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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 00:06

 

Super-8-J_J_-Abrams.jpgFait surprenant dans le cinéma à grand spectacle actuel, J J Abrams a tenté un pari un peu fou… écrire une histoire et créer des personnages. Oui, vous ne rêvez pas,  vous avez bien lu, dans cette nouvelle superproduction, pas de recyclage de super-héros en costume lycra, pas de grosse saga tirée de livres pour enfants, pas d’adaptation de dessin animé, bd, série, jeux vidéo ou vieux films,  et, je vous le garantis, malgré le « 8 » du titre,  ceci n’est pas une suite.

 

Comme je le déplorais ici, depuis l’entrée dans ce nouveau millénaire le cinéma populaire n’invente plus grand-chose et recycle tout ce qui bouge… et même tout ce qui ne bouge plus depuis 20 ans et qu’on pensait mort et enterré. C’est toujours le cas en ce moment, il suffit de voir les blockbusters en salle depuis cet été : un énième épisode (le dernier, enfin !) du sorcier binoclard, Cars 2, Transformers 3, Kung-Fu Panda 2, les schtroumps 3D (et le nouveau X-men un peu auparavant)… et qu’est-il prévu pour la fin de l’été ? La Planète des Singes, Green Lantern ( !),  Captain America (!!), et le remake de Conan le Barbare ( !!!).

 

En ces temps moroses où l’achat de franchises s’est substitué à l’inspiration, reconnaissons à Abrams l’audace étonnante d’avoir voulu raconter une histoire sortie de son imagination, pas d’un vieux comic-book. D’autant plus qu’il a vraiment écrit seul le scénario, pas entouré d’une armée de scénaristes comme cela se fait à Hollywood depuis un moment... du cinéma d'auteur, donc. Faut dire aussi que son précédent film, un énième Star Trek (désolé pour les geeks qui me lisent, mais déjà qu’en série, c’était chiant…) sans grand intérêt, avait de quoi le pousser à ne pas continuer dans cette voie.

 

L'ironie de l’histoire est que ce blockbuster a beau être une « création originale »… l’hommage à Spielberg (producteur du film) est évident. Abrams ne recycle pas une franchise et des personnages, mais plutôt un « genre » de cinéma, typique des années 80. Enfin, on a tellement tellement perdu l’habitude de films à grand spectacle qui soient des créations originales qu’on s’en contentera, c’est toujours beaucoup mieux que rien.

 

Cependant, autant le dire clairement dès maintenant quitte à enfoncer une porte grande ouverte : Super 8, à l’image des films de Spielberg des années 80, n’est sûrement pas un chef-d’œuvre impérissable du 7° art. Juste un divertissement efficace, honnête et sympathique. Ce qui est déjà énorme dans le contexte actuel. Enfin un vrai film « pour tous » (exceptés de trop jeunes enfants) – aller voir Harry Potter à 40 ou même 30 balais (sans mauvais jeu de mots) franchement, ça craint… Enfin un film sans jargon, background particulier ou gros clin d’œil qui vous fait sentir quelque peu exclu si vous ne connaissez pas « l’œuvre » originale. Enfin un film à grand spectacle sans cette horrible 3D artificielle qui vous donne l’impression d’être coincé dans un mauvais jeu vidéo. Enfin un blockbuster spectaculaire sans héros dotés de pouvoirs mutants, magiques, cosmiques, chimiques, technologiques etc. C’est aussi ça qui donne au film sa fraîcheur, pas « d’élu » aux pouvoirs surnaturels comme en débarquent chaque semaine sur les écrans, juste des humains, normaux, attachants, face à une situation exceptionnelle. Et cette fraîcheur se retrouve dans le casting :  aucune star, pas de visages vus et revus , pas de gravures de mode, mais des acteurs au physique tout à fait banal.

 

Pour toutes ces raisons, Super 8 fait l'effet bon bol d’air frais, alors même qu’on aurait pu craindre qu’il sente la naphtaline. Rien de révolutionnaire, certes, mais rien de honteux non plus, bien au contraire, Super 8 est un film à voir en vacances pour passer un bon moment sans se prendre la tête ni avoir la désagréable sensation d’être pris pour un demeuré.

 

Le côté rafraîchissant de Super 8, cette manière de faire du neuf avec du vieux, on ne les doit pas à des prouesses technologiques, mais à une vraie bonne idée : celle du film des enfants. Pas besoin d'une débauche d'effets spéciaux dernier cri pour donner l'illusion d'une nouvelle jeunesse à ce genre, le simple fait de voir ces gamins se consacrer avec tant de simplicité et d'enthousiasme à leur film de zombie imprègne le spectateur qui a ainsi l'impression d'assister à un film fait avec la même énergie. Même sans grande originalité (à l'image du film des enfants, qui accumule les clichés comme le font souvent les enfants...), Super 8 n'est pas un film poussiéreux, plutôt un bain de jouvence.     

