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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 23:10

Quel est "le" tube de ce début de siècle ? Une chanson de Rihanna ou Britney Spears ? Le Seven Nation Army des White Stripes devenu gros hymne de stade ? Anhedonia du dernier Third Eye Foundation qui, soyez en sûr, va casser la baraque et monopoliser les ondes de ces 10 prochaines années (on a bien le droit de rêver...) Non, le tube de ce début de siècle est un morceau qui ne passe jamais sur la bande FM... mais partout ailleurs.

 

Il s'agit, vous l'aurez deviné (parce que vous êtes malins, vous lisez le titre des articles avant leur contenu), de "Lux Aeterna" tiré de la BO de Requiem for a Dream. Depuis la sortie du film, en 2000, il a été utilisé jusqu'à l'overdose par la télé (reportages, etc...) avant de devenir un des morceaux les plus diffusés sur le net. Plus qu'un tube, un "You-tube"... on ne compte plus les internautes qui l'ont employé pour illustrer leurs montages vidéos.    

 

Fait assez exceptionnel dans l'histoire du cinéma, la BO du film a même été utilisée pour les trailers officiels d'autres films, sans aucun rapport avec l'original. Dans une nouvelle version, orchestrale et grandiloquente, pour le 2° volet du Seigneur des Anneaux (puis Zathura, Babylon A.D., The Da Vinci Code, Sunshine et des séries télés telles que Lost et Top Gear, cf. Wikipedia). Vous imaginez les célèbres thèmes du Parrain, de Star Wars ou des Dents de la Mer accompagner la bande-annonce de nouveaux films ? Non. Et pourtant, c'est le cas de la BO de Requiem for a Dream. Et si cela a été rendu possible, c'est bien (en dehors du manque d'imagination des producteurs), parce que cette BO a dépassé le film dont elle est tirée, elle lui a "échappé". 

 

C'est aussi cette version orchestrale avec choeurs qui est la plus répandue sur le net. Mais avant d'y venir, petit rappel de la version originale, par l'excellent et iconoclaste Kronos Quartet :

 

 

 

   

La version grandiloquente, elle, est devenue incontournable (le mot est faible) comme accompagnement de montages vidéos sur Youtube. Particulièrement de grandes sagas cinématographiques populaires, en premier lieu le Seigneur des Anneaux et Star Wars. Je vous mets deux exemples caractéristiques, parmi les milliers de vidéos telles que celles-ci (je vous rassure, je ne les ai pas toutes regardées... c'est certes efficace, mais on a vite fait de friser l'indigestion).

 

 

Seigneur des Anneaux

 

 

 

 

Ou le Final de Star Wars Episode 3

 

 

 

De l'artillerie lourde... Dans le genre, on ne s'étonnera pas de retrouver aussi des centaines de vidéos de Matrix sur la musique de Requiem for a Dream. Même l'insupportable tête à claques Harry Potter y a droit. De toute façon, tout le monde y a droit. Les films "héroïques", épiques, à grand spectacle, comme des films beaucoup moins premier degré, dans tous les genres ou presque (ex : Inland Empire, Full Metal Jacket, Scream...)

 

Et ça ne s'arrête pas aux films, en vrac, vous trouverez des montages pour séries télés (24Prison BreakHeroes, et même Breaking Bad), mangas et dessins animés (en tapant Disney+Requiem for a Dream, je ne m'attendais pas à tomber sur des vidéos... et pourtant, il y en a !), images de bd et comic books, jeux vidéos (ex : Call of DutyGTA IVPrototypeMass Effect), images d'histoire (seconde guerre mondiale, 11 septembre etc...), sports (tennis, foot... même le tour de France !)

Ce ne sont à chaque fois que quelques exemples, si je comptais tous les lister, il me faudrait y passer plusieurs années...  

 

On retrouve donc tout et n'importe quoi sur cette musique, les exemples les plus incongrus sur lesquels je suis tombé sont :

 

Kaamelott Livre V

La V° saison est peut-être plus grave et mélancolique que les précédentes, mais elle reste une série humoristique, alors de là à y voir une grande fresque épique...  

