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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 21:24

Mardi soir, je laisse en fond une émission de France 2 sur Monet. Histoire de voir ce qu’ils peuvent bien en dire en prime time… mais je décroche très vite (rien que la présentation de Stéphane Bern, je peux pas…) Les seules choses qui me font dresser l’oreille et quitter mon écran de pc des yeux pour les tourner vers l’écran télé… ce sont les illustrations musicales. La BO de The Dark Knight, tout d’abord. Etonnant de l’entendre dans une émission sur Claude Monet, mais, depuis la sortie du film, c’est vrai que la télé la met à toutes les sauces. Besoin d’une musique dramatique, intense et sombre ? Une seule réponse depuis quelques années de la part des types peu imaginatifs qui s’occupent d’illustrations musicales : The Dark Night. Qui remplace la musique usée jusqu’à la corde de Requiem for a Dream. Je veux devenir programmateur musical, y a pas plus simple comme boulot…

 

 

 

 

Quelques minutes après la BO de The Dark Knight, voilà celle de… Star Wars ! Bon, pas le thème pétaradant du générique, encore heureux, mais le « love theme » (enfin, sans doute). Batman, Star Wars, Claude Monet. Cherchez l’erreur. Et pour terminer, quelle est la musique du générique de l’émission (c’est une série d’émissions sur des personnages historiques) ? La BO de X-Men 3 !

  

 

 

 

Vous allez me dire « que tu reconnaisses les BO de The Dark Knight et Star Wars, on peut comprendre, mais, franchement, la BO de X-Men 3 ? » C’est très simple. Lorsque j’ai vu le film, ce thème m’avait agréablement surpris… malgré son côté très pompeux… je me suis demandé pourquoi ça me plaisait, j’ai relevé la grille d’accords : II : Am – F – G – Dm – A – F –G – Dm : II

 

Et ça confirme ma théorie, je ne résiste pas à la sixte et aux passages sur le VI° degré (ici, Am-F).

 

Mais revenons-en à cette utilisation pour le moins curieuse de la musique dans les émissions télés… imaginons un instant le brainstorming pour choisir les musiques d’illustration :

 

-         Bon les gars, là, on a fait une émission sur Claude Monet, il nous faut des musiques d’accompagnement. Si je vous dis « Claude Monet », « fin XIX° début XX° », « peinture impressionniste », ça vous évoque quoi ?

-         Euh… Batman !

-         Bien, une autre idée ?

-         Bah, Star Wars, évidemment…

-         Parfait !

 

Et pour choisir le thème du générique :

 

-         Notre série d’émissions sur des personnages historiques s’appellera « Secrets d’Histoire ». On y parlera de la reine Victoria, de François 1er, de Claude Monet… une idée de musique pour le générique ? …

-        

-         Rien ?

-         Euh… X-Men ?

-         Vendu !

 

Pour leur prochain numéro, sur « Sissi Impératrice », j’imagine qu’ils sont allés piocher dans Matrix, Hulk et Terminator…

 

Tout cela prouve bien, si besoin était, que le « sens » d’une musique n’a rien de strict ou figé, une même musique peut être utilisée dans des cadres complètement différents, voire opposés, et fonctionner malgré tout. Mais peut-on vraiment faire n’importe quoi ? Je ne le pense pas… une musique a tout de même une histoire, on ne peut faire abstraction de son utilisation originale, surtout quand elle a rencontré le succès sous cette forme et qu’on l’associe, dans le cas présent, à des films particuliers. Et Claude Monet entre Batman, Star Wars et les X-Men, c’est carrément grotesque.

 

Je noircis un peu le trait, je n’ai pas entendu l’émission du début à la fin, et il y a bien eu quelques notes de Wagner (le Prélude de Lohengrin). Déjà plus en phase avec l’époque et le personnage. J’espère au moins qu’il y a eu du Debussy, on ne peut mieux illustrer la peinture impressionniste que par… la musique impressionniste. Et même pour des passages de l’émission plus « lyriques », dramatiques ou intenses, il y avait chez Debussy (si ce n’est chez Debussy, au moins chez des compositeurs romantiques) de quoi trouver d’excellentes illustrations musicales, pas la peine de se tourner vers des BO de films de SF.