 

Le paradoxe, qui en dit long sur la baisse de niveau du cinéma grand public depuis la fin des années 70, c’est que les grosses productions de Spielberg des années 80, malgré d'indéniables qualités, contribuaient plutôt à tirer le cinéma vers le bas, n’en déplaisent aux trentenaires nostalgiques de E.T. et compagnie.  Et pourtant, avec ce film aux airs de « revival », Abrams remonte très nettement le niveau des films grand public actuels. Il faut dire aussi, quitte à me faire encore plus haïr des trentenaires nostalgiques de E.T., que Super 8, à mon sens, est mieux foutu que la plupart des Spielberg des 80’s. Là où Spielberg tombait un peu trop souvent dans le mielleux, Abrams parvient à garder un meilleur équilibre, entre l’action et l’émotion, l’intime et le spectaculaire, la tension et la légèreté,  l’effroi et l’humour. Le film d’Abrams n’est pas un « film pour enfant » comme on pouvait parfois le reprocher à Spielberg, juste un film « avec des enfants ».

 

Les critiques font systématiquement référence au cinéma de Spielberg, ce qui est indiscutable dans le final de Super 8 (les dernières minutes sont les plus référencées et les moins intéressantes… par contre, il ne faut pas louper le générique de fin, certains sont sortis un peu trop vite de la salle, tant pis pour eux)…  mais les 2/3 du film me semblent au fond plus proches de Stephen King. Une petite ville américaine, des personnages assez simples, touchants, pas forcément lisses mais qui ont en général un bon fond, des gamins crédibles, et, bien sûr, un phénomène étrange particulièrement flippant.  

 

Enfin, le meilleur pour la fin : le film dans le film. La mise en abyme biographique est assez évidente (on imagine Abrams se revoir, enfant, faire des films comme il peut… une création « originale » mais sans grande originalité non plus , comme tous les gamins, il s’inspire à la limite du copiage de films qui l’ont marqué, sans star, le tout avec beaucoup de détermination et de sincérité…) mais il y en a une autre, plus intéressante, sur l’évolution du cinéma grand public :

 

Le cinéma des 80’s auquel Abrams rend hommage est un cinéma de « grands enfants », un cinéma populaire qui avait certes des prétentions commerciales, mais surtout une volonté de raconter des histoires faites « pour le cinéma », avec des héros et situations sortis le plus souvent de l’imagination de l’auteur…  Ces grands enfants rêvant de faire du cinéma ont été remplacés par des financiers se disputant des franchises. Un phénomène qui a d’ailleurs commencé à se développer dans les années 80, mais on était loin de ce qui se fait actuellement. Les enfants de Super 8 qui veulent faire des films « comme les grands », et y arrivent plus ou moins maladroitement, voilà une bonne métaphore de ce qu’a pu être le cinéma à grand spectacle des années 80. Une naïveté assez enfantine, mais une envie de partager son univers et ses histoires. Maintenant, c’est l’inverse, des adultes qui, avec très peu d’imagination mais beaucoup de pognon et de cynisme, courent après les franchises les plus rentables pour faire des films puérils, des films d’enfants trop gâtés, des films d’enfants tellement gâtés qu’avec un chapeau et un bout de ficelle, ils ne pourront plus inventer un Indiana Jones, mais, les yeux rivés devant des jeux vidéos ultra-chiadés où rien n’est laissé à l’imagination, ne savent plus que reproduire et adapter. 

 

Loin de moi l’idée qu’un film doit forcément être une création originale, beaucoup des chefs-d’œuvre de l’histoire du cinéma sont tirés de romans, et beaucoup des pires navets sont des créations originales. Le problème n’est pas d’adapter et copier, il est que le cinéma populaire ne se repose quasiment plus que sur ça.

 

Pour transposer cela dans l’univers musical, faire des reprises n’est pas un problème en soi. Mieux vaut évidemment une bonne reprise qu’une mauvaise compo, ça tombe sous le sens. Mais si tout le monde ou presque ne composait plus rien et se contentait de faire des reprises, il y aurait vraiment de quoi s’inquiéter, non ? Si on en arrivait là, Super 8 serait l’équivalent d’un bon album pop de compos originales dans un monde de reprises, un album très plaisant qui, certes, ne révolutionne pas le genre, mais tout en s’inspirant de tubes pas trop ringards des 80’s (si si, il y en a quelques-uns), arriverait à proposer des chansons tout à fait honorables et écoutables… et c’est déjà pas mal du tout.

 

  

A lire en complément : cinéma dépotoir 

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Published by G.T. - dans Cinema
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commentaires

Ska 22/08/2011 15:11



Super 8 est un très bon film car il sait tout à la fois éviter de sombrer dans la parodie (hormis pour "le film dans le film" mais ça ne compte pas) et dans le maniérisme. Il y a là un premier
degré assez touchant et presque miraculeux. Une véritable sincérité. Reste que le dernier tiers - hormis les tout derniers plans, avec le médaillon, sublimes - est bien moins bon et que l'on sent
qu'Abrams n'a pas vraiment su quoi faire de son alien, que celui-ci ne l'intéresse pas vraiment (la scène de la grotte n'a pas de réelle justification) : ni vraiment méchant (pas assez de
sauvagerie, mises à mort hors champ et bien timides, etc), ni puits de bonté aux relents christiques (en cela, le film se distingue radicalement de E.T., de Rencontres du 3e type ou d'épigones
spielbergiens tel Abyss de Cameron ou Explorers de Dante). À la limite, cet alien est un pur "McGuffin", il apparaît d'ailleurs bien trop tardivement pour être autre chose.