   

Hommage à l'Abbé Pierre

 

Et même... la victoire des socialistes aux municipales à Reims en 2008 (!) 

 

La question n'est plus de se demander ce qui a été illustré par cette musique, mais plutôt ce qui ne l'a pas été. Car tout semble finir par se faire... "luxaeternaliser" sur le net.

 

Et je ne vous parle même pas de ces milliers de vidéos de gens qui tentent, plus ou moins bien (en général, plutôt moins...), de le reprendre au piano, à la guitare, etc... 

  

 

Reste maintenant la question du pourquoi, et du comment.

   

Pourquoi cette musique à chaque fois qu'il s'agit d'accompagner ou accentuer le caractère épique d'une vidéo ? A la base, la musique de Mansell colle parfaitement au film d'Arronofsky qui est tout sauf "épique". Il est même à l'opposé de tout héroïsme, puisqu'il est question de faiblesse, de laisser-aller, de manque de volonté, d'une dérive glauque dans l'enfer des drogues et de la dépendance, pas de combat légendaire contre les forces du mal... Mais ce qui relie les deux versions (Kronos Quartet et orchestrale avec choeurs), c'est l'intensité dramatique. Et de ce point de vue, la musique de Mansell s'accorde parfaitement à toutes ces vidéos, comme au film.

(Dans les explications suivantes, je me réfère à la version originale, celle de la première vidéo) 

D'un côté, il y a un fonctionnement par "strates". Les instruments et thèmes rentrent au fur et à mesure pour remplir l'espace sonore, avec chaque fois une montée vers l'aigu. Le thème, lui, semble se "précipiter" : plus il avance, plus les mesures comportent de notes (pas de nouvelles, mais des répétitions de mêmes notes). De l'autre, il y a le couleur mineure "sombre", et des mouvements mélodiques qui sont presque exclusivement descendants. La "chute" dans l'enfer de la drogue, et la progression paroxystique du film sont donc parfaitement illustrées par ce morceau. Et puisqu'il est question de "Requiem", pas étonnant que l'on retrouve dans cette musique les trois principales caractéristiques d'une marche funèbre : tempo relativement lent, 2 temps binaire, tonalité mineure. 

 

Une des raisons de son succès - qui a dépassé de loin celui du film - est sa simplicité... enfantine. Certains, qui connaissent sans doute assez mal la musique, parlent de chef-d'oeuvre digne du classique... mais en terme de complexité et richesse musicale, ce morceau est aux symphonies du XVIII° et XIX° ce qu'un gribouillage d'enfant est au plafond de la chapelle sixtine. On pourrait presque imaginer sa composition comme l'expression d'un manque total d'inspiration et de travail : 

 

 

 

Pour commencer, Clint part d'une note, un sol en l'occurrence. Il monte ensuite les deux notes suivantes, le la et le si bémol (il se doit d'être en mineur pour ce type de morceau) et... voilà. Ce travail l'a exténué, il ne va pas aller beaucoup plus loin par la suite. Cette "bête" montée de 3 petites notes de la gamme qui se suivent constitue l'essentiel de son morceau. Pour répondre au bon vieux principe de la "symétrie mélodique", il lui faut une deuxième phrase... il ne va pas se casser la tête, il repart de son sol, et descend les deux notes suivantes fa (sans le dièse, c'est du mineur mélodique, pas harmonique) et mi bémol. Pas de saut d'intervalle, juste des notes qui se suivent, on part de sol, on en monte deux, on revient sur sol, on en descend deux. Qui dit mieux ?

Il lui faut aussi une basse... là encore, il va aller au plus simple, il repart de sol pour descendre sur sa quinte, le . Le b.a.-ba de la basse. Pour aller de l'une à l'autre, il passe par la sixte mineure, ligne de basse typique sol-mi bémol-ré (dont j'ai déjà parlé ici). Va-t-il la varier à un moment ou à un autre ? Non. Ces trois mêmes notes de basse (au violoncelle) tiendront jusqu'à la fin du morceau.

