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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 18:57

Quel aura été le fait le plus marquant dans le monde du cinéma depuis le début de ce nouveau siècle ?

 

Le piratage ? Les salles n'ont jamais été aussi pleines.

L'arrivée de la 3D ? Encore beaucoup trop gadget.

 

Non, le fait le plus marquant - et alarmant - est sans doute cette inflation d'adaptations de tout et n'importe quoi. A croire que le cinéma est devenu un "dépotoir culturel", où tout produit, même le plus anecdotique et débile a droit à "son film".

 

Dans la première décennie des années 2000, les séries ont montré qu'elles n'avaient plus grand chose à envier au cinéma en terme d'audace, de créativité, d'écriture ou de profondeur. Face à cette nouvelle concurrence, le cinéma aurait pu monter la barre plus haut... mais non, il est au contraire tombé au plus bas, se contentant trop souvent d'adapter la moindre connerie qui a eu un petit succès à telle ou telle époque.      

 

Pendant que les séries ne cessaient de proposer des histoires et formats originaux et forts (Les Sopranos, Six Feet Under, 24, Lost, The Shield, The Wire & co)... le cinéma adaptait de vieilles séries ringardes et pathétiques (Sheriff fais moi peur, Ma sorcière bien aimée, Starsky & Hutch). Tout un symbole. Et ça continue, avec ces temps-ci l'Agence Tous Risques sur grand écran.

 

Bien sûr, ce n'est pas le sujet qui fait la qualité d'une oeuvre, mais son traitement. Les sujets les plus remarquables peuvent donner lieu aux pires oeuvres, et vice-versa. Mais qui peut s'attendre à ce qu'une adaptation de l'Agence Tous Risques ou Ma Sorcière Bien Aimée donne un grand film ? Et pour un Dark Knight très réussi, combien de films de super-héros grotesques pour ados attardés ?

 

Il est vrai aussi que l'adaptation a toujours existé au cinéma. La différence, c'est qu'avant, les adaptations étaient essentiellement celles de romans et nouvelles, moins de séries, bd, jeux vidéos et dessins animés. Des adaptations d'oeuvres où le visuel restait à inventer, pas à réadapter au goût du jour avec la contrainte de "plaire aux fans", fans qui doivent s'y retrouver et ne pas se sentir trahis.

 

Le monde du cinéma "populaire" donne l'impression d'être en grande partie tenu, actuellement, par une bande de gamins stupides et sans imagination. De grands enfants trop gâtés qui ont passé la trentaine, jouent encore avec leurs figurines GI Joe et Transformers, et utilisent des centaines de millions de dollars pour en faire des films. C'est quoi, la prochaine étape ? Barbie, le film ? Ils en sont bien capables, ces cons...

 

C'est aussi le signe d'une époque particulièrement régressive et puérile, où, au lieu d'avancer, d'affiner leurs goûts, de se diriger vers des oeuvres plus exigeantes, profondes, beaucoup se réfugient dans une enfance bêta marquée par des programmes télés médiocres.   

 

Des films débiles, il y en a toujours eu. Mais force est de reconnaître que cette décennie, le cinéma destiné à un large public a été souvent consternant dans le choix de ses sujets. On délaisse les créations originales et on a l'impression que le cinéma est devenu une gigantesque poubelle dans laquelle tombe tous les sujets, qu'ils viennent de comics, jeux vidéos, séries médiocres, dessins animés, bd... et même jouets et d'attractions de parcs pour enfants (Pirates des Caraïbes). Sans parler de tous les remakes et biopics...
Heureusement, il y a encore de très bons films, mais ce n'est pas la question. Le problème est que le cinéma populaire semble avoir de moins en moins d'imagination, et se contente de recycler la moindre "franchise" un peu connue. Car c'est bien en terme de "franchise" que semblent réfléchir (le mot est un peu fort, je l'admets) les grands pontes du cinéma. Il faut juste un "nom" qui évoque quelque chose au public, et on en fait un film. 

Il serait un peu facile de pointer du doigt Hollywood, car même s'ils ont une grosse part de responsabilité dans cette situation, ils ne sont pas les seuls. Même chose en France, avec Astérix, Lucky Luke, le Petit Nicolas, Iznogoud etc... Ces ouvrages amusants, qui pouvaient avoir un certain charme, avaient-ils vraiment besoin d'une adaptation cinématographique ? Non, bien entendu. Je ne les ai pas vu, mais les bande-annonce et les critiques confirment ce qu'on pouvait en penser : ce charme qui pouvait les caractériser ne passe pas sur grand écran. Et Spielberg dont le dernier "grand projet" est l'adaptation de Tintin... sans commentaires. 

 

Quelle sera la prochaine étape ? Des adaptations cinématographiques de programmes de "télé-réalité" ? Loft Story, le film ? L'île de la tentation, le film ?

Des adaptations de blogs ? Music Lodge, le film ?  

 

En même temps, ils ont encore suffisamment de conneries à exploiter dans les bd, jeux vidéos, séries has-been et dessins animés... je compte sur l'imagination et le mauvais esprits de mes lecteurs pour proposer les adaptations d'oeuvres les plus stupides et ridicules... ceux qui auront vu juste et deviné les projets absurdes qui verront le jour auront droit à un rôle dans "Music Lodge, le film"... Pour ma part, je crains fort un "Goldorak" ou "Capitaine Flam" prochainement dans les salles obscures...