La force de Super 8 est bel et bien dans la peinture des sentiments. Et là aussi, il se distingue vraiment des Goonies, film que je vénère, mais qui n'atteint et ne cherche à aucun moment le même
type d'émotions.


Surtout, Super 8 ne me semble pas tant être un film sur l'enfance qu'un film sur le début de l'adolescence. Ce qui, là encore, le distingue grandement de E.T. (qui, revoyez-le !, est un
chef-d'œuvre de mise en scène). C'est sans doute sa force. Se situer ainsi entre les deux, mettre en scène non plus des enfants ni des adolescents. C'est aussi - très précisément - ce qui le
rapprocherait de certains trucs écrits par Stephen King.


En tout cas, un blockbuster "à l'ancienne" qui place les personnages et l'histoire bien avant les (rares) scènes spectaculaires (celle du train étant d'ailleurs remarquablement découpée et en
tout points lisible), c'est une excellente nouvelle.



GT 21/08/2011 23:26



LYLE : Je précise pourtant bien cela, par scénario original, j'entends "histoire inventée pour l'occasion", mais, en effet,
aussi plaisant soit-il, le film ne brille pour autant pas par son originalité...   



lyle 20/08/2011 15:37



Bon, je ne l'ai vu que hier donc j'arrive après la bataille.


 


Si les influences Spielberg / King sont très pregnantes (et si le film se laisse voir avec plaisir), c'est quand même plutôt aux productions et imitations plus ou moins médiocres (et
les Goonies en font partie, malgré la sympathie que j'ai pour le film) de Spielby à l'époque auxquelles on pense, couplées à un certains nombres de tics d'Abrams et de tant d'autres
réalisateurs de blockbusters actuels. Bref une modernisation plastique de série B (ou C) des 80's se passant à cette époque ainsi qu'un hommage surtout pas déguisé.


 


Mais il est vrai que ça reste un bon divertissement estival, comme la plupart des Blockbusters de 2011 (ce qui est une surprise, vu ceux des années précédentes)(et je précise que je n'ai vu ni HP
7bis ni Transformers 3, pas fou non plus). Là où je ne suis pas d'accord avec toi, c'est quand tu parles d'histoire originale : Abrams a peut-être tout écrit tout seul, mais il n'y pas ici une
idée neuve... Les adaptations de Thor et de Captain America sont à mon sens finalement bien plus originales (au cinéma mais même par rapport au matériau d'origine)... Et on peut dire la même
chose du nouveau Planète des singes.



G.T. 11/08/2011 01:58



GUIC : Certes, dans la bd, on doit imaginer le
mouvement... mais imaginer des mouvements, ça demande en général moins d'efforts et de créativité que d'imaginer tout ce qui concerne le visuel (mouvements compris) pour un roman.
Enfin, dans le cadre de la bd, car on a pas mal d'éléments pour nous guider. 


Concernant les adaptations de jeux vidéo ratées... un peu comme dans le cas de nombreuses bd, le problème est qu'on se pose moins la
question de la pertinence d'une adaptation que du succès de la franchise et de la "base de fans" qu'elle peut rapporter (et qui vont faire grimper la hype autour du film). On a adapté des trucs
complètement... "inadaptables". Des jeux de bastons genre Mortal Kombat ou Street Fighter (enfin, je crois, ce sont bien ces jeux où tu choisis chaque fois deux personnages qui
combattent l'un contre l'autre ?) C'est un principe parfaitement adapté au monde du jeu vidéo, mais qui ne peut pas vraiment fonctionner au cinéma. Mais ils s'en fichent, tant que
c'est suffisamment connu pour générer du pognon, ils y vont... Alors qu'il y a sans doute des jeux qui auraient été bien plus intéressants à adapter. Il y a parfois ça aussi avec la
littérature, les producteurs donnent l'impression de se jeter sur les droits d'ouvrages à succès "parce qu'ils ont du succès" plutôt que de se poser vraiment la question de
l'intérêt d'en faire un film.


 


Et puis il y a plein de trucs qui fonctionnent ou sont "acceptables" dans une bd, parce qu'elle a un côté plus allégorique,
mais ne passent pas bien dans un film lorsqu'on a un minimum de souci de réalisme (des noms de personnage, des costumes etc.) Par peur de décevoir et trahir les fans ou par manque
d'imagination (ou, dans le cas de comics, parce que c'est parfois produit et scénarisé par les studios auteurs de la bd), ceux qui adaptent ne se posent pas suffisamment la
question de ce qui mérite ou non d'être gardé, viré, ou modifié. Dans l'idéal, lorsqu'on adapte, on ne devrait même pas se préoccuper des fans... Ou alors, justifier
habilement ces éléments particuliers.