 

L’excuse qu’on pourrait imaginer de leur part « on veut toucher un large public, il nous faut des musiques plus fédératrices et puissantes » ne tient pas une seconde. Il y a des flopées d’airs classiques célèbres (ou pas) et au moins aussi accrocheurs et grandioses qui feraient bien plus l’affaire que les musiques de Dark Knight, X-Men ou Star Wars… Notamment chez les contemporains de Monet, les César Franck, Dvorak, Fauré, Brahms, Moussorgsky, Mahler, Rimsky-Korsakov, Debussy et compagnie.

 

Les types qui s’occupent d’illustrations musicales, plutôt que de passer leurs journées au cinéma à se goinfrer de pop-corn devant de gros blockbusters feraient peut-être mieux… d’écouter de la musique.

 

Tout cela n’est pas bien grave me direz-vous. Sans doute. Mais je trouve que ça témoigne (et participe) d’un véritable appauvrissement culturel. Une bouillie culturelle où l’on mélange tout et n’importe quoi, où programmateurs comme producteurs ne voient rien de bizarre, incongru et ridicule dans le fait d’illustrer la vie de Claude Monet à l’aide des musiques de Batman, Star Wars et des X-Men.

 

Entendons-nous bien, je ne milite pas pour que toute émission culturelle ou historique soit accompagnée de musique classique, loin s’en faut. Je ne suis pas à ce point élitiste (ou réac, selon d’où l’on se place). Je souhaiterais simplement qu’on respecte un peu plus la musique et le public. Prendre en compte le fait que les individus ont aussi une mémoire musicale, et ne pas leur servir n’importe quoi. Prendre en compte le fait qu’ils ne sont pas des benêts qui se disent : « chouette, j’aime la musique de Star Wars, je l’entends dans cette émission sur Monet, je suis content », mais qu’ils ont un cerveau, une capacité de jugement qui leur ferait plutôt dire « mais qu’est-ce que Batman et Star Wars viennent foutre chez Claude Monet ? »

 

Remarquez, c’est au fond plutôt marrant… le problème, c’est que le comique de la situation est ici parfaitement involontaire. Donc ridicule.

 

Cette forme de bouillie pseudo-culturelle n’est même pas le pire. Plus préoccupant : la surenchère constante depuis plusieurs années à la télé de musiques grandiloquentes. Pour tout et n’importe quoi. Un type fait cuire des œufs dans une émission de télé-réalité culinaire, quelle musique pour accompagner l’attente et la réaction du jury sur la cuisson ? Ce genre de musique :

 

 

 

Ca tombe sous le sens, non ? La musique parfaite pour illustrer l’angoisse d’un type qui se demande si ses œufs seront bien cuits. Sûrement ce qui a dû pousser Verdi à composer son Requiem… En général, ce n’est pas ce tonitruant Dies Irae du Requiem de Verdi que l’on utilise dans les émissions télés… mais c’est tout comme. Exactement le même genre de musiques : chœurs apocalyptiques, grands orchestres symphoniques à pleine puissance, gravité et noirceur de tonalités mineures, intensité dramatique maximum.

 

Des musiques qui, dans les œuvres du XIX° et le cinéma du XX° étaient utilisées dans des cas précis, pour illustrer ou accompagner des situations extrêmes. Combat métaphysique du bien contre le mal, victoires historiques, exploits héroïques, fin du monde, jugement dernier… Mais depuis plusieurs années, la télé utilise jusqu’à l’indigestion ces musiques paroxystiques, et ce pour illustrer le plus trivial. Ce qui crée nombre de cas absurdes et d’un ridicule achevé. De jeunes chanteurs de karaoké viennent « interpréter » des tubes pop à deux balles dans la Nouvelle Star et, sans transition aucune, grand orchestre et chœur apocalyptique : « Vont-ils continuer l’aventure ? Le jury a-t-il été sensible à l’interprétation de Myriam et sa reprise folk-jazzy du Dancing Queen d’Abba ? Vous le saurez après la pub… »

 

Le décalage entre la musique utilisée et ce qu’on nous présente à l’écran est énorme… Aussi absurde, si l’on inversait les rôles, que Star Wars accompagné par une musique de bal-musette. Mais il y a bien sûr une raison à ces musiques inversement proportionnelles à l’anecdotique que l’on nous présente à l’écran. Pas étonnant que cela se soit développé avec la télé-réalité. Des émissions d’une telle vacuité, des situations d’une telle trivialité qu’il faut « gonfler au maximum » la forme pour faire oublier la nullité du fond. De la poudre aux oreilles. Bien sûr, il y a tromperie sur la marchandise, on tente de vous faire croire à une saga épique genre Seigneur des Anneaux alors qu’il ne s’agit que d’un type qui se demande s’il a bien réussi son cake aux olives.

