’étais regardais ça, consterné devant sa télé, se disant que puisque c’était laid, c’est qu’il devait y avoir un sens caché… mais non. L’aérobic, expression
artistique ?"


 


Un phénomène qui touchait même les meilleurs :/


http://www.youtube.com/watch?v=KsksSWOxq2Y

GT 17/04/2013 14:39


EL-F : Ce sont toujours les meilleurs morceaux qui plantent les premiers^^


En tout cas, merci, d'avoir écouté la playlist en entier, et de me signaler ce problème, c'est corrigé !

El Funcionario 17/04/2013 01:35


Je ne conteste pas pour AC/DC, même si j'incluerais encore celui-ci dans les tous meilleurs. Pour le reste, je me suis écouté ta playlist en entier (incroyable mais vrai) et le morceau de Swans
semble ne pas fonctionner. Et j'y ai découvert The Sound, c'est pas mal !

GT 17/04/2013 00:35


EL-F : Quand est-ce qu'ils vont comprendre que ce n'est pas la musique qu'ils regrettent, mais leur jeunesse ?


 


C'est tout à fait ça...


Quant à Back in Black, sûr que c'est un album qui a marqué en 1980... mais bon, je préfère le AC/DC des 70's, avec Bon Scott. AC/DC étant de mon point de vue un groupe moins bons dans les 80's
que les 70's, je n'ai pas jugé nécessaire de mettre Back in Black dans la liste...

El Funcionario 16/04/2013 02:40


Je ne voudrais pas passer pour un type affreusement mainstream, mais Back in Black d'AC/DC est sorti en 1980 et je les préfère à Motorhead...


Sinon, 100% d'accord avec tout. Quand tu vois sous les vidéos Youtube que toutes les générations en sont à vomir sur les clips mainstreams actuels (ils n'ont pas tort) et dire que de leur temps
c'était vachement mieux (ils ont tort, car statistiquement ils écoutaient de la merde, sinon les grands artistes seraient riches au lieu d'être morts, et les artistes de variété inversement)...


Quand est-ce qu'ils vont comprendre que ce n'est pas la musique qu'ils regrettent, mais leur jeunesse ?


Pour preuve quand les potes de ma génération en sont à regretter le néo métal et que je me fais engueuler quand je leur dit que je suis bien content que ces nazes soient retournés dans les
poubelles de l'histoire... quand même moi je me surprends à penser que ces crétins de punks à roulettes faisaient des chansons catchy pas trop mal... *soupir*

Arno 15/04/2013 22:31


"vieillesse prématurée" exactement... 

GT 15/04/2013 17:27


ARNO : Je compatis ! Même si j'ai la chance d'avoir toujours pu éviter ce genre de soirées... autant on peut comprendre qu'à
l'occasion, les gens puissent aimer réécouter quelques tubes de leur enfance, pour les souvenirs que ça peut faire remonter, autant rester bloqué dans la musique de sa jeunesse, c'est assez
pathétique. Ce n'est pas un signe de "jeunesse", mais plutôt de puérilité et de "vieillesse prématurée", comme si, une fois adulte, on ne pouvait plus être profondément touché et marqué
par de nouvelles musiques... 

GT 15/04/2013 15:15


PROF : Merci pour ces lectures intéressantes... je suis d'accord avec lui sur pas mal de choses, sauf une qui est tout de même
essentielle, pour moi, le rock indé de 83 à 86 est plutôt dans une phase de "construction" que dans une mauvaise passe...

Arno 15/04/2013 13:09


Clap clap clap... Tu n'imagines même pas comme j'approuve! Je suis né en 81... l'année de sortie des Lacs du connemara... on m'a violé le cerveau avec cette merde... j'en ai encore mal. Et même
encore maintenant, tous les connards de mon age n'attendent qu'une chose, c'est qu'on balance du son des années 80! Cool, un bon vieux A-hA, j'adore!!! BOOM... La gerbe, un manque total de
finesse... eurk eurk... putain de soirée de merde ou encore maintenant, tu passes les 80 et tout le monde se met à danser et tu de demandes pourquoi la vie est si dur! Genre la soirée part en
couille, qu'est ce que je fous ici... Traumatisé total aussi... si tu portes plaintes , je me joins à toi... c'est du harcelement par dénis d'objectivité! J'ai du attendre les années 2000 et
internet pour découvrir vraiment les quelques groupes que tu cites et ou je te rejoins... mais y'a quand même ce petit style année 80 chez certains qui laisse un gout amer...


 


PS : le clip video de Sabrina, oublié? je l'ai revu hier... du lourd...