 


C'est une des choses que je trouvre déjà réussie dans le Batman Begins de Nolan, il parvient à rendre tout le personnage, les
accessoires et le contexte "crédibles". Alors que c'était pas gagné... même si tout le monde connaît Batman, les films précédents, la bd, je suis désolé, mais c'est pas évident de nous
faire croire à l'histoire d'un mec qui court après des bandits en costume de chauve-souris^^ C'est un peu la même chose qu'a su faire Heath Ledger en incarnant le Joker
dans le suivant... un Joker d'autant plus fascinant qu'il n'a pas l'air d'être tout droit sorti d'une bd (contrairement à Nicholson chez Burton), mais qui est un vrai personnage "de
cinéma".


 


En gros, il y a deux bonnes manières d'adapter ce type "d'oeuvres". Bartman a eu de la chance, il a eu les deux. Le versant plus
"féérique/cartoonesque/décalé" de Burton, et celui plus mature, sombre et crédible de Nolan. Bon, entre les deux, il a aussi eu l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire, celui avec Clooney,
ou tout était raté. Un film moche, con, et même pas drôle...     


Le problème de toutes ces adaptations de comics ou livres destinés à la jeunesse genre Harry Potter, c'est qu'ils ne parviennent en
général pas à faire l'un ou l'autre. Ils tentent d'apporter du sérieux, de la gravité, de la tension, du dramatisme, mais ne retravaillent pas suffisamment l'univers et les personnages pour cela.
Du coup, ça crée des choses assez bancales, et souvent ridicules. Le premier Spiderman était pas mal parce qu'il assumait bien, et avec beaucoup d'humour son côté "comics" (et le 2° aussi,
d'après mon souvenir), comme le premier Harry Potter assumait avec une certaine légèreté son côté enfantin. Le problème n’est pas tant celui de la fidélité à l’œuvre originale que celui
de la cohérence, de l’adéquation entre tous les éléments. Le vision gothique et décalée de Batman par Tim Burton fonctionne, tout comme celle plus sombre et adulte de Nolan, qui se justifie
parfaitement pour ce héros « sans pouvoir » et tourmenté… mais pour ces quelques exemples réussis, combien de trucs consternants… j’ai vu la dande annonce de Green Lantern en
allant voir Super 8, et, putain, ça a l’air sacrément débile^^


 


 


FAND : OK, c’est noté, si je tombe dessus, j’y
jeterais un oeil…


 


 


DR. F : Disons que la part du budget consacré aux
figurants pour les rôles de zombies était assez maigre^^ (comprendront ceux qui ont vu le film…) Et pour les nichons, je crains devoir te donner raison…


 


 


SODA : Ensuite,
dire que Speilberg tire le cinéma vers le bas, c'est se foutre de la gueule du monde quand même ! Indiana Jones, ET, Empire Of The Sun, Hook, Jurassic Park, La Liste de Shindler, le Soldat
Ryan, ça te dit quelque chose ? C'est quand même le niveau au dessus de Transformers, Spiderman, Fast & Furious et compagnie ...


 




Soda 10/08/2011 23:02



Bon j'ai lu les commentaires vite fait, et je vois que tu ne connais pas les Goonies... ok donc déjà va vite le voir, tu as raté ton enfance (désolé!).
Ensuite, dire que Speilberg tire le cinéma vers le bas, c'est se foutre de la gueule du monde quand même ! Indiana Jones, ET, Empire Of The Sun, Hook, Jurassic Park, La Liste de Shindler, le Soldat Ryan, ça te dit quelque chose ? C'est quand même le niveau au dessus de Transformers,
Spiderman, Fast & Furious et compagnie ...
Et puis le cliché sur les jeux vidéo qui ne motivent pas l'imagination, bah tu pourrais te rendre compte qu'il est faux en jouant à autre chose que des jeux de bagnoles et de flingues. Des jeux
comme Monkey Island, Skies Of Arcadia, ça invite au voyage, t'y joues quand tu es gosse, et bah tu en rêves toutes les nuits :)



dr frankNfurter 10/08/2011 13:01



la belle affaire, je suppose qu'il n'y a pas une once de zombies dans ce film... et encore moins de plan nichon...


Non mais c'est quoi ce cinéma de merde! 



fand 09/08/2011 20:22



salut,


 


oki merci pour cette réponse éclaircissante, il faut dire que coupler avec votre autre article sur le cinéma, vous me sembliez pour le moins lapidaire...


je vous conseille donc, de même que mon comparse juste au dessus, l'art invisible une bd qui parle de bd et qui permet de mieux en comprendre les mécanismes internes...


 


bien à vous


...