 

Face à ce torrent d'adaptations dans le cinéma populaire, on a finalement de quoi regretter... Star Wars. Malgré tout ce qu'on peut reprocher à cette saga, elle est au sens propre du "cinéma d'auteur", l'oeuvre d'un créateur, d'un type qui a su inventer tout un univers, et un univers qui a dépassé le cadre du cinéma pour devenir un véritable "mythe" populaire moderne. Qui n'a pas entendu parler de Dark Vador, Luke Skywalker, Yoda, Han Solo ? Des personnages devenus des archétypes présents dans l'inconscient collectif comme l'étaient ceux des contes et légendes dans les anciens temps... Lucas a décliné ensuite sa "franchise" en jeux, figurines, bd etc... maintenant, c'est malheureusement dans l'autre sens que ça se passe, le cinéma est un dépotoir où l'on balance le moindre jeu, la moindre série, bd etc... 

A la fin des années 90, Matrix était encore une saga "d'auteur", conçue et réalisée par des cinéastes, pour le cinéma. Quelles sont les "grandes sagas populaires cinématographiques" qui ont fasciné les jeunes dans les années 2000 ? Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Twilight. Des adaptations. 

 

Les 10 films qui ont fait les plus grosses recettes ce premier semestre 2010 dans le monde :    

 

Des adaptations de livres : Alice in Wonderland, Shutter Island, Robin Hood, How to train your Dragon

Des suites d'une "franchise" de films d'animations : Shrek Forever After, Toy Story 3

Un remake : Clash of the Titans

Un personnage de comic-book : Iron Man 2

Une adaptation de série : Sex and the City 2

Une adaptation de jeu vidéo : Prince of Persia

 

Et en France, on a Adèle Blanc-Sec, adaptation de bd.

 

Pas un film qui soit une véritable et nouvelle "création originale".

 

A qui la faute ? A tout le monde, sans doute. Un mélange de frilosité et de puérilité partagés par les producteurs qui ont besoin d'être rassurés par des franchises connues, des cinéastes qui se reposent sur des oeuvres existantes et cachetonnent, et un public prêt à aller voir n'importe quoi, tant qu'on lui en fout plein les yeux. 

 

Pour finir sur une note positive, je vous recommande vivement le très beau film argentin Dans ses yeux... qui est aussi une adaptation de roman, certes, mais du vrai bon cinéma...

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Published by G.T. - dans Cinema
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commentaires

diane cairn 10/07/2010 16:43



ben oui avatar c'est pocahontas chez les schtroumpf versions aliens.... le tout en cgi bleuté avec de la world music pourrie de chez tf1 techniquement impressionnant mais artistiquement pompeux
et dispensable



Lyly 10/07/2010 13:42



Perso, Avatar me fait vraiment penser a Pocahontas. Je l'ai pas trouve vraiment original...



Ska 08/07/2010 14:46



On est d'accord, et j'avais bien compris, G.T., ce que tu pointais...


Ma réaction était plus liée à certains commentaires et à ce constat que l'on parle souvent, sur les blogs, en matière de cinéma, de la partie émergée de l'iceberg, soit le cinéma hollywoodien
mainstream...



GT 08/07/2010 13:24



SKA : Tu as bien sûr raison de faire cette nuance... et, comme en musique, il y a de tout dans le cinéma,
heureusement... entre certaines grosses productions débiles et des oeuvres très abstraites et complexes, on trouve encore toujours, dans l'entre-deux, des films mainstream de qualité,
et des oeuvre d'auteur exigeantes mais tout de même abordables...


 


Mais en écrivant cet article, je pensais évidemment plus au cinéma "grand public", à la partie la plus visible de l'iceberg...


Prenons un exemple assez courant, celui du type qui aime aller au cinéma, y va, disons, une fois par mois, ne lit pas les critiques de ciné, n'a pas de regard "esthétique" sur les films,
mais cherche juste à se "divertir" devant des films marrants ou spectaculaires. Ces 5 dernières années, il aurait très bien pu avoir vu plus d'une cinquantaine de films, dont aucun avec
un personnage ou un univers inventé "pour" le cinéma... sauf deux... et c'est ça qui est aussi paradoxal : les deux plus gros succès (dans le monde et en France) des années 2000, sont
deux films qui, pour le coup, sont des "créations originales" pensées pour le cinéma : Avatar et Bienvenue chez les Ch'tis. Loin de moi l'idée de faire l'apologie de ces deux films (et
je n'ai pas vu Bienvenue chez les Ch'tis...), mais ils ont au moins ce mérite : montrer que le public est tout de même demandeur de films qui leur propose quelque chose qui n'a "pas été vu
ailleurs"... (et c'est aussi marrant de constater que le "gros film" qui n'aura pas été une adaptation s'appelle... Avatar^^)


Mieux vaut un bon Dark Knight qu'un mauvais Avatar, une bonne adaptation qu'une mauvaise "création originale", on est tous d'accord... mais il reste quand même assez inquiétant de voir que le
cinéma "grand public", celui en haut de l'affiche, montre tant de peine depuis plus d'une dizaine d'années à inventer ses sujets, ses héros, et ses univers...   



Dahu Clipperton 08/07/2010 12:49



Bien sûr, c'était pour résumer à gros traits (je sais bien qu'il n'y a que le grand prix qui n'a pas été remis), et le propos était plus subtil que ça, ce qui n'enlève rien au côté "coup de
fouet" de sa déclaration ^^


 


Mais 6 ans, déjà... ? J'ai décidément un souci avec le temps qui passe 



Ska 08/07/2010 12:23



Dont acte, donc. :-)


Bon, ceci dit, je n'ai lu tout ça que ce matin très vite. Et c'était une réaction à chaud comme on dit...