 

Une des premières fois où j’ai entendu ce type de musique utilisée pour un programme télé… c’est la bande annonce d’une des pires daubes de l’histoire, l’île de la tentation. Bimbos silliconnées et crétins au dernier degré qui se tripotent sur une plage sous l’œil des caméras, quelle musique pour illustrer cela dans la bande annonce de l’émission? Requiem, chœurs puissants, musique métaphysique et orchestre de la fin du monde. Voilà ce que les programmateurs musicaux imaginent comme musique idéale pour représenter les grandes questions existentielles télévisuelles de ce nouveau siècle, telles que « Est-ce que je vais tromper ma copine avec cette chaudasse qui m’allume depuis hier soir ? », « Est-ce que ce putain d’œuf sera suffisamment cuit ? », « Est-ce que ma version bossa de Every Breath You Take va plaire à Philippe Manœuvre ? » « Est-ce que Cindy pardonnera à Léa de lui avoir piqué son rouge à lèvres ? » Vous le saurez après la pub… car c’est aussi de temps de cerveau disponible qu’il s’agit. Tout bénef pour l’annonceur. On assomme le spectateur avec des musiques puissantes, saisissantes, dramatiques, on fait grimper l’émotion au maximum pour le rendre encore plus vulnérable aux injonctions publicitaires. Pourtant, c’est un matériau musical propre à transporter l’auditeur au plus haut, à lui faire vivre les émotions les plus intenses, puissantes, métaphysiques… mais là, on en fait une musique d’abrutissement. Une musique pour illustrer et vendre n’importe quoi. C’est dans une optique similaire que les dictatures ont utilisé ce type de musique. On ne vit certes pas en dictature, mais la manipulation par la musique n’en est pas moins importante…

 

 

Dernier élément, la dramatisation perpétuelle. Typique de l’époque. En particulier de l’après 11 septembre. Si l’on était d’un cynisme extrême, on dirait que la leçon principale retenue par les gens de télé à la suite des attentats du World Trade Center et de la planète qui regarde en boucle les tours s’effondrer, c’est que le tragique, le drame, la fin du monde, y a vraiment rien de mieux pour scotcher les téléspectateurs derrière leurs écrans.

Le choc du 11 septembre qui a accentué cette perte de repères, de valeurs, de foi en l’avenir et au progrès, et, surtout ce sentiment d’impuissance très moderne dans les sociétés occidentales. On nous bassine avec la crise économique, mais il y a une crise plus profonde de l’homme occidental depuis un moment. A quoi bon le progrès qu’on a tant valorisé auparavant, s’il détruit la planète ? A quoi bon une super-puissance même pas foutue d’empêcher quelques types armés de cutters de la toucher en plein cœur et de faire des milliers de morts ? Nos valeurs « progressistes, démocratiques et humanistes » sont-elles aussi universelles qu’on voudrait le penser ? On en doute quand on voit ce qu’elles ont pu engendrer… On ne croit plus en grand-chose, on ne sait pas où l’on va ni pourquoi, bref, on est paumé. Ce qui a pour effet deux phénomènes qui sont apparemment opposés : le refuge dans de grands mythes (une volonté de puissance pour compenser notre impuissance réelle), et le recroquevillement dans l’intime. Le premier explique le succès dans les années 2000 de grandes sagas épiques au cinéma (Le Seigneur des Anneaux, Matrix, les Nouveaux Star Wars), qui ne sont pas étrangères à l’utilisation de musiques grandiloquentes dans les émissions télés, le deuxième le succès du voyeurisme de la télé-réalité et la « peoplisation ».

 

Les musiques pleines d’emphase pour illustrer les programmes de télé-réalité les plus quelconques, au fond, c’est une réconciliation de ces deux tendances. On vous balance de l’intime, de l’anodin, et on vous fait passer ça pour une saga mythique. Et la télé le fait… à sa manière. C'est-à-dire sans le moindre début de sens esthétique, sans la moindre once de cohérence, de pertinence ou d’intelligence… si ce n’est pour accrocher le spectateur et manipuler de potentiels clients pour les annonceurs, car ça ils savent faire.     