Guic' the old 09/08/2011 10:28



je trouve que des adaptations cinématographiques de bd ou de jeux vidéos sont, par nature (il y a bien sûr des exceptions), beaucoup moins légitimes ou pertinentes que des
adaptations de romans. Parce que le visuel est déjà donné, il n'y a pas à l'inventer...


 


Là on est d'accord. Et puis de toutes façons, les adaptations de jeux... Que ce soient les premieres (Super Mario avec Dennis Hopper, ou Street Fighter avec JCVD...) ou les oeuvres complètes
d'Uwe Boll, on plonge dans les tréfonds du massacre.


Après, concernant l'imagination rapport à la présence d'un support visuel ou pas...


1. Les vieux jeux videos d'aventure demandent un effort d'imagination pour être épique, ça c'est certain


2. Pour moi, la littérature peut parfois brider totalement mon imagination, la prendre et s'en servir comme outil mais en me privant du droit à l'utiliser comme bon me semble... L'exemple typique
pour moi c'est Tolkien: il projette son imagination sur la tienne, mais, avec force desciption et détail, t'impose la vision que lui même a eu du truc. Pas un truc qui puisse être laissé à la
guise de l'imaginaire du lecteur, tout est carré, prévu et décrit sur 10 générations... Même l'abstrait n'est jamais totalement du ressort du lecteur.


3. Concernant la BD... Il y a quand même un truc que tu négliges énormément, parce que c'est totalement inconscient, mais c'est quand même ton imagination qui fat qu'une BD bouge. Entre les
cases, c'est vide, et c'est ton imagination qui remplit l'espace manquant. (Enfin, bon, je vais pas détailler, je te conseillerai just "L'art Invisible", très bon bopuquin sur le concept même de
BD)


Ah, et oui, euh...Les Goonies. le film est sorti quand Abrams avait 19 ans, donc il était encore a mon avis dans l'age pour s'identifier au grand frere Walsh. Moi c'est un film que j'ai vu à 10
ans, et qui est proprement fascinant à cet âge. En gros, je pense que c'est un bon film d'aventuire, qu'on adore étant gamin, mais qui risque de pas te plaire aujourd'hui - surtout toi que je
sais / devine aussi peu sensible au "merveilleux / irréel". (non pas que ce soit un film fantastique ou un conte, juste qu'il est pas crédible 5 minutes ce film.)


Après, d'accord avec Thomas sur la totale instabilité de l'adaptation de HP.



G.T. 09/08/2011 01:37



THOM : D'accord avec toi sur tous les points... et le paradoxe, c'est que plus on a les moyens au cinéma, avec des images de
synthèse toujours plus précises et réalistes, de créer les univers les plus incroyables, les plus dingues, les plus originaux, les plus personnels... moins on crée d'univers. Et par
"univers", je parle vraiment de tout ce qui fait la singularité d'une oeuvre : ses personnages, leurs relations, leur milieu, leur époque etc.


C'est un peu, pour continuer avec une métaphore musicale, comme si un musicien avait travaillé la composition et l'écriture pour en connaître tous les secrets... et une fois qu'il
a tout ce qu'il faut pour créer les plus grandes symphonies, tout ce qu'il trouve à faire, c'est prendre les oeuvres des autres pour les ré-orchestrer...


 


FAND : Je me suis peut-être mal fait comprendre, mais je ne critique pas vraiment la bd, même si je n'en suis pas un grand
amateur (comme l'animation, c'est un domaine que je connais peux). Je n'ai rien contre les bd en tant que telles, je sais qu'il y en a de très grande qualité, mais je trouve que des
adaptations cinématographiques de bd ou de jeux vidéos sont, par nature (il y a bien sûr des exceptions), beaucoup moins légitimes ou pertinentes que des adaptations
de romans. Parce que le visuel est déjà donné, il n'y a pas à l'inventer... De toute façon, même l'adaptation de roman me laisse dubitatif, il est très rare qu'on ne soit pas déçu,
qu'on n'ait pas l'impression d'être devant une oeuvre simplifiée, prémâchée... tout le monde n'est pas Kubrick, malheureusement^^    



fand 08/08/2011 23:35



salut,


je passe en coup de vent, car d'ordinaire les articles sur la musique sont bons et ouvrent des perspectives nouvelles et intéressantes, l'auteur du blog prenant souvent le soin de contextualiser
l'écoute sans dénaturer la découverte (sisi je le pense vraiment en prime c'est bien écrit)


cet article sur un blockbuster me choque toutefois, sur plusieurs aspects... mais l'un d'eux me heurtent véritablement : la bd.


il serait "facile" et stérile de débattre de qui de winsor mac cay ou du cinéma a véritablement influencé l'autre, et.ou de se perdre sur la "validité" du média bd en tant qu'art... mais tout de
même, il me semble que la majorité des bandes dessinés adaptées en film valent bien mieux que leur adaptation (blueberry, v pour vendetta, astérix, lucky luke et j'en passe) d'une part (c'est un
fait qui me semble établie et même avec des comics... mais là il devient difficile de ne pas dériver longuement sur le sujet)...