Amalric, à Clermont, c'était il y a bien 6 ans... C'était bienvenue, même si ses propos et ce qu'ils voulaient dire a été un peu simplifié, déformé, par la suite (non, il ne jetait pas tout ;
oui, ils ont bien remis des prix ; seul le grand prix, symboliquement, n'a pas été remis).



Dahu Clipperton 08/07/2010 11:56



@ Ska : entendons-nous bien, parce que je m'étais retenu de commenter (pour éviter de passer pour un gros méchant méprisant) à nouveau après les
âneries (je pèse mes mots) que j'avais lues dans les commentaires : j'avais réagi sur le cinéma asiatique (avec une part de mauvaise foi assez évidente ;D) pour prendre le contre-pied du cliché
condescendant des "petits" films d'auteur coréens et toute la panoplie qui s'ensuit (intello, chiant, prétentieux, élitiste). Je ne partage
absolument pas le poncif "bipolaire" du mainstream d'un côté / films d'auteur "élitistes" de l'autre, et oui oui oui, bien sûr que la situation
est bien plus diverse et complexe que ça.


(par contre, c'est pas le nébuleux "grand public" qui a du lire Assayas ou Tesson^^) (bref)


 


(aparté : je ne vois quand même pas d'équivalent, dans la combinaison entre l'accessibilité, la richesse des émotions, la complexité de l'écriture et la maîtrise absolue de la mise en scène, à
des films d'animation comme Tokyo godfathers ou Paprika de Satoshi Kon) (juste pour faire mon chieur^^) 


 


Mais d'ailleurs, le "formatage" des "films d'auteur destinés aux festivals internationaux", ça n'est pas propre aux Asiatiques (et non, ils ne sont pas plus des "sauveurs" que les autres) (j'ai
jamais cru aux messies quels qu'ils soient, de toute façon ;D). Je ne me rappelle plus précisément ce qu'avait dit Amalric il y a, combien, 3 ans à Clermont, mais c'était l'idée il me semble :
l'impression que les jeunes cinéastes avaient sous la main leur Bible du cinéma d'auteur, mais que leurs courts-métrages étaient foutrement dépourvus d'idées personnelles à force de vouloir faire
ce qu'ils présupposaient être "ce qu'on attend d'un auteur".


 


Et puis non, pas question de balancer tout le "mainstream" à la benne, par exemple je ne vais pas faire mon malin et dire que je n'en ai rien à foutre de Toy story 3, ou faire comme si
je n'avais pas beaucoup aimé Wall-E ou Les indestructibles (pour rester chez les mêmes^^). En ce qui concerne les Français, Un prophète m'a tout de même bien mis sur le
c*l, il faut vraiment que je voie le film d'Amalric, que je me rattrape sur le Violent days dont tu avais parlé l'an passé... Donc non, il n'y a pas de réponse simpliste et univoque.


 


(en fait, je crois que j'attendais vivement ton commentaire )



arbobo 08/07/2010 11:39



c'est plutôt dans les années 90 que le cinéma asiatique du japon, de taiwan et de hong-kong ont apporté un élan nouveau,
depuis, malgré de bons films coréens ou indonésiens, peu de noms vraiment nouveaux ont percé j'ai l'impression,

pour le cinéma espagnol, russe et iranien aussi, la nouveauté n'est plus si nouvelle que ça, Panahi n'est plus un débutant, Amenabar non plus, Kanevski et Mikhalkov n'en parlons pas...


les années 2000 me font plus penser à un regain anglais, plus diversifié que durant les années 80 et 90 (greenaway + frears + mike leigh + ken loach, en gros), allemand, israelien (ronit
elkabetz!!!!!!!!!!, palestinien (elia suleyman), et latino américain Mexique inclus,
mais le cinéma US et français continuent de produire de belles choses (Lady chaterley, plus qu'une simple adaptation), coréen aussi d'ailleurs (Im Kwon Taek, Kim Ki-Duk, pas vraiment des
demi-portion), que je sache les comédies US des 15 dernières années sont érigées en modèle, et There will be blood est un des succès récents les plus unanimes auprès des cinéphiles :-)




Ska 08/07/2010 10:51



Je ne me suis pas relu, c'est confus.


Il faut donc louer le travail de tant de distributeurs - indépendants ou pas - qui donnent à voir des choses vraiment très différentes, souvent stimulantes.


Le cas de la France est - il faut le savoir - assez exceptionnel...


La diversité culturelle est une réalité en France, elle est rendue possible par les politiques de programmation souvent audacieuses des salles indépendantes art et essai ou recherche, et surtout,
jusqu'à maintenant par des politiques publiques, une volonté politique (tout ça, ce ne sont pas des gros mots).


Ce travail est actuellement sévèrement remis en cause. En considérant que le Cinéma, c'est juste le cinéma hollywoodien ou les grosses machines populistes françaises, on fait (sans le vouloir) le
jeu de qui voudrait saper cette diversité...



Ska 08/07/2010 10:45



Ce que tu relèves, G.T., est juste. Et c'est effectivement une tendance massive de l'industrie hollywoodienne. C'est souvent assez affligeant. Rien à redire là-dessus. À côté de cela, on sait que
nombre de grands films classiques étaient basés sur des œuvres préexistantes, que les plus grands cinéastes ont adapté, a fortiori d'ailleurs souvent des bouquins mineurs. Bon.