 

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Published by G.T. - dans Cinema
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commentaires

GT 22/09/2011 22:18



DIANE & ARBOBO : Toutes les BO de Carpenter ne sont peut-être pas à jeter, mais je me souviens, une ou deux fois, d'avoir
trouvé ses BO franchement médiocres... je ne sais plus pour quels films, si j'ai le courage, j'irais jeter une oreille à ses BO pour voir s'il y en a de bonnes, et lesquelles ne m'ont
franchement pas plu...


 


CHRISTOPHE : Oui, je sais^^



Christophe aka Mario C 21/09/2011 21:58



GT : connard !


 



diane cairn 21/09/2011 16:33



le theme d'assault on precinct 13 est tres bon mais sur l'album c'est répétitif à la longue, heureusement il est court genre 10 ou 12 titres sur 35 minutes je crois, par contre si tu veus rire
mate le film dark star un pur nanar dispo ici http://lesintrouvables.blogspot.com/2011/01/dark-star-letoile-noire.html



diane cairn 21/09/2011 16:21



la dessus je vais me faire la b.o. de bloodsport aux synthés 80's pour illustrer un docu sur angkor ;-)



diane cairn 21/09/2011 16:18



ya même le crossover sample de carpenter dans des fingathing abstract ;-) sinon je crois que le problème n'est pas tant la musique de film mais que ce soient tjrs les mêmes, je n'hésiterais pas à
utiliser celle de Lord Jim sur un docu en asie du sud-est vu le mariage réussi entre musique locale et orchestration symphonique mais bon ça date des années 50, c'est réédité à 3000 exemplaires
dans le monde chez varese club ou intrada et c'est quasi introuvable



arbobo 21/09/2011 16:11



et le thème de Assault aussi est super !



arbobo 21/09/2011 16:10



diane je crois que c'était une provo de GT,


je crois que nous sommes beaucoup à aimer les thèmes de Carpenter, que ce soit par lui ou repris récemment par Zombie zombie. Perso je suis fan.



diane cairn 21/09/2011 15:59



et encore bcp de monteur sont souvent peu intéressé par la musique alors le real qui vient de la pub suggère un truc et si monteur son il y a il va mettre ce qu'il connaît c'est à dire de la
musique de film vu que c'est son boulot, il y a des exceptions comme moi qui vais te chercher un obscur morceaux de shanghai années 30 pour illustrer un docu su shanghai mais bon je n'ai aucun
mérite j'ai une médiathécaire à la maison



diane cairn 21/09/2011 15:47



@ arbobo


heu la b.o. de prince of darkness et celle de the thing cocomposée avec morricone c'est quand même très bon et celles de escape from new york ou de halloween comportent de bons passages, big
trouble in little china et invasion los angeles c'est pas top et celle de ghost of mars on oublie



diane cairn 21/09/2011 15:43



etant monteur, et pour me faire l'avocat du diable, c'est souvent le monteur qui choisit la musique pcq le réal et la prod on pas le temps pour ça, resultat comme les 3/4 des monteurs que je
connais on entre 20 et 40 ans et qu'ils ecoutent principalement du rock indé/ de l'abstrakt hip-hop et de la musique de film ben ils piochent en dernière minute dans la musique de film pcq le
sound design en docu n'existe que tres rarement, mais tu as raison sur le fond



GT 15/09/2011 20:27



ARBOBO : En effet... il y a même pire, les réalisateurs qui font eux-mêmes la musique de certains de leurs films, et qui auraient
mieux fait de s'abstenir (John Carpenter, si tu me lis...)



arbobo 10/09/2011 11:36



par là " de grands réalisateurs déterminés à imposer leur propre bande son nous ont infligé
des chieries"


je veux évidemment dire que malgré l'importance de la musique, l'intégrer dans la "réalisation" au
point de la confier au réalisateur ne me parait pas forcément judicieux, parfois l'équipe de montage est mieux qualifiée pour le faire.



arbobo 10/09/2011 11:33



je comprends l'agacement,


cela dit il y a bien des manières de gâcher l'illustration sonore, à commencer par un montage désastreux, couper et enchainer n'importe comment me heurte souvent bien plus que le choix des
titres.


Durant des années l'audiovisuel recourait à des banques de son, ce qu'on appelle généralement la "library", les grandes radios telle la BBC disposant en leur sein de leur propre équipe/atelier de
composition, pour le bonheur de certaisn compilateurs actuels.