et que d'autre part, la bd n'est pas qu'un amusement pour ado prépubère (filles aux gros seins et épées en couverture) ou pour adulte nostalgique... la qualité d'écriture (et de dessin) des
tardi, goscinny, uderzo, mézière, bilal, christin, kirby etc etc.. me parait supérieur (en terme de maîtrise de la narration, des outils du média, de la liberté offerte par le média, de
construction de saynète autour d'un projet plus vaste ... ) à celle de bien des scénaristes (ou même réalisateurs) du cinéma...


d'ailleurs vous citez star wars, lire valérian permet, tout autant que de regarder kurosawa, de voir que lucas a lu et vu d'autres choses que sa machine à écrire (je ne dénigre pas spécialement
son travail mais cherche à y inclure la part d'influence de la bd sur son travail).


il en va de la bd comme du cinéma, là où des groupes de 5 ou 10 scénaristes pondent des histoires prémâchées dans le ciné, d'autres (moins nombreux) décrivent à la va vite des univers tout aussi
archétypaux... mais il existe dans les deux cas des artistes aux histoires solides, aux univers ennivrants, au talent certain...



Thom 08/08/2011 22:46



Sur Super 8 >>> c'est vrai que c'est un très bon film, même si assez paradoxal par plein de côtés. C'est agréable de voir enfin Abrams mériter le bien que tout le monde dit de lui depuis
des années (parce que bon... ses débuts au cinéma étaient quand même médiocres, mais sans doute fallait-il en passer par-là pour faire Super 8, il est évident que c'est un projet qu'il porte en
lui depuis longtemps).

Sur Harry Potter >>> il est de notoriété publique que l'adaptation est ratée. Je n'ai jamais compris qu'une oeuvre aussi populaire et d'une telle qualité, avec des fans aussi
intransigeants et l'auteure elle-même à la prod, ait été à ce point prise par-dessus la jambe au moment d'être adaptée. Là où je te rejoins, c'est que finalement les deux premiers films, purs
divertissements pour gosses à l'instar des deux premiers livres, sont sans doute les plus réussis en ce qu'ils captent la fantaisie et l'humour des bouquins. La suite est régulièrement
lamentable, incohérente d'un épisode à l'autre, scénaristiquement et esthétiquement. Bref.

Le recyclage >>> il est assez confondant de voir que, par ailleurs, l'adaptation de The Dark Tower, de Stephen King, a été abandonnée sous le fallacieux prétexte que la franchise n'était
passez bankable (le projet avait tout de même Ron Howard à la caméra, et un casting particulièrement aguichant). Ce qui prouve bien que ce n'est même pas une question de suite, de remake, etc.,
mais bien de vouloir uniquement investir des gros budgets sur des personnages déjà connus du public, définis dans son esprit, réductibles à des archétypes... l'inverse de l'imaginaire, en somme.
C'est bien pourquoi les suites peuvent être mises sur le même plan que les prequels ou les remakes, même si ce sont des suites de "créations originales récentes" (pour répondre à
Guic'). La triste réalité c'est qu'on ne pourrait probablement pas faire un nouveau Star Wars ou un nouvel Indiana Jones aujourd'hui. Le cinéma en tant que grand divertissement
populaire est à l'agonie (mais ce n'est pas nouveau, ça m'a frappé en revoyant quelques Hitchcock récemment, l'écart de niveau intersidéral entre le cinéma populaire de l'époque et celui
d'aujourd'hui...), le prochain Spiderman étant probablement l'étape ultime de la décadence, puisqu'on fait un refresh d'une série de films commencée il y a à peine dix ans. Sûr qu'à côté de ça
Abrams, comme Spielberg, auraient presque l'airs de résistants. De là à se gourrer de combat, il y a quand même une marge ^^



G.T. 08/08/2011 22:15



GUIC : Zelda ? C'est quoi ? C'était pas ce groupe un
peu chiant... ah non, je confonds avec Zebda^^


Bon, sinon, je ne suis pas aussi "anti-jeu vidéo" que tu ne le crois... Je ne méprise pas le jeu vidéo dans son ensemble, je suis
curieux et, tout comme j'essaie d'écouter/voir un maximum de choses en musique / cinéma / livres / séries, lorsque j'entends parler d'un jeu plutôt "adulte" et intéressant, il
m'arrive de me laisser tenter (sur pc, je n'ai pas de console, et je suis très loin d'avoir une bonne "culture" du jeu vidéo).


Par contre, il ne faut pas confondre la liberté qui se trouve dans certains jeux et
l'imagination. Tu peux avoir une liberté de choix, de déplacement, mais dans un univers précis où tout est déjà prévu. Le roman ne te laisse pas le choix dans la
façon de faire évoluer les personnages ou l'action, mais la part laissée à l'imagination est bien plus grande. A partir de simples mots, tu crées tout le visuel... qui peut varier
considérablement d'un lecteur à l'autre. Par contre, dans un jeu (à part peut-être, quelques exceptions), tout est déjà servi sur un plateau, tu n'as plus, quand c'est possible, que le choix de
prendre tel chemin ou tel choix de telle réponse. Il n'y a en général rien à inventer de l'univers dans lequel tu te déplaces, tu peux juste parfois le faire évoluer d'une
façon prévue à la base. Ce n'est pas un effort d'imagination que demande le jeu, mais de faire des choix. Les jeux peuvent certes nourrir, enrichir l'imaginaire d'un individu, mais ne
poussent pas à l'effort d'imagination d'un livre. Et il en est d'ailleurs de même pour le cinéma et les séries.