Maintenant, la tournure que prend les commentaires traduit à nouveau à quel point n'est envisagé ici qu'une part infime de ce qui sort en salles... D'un côté le cinéma hollywoodien mainstream, de
l'autre un cinéma asiatique dont c'est une idée reçue désormais que de dire qu'il a sauvé le cinéma depuis 10 ans. Entre les deux un cinéma que l'on qualifie d'"intello-chiant", c'est dire le
niveau... Et on voudrait nous faire croire qu'il n'y a rien entre les deux ?! Ouvrez les yeux ! La proposition est infinie, extrêmement riche et diversifiée. Il faut juste regarder au-delà de ce
que propose le multiplexe du coin (en écrivant cela, je suis conscient des limites induites par la localisation géographique...).


Le cinéma asiatique, pseudo sauveur ? Allons... Il ne suffit pas de sortir quelques auteurs, quelques titres... On pourrait faire pareil avec le cinéma hollywoodien mainstream... Et déjà au début
des années 80, des critiques des Cahiers du cinéma comme Charles Tesson ou Olivier Assayas attiraient l'attention sur le cinéma asiatique... Bien sûr il y a des auteurs majeurs, bien sûr,
certaines cinématographies ont explosé, mais quand on fréquente les festivals de cinéma internationaux, on sait aussi que l'Asie est également la pourvoyeuse d'une sorte de "world cinema" de
festivals très académique, très attendu... D'ailleurs, quand on regarde les sélections de festivals (Cannes notamment), le renouveau depuis quelques années ne vient plus d'Asie...


Bref, tout ça pour dire que la proposition de cinéma, ce n'est pas - en France tout du moins - que les produits hollywoodiens mainstream (qui sont d'ailleurs parfois très bons...).



GT 05/07/2010 21:55



LYLY : Les producteurs ont forcément une bonne part de responsabilité, mais je ne pense pas que ce soit uniquement "de leur
faute"...



Lyly 05/07/2010 14:45



Je vais pas etre aussi pessimiste que toi.


Certes, il y a beaucoup d'adaptation maintenant, mais il reste des bon films originaux aussi. (The Host est vraiment bien et Kill Bill etait genial (meme si il etait pompe sur pas mal d'oeuvre,
ca reste une oeuvre originale) et Kick-ass a l'air vraiment pas mal (dans le genre geek qui adore les supers-heros)) et des bonnes comedies (je crache pas sur les Scary Movie)


Je suis plutot d'accord quand tu dis qu'on en fait trop autour de ces films (encore une fois, serait-ce la faute des producteurs?)


 



GT 05/07/2010 13:31



LEA et DAHU : Je vais faire dans l'oecuménisme... oui, Léa, il y a plein de films intello-chiants... je suis assez d'accord
avec toi sur Last days (mais, bizarrement, j'ai bien aimé Gerry, beaucoup plus minimaliste)... et oui, Dahu, le cinéma asiatique, s'il n'est pas toujours facile d'accès, est tout de même un
des plus intéressants de ces 20 dernières années. (Il fait trop chaud pour les fights, aujourd'hui, je vais être d'accord avec tout le monde...°)



Léa 05/07/2010 11:43



J'ai bien aimé Elephant. Mais j'ai trouvé que Paranoid Park et Last Days se reposent sur... pas grand chose, mis à part la réput' du réalisateur. Des plans looooooongs parce que je suis Gus Van
Sant et merde.
Mon film préféré de ces 10 dernières années, c'est Goodbye Lenin et c'est un film allemand. J'ai pas trop regardé de films asiatiques pour la bonne raison qu'ils sortent pas au ciné (ou alors
dans quelques salles) Mais sinon, y a des bons films pas intellectuels du tout, genre Shaun Of The Dead, qu'on a tort de mépriser parce que "erk ! un film anglo saxon avec des zombis ça va être
une vraie daube !". Et When you're strange se repose aussi sur une "franchise" :)



Dahu Clipperton 05/07/2010 01:06



Léa : brompf... on peut tout à fait voir et aimer un Van Sant sans chercher à intellectualiser, juste en se laissant (em)porter (je pense à Elephant, qui d'ailleurs s'était fait
critiquer dans le sens où il n'était pas assez "explicatif"... qu'il semblait ne pas suffisamment "intellectualiser" son sujet, en gros ). C'est sans doute un truc très occidental de vouloir à tout prix voir le plein plutôt que le vide...


 


D'ailleurs, pour les "petits" films d'auteur coréens, je me demande si tu as vu The host de Joon-Ho Bong ou La femme est l'avenir de l'homme de Hong Sang-soo (et puis Ivre
de femmes et de peinture d'Im Kwon-taek)... Des films "intelligents", mais certainement pas "intellos" ou "élitistes".


Et puis tant qu'à parler de films d'auteur, je te conseille très très vivement de regarder The taste of tea d'Ishii Katsuhito. Pas intello-élitiste-chiant pour 2 balles, mais vraiment
jubilatoire. Dans un monde idéal, les comédies dramatiques serait toutes aussi délectables ^^


Parce qu'il faut le dire : sans les Asiatiques, le cinéma de ces 10 dernières années aurait plutôt une sale gueule.