Il a besoin d'ajouter une petite ritournelle (au clavier). Pas de soucis, il va encore aller au plus simple, reprendre ses trois notes de départ (sol-la et si bémol), et cette fois les jouer dans l'autre sens (si bémol, la et sol, en terminant sur le ). Il répète ça trois fois, puis, la quatrième, monte le si b d'un ton pour terminer par do, si b, la, si b. Toujours de simples notes conjointes. Et cette "ritournelle", là encore, ne changera pas d'un iota pendant tout le morceau.

 

Maintenant, il lui faut un "thème". En règle générale, le thème, c'est ce que les musiciens travaillent le plus, ce à quoi ils prêtent la plus grande attention... pas Clint. On imaginait qu'il ne pourrait faire plus simple que cet accompagnement, il y parvient avec le thème. Il repart encore une fois de ses 3 notes conjointes (notes qui se suivent dans une gamme), sur la tierce mineure sol - la - si b. Il vire le la, et joue si b - sol. Juste deux notes. Après les avoir répétées 10 fois de suite (!), il se dit : "bon, là, ça n'avance pas beaucoup, je tourne en rond sur deux notes, ça va finir par se voir..." Il ne va pas aller chercher bien loin, il repart du si b, remet le la et vire cette fois le sol. Et le voilà parti pour répéter ces deux notes (si b-la) de la même manière que les deux précédentes. Paroxysme du morceau, son thème "s'enrichit" d'une 3° note... qu'il ne va pas chercher très loin non plus, il reprend le sol, et joue cette fois en descendant les 3 notes de base de son morceau si b - la - sol... (en répétant les si b et la). Il le fait 3 fois, puis... le joue dans l'autre sens pour la 4° (sol - la).

Pire encore, il avait tellement peu d'inspiration qu'il n'a fait que reprendre un petit motif de cuivres d'un de ses anciens morceaux (Dr. Nightmare's Medication Time - titre prémonitoire pour celui qui composera la BO de Requiem for a Dream - lorsqu'il était leader du groupe Pop Will Eat Itself) pour en faire ce thème de 3 notes descendantes sur un intervalle de tierce mineure. Pour être tout à fait honnête, il y a bien quelques autres petites choses dans ce Lux Aeterna (comme ce ré dans l'aigu qui traîne pendant le thème...) mais l'essentiel est dans ce que j'ai décrit. 

 

 

Tout cela peut sembler quelque peu compliqué pour un non-musicien... mais je vous assure que, musicalement, c'est simplissime. A part un morceau sur une note jouée sur un même rythme, je ne vois pas trop comment on pourrait faire plus simple...

 

Voilà comment composer un tube essentiellement sur 3 notes. Parfois, on entend dire "tout a été fait en musique, il n'y a plus rien à inventer..." et pourtant, sur ce même intervalle de tierce mineure, ces mêmes 3 notes (fondamentale, seconde et tierce mineure), on peut faire des morceaux qui sonnent totalement différemment et fascinent des millions de gens. Quoi de commun entre Satisfaction des Stones, Another Brick in the Wall de Pink Floyd et le Lux Aeterna de Mansell ? Ces trois morceaux célébrissimes sont basés sur ces 3 notes (fondamentale, seconde, tierce mineure), qu'ils font tourner de manière "conjointe" (les notes jouées les unes après les autres, sans en sauter une). Et pourtant, lorsque vous entendez un de ces morceaux, vous ne vous dîtes pas "c'est marrant, il me fait penser aux deux autres"...

 

J'ai pas mal ironisé sur le "travail compositionnel" du Lux Aeterna de Clint Mansell... mais faut avouer qu'il fonctionne. Un morceau d'une efficacité redoutable. Efficacité qu'il doit en grande partie à sa simplicité. Un peu comme le O Fortuna de Carl Orff, d'ailleurs, qui est lui aussi construit en grande partie sur trois notes à l'intérieur d'un intervalle de tierce mineure. Et ce thème si simple, j'aime à l'entendre, dans Requiem for a Dream, non pas comme l'illustration d'un manque total d'inspiration, mais plutôt celle d'individus paumés, incapables de s'en sortir, bloqués comme le sont ces 2 puis 3 notes qui tournent en rond sur elles-mêmes... Une "musique de l'impuissance" devenue paradoxalement la référence des "musiques puissantes" avec cette version pompeuse... Et malgré les grands choeurs, les percussions et l'orchestre, on continue à ressentir une certaine forme d'impuissance, c'est ce qui donne une telle dimension tragique et dramatique à cette pièce...    