Les jeux peuvent avoir de grandes qualités, ils peuvent être beaucoup plus matures, profonds et audacieux que ne
l'imaginent ceux qui n'y connaissent rien, et pourtant, je pense tout de même qu'il y a quelque chose d'un peu triste dans ce développement du jeu vidéo... Tant de gamins qui restent
scotchés des heures derrière leur écran là où, avant, avec tout ce qui pouvait leur tomber sous la main, ils s'inventaient des histoires, jouaient dehors, faisaient travailler leur
imagination en se plongeant dans un livre ou un univers musical "abstrait"... ce n'est sûrement pas un progrès pour moi. Bien sûr, je ne généralise pas, tous les gamins
ne passent pas leur temps devant un écran, mais le jeu vidéo a un tel pouvoir d'attraction sur les enfants (et plus seulement) que ces comportements addictifs ne peuvent être
considérés comme quantité négligeable. Et il y a eu le même problème avec la télé... un gamin qui passe des heures chaque jour devant des dessins animés, c'est pas beaucoup mieux
(peut-être même pire, il est encore plus passif que devant un jeu vidéo...) 


Quant à Harry Potter... au début, ça m'avait l'air d'être un truc vraiment réservé aux enfants, et ça ne m'attirait en rien. Je n'ai
jamais lu un bouquin Harry Potter, et ne suis pas près de le faire... lorsque le premier film est passé à la télé, par curiosité, j'ai regardé, m'attendant à une grosse connerie... et
j'ai été plutôt agréablement surpris. Bon, ça reste assez puéril, mais c'était plutôt drôle et bien foutu. Du coup, j'en ai regardé quelques-uns parmi les suivants... et,
franchement, je les ai trouvés très mauvais. Ils ont tenté de rendre tout ça plus sombre, épique, et je trouve que ça ne fonctionne absolument pas. C'est surtout ridicule... Ces gamins têtes
à claques qui agitent leurs petits bouts de bois et déclament avec le plus grand sérieux des incantations et sorts aux noms totalement grotesques, ça pourrait être touchant et
amusant si c'était juste des enfants de 9 ans qui jouent aux sorciers en bas de chez toi... pas dans un film qui se veut épique et sombre. Leur charabia avec
des noms modernes auxquels on ajoute un suffixe latin, même dans les pires films ésotérico-fantastiques de série B, les auteurs auraient trouvé ça trop con...


J'adore les films sombres, les mythes, les sagas... mais bon, Harry Potter, c'est pas possible... Le décalage est beaucoup trop
grand entre d'un côté la volonté dramatique, épique, la recherche d'intensité et de noirceur, et de l'autre le côté totalement puéril.


 


Les Goonies... sans doute, mais j'avoue que je ne l'ai pas vu... 


 


Je suis d'accord avec toi sur le fait que Cars ou Kung Fu Panda soient à la base des créations originales, il n'empêche
qu'on a là encore des suites, des "franchises", et lorsqu'on regarde la liste des blockbusters de ces derniers mois, c'est l'essentiel de la production. Et je continue de trouver ça
inquiétant...


Je ne tape pas sur les films d'animation, un univers que je connais peu et dont je sais qu'il peut être particulièrement
créatif... Wall-E est un des seuls films d'animation que j'ai dû voir sur grand écran, et je l'ai trouvé très bon, bien au-dessus de ce que propose habituellement le cinéma grand
public... et même plus intéressant et riche en idées que pas mal de films "d'auteur" soi-disant exigeants... 


 


DAN : Non, il n'y a aucune raison que ce soit mal
pris, soit le bienvenue ! 


Concernant E.T., en fait, je ne pense même pas l'avoir vu quand j'étais gamin, j'ai dû le voir plus tard à la télé, alors que
j'avais autour de 20 ans. Et sans trouver ça "mauvais", loin de là, j'ai pas été particulièrement emballé...


Bref, je n'ai pas la nostalgie d'une époque de mon enfance liée à ce genre de films, puisque je n'avais pas vu la plupart, mais
plutôt celle d'un cinéma qui soit au sens propre "grand public" et qui ne se contente pas de recycler des franchises...     


 



Dan 08/08/2011 10:47



Bonchour,


Je me permets de réagir en tant que quidam tout ce qu'il y a de plus quidam :).


Globalement d'accord avec toi sur le côté "on se foule pas on recycle", tout ça en rajoutant foison d'effets plus spéciaux les uns que les autres (la palme à Lucas quand même pour ça). 
Maintenant je n'ai pas encore vu Super 8 mais jdois avouer que le côté "créa" me motive à aller le mater.