Léa 04/07/2010 21:23



J'allais expliquer en détail pourquoi j'aime pas Star Wars (rien que les fondus genre windows movie maker suffisent à me dégouter) mais c'eut été un magnifique HS. Ceci dit, je préfère des films
qui adaptent mal un sujet que l'excès inverse : des films sans sujet (ou presque inexistant) concentrés sur "l'interprétaion du sujet", "la spontanéité des acteurs"... Van Sant quoi. Parce qu'on
se fait chier devant Van Sant, un peu moins devant le seigneur des Anneaux, sauf dans les scènes de bataille, j'ai toujours trouvé ça d'un ennui mortel. Après, ça fait beaucoup mieux de dire
qu'on aime Van Sant et que Last Days est un chef d'oeuvre d'émotion et de délicatesse. Rappelons toute fois que l'action principale du film se situe lorsque "Kurt" pisse dans la cascade.
Palpitant, n'est-ce pas ? D'accord, je cite les deux extrêmes. Mais est-ce qu'à force d'élitisme, le cinéma ne finit pas par ce scinder en deux ? D'un côté le cinéma pour élitistes : Van Sant,
les petits films d'auteurs coréens, etc, et de l'autre le cinéma populiste dont tu parles dans ton article. Alors qu'avant, certains films, comme Star Wars (même si j'aime pas je reconnais que
c'est quand même tout un travail au niveau de l'univers et tout) réunissaient les deux. Et finalement, on a le choix entre un cinéma très intellectuel et austère et un cinéma débile ou le rire
est forcé. Rien entre les deux. C'est triste, non ? :)


Et je peux pas commenter les séries, je regarde jamais la télé mais il me semble que toute série, aussi bonne soit-elle, commence à lasser au bout de quelques saisons.



G.T. 04/07/2010 11:28



DAHU : Y a de quoi^^ mais bon, le samedi soir à 00h23 on peut toujours mettre ça sur le compte de l'alcool...



Dahu Clipperton 04/07/2010 00:23



OK, c'est plus clair pour moi ^^


 


Au fait : ne va pas croire que je défende une seule seconde l'adaptation pourrave du Petit Nicolas


(et si tu me parles de Proust, je ne peux pas m'empêcher de penser à :


- Proust annonce Kafka...


- C'est au fond du couloir à gauche.)


Désolé.



G.T. 03/07/2010 20:32



LYLE : Certes, mais ce Captain America n'était sans doute pas un gros blockbuster comme on le ferait maintenant... Avant, j'ai
l'impression que c'était plutôt "tel personnage de bd a ses fans, faisons un film pour leur plaire"... ce qui donne de gentils nanards, pour amateurs... maintenant, c'est "tel personnage de bd
est un peu connu, on va investir des 100aines de millions de dollars et en faire le prochain gros film pour le grand public".


 


SYST : Je vote pour MUSIC LODGE, le film!


Bien, tu auras donc droit à un rôle de premier plan^^ 


 


GUIC : En fait... je suis d'accord sur à peu près tout (et sur les pires films, pas forcément tirés de bd, souvent de grosses
conneries d'action avec héros bodybuildés)...


Sinon, bien sûr qu'on ne parle pas d'art avec ces gros divertissements, mais, malgré tout, je trouve qu'il y a quelque chose d'assez "triste" dans le fait de voir de moins en moins de "créations
originales"... c'est comme si dans la pop, tout le monde se contentait de remettre au goût du jour des vieux morceaux pourris des années 80, sans ne plus chercher - ou si peu - à composer de
nouvelles chansons...


 


DAHU : En soi, je suis d'accord, une adaptation de bd ou de jeu vidéo n'est pas forcée de donner un mauvais film, ce n'est pas ce
que j'ai voulu dire... ce dont je parle, c'est surtout du fait que le moindre produit, même le plus débile, et quel que soit son format de départ, semble avoir droit à "son" film. Et des films
qui souffrent presque toujours la comparaison avec le modèle, qui au lieu de le "transcender", lui enlève la plupart de ses qualités, de son charme... un dépotoir, donc, parce qu'on y
balance des vieux trucs pour en faire des déchets.


 


Prenons l'exemple du Petit Nicolas (et je sais de quoi je parle, puisque je ne l'ai que peu lu dans ma jeunesse, et je n'ai pas vu le film :-) ) C'est plein de qualité, dans son genre, c'est très
bien fait, c'est marrant, charmant, etc... mais ce n'est pas du Proust non plus - de toute façon, ça n'en a pas l'ambition. Comment imaginer faire un film qui puisse faire honneur aux bouquins ?
Ca me semble quasi-impossible... une adaptation n'a d'intérêt que si elle peut apporter quelque chose en plus, pas si, non seulement elle n'apportera rien, mais, en plus, elle ne pourra vraiment
retranscrire tout ce qui fait le charme de l'oeuvre originale. Dans ce cas, on fait juste de "l'exploitation commerciale de franchise", point.


Quant à Dark Knight... on ne sera pas d'accord, je trouve qu'il évite assez bien le piège "clipeux" pour donner un film avec une vraie atmosphère, de la densité et de la gravité... (même si, bien
sûr, on ne peut éviter les passages spectaculaires et pétaradants de rigueur...)


Sinon, merci pour le conseil, je n'avais pas vu ce Rogue's Gallery... 



Dahu Clipperton 03/07/2010 18:55



Ah j'y repense, je n'ai vu aucun des Pirates des Caraïbes, mais il y a au moins une chose très positive qui en soit "sortie" (ça n'est pas vraiment du merchandising, mais ce
sont les mêmes qui en sont à l'origine) : le double album Rogue's gallery : pirate ballads, sea songs & shanties. Hop, une chronique par Thom Jurek ici, et un lien pour y jeter les oreilles là (si tu ne connais pas, GT, je te
signale qu'il y a même Nick Cave dessus )


(et Dead horse par Robin Holcomb, c'est beau à se pendre)


 



Dahu Clipperton 03/07/2010 18:32



(je vais passer pour un horrible snob avec ce commentaire^^)


 


Difficile de te donner tort, globalement. Mais en quoi les adaptations de BD ou de jeux vidéo feraient "en soi", a priori, de potentiels mauvais films ? Là-dessus, j'ai du mal à te suivre, parce
qu'il y'a quand même l'idée sous-jacente que les BD, mangas, dessins animés et jeux vidéos soient inévitablement des "sous-oeuvres" qu'on ne peut placer sur le même plan que la noble littérature
ou le grand "7ème art"...