Mais la véritable ironie de l'histoire, si ironie il y a, c'est que ce morceau qui semble provoquer les émotions les plus grandes, les plus fortes, les plus riches, les plus "épiques"... se base sur un matériau musical des plus simples (voire des plus pauvres). Ce fameux thème qui transporte tant de gens vers les "hautes sphères" ne joue que sur un intervalle très resserré (la tierce mineure), 3 petites notes... et c'est tout. Faut-il en déduire que c'est la simplicité qui permet de créer de tels effets sur l'auditeur ? Pas uniquement, bien sûr. Et heureusement. Car les musiques les plus riches et complexes (la IX° Symphonie de Beethoven, le Tristan de Wagner, la Messe en Si mineur de Bach etc...) sont tout autant capables de faire vivre à leurs auditeurs les sensations les plus fortes... la différence, c'est que la simplicité, elle, permet en général de les provoquer chez un public plus vaste...

 

Enfin, pour terminer et être vraiment complet... impossible pour moi de ne pas dire un mot d'un fameux "Lux Aeterna" de l'histoire du cinéma qui a précédé celui de Mansell. Il s'agit de celui de Ligeti, utilisé par Kubrick pour 2001, L'Odyssée de l'Espace. Là, on est à l'opposé de celui de Mansell en terme de complexité musicale... un choeur à 16 voix, où chacune peut prendre son indépendance et mener à d'audacieux "clusters", de la micropolyphonie comme l'appelait Ligeti... et, surtout, une vraie merveille musicale :

 

 

    

   

 

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Published by G.T. - dans Cinema
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commentaires

Saihtam 22/10/2015 23:22

Quelle condescendance. Le peu de vos d'article que j'ai lu ici pue le besoin d'exhiber vos connaissances. Votre avis est complètement subjectif et surtout ridiculement infondé. On a l'impression de lire le journal d'un adolescent rebelle. Pourquoi écrivez-vous des articles ? Pour partager vos connaissances et donner le goût de la musique au lecteur, ou bien simplement pour tenter par tous les moyens (mépris, sarcasme lourdingue) de démontrer que vous êtes meilleur que les autres ?

Dahu Clipperton 13/01/2011 01:35



Et oui, au fait : le Lux Aeterna de Ligeti (...qu'avec mes amis on a toujours appelé "Le Requiem") est le plus grand morceau jamais composé. Epicétou.



Dahu Clipperton 13/01/2011 01:32



Bravo Crafty ! Toi seul as compris que la phrase de Thomas "J'adore ce morceau, j'adore ce film, j'adore Mansell, j'adore PWEI, j'adore Music Lodge, j'adore GT ", hé bah en fait c'était
un "Cherchez l'intrus". 


En plus, c'est censé être adapté de Selby, c'te bonne blague. Sérieux, convoquer le Kronos Quartet pour cette bouse, c'est une belle illustration de l'expression "donner de la confiture à ce gros
goret d'Aronofsky" (ch'uis plus trop sûr de la formulation ezacte).


Ah flûte, y a au moins un truc à sauver dans ce flim : les yeux de Jennifer Connelly



Crafty 08/01/2011 22:16



N'empêche, qu'est-ce qu'il est mal utilisé dans le film ce morceau... Bon et puis, qu'est-ce qu'il est pourri ce film d'ailleurs.


 


Voilà, c'était la touche rock'n'roll de ce début d'année, vu que j'arrive même plus à participer au CdB (j'connais pas un vingtième des albums proposés, my bad), j'en profite pour te souhaiter
une bonne année et beaucoup de speed metal symphonique à chanteuse finlandaise.


