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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 19:00

 

Polar Bear Peepers 

 

1.  Polar Bear - Peepers  7,8  (9 votes)  (JB)

2.  The Souljazz Orchestra - Rising Sun  7,4  (9 votes)  (S)

3.  Stanley Brinks - Hoots  7,3  (17 votes)  (F)

4.  Dillinger Escape Plan - Option Paralysis  7,3  (11 votes)  (HM)

5.  The Whitefield Brothers - Earthology  7,2  (9 votes)  (S)

6.  Liars - Sisteworld  7,1  (14 votes)  (R)

7.  Voice of the Seven Thunders - Voice of the Seven Thunders  7,1  (12 votes)  (R)

8.  Lawrence Arabia - Chant Darling  6,8  (11 votes)  (R)

9.  Autechre - Oversteps  6,8  (11 votes)  (E)

10.  Viol - Welfare Heart  6,7  (12 votes)  (F)

       A Silver Mt Zion - Kollaps Tradixionales  6,7  (12 votes)  (R)

12.  Gil Scott-Heron - I'm New Here   6,6  (14 votes)  (S)

13.  Jose James - Black Magic  6,6  (8 votes)  (S)

14.  Tindersticks - Falling Down a Mountain  6,5  (12 votes)  (R)

15.  B.R.M.C. - Beat the Devil's Tattoo  6,4  (15 votes)  (R)

16.  Fool's Gold - Fool's Gold  6,4  (12 votes)  (R)

17.  Midlake - The Courage of Others  6,4  (16 votes)  (R)

18.  The Very Most - A Year with the Very Most  6,4  (8 votes)  (R)

19.  Shearwater - The Golden Archipelago  6,3  (11 votes)  (R)

20.  Adam Green - Minor Love  6,3  (10 votes)  (F)

21.  Four Tet - There is Love in You  6,2  (11 votes)  (E)

(5)

22.  Massive Attack - Heligoland  5,9  (19 votes)  (E)


23.  Spoon - Transference  5,8  (6 votes)  (R)

24.  The Besnard Lakes - Are the roaring Nights  5,7  (13 votes)  (R)

25.  These New Puritans - Hidden  5,6  (9 votes)  (R)

26.  High on Fires - Snakes for the Divine  5,3  (3 votes)  (HM)

       Erykah Badu - New Amerykah Part II : Return of the Ankh   5,3  (9 votes)  (S)

28.  Efterklang - Magic Chairs  5  (7 votes)  (R)

(4)

29.  Gorillaz - Plastic Beach  4,5  (15 votes)  (E)


30.  Ringo Starr - Y Not  4,4  (5 votes)  (R)

31.  Fear Factory - Mechanize  4,3  (6 votes)  (HM)

32.  Hot Chip - One Life Stand  4  (6 votes)  (R)

(3)

33.  Vampire Weekend - Contra  3,6  (11 votes)  (R)


34.  Lil'Wayne - Rebirth  3  (4 votes)  (H)

(0)

35.  Slash - Slash  0,9  (4 votes)  (HM)

 

 

 

(F) : Folk, folk-rock

(R) : Rock, pop

(E) : Electro

(H) : Hip-hop

(S) : Soul-funk

(M) : Musiques du monde

(JB) : Jazz, blues

(HM) : Hard, metal

 

Les blogs qui participent au classement

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Alternative Sound                      

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7and7is     
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Vous désirez participer ? Les règles sont ici.

 

Si vous souhaitez proposer un album, c'est sur cette page.

 


A noter cette semaine
:

 

Gonjasufi - A Sufi and a Killer (8)


Johnny Cash - American VI : Ain't no Grave (7,5)

 

Caribou - Swim (7)

 

Pamela Hute - Turtles tales from Overseas (6,5) 

 

Groove Armada - Black Light (5,5)
 

 

 

Pour prendre de l'avance sur les prochains disques, vous pouvez consulter mon classement des albums 2010, avec les albums en écoute intégrale pour la plupart.