J'ai hérité par hasard de centaines de ces disques d'illustrations sonores et jingles, pour la plupart chiants, insipides, mauvais (pas ceux de la bbc, mais là c'est le haut du panier). 
Musialement je ne crois pas qu'on y perde, et dans l'économie actuelle si ça peut offrir un complément aux artistes je ne suis pas contre. En tout cas, je ne suis pas certain que du point de vue
audiovisuel ce soit très différent, on puisait avant dans des bandes préécrites annoncées avec leurs caractéristiques "paisable et champêtre", "inquiétant", "électronique et léger"... qu'on
s'efforçait d'associer en fonction de l'effet recherché.


n'oublions pas que le cinéma ne fait pas exception, de grands réalisateurs déterminés à imposer leur propre bande son nous ont infligé des chieries catastrophiques. Tout le monde n'est pas
Kubrick ou Tarantino. Quant-à la composition originale, si elle a pour elle son originalité, par définition on ignore à l'avance ce qu'elle donnera. 


bref, je trouve que ce que tu décris n'est ni mieux ni pire que les autres cas de figure :-)



GT 06/09/2011 19:47



GUIC : car quand bien même tu voudrais qu'on revienne sur ce débat


Non, je pense qu'on a déjà donné et dit ce qu'on avait à dire sur le sujet^^


 


CHRISTOPHE : Merci pour l'article de libé, très intéressant (et un peu flippant... pour moi qui déteste l'utilisation de la
musique dans les pubs).


 


DAN : Je ne regarde pas trop la télévision mais ça sonne assez juste ton analyse et je pense que ça va m'inciter à y prêter
davantage attention :).


Sans pour autant te mettre à regarder plus la télé pour ça, ça n'en vaut pas la peine :-)


 


DAMIEN : Merci pour cette précision... je me posais la question, je ne sais pas trop comment ça se passe vraiment, mais il y a
tout de même - de ce que j'avais pu lire - des personnes qui s'occupent particulièrement de "l'habillage musical d'émissions". Bon, pas pour toutes, bien sûr, mais je pensais que pour une
émission en prime time de ce genre, qui essaie tant bien que mal de passer pour une émission culturelle, ne laisserait pas les monteurs seuls décider de la programmation
musicale... 



Damien 06/09/2011 18:49



Salut,


J'aimerais juse apporter une petite précision. En fait tu fais l'erreur de croire qu'il y a une vrai programmation musicale pour les émissions TV, un choix bien réfléchi. Or la musique est en
fait choisi par les monteurs donc un peu à l'arrache.


Ils glissent ce qu'ils connaissent et ce qu'ils aiment bien sans se poser trop de question. C'est pour ca que tu retrouve souvent les mêmes morceaux.


A côté de ca comme dit plus haut on peu trouver du The Coral ainsi qu'une flopée de morceaux d'indie rock/pop lputôt cool dans une émission de télé réalité pouri parceque les monteurs sont
souvent des jeunes et parfois de vrais amateurs de musique.



Dan 06/09/2011 13:07



Déjà: ton article m'a beaucoup amusé !


J'aime beaucoup l'exemple de l'oeuf.  Je ne regarde pas trop la télévision mais ça sonne assez juste ton analyse et je pense que ça va m'inciter à y prêter davantage attention :).



Christophe aka Mario C 04/09/2011 17:54



Tiens, je devrais coller ce billet de Libé
dans ton billet sur la musique dans les pubs mais j'ai la flemme de chercher ^^



Christophe aka Mario C 03/09/2011 13:03



Je ne regarde aucune de ces émissions (que je connais pourtant à mort grâce au zapping de canal) mais je joue aux BT sur Les experts. c'est d'ailleurs la seule chose qui me motive pour cette
mégachierie que sont CSI Miami.


 


Sinon, le billet m'a écroulé de rire; pauvre Gitou, tu ferais mieux d'avoir les mêmes goûts que moi, tu serais bien moin déçu !



Xavier 02/09/2011 16:52



Guic, je vois qu'on a les memes jeux



Guic' the old 02/09/2011 15:39



Non, justement, car quand bien même tu voudrais qu'on revienne sur ce débat, cela ne change rien... Vu que jamais un truc du genre ne me "gachera" vraiment un morceau.