 



JX75 08/01/2011 18:54



GT


Chacun son truc, hein... Michael Nyman me fait à peu près le même effet, mais il me paraît quand même un niveau au dessus. Je veux dire que son écriture est également
horripilante, mais qu’au moins ses “erreurs” (je fais mon cuistre) ont l’air volontaire.


Ligeti a été une grande révélation... Je l’ai découvert en entendant Atmosphères à la radio. J’étais scotché à mon siège, j’avais comme l’impression de regarder une boule de lave en fusion.
Ensuite j’ai découvert le Kammerkonzert et surtout Ramifications que j’adore. Par contre j’aime moins ses dernières compositions...



GT 08/01/2011 18:37



JX75 : Je serais moins sévère avec Mansell que toi, après tout, je trouve que sa musique fonctionne pas mal dans les films dont
il a fait la BO... mais je comprends ce que tu veux dire, c'est sûr qu'il est loin de maîtriser "l'art de la dissonance"... enfin, 100% d'accord avec "Vive Ligeti" :-)



JX75 07/01/2011 21:47



Bonjour


Pour me présenter brièvement je suis à la base de formation classique, j’ai tâté un peu de jazz, un peu de composition (classique). J’écoute un peu de tout, y compris du rock, mais quand même pas
du rap.


Plus encore que la pauvreté rythmique et mélodique de la musique de Mansell, c’est sa complète incompétence à gérer la dissonance qui m’horripile. Depuis la renaissance et jusqu’à disons Berg,
les compositeurs classiques ont développé une science époustouflante de l’harmonie dont l’intérêt (quand on passe au deuxième chapitre du bouquin) est justement de gérer la dissonance et de
faire que n’importe agrégat sonore paraît agréable à l’oreille pouvu qu’il soit bien placé dans la composition... Évidemment pour arriver à un bon résultat potable il faut connaître
les 3658 règles du bouquin sur la préparation et la résolution des dissonances, les fausses relations de triton et les accords de 12e de dominante, ce qui tout à fait possible au bout d’une
dizaine d’années d’étude.


Rien de tout cela dans le truc de Mansell (qui aurait dû se cantonner au sport automobile). Les voix se recontrent en formant des consances et des dissonances au petit bonheur la chance, sans
aucune vie, avec autant de dynamique qu’un plat de spaghettis trop cuits et froids. Dans certains Stravinsky néo-classique on a bien aussi une harmonie un peu foireuse, des disonnances résolues
bizarrement, mais il y a un parti-pris esthétique derrière, alors qu’ici on n’a même pas l’impression de quelque chose de voulu.


En résumé, beurk. Et vive Ligeti.



GT 05/01/2011 19:35



THIERRY : Commence bien l'année, moi (mieux que Gerry ...), en me trompant d'article ;-)


 


Pourtant, nul ne connaît le chemin mieux que toi :-)


 


THOM : Et moi, j'adore la nouvelle mode du Giti-licking^^



Thom 05/01/2011 16:51



(j'ai oublié de préciser que j'adorais Ligeti, Kronos Quartet ainsi que tous les films et toutes les séries cités dans cet article)



Thom 05/01/2011 16:50



(et sinon je confirme que le premier Sheller est une vraie bizarrerie pop qui gagnerait à être redécouverte, vu que plus grand monde n'écoute cet album aujourd'hui)



Thom 05/01/2011 16:49



J'adore ce morceau, j'adore ce film, j'adore Mansell, j'adore PWEI, j'adore Music Lodge, j'adore GT et je lui souhaite une bonne année.

Eh oui, en 2011 le Giti-bashing est totalement passé de mode ^^


Place au Giti-licking ! :-)



Thierry 04/01/2011 23:29



Commence bien l'année, moi (mieux que Gerry ...), en me trompant d'article ;-)



Thierry 04/01/2011 23:11



Gerry Rafferty ..


Here I am ... Stuck in the middle with you ..



GT 04/01/2011 21:08



CHRISTIAN : Bien vu, et bien dit^^ et bonne année à toi !


 


ERIC : Merci ! Je ne connais pas cet album de William Sheller... et sans être un grand amateur de ce qu'il fait, je trouve
tout de même qu'il a un talent pour les harmonies et mélodies qui le place bien au-dessus du lot dans la chanson française... je vais donc écouter ça dès que j'aurais un peu de temps...