Mais c'est sûr, on dirait qu'ils ont tous oublié qu'adapter une BD par exemple, c'est TRES compliqué, et qu'il faut commencer par se faire des grosses migraines et des vilains ulcères avant de
parvenir à en transcrire le RYTHME et le sens du CADRE. Et qu'il y a des oeuvres inadaptables, aussi (si un mec se lance dans un truc inspiré de Ping pong de Taiyou Matsumoto, je crois que je pleure de rire^^).


 


Sinon, Guillermo Del Toro, hormis Le labyrinthe de Pan, est quand même amplement surestimé, je trouve (et pour ma part, Blade 2 : ) (mais j'ai pas vu
Mimic, par contre).


Et puis les "trucs" comme Watchmen ou The dark knight, je ne comprends pas du tout l'intérêt : ça clame à chaque plan, à chaque intonation, une obsession quasi-maladive du
"stylé", c'est chic, toc et bourré de filtres (sans parler de ces travellings latéraux près du sol qui sont devenus un poncif insupportable), et c'est très très loin d'avoir un semblant de
"style" autre que publicitaire ou clippeux...


 


Quant au projet d'adaptation US d'Akira... horreur, enfer et putréfaction, sainte-marie-mère-de-dieu-sainte-thérèse-de-lisieux, je crois que ja vais encore choper une crise d'urticaire.


 


Et au fait, GT, quand tu parles des Petit Nicolas de Sempé et Goscinny comme juste des "ouvrages amusants", c'est pour plaisanter bien sûr ? ^^



Guic'the old 03/07/2010 17:46



En fait c'est un problème plus général du au fait que, dès qu'un truc marche bien, il va être décliné dans tous les sens... Et j'aurais presque envie de dire que plus encore que le cinéma, le
dépotoir le plus total à l'heure actuelle c'est la BD. La quesi-totalité des trucs produits par certains éditeurs est à vomir et envahit les rayonnages un peu partout, c'est assez affligeant. (Et
ce, bizarrement, uniquement à partir du moment ou la BD a commencé à être reconnu comme un art "digne de ce nom") Et au milieu de cela survivent quelques chefs d'oeuvres à ne pas négliger
(surtout au moment ou l'Association fête ses 20 ans)


Après... Ouais, certes, il y a une "facilité" dans le cinéma à l'heure actuelle, mais c'est aussi parce que.. Décliner les comics de façon "crédible" est technologiquement possible (c'est pas
pour rien que le Batman de Buton fut une des premieres adaptations qui ne soit pas affligeante: Batman n'ayant aucun super pouvoir..). Alors à partir de ce moment là, tous les studios se sont
rués sur les licenses encore dispo, dans l'espoir de réitérer ces coups de maitre qu'ont été, à l'orée des années 2000, X-Men et Spider-man (parce que ce sont ceux là qui ont lancé la vague des
adaptations actuelles). Alors au bout d'un moment il y a uneboite de prod qui fouille, et qui tombe sur... Captain America. C'est pas la panacée, mais le succès est tellement grand que
finalement... Elle prend quand même.


C'est aussi simple que ça. Parce que je comprends que tu sois ... géné par ça, mais bon, soyons honnêtes: on parle pas d'art là, c'est juste des commerçants qui vendent du divertissement... Je
sais pas si le cynisme est une vertu dans l'absolu, mais sur ce coup là, ca permet de tenir le choc.^^


 


Sinon, je te trouve quand même assez dur avec la BD... N'oublions pas que, quand même, les pires films sont soit (a) jamais sortis au ciné chez nous, mais direct en DVD , et là tu peux être
affligé comme JAMAIS tu l'as été, je te promets, soit (b) adapté de romans sorti il y a moins de 15 ans. Faut il rappeler que.... Dreamworks a racheté les droits de "Et si c'était vrai" à Marc
Levy et a osé en faire un film? ;-)



SysTooL 03/07/2010 17:36



Je vote pour MUSIC LODGE, le film!

Joli coup de gueule, en tout cas! Ca fait du bien, de temps en temps et je suis tout à fait de ton avis!

SysT



lyle 03/07/2010 15:12



Captain America ?


http://www.imdb.com/title/tt0078937


 


Le problème c'est que ce qui était ridicule avec les moyens techniques d'il y a 20 ans est maintenant possible et a rapporté gros au box office donc chaque compagnie veut sa part du gâteau quitte
à adapter n'importe quoi. Captain America est un personnage qui bien écrit est très intéressant donc ça peut donner n'importe quoi en film (et même le pire genre Daredevil).


 


Mais on reste dans le domaine de l'offre et de la demande, du moins supposées. Combien à certaines époques de sous-007 et de bodybuildés en jupette pour des films hilarants de nullités (comme
Ghost Rider ou GI Joe de nos jours en fait...) ? On est dans la consommation de masse se basant sur le plus petit dénominateur commun...


 


Le problème, mais il est le même en musique, en BD... c'est la quasi-impossibilité actuelle de voir quelqu'un faisant quelque chose de différent passer dans le mainstream tout en gardant son
originalité.