Classements des blogueurs
2009
2008  2007

  

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 15:13

 

 

black-keys-bothers.jpg

            Dead-weather-SeaOfCowards.jpg 

 

 

 

Dans la famille "rock rêche et bluesy", les Black Keys et Jack White se sont imposés la décennie précédente comme deux incontournables références. Et ce n'est pas tout ce qu'ils ont en commun : leur groupe d'origine est un duo (Black Keys, White Stripes), puis ils se sont lancés dans plusieurs "side-projects" (Raconteurs, Dead Weather pour Jack White ou, l'année dernière, l'album solo de Dan Auerbach et Blakroc pour les Black Keys). Ils poussent même le mimétisme jusqu'à sortir en même temps un nouvel album, et un nouvel album... quelque peu décevant. Dans les deux cas, rien de honteux (ils n'ont pas viré "pop pour gros stades" comme les Kings of Leon), rien de vraiment mauvais (les deux albums sont tout à fait écoutables), mais voilà, de leur part, on attend beaucoup mieux qu'un album "sympathique mais quelconque". Ce ne sont pas non plus deux albums paresseux, le Black Keys est assez long et varié, le Dead Weather plutôt bien foutu... mais il manque ce petit (ou grand) quelque chose qui permettrait à ces albums de décoller et retourner l'auditeur.

Trop de dispersion dans des projets parallèles ? Trop de sorties ? Le précédent et premier album des Dead Weather n'est sorti qu'il y a quelques mois (et plusieurs titres du dernier sonnent trop comme des imitations plus ou moins réussies de son prédécesseur), deux en 2009 pour les Black Keys (le Dan Auerbach et le Blakroc)... il faudrait un jour que quelqu'un se dévoue pour expliquer à tous ces artistes qui nous submergent d'albums qu'il vaut mieux un très bon album tous les 2-3 ou 4 ans qu'un album moyen chaque année.

 

Et l'on en revient toujours à ce même problème, fondamental actuellement dans l'industrie du disque... non, pas le téléchargement, mais la pléthore de sorties. Les amateurs de musique croulent sous les nouveautés, et, surtout, rares sont les albums qui sortent du lot. Même de la part d'artistes importants comme Jack White ou les Black Keys. En fin de compte, cette "croissance et diversification de l'offre" - pour utiliser le langage des mecs du marketing qui ont depuis longtemps pris le pouvoir dans les majors - ne suscite pas plus de consommation, au contraire, il y a tant de nouveautés anecdotiques que le consommateur est vite refroidi : pas la peine de claquer son pognon pour des albums qu'on n'écoutera plus dans un an, dans 1 mois, dans 1 semaine, voire dans 2 jours... Même de "bons albums" passent inaperçus, noyés dans le flot de sorties. Pour arriver à surnager, il n'y a que deux solutions : bénéficier d'une promo en béton armée, ou sortir des albums marquants et de très grande qualité... ce qui n'est ni le cas du dernier Black Keys, ni celui du Dead Weather....

 

Les albums en écoute sur deezer :

 

The Black Keys - Brothers

The Dead Weather - Sea of Cowards

 

Chronique du Black Keys chez Systool 

 

   

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 16:36

L'Elite de Brooklyn (Brooklyn's Finest) - Antoine Fuqua

 

 

LLITE--1.JPGL'Elite de Brooklyn... une bande de super-flics virils et inflexibles qui font régner l'ordre à Brooklyn ? Non, bien au contraire, il ne s'agit pas de ce genre de nanards ; le titre est ironique (mais certains pourraient s'y tromper, surtout avec sa traduction française). Très loin de ces mauvais films, Brooklyn's Finest n'est pas simplement un bon film policier, c'est un grand film, un superbe "polar crépusculaire" dans la lignée du génial Collateral de Michael Mann, des films de James Gray ou du très sombre Le Prix de la Loyauté.  