No Surprises, c'est limite l'exception en fait, mais c'est aussi qu'à l'époque j'avais beaucoup aimé le film - j'étais jeune. Sinon, lmoi ça me fait toujours plaisir que de transformer les
émissions que je risque de subir à causede ma chère et tendre en blind test :-)



GT 02/09/2011 15:30



THOM : En même temps quand on voit le contenu super pauvre de cette émission "culturelle" dont tu parles, on ne peut être
surpris de l'habillage musical.


C'est sûr... de toute façon, rien qu'à voir la gueule de Stéphane Bern au début, tu sais que ça va être kitsch à souhait. Mais tout de même, Batman, Star Wars et les X-men qui s'invitent
chez Claude Monet, ça va être dur de faire pire. Un spécial Picasso avec la musique d'Harry Potter, peut-être...


 


XAVIER : Excellente analyse! et le coup de l'oeuf, très drole...


 Et vrai, surtout... enfin, c'était peut-être pas un oeuf, mais je suis vraiment tombé un jour sur un truc de ce genre, des apprentis cuistots qui faisaient un plat quelconque, qui
attendaient l'avis du jury (je ne sais plus si c'était une bande annonce, un teaser avant la pub ou une partie de l'émission), et il y avait vraiment une musique de ce genre... J'étais quelque
part entre le fou rire et la consternation...


 


Quant à No Surprises, oui, c'est très juste, heureusement que c'est un des rares morceaux de Radiohead que j'ai jamais trop aimé, sinon, ça m'aurait bien fait chier... Mais pour ce
genre de passages mièvres d'émissions TV, ils visent souvent plus bas de gamme, avec du James Blunt où Keane...


 


SUNALEE : Pareil... ils prétendent te faire découvrir une autre culture, mais ils n'ont même pas le courage de mettre
leur vraie musique, de peur que ça n'accroche pas suffisamment le spectateur occidental.


 


GUIC : On en revient un peu à ce qu'on disait sur la musique et la pub... avec cette question : qu'est-ce qui est le pire, qu'on
nous balance des musiques de merde ou quelconques pour accompagner des pubs et des émissions à la con, ou qu'on nous balance de bonnes musiques qui seront inconsciemment
associées aux trucs débiles qu'on nous présente à l'écran ? Parce que dans ce cas, on fait perdre de leur "magie" à ces musiques, on les rend aussi triviales, mièvres ou pompeuses
que ce qu'elles accompagnent. Vaste débat, il n'y a pas de solution qui s'impose forcément... enfin si, j'en ai bien une : qu'on arrête de nous balancer des pubs et des émissions à la con,
comme ça, ce serait réglé... mais, bizarrement, on ne m'écoute jamais^^   



Guic' the old 02/09/2011 14:19



Pour No suprises... C'est Eric Klapish qu'il faut blamer en premier lieu.


Mais c'est très (trop) vrai.


 


Le côté inverse, c'est que maintenant, il n'y a quasiment que dans les mauvaises émoissions de M6 (Diner presque pas frais, 100 % Mag, ...) que j'entends des morceaux que j'aime bien çà la télé
(du Blur, Coral, ...)



Sunalee 02/09/2011 13:09



Tu ne peux pas savoir le nombre de fois que je me suis exclamée devant un documentaire de voyage/sur le  monde: mais pourquoi utilisent-ils cette musique de merde et pas de la musique locale
? Ou pourquoi est-ce que ce sont de nouveau des percussions ou du didgeridoo ? Et pas que sur la tv française... La BBC ne fait pas toujours mieux...



Xavier 02/09/2011 13:00







Thom 02/09/2011 11:36



No Surprises, bien sûr :-)



Xavier 02/09/2011 11:22



Excellente analyse! et le coup de l'oeuf, très drole...


on pourrait aussi parler des musiques "rock" utilisées à la télé dans le meme but (par exemple: si je dis morceaux pour faire bien comprendre que Mélanie est très triste d'avoir été éliminée de
la Starac après avoir foirée sa reprise des Dix Commandements version ska punk, ou pour renforcer la pseudo émotion de retrouvailles entre John Bertrand le rebelle avec sa maman après deux
semaines de séparation, vous me dites???)



Thom 02/09/2011 07:05



En même temps quand on voit le contenu super pauvre de cette émission "culturelle" dont tu parles, on ne peut être surpris de l'habillage musical.


 


Pour le reste bonne analyse (dommage que tu n'approfondisses pas ta conclusion). De toute façon la télévision française est quasiment inregardable (et inécoutable ^^). Tu me diras en Italie ou en
Espagne, c'est encore pire.