G.T. 03/07/2010 14:03



LYLE : le côté "méprisant", c'est vraiment parce que
lorsque je vois toutes ces adaptations de séries à la con, de jeux vidéo, dessins animés débiles, j'ai vraiment l'impression d'un cinéma "dépotoir".


 


Le cas des adaptations de comics, je l'admets, est un peu différent... c'est vrai que ça a pu donner quelques bons divertissements
"populaires"... Spiderman 1 et 2, je suis d'accord... moins sur X-men, les Iron man sont plutôt marrants, je n'ai pas vu Blade ou Hellboy... mais aussi des tas de films apparemment très cons
(je dis apparemment parce que je ne les ai pas vu - ou alors 5 minutes à la télé - mais de ce que j'ai entendu, ça devait être de très grosses daubes) les Ghost Rider, 4 fantastiques,
Elektra, Daredevil & co... et, parfois, de vrais bons films (comme les Batman de Burton - même si j'ai quelques réserves - ce n'est vraiment pas le meilleur de Burton pour
moi, et, surtout, les 2 Batman de Nolan, que j'ai trouvé remarquables). Mais le problème, c'est que j'ai l'impression qu'il leur faut créer un film pour le moindre superhéros, sans
qu'on ne se pose la question "est-ce que ça a un intérêt au cinéma..."


Batman, ça peut se comprendre, il y a du "potentiel"... un type traumatisé par le meurtre de ses parents devant ses yeux, qui
décide à son tour de "traumatiser" les criminels, une ambiance nocturne et crépusculaire, un personnage qui mène une double-vie assez extrême etc... Mais maintenant, ils sont même prêts à faire
un film de ... Captain America ! Un type avec pour costume le drapeau américain, qui balance son bouclier sur ses ennemis... on veut en faire un film juste parce que c'est un superhéros
connu (aux EU, essentiellement), mais franchement, quel intérêt autre que d'exploiter une franchise ? Déjà, à 10-12 ans, quand je lisais des comics, je trouvais Captain America ridicule... Dans
les bd Batman, il y avait l'ambiance et les tourments du héros... dans les bd X-men, de bonnes métaphores sur ce qu'est la "différence", l’exclusion, la marginalité, des
relations complexes entre les personnages, et des personnages ambigus (ce que les films n’ont pas vraiment su faire passer)... dans Spiderman, il y avait pas mal d'humour, une certaine
légèreté, un superhéros original encore ado puis étudiant... mais il y a quoi dans Captain America ? A moins d’en faire un film plutôt subversif avec ce « superhéros
patriote » qui réalise qu’en fin de compte, il ne s’est battu que pour des industriels et décide d’attaquer l’Amérique à son tour… je vois pas…


Bien sûr qu’il y a eu avant des adaptations de « tout et n’importe quoi »… mais il y a une très grosse différence :
avant, c’était beaucoup moins fréquent, et surtout, ce n’était pas pris autant au sérieux. Quand ils font un film sur Super Mario bros, ce n’est pas présenté comme « le gros film du moment à
ne pas louper », mais plutôt un truc anecdotique réservé surtout aux fans…  On a fait des films sur Tintin… avant, ce n’étaient que de petits films sans prétentions pour les fanas de
Tintin, maintenant, c’est Spielberg aux commandes, et ça va être présenté comme le « grand film événement »… 


 


 


THOM : Bien fait pour eux^^


 


 


ARBOBO : je ne sais pas si j’ai tout compris à
ton comm, mais je pense être en gros d’accord avec toi^^ (notamment sur le déplacement d'influences...)


 



arbobo 03/07/2010 13:37



je trouve totu de même hollywood moins enfermé et plus original, bien des fois, que le cinéma français,
que ce soit pour les comédies évidemment (à part celles de pascal thomas, qui ne sont pas de grosses pochades), les polars, les films d'action,


sans compter qu'il y a beaucoup de films qu'on ne ne fait pas vraiment ici, la sf notamment


tu fais plein de sous-entendus dont tu dois ensuite te justifier par voie de comm, en fait tu critiuqes surtout hollywood, et les films qui reçoivent le plus d'entrée et de promo,


mais le cinéma anglais, espagnol, allemand (goodbye lenin, la vie des autres), iranien (au passage difficile de reprocher à marjane satrapi d'avoir fait de sa propre adaptation un de meilleurs
films français sortis cette année là), israélien, coréen, japonais, indonésien...


si on doit parler de ce qui se passe depuis 10 à 20 ans, c'est aussi une inversion des flux, des influences, par exemple l'influence du cinéma d'action de hong-kong sur la production occidentale,
ou le fait qu'il y a 50 ans c'étaient des films français ou anglais dont hollywood faisait des remake , récemment ce sont plutôt des films asiatiques (the ring, infernal affairs), ou encore le
fait que Bollywood a fini par donner des idées en occident



lyle 03/07/2010 13:05



Pas rentabilisé dans les salles, sans doute, mais entre le DVD et les "partenaires" que tu trouves, ça doit suffire pour ne pas y perdre...



Thom 03/07/2010 12:47



Ce qui est marrant concernant les adaptations de séries nulles, c'est qu'en plus, ça n'a même pas énormément de succès. Par rapport au budget promo dépensé pour leurs sorties, ce sont presque
toutes des bides.



lyle 03/07/2010 12:37



Note to self : ne pas lire et commenter de longs billets avant d'être VRAIMENT réveillé. Tu as en effet évoqué la plupart des points de mon com mais ce qui m'a gêné en fait dans le billet
reste un certain côté très méprisant (rien que le titre) alors que ces adaptations ont aussi provoqué beaucoup de très bons films. Rien que dans le domaine du super-héros, rajoute au Dark
Knight : SM 1 et 2, X-Men 1 et 2, Blade 1 et 2, Hellboy... (le problème de la suite n'est pas lié à celui de l'adaptation, le shériff et la sorcière n'ont pas eu de suite il me semble...)