Eric 04/01/2011 15:05



Bien aimé ton article (beaucoup plus que les commentaires en tous cas).


Merci de m'avoir fait redécouvrir le Lux Aeternia de Ligeti, que je connaissais de 2001 mais dont j'ignorais le nom. Quel morceau !


C'est marrant, en voyant le titre de ton article je m'imaginais que tu allais parler de William Sheller (comme quoi les références...). "Lux Aeterna" est le nom de son premier album, un truc
assez apprécié des amateurs de bizarreries pop symphoniques et de synthés vintage et que Bertrand Burgalat semble avoir beaucoup écouté : http://www.youtube.com/watch?v=3uclxW5WS-M



Christian 04/01/2011 10:42



Ce que je trouve extrèmement pédant, voire limite scandaleux, dans cette histoire, c'est que GT se permet de lever le pire des tabous : parler de musique dans une chronique musicale !


Nonmého ! Ca va pas ???


Bonne année à tous.



GT 01/01/2011 18:14



ARNO : Bonne année à toi et à tous !



Arno 01/01/2011 15:47



bonne année à tous (y compris ceux à qui croyent que ce message ne leur est pas destiné)...


 


y compris aussi ceux qui ne comprenne rien à rien... 



GT 31/12/2010 14:35



VINCENT : Pas de problème, comme je l'ai dit, j'ai l'habitude, et j'ai été confronté à pire^^



Vincent 31/12/2010 12:06



Autemps pour moi alors, j'ai mal compris ! Effectivement, il n'y avait peut-être pas besoin d'écrire tant à ce propos.



GT 31/12/2010 01:17



VINCENT : Je pige pas trop ce qui te pose problème... de la calomnie et de la diffamation ? Comme tu y vas...


Si j'utilise l'expression "érudition excessive", c'est tout simplement parce que le terme "pédant", on le trouve souvent utilisé pour des choses assez diverses... alors je voulais juste
préciser les choses (dans le dico, on trouve bien "érudition excessive" pour définir la "pédanterie"), pour qu'on soit bien clair sur ce dont m'accuse Olivier... Qui,
d'ailleurs, ne dit pas simplement "mon article est un peu pédant", il dit carrément qu'on "ne peut pas faire plus pédant"... le summum de la pédanterie, donc... (puisque "pédanterie" =
"érudition excessive", en fait, "on ne peut pas faire plus pédant", c'est vrai, j'aurais dû le traduire par "excès d'érudition excessive"... mais bon, j'ai pas osé, je trouve que ça fait un peu
trop... pédant... :-))


Les guillemets n'ont pas pour seule fonction d'encadrer des citations, et je ne les ais pas utilisés du tout ici pour cela, simplement pour préciser ce sur quoi il m'attaque... Pas de quoi
en faire toute une histoire...


Et quand bien même on imaginerait que je veuille faire croire qu'Olivier a utilisé le terme "érudition excessive", ce ne serait pas de la calomnie, au contraire... car c'est le teme
"pédant" qu'il utilise qui est extrêmement péjoratif, alors qu' "érudition excessive" est bien plus neutre...


 


Bref, tout ça est assez absurde... Pour prendre un autre exemple, plus parlant, c'est comme si Olivier me disait "T'es qu'un pauvre con sans cervelle", je lui réponds "Pourquoi trouves-tu
que je "manque d'intelligence" " Et toi tu viens me dire "Mais pourquoi mets-tu des guillemets ici, il n'a jamais dit que tu "manquais d'intelligence", c'est de la calomnie et de la
diffamation ! "...


Enfin... j'ai pas l'impression que ceci mérite vraiment de pinailler autant, mais bon, c'est une habitude sur ce blog^^



Vincent 30/12/2010 21:16



(Diane Cairn a fait l'orthographe, je complète avec la syntaxe/grammaire).