Par contre, sur l'analyse des films, je ne prétendrais pas, trentenaire que je suis (^^), dire que E.T était un chef d'oeuvre mais voilà ça reste un film que j'ai maté gamin et que j'avais
apprécié, gamin.  Du coup, sans être nostalgique du "c'était mieux avant", on peut aussi se contenter de se dire que y a eu des trucs sympas pour la génération des 30enaires et que les films
évoluent, E.T sortirait maintenant, il se ferait peut être descendre pour son côté trop naïf mais toi ptêtre que quand t'étais marmot t'as beaucoup aimé ce film (peut être hein, ou ptêtre pas) et
qu'analyser ça une fois adulte ça donne quelque chose d'un peu plus distancié.


 


Enfin voilà laisser les choses dans leur contexte, jme rends compte que ça fait un peu psycho de comptoir ce message mais c'est pas l'intention, parce que sur le fond jsuis d'accord, j'ai plus
l'impression que les idées originales se trouvent dans certaines séries et que les scénaristes de film se foulent moins.


Premièr commentaire sur ton blog, malgré une fréquentation quotidienne, j'espère que ça ne sera pas mal pris :).


 



Guic' the old 08/08/2011 10:31



G.T., sauf ton respect... Y a quand même des moments ou t'es un sacré "réac". (Les guillements sont indispensables, je ne t'accuse de rien ,c'est une image).


Parce que, dans le même article, se complaire à défoncer - sans forcément trop de logque ni de justesse - Harry Potter, les jeux vidéos, et les long métrages d'animation...


Concernant HP: Ils allaient pas arréter l'adaptation avant sd'avoir fait tous les bouquins, tout de même! Et puis les bouquins sont bons, en plus d'être populaireS. L'adaptation est telle qu'un
film sur deux est raté, mais ton argument du "jargon" ne tient pas. L'adaptation gène la compréhension de l'histoire non pas parce qu'un "extérieur" ne peut pas saisir le "jargon", mais juste
parce que les tomes 5 et 6 ont été adaptés avec les pieds.


 


"Les yeux rivés devant des jeux vidéos ultra chiadés qui ne laissent rien à l'imagination": Non, mais ho. Le gamer en moi se révolte. L'imagination est encore présente dans les jeux vidéos.
Pleinement. Les libertés offertes au joueur ne cessent d'être augmentées, et tu peux faire ce que tu veux. De plus, les scénarios de jeux vidéos sont de mieux en mieux construits (et ce malgré la
difficulté à structurer ce genre de truc).


Enfin, je suppose que pour dire ça t'as jamais joué à un Zelda de ta vie :-)


 


Kunkg Fu Panda 2, Cars 2, toutes suites que soient ces films, n'en restent pas, à la base, deshistoires, personnages, scénarios entièrement originaux.


 


Mais ce qui me fait rire, c'est la référence à Indiana Jones. Parce qu'Indiana Jone,s, à la base, c'est un pastiche du film d'aventure des années 40 / 50, c'est rien de plus que... ben le "Super
8" de Lucas / Spielberg dans les années 80, leur film qui rend hommage aux films de leur jeunesse.


 


Après, oui, Super 8 est un film extrêment sympa, pas désagré"able, attendrissant... En fait, moi, s'il m'a fait penser à un film, c'est aux Goonies. La bande de potes qu'un hasard réunit autour
d'aventures hallucinantes, chacun correspondant à un "archétype" au premier abord, mais s'avérant un peu plus profond quand le film avance... Si Super 8 préfère l'angle de l'angoisse à celui de
l'aventure /chasse au trésor, les structures sont assez similaires je trouve...


 


Enfin bon, au final, le fait est que je suis pas en désaccord avec toi... Mais je te trouve une tendance à taper un peu en aveugle sur tous ce trucs qui n'ont pas besoin qu'on les enfonce, vu que
tous les + de 40 ans s'en chargent avec un mépris condescendant: BD, Jeux Vidéos... Ca me gène un peu, parce que c'est le genre de fermeture d'esprit à laquelle je m'attend pas en fait...



G.T. 07/08/2011 20:11



SYST : C'est sûr que vu ce qu'il y a en ce moment au cinéma, la concurrence n'est pas rude ^^ Donc, en effet, pas difficile
d'être le meilleur film "grand public" du moment... mais Super 8 est tout de même plus que ça à mon sens. Je ne pousserais personne à aller le voir, on peut très bien vivre sans, mais
si on veut passser un bon moment au cinéma, il n'y a pas de raison de s'en priver...  



SysTooL 07/08/2011 12:30



Hello, dommage que la critique insiste autant sur le fait que ce film est meilleur que la plupart des autres sorties estivales parce qu'il en évite les écueils... cela ne me suffit pas pour avoir
vraiment envie d'y jeter un oeil... j'ai vu la BA et en effet, j'ai tout de suite pensé à Spielberg...


 


SysT