 

Trois destins croisés de flics de Brooklyn, mais, à la différence des films d'Inarritu ou, plus récemment, du très réussi Ajami, on n'y observe pas avec quelques distances une "mécanique implacable" où les actions des protagonistes vont, malgré eux, avoir des effets inattendus sur la vie des autres. Antoine Fuqua ne traite pas ses personnages comme des pions sur un échiquier, ne cherche pas à faire le malin avec un clin d'oeil au spectateur histoire de lui dire "admire cette brillante construction", ce qui l'intéresse, c'est avant tout l'humanité de ses (anti-)héros.

 

Un flic dépressif à quelques jours de la retraite, usé par des années à fréquenter ce qu'il y a de plus sordide dans Brooklyn (Richard Gere), un autre infiltré dans un gang et ne sachant plus trop de quel côté il est (Don Cheadle), et un troisième ne voyant plus que la corruption pour subvenir aux besoins de sa famille nombreuse (Ethan Hawke)... a priori, rien de bien original, rien que l'on n'ait déjà vu ou lu des centaines de fois par ailleurs. Mais peu importe, c'est bien pour cela que le style est aussi déterminant en art : selon la façon dont il est traité, le sujet le plus original peut donner naissance au film le plus soporifique, et le sujet le plus banal au film le plus fascinant. Dans Brooklyn's Finest, Antoine Fuqua ne révolutionne certes pas le polar ou le cinéma, mais livre un film d'une telle maîtrise, d'une telle justesse et d'une telle force que l'on ne s'y ennuie pas une seconde. Pas de fusillades spectaculaires et chorégraphiées à la John Woo, ici, lorsqu'une balle est tirée, l'effet est toujours brutal et soudain, et les détonations assourdissantes. Un trio d'acteurs remarquable (on avait oublié que Richard Gere pouvait être un si bon acteur), complété par un Wesley Snipes impeccable en caïd (d'ordinaire plutôt habitué aux navets, le voir si convaincant dans un film de cette qualité est une bonne surprise). 

 

Brooklyn's Finest vs The Wire

 

La référence à The Wire n'est pas seulement pertinente parce que plusieurs seconds rôles du film sont des acteurs de la série, mais bien parce que l'influence de la géniale The Wire est assez patente dans Brooklyn's Finest. Les deux sont habités par une grande mélancolie, des flics touchants et un peu paumés, des voyous "humains" qui ne sont pas uniquement des caricatures de petites frappes bling-bling, et un vrai souci de réalisme. Forcément, Brooklyn's Finest n'atteint pas la complexité d'écriture et le réalisme de The Wire... mais ce qu'il perd de ce point de vue, il le gagne en atmosphères, en puissance dramatique, et dans la réalisation et la beauté visuelle. C'est bien pour cela que l'une est une série, l'autre un film (qu'il faut impérativement voir sur grand écran)... chacun utilisant au mieux les caractéristiques du format qui est le sien. Depuis une dizaine d'années, il est vrai que les séries, en général, se sont montrées beaucoup plus inventives et passionnantes que le cinéma... mais tant qu'il y aura de magnifiques films comme Brooklyn's Finest, qui prennent toute leur dimension sur grand écran, le cinéma continuera à rester une expérience irremplaçable, même lorsqu'il lorgne du côté des séries.

 

En guise de conclusion, mention spéciale à la BO de Marcelo Zarvos, qui accompagne le film à la perfection... et qui ne fait pas "qu'accompagner", d'ailleurs, elle joue un rôle à part entière, apporte au film un souffle, une gravité et un dramatisme peu communs, et le fait baigner dans des climats sombres et envoûtants.

La BO est disponible sur deezer... mais, aussi réussie soit-elle (elle ressemble pas mal par endroits à une BO dont je suis un fan absolu, celle de Crash de Cronenberg) il est certain que de l'écouter sans avoir vu le film ne permet pas de l'apprécier à sa juste valeur (par exemple, ces percussions qui semblent un peu lourdes, parfois, mais qui contribuent à merveille à l'ambiance pesante du film).

 

En écoute : BO Brooklyn's Finest      

 

La fiche du film sur Allocine

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