Vincent 30/12/2010 21:15



Eh bien il me semble que la seule chose qu'Olivier n'ait dit que :


"Ouch! On peut pas faire plus pédant comme article!  Et en plus sur un blog qui parle de musique indé, donc justement de musique archi-simpliste qui passe pour du caca sonore  pour
n'importe qui écoutant du jazz, ou même du rock progressif ou du funk... Pourquoi un tel article ?!"


Et d'autre part, que les guillemets ne s'utilisent si l'on veut citer que de manière exacte, on ne peut pas développer, extrapoler, reformuler... Je ne voudrai pas donner l'air de chercher la
paille comme dirait l'autre, mais si tu ne respecte pas cette règle
c'est de la diffamation... Et calomnier quelqu'un n'est pas vraiment un bon moyen de le convaincre de quoi que ce soit, mais plutôt de le persuader que tu ne souhaite que vaincre dans ce débat,
et ce même s'il a tort, surtout s'il a tort. Sur ce..




GT 30/12/2010 21:10



DIANE C : Merci, et putain de bon réveillon à vous aussi ^^ 



diane cairn 30/12/2010 17:38



oui Gitou je sais j'ai une putain d'othographe de merdRe.  En fait sur le fond tu as raison, oui il faut démonter et démystifier et apprendre aux gens comment c'est construit. ça ne détruira
pas l'oeuvre et ça n'apportera pas le talent aux autres et ça à le mérite de remettre les choses à leurs places. après se battre contre les moulin... c'est ton côté wokenwoll, mais c'est pour ça
qu'on revient n'en déplaisent aux détracteurs, sinon d'ici l'année prochaine, les pious, moi et sunalee te souhaitons d'ores et déjà un putain de bon réveillon.



GT 30/12/2010 15:43



VINCENT : Ben... c'est l'accusation de "pédanterie excessive" d'Olivier qui le dit, non ?



Vincent 30/12/2010 15:41



Euh, GT... Juste euh... "Où vois-tu une "érudition excessive" ?" Ben... oui, justement... Où est-ce que tu as vu ça toi ?



GT 30/12/2010 14:14



OLIVIER : Ouch! On peut pas faire plus pédant comme article! 


 


???


Je rêve... qu'est-ce qui est pédant dans cet article ? Où vois-tu une "érudition excessive" ? Dans le fait de détailler les notes des motifs ? Le comprendre, c'est à la portée de n'importe quel
musicien, pas besoin d'avoir fait 10 ans de solfège pour le saisir, un ou deux mois suffisent largement. Maintenant, c'est sûr que de non-musiciens ne comprendront pas grand chose à ce
passage. Et alors ? Ils n'ont qu'à le sauter, l'article reste compréhensible même si l'on ne s'est pas attardé là-dessus... Ce passage permet à quiconque ayant fait un minimum de musique,
connaissant le nom des notes et disposant d'un instrument de comprendre comment fonctionne ce morceau. Mais si l'on ne peut pas, sur un blog musical, une fois de temps en temps s'attarder
sur la construction d'un morceau (surtout quand c'est extrêmement simple comme c'est le cas ici) sans être accusé de "pédanterie" (et pire, de pédanterie extrême puisque selon toi "on ne peut pas
faire plus pédant), faut me le dire, je l'ignorais...


A moins que ce soit parce que je fais référence à un moment à la IX° Symphonie, Tristan et la Messe en si mineur ? Trois des plus célèbres oeuvres classiques ?


 


Et en plus sur un blog qui parle de musique indé, donc justement de musique archi-simpliste qui passe pour du caca sonore  pour n'importe qui écoutant du jazz, ou même du rock progressif
ou du funk... Pourquoi un tel article ?! 


 


Re-????


Ce n'est pas un blog sur la musique indé, mais sur la musique. Il y est question de rock, de classique, de jazz, d'électro, de folk, de rap etc... et quand bien même, je vois pas où est le
problème... Le rock indé, si tant est que ce terme a encore un sens, regroupe des choses très diverses... il peut être basique, subtil, complexe, bourrin,
innovant, bateau, audacieux... on y trouve de tout. Et le rock prog comme le funk peuvent très bien sonner comme du "caca sonore" aux oreilles d'inconditionnels de musiques sérielles ou
contemporaines pointues... et je ne dis nulle part que ce morceau de Mansell est de la merde, je trouve juste amusant qu'avec un matériau musical aussi simpliste il soit devenu pour certains
une forme de chef-d'oeuvre ultime de la musique actuelle...