Prof 14/04/2013 10:26


Voici 2 articles de Simon Reynolds sur la "bad music era" de 83 à 86.

http://www.guardian.co.uk/music/musicblog/2009/feb/13/mid-1980s-revival
http://hardlybaked.blogspot.fr/2010/12/2009-more-thoughts-on-bad-music-era.html

GT 14/04/2013 02:23


PAUL T : Merci beaucoup ! Pour Isn't Anything, un peu comme Psychocandy, j'y ai pensé pour la seconde liste des
albums incontournables, puis j'ai oublié... et comme The Jesus & Mary Chain, je n'ai découvert My Bloody Valentine que dans les 90's, et j'en ai jamais été non plus un inconditionnel (même si
My Bloody Valentine m'a tout de même plus marqué que The Jesus & Mary Chain)... il y a aussi le fait que Isn't Anything est en général un peu "dans l'ombre" de Loveless. Et
pourtant, dans ma playlist, j'avais mis au début un morceau d'Isn'Anything (Soft as Snow ou (When you Wake) You're still in a dream, j'avais hésité entre les deux... puis en épurant un peu la
playlist, j'ai dû le retirer, alors qu'il mériterait, c'est vrai, d'en faire partie...)

Paul T. 14/04/2013 01:14


Bonsoir Mr. GT,

Je vois Daydream Nation en n°1 dans votre top 10, mais aucune mention nulle part d'Isn't Anything -pourtant sorti en 1988- des My Bloody Valentine..
Comment se fait-ce ?

Bonne continuation à vous, un site d'utilité publique s'il en est !

GT 13/04/2013 16:38


ARBOBO : Oui, c'était vraiment pas si mal... d'ordinaire, c'est vrai que je leur tape dessus (et j'ai pas pu m'empêcher de
le refaire, en développant un peu plus que je ne l'avais fait dans quelques autres articles), mais bon, c'est tout de même "notre culture", à nous et aux blogueurs que l'on connaît et
qui étaient aussi enfants/ados dans ces années. Et si l'on a beaucoup moins de raison que les "enfants des années 60" de vénérer l'époque de notre jeunesse, il faut aussi faire la part
des choses et ne pas négliger tout ce qui a pu être de qualité dans cette période (si nous ne le faisons pas, qui le fera ? ^^)


A la base, j'étais surtout parti sur la playlist, tenter de faire entendre le "son des années 80", mais le bon... pas celui de "Stars 80" et ce genre de conneries (enfin, je l'ai pas vu,
mais je ne pense pas me tromper de beaucoup en disant que c'est de la merde... déjà que dans les années 80, enfant, je supportais pas ces chanteurs français dont les tubes débiles
étaient matraqués jusqu'à l'overdose, la dernière des choses au monde dont j'ai envie, c'est de les retrouver dans un film^^).


Même dans ces années de "musique pop industrielle", il y avait des morceaux pop originaux, voire audacieux qui parvenaient à être de gros succès et à marquer l'époque (Fade to Grey de
Visage dès 1980, puis Relax de FGTH, Master and Servant / People are People de Depeche Mode, Blue Monday de New Order, Pump up the Volume de MARRS, Lullaby des Cure etc.) Et,
évidemment, plein de bonnes chansons pop, rap et rock qui sont à même de donner aux années 80 une bande-son de qualité...  


(Une fois mon article terminé - et un article qui m'a tout de même demandé pas mal de temps - j'ai eu la flemme d'aller chercher le tien, mais je vais bien sûr l'ajouter en lien)...


 


MOUMOU : Comme le dit Arbobo, ce n'était qu'une sélection, non-exhaustive (j'avais pensé mettre Psychocandy dans la 2° liste
d'albums incontournable, puis j'ai oublié... faut dire que je n'ai jamais été un inconditionnel de Jesus & Mary Chain, groupe que j'ai aussi découvert plus tard).


En revanche, Etienne Daho, non, ça, je peux pas... (je ne parle même pas de Goldman, mais bon, j'imagine que c'était pour la blague^^) Je crois que je préfère encore Kim Wilde, Sandra
ou A-ha à Daho...

arbobo 13/04/2013 15:40


effectivement ce n'est qu'une sélection,
je m'étais déjà essayé à l'exercice :
http://www.arbobo.fr/pourquoi-les-annees-80-cetait-bien/ 

Moumou 13/04/2013 14:36


Et The Jesus and Mary Chain, The Fall, JJ Goldman, Big Black, Arthur Russell, Minor Threat The Stone Roses ?


 


Et surtout: Etienne Daho ?

arbobo 13/04/2013 13:05


ah ben voilà, c'était pas si mal finalement et je ne suis plus le seul à le dire :-)

mais pour l'esthétique, comme tu dis, indéfendable ^^