 


DIANE C : Il ne s'agit pas pour moi de faire un "démontage musical" en disant "il n'y a que 3 notes, c'est nul" (loin de moi ce
genre d'idées, le grand amateur de rap et de rock que je suis ne juge pas la qualité d'une musique à sa seule complexité...), si je prends la peine ici de détailler le cheminement mélodique des
motifs, c'est parce qu'il est particulièrement simpliste (on peut faire des tas de choses beaucoup plus inventives sur une poignée de notes).


(et merci de ne pas écorcher le nom de ce putain de chef-d'oeuvre qu'est Ramblin' Man^^)       



diane cairn 30/12/2010 12:24



pourquoi ... comment dans quel état j'ère, asperge concombre et bonobo.


beh c'est un peu le même problème que le born in the usa de springsteen et reagan. une musique sortie de son contexte et salopée par son utilisation portnawak. maintenant l'exercice du démontage
musical sur 3 notes est vain. le ramnlin' man de hank williams tient sur deux accords et c'est un putain de chef-d'oeuvre pis de toute façon c'est moi qui ait la plus grosse ...


 


 


 


 


lecreuset de vous tous.



Olivier 30/12/2010 12:09



Ouch! On peut pas faire plus pédant comme article!  Et en plus sur un blog qui parle de musique indé, donc justement de musique archi-simpliste qui passe pour du caca sonore  pour
n'importe qui écoutant du jazz, ou même du rock progressif ou du funk... Pourquoi un tel article ?!



GT 30/12/2010 11:59



BOEBIS : Bien sûr que ce n'est pas du tout le nombre de notes qui fait la qualité ou l'intérêt d'un morceau (mais sa richesse, un
peu... disons qu'un morceau sans modulations, jouant toujours sur les mêmes notes d'une gamme, à moins d'un travail instrumental ou rythmique élaboré, ne sera pas musicalement d'une grande
"richesse"...)


Mais ce Lux Aeterna ne "sonne" pas vraiment comme de la musique des Reich, Riley ou Glass, eux ont su vraiment "inventer" une nouvelle manière de faire de la musique, faire
évoluer leur style d'une façon, souvent, plus complexe que ce que l'on peut imaginer... si j'ironise sur la simplicité de ce morceau, c'est parce qu'il est extrêmement basique dans sa
composition. On monte les 3 notes dans l'intervalle de tierce mineure, on les descend, on répète deux de ses notes, puis les deux autres, puis les 3 à la suite... rien de plus simple...
mais, personnellement, ça ne me dérange pas tant que ça, j'aime bien ce morceau (après la sortie du film, j'ai acheté très vite la BO)... ce que je voulais surtout dire, c'est qu'il est
amusant de constater qu'avec un matériau aussi simple (voire simpliste) on puisse générer les émotions les plus profondes, grandes, élevées chez tant de gens... 


Et puis, comme je le dis à la fin, je trouve, au fond, que cette simplicité s'accorde parfaitement au film, ce thème qui tourne en rond, qui n'arrive pas à se sortir de ce petit intervalle
de tierce mineure alors qu'il s'étend longuement reflète au mieux l'impuissance des personnages qu'il accompagne dans Requiem for a Dream...



Boebis 30/12/2010 11:02



L'article est intéressant, mais je suis un peu dubitatif de parler de richesse d'un morceau en comptant le nombre de notes... ça fait un peu "qui a la plus grosse" à la manière du rock prog.


D'ailleurs je ne suis pas plus fan que ça de ce morceau, mais c'est évidemment un choix et non pas par "manque d'inspiration" qu'il a construit son morceau comme ça. Et s'il s'il faut le
rapprocher de quelque chose dans l'approche, plus que des grands symphonies, ça serait je trouve plutôt de la musique répétive ou minimaliste à la steve reich non? Sauf à dire des bétises car je
ne connais rien à la musique contemporaine.