 


Et l'adaptation de tout et n'importe quoi n'est pas nouveau : admirons des chef d'oeuvres d'il y a bientôt 20 ans comme http://www.imdb.com/title/tt0102351  ou http://www.imdb.com/title/tt0108255 (et on pourrait
en trouver des paquets d'autres sans doute à toutes les époques). Le problème est bien la part prépondérante qu'ils prennent dans la production de blockbusters (mais pas uniquement d'ailleurs) et
c'est là qu'on attendait sans doute de toi une analyse fine plutôt qu'un long coup de gueule :)


 


Alors certes, comme le dit Thomas, il y a un phénomène de "valeurs sûres" mais cette folie des adaptations avait commençé bien avant la crise. Moi j'aurais tendance à y voir, comme dans le
domaine de la musique, l'omnipotence des financiers au niveau décisionnaire dans les "majors" de toutes les activités "culturelles" (avait-on vraiment besoin de nouvelles expos sur Renoir et
bientôt Monet au Grand-Palais ?).



G.T. 03/07/2010 12:37



BOEBIS : C'est très juste ce que tu dis sur Pixar/Dreamworks, j'y pensais en mettant à la fin la liste des films à gros succès de
ce premier semestre avec Shrek (je l'ai écrit à l'allemande, avec un "c" entre le "s" et le "h", je vais corriger ça...^^) et Toy story, c'est en effet au moins un domaine où le cinéma populaire
a été "créateur", et créateur de produits dérivés, et non pas "produit dérivé" lui-même...


(tiens, je me rends compte aussi que j'ai oublié de parler des "biopics", autre forme de recyclage...) 



Boebis 03/07/2010 12:29



Sinon, GT, petite coquille sur le nom de Shrek.



Ca me fait penser que Disney, n'a fait que reprendre des contes ou romans classiques pour les longs métrages "classiques" (probablement quelques exceptions, mais même le roi lion est adapté de
Tezuka), alors que récemment Pixar et Dreamworks n'ont fait (à ce qu'il me semble) aucune adaptations. C'est marrant quand on y pense, qu'ils soient à contre courant de la tendance que tu
relevais à juste titre et qui est indéniable. Et ce n'est même pas une critique en fait, je suis fan des vieux disney, (mais j'aime aussi les Tintin et Astérix donc... ^^).


Quand je disais "enfoncer des portes ouvertes", c'est que j'avais déjà lu pas mal  articles qui parlaient de ce phénomène. Je ne sais plus où, mais il y avait un article qui disait combien
les franchises et les suites étaient un bon investissement. Le rendement est il paraît, bien plus rentable que de baser le blockbuster sur une star par exemple.



G.T. 03/07/2010 12:27



THOM : En fait, c'est vrai que la liste des adaptations à la fin prête à confusion, comme je le disais à ARBOBO : je ne critique pas forcément ces films en tant que tel, ni qu'ils soient des adaptations ou des suites, c'est juste pour dire que
dans les 10 films qui ont eu le plus gros succès ce premier semestre, aucun n'est une nouvelle création originale... histoire d'appuyer que le cinéma peine tout de même de plus en plus à créer
ses propres mondes... 


Sinon, entièrement d'accord avec ce que tu dis sur les séries, j'ai failli partir aussi là-dessus dans l'article, et dire qu'un signe que l'âge d'or des séries était bel et
bien terminé, c'est qu'on voit apparaître de plus en plus d'adaptations, remake, et de moins en moins d'idées originales... même si ça peut aussi donner de très bonnes séries...
(mais pour les remake de Melrose Place et Beverly Hills, je sais pas pourquoi, mais j'en doute^^)



G.T. 03/07/2010 12:14



BENJAMIN F : Je ne sais pas comment, mais j'avais loupé ta chronique de Dans ses yeux... et je change le lien dans l'article
pour le mettre vers ta chronique... on est du même avis sur ce très beau film (même si ce n'est pas tout à fait mon "film de l'année" pour l'instant, j'ai préféré Brooklyn's Finest... mais
ça se joue à pas grand chose, il fait partie de mes 4 favoris, avec le Scorsese et le Frère Coen)...


LYLE : En fait, je suis d'accord avec ce que tu dis... qui ne contredit pas ce que j'ai écrit... Comme je l'ai dit, des films
débiles, ce n'est pas nouveau, et je ne suis pas là à dire "le cinéma, c'était bien avant, maintenant, on ne nous sort que de la daube..." C'est surtout que le cinéma - et le cinéma populaire en
particulier - me semble perdre de plus en plus sa capacité à "inventer", créer des personnages, des univers, des histoires, et recycle de plus en plus... le problème, c'est qu'il recycle
aussi surtout de plus en plus de conneries...


 


BOEBIS : Je n'ai pas l'impression d'enfoncer une porte ouverte, si j'ai écrit ce billet, c'est justement parce que j'entends peu
parler de cette situation, j'ai l'impression que tout le monde s'en contente et ne réalise pas à quel point le cinéma devient de plus en plus un lieu où l'on recyle la moindre
"franchise"... 


Pour les bd... c'est vrai que je ne suis pas un grand amateur... et que je ne trouve pas que les Astérix, Lucky Luke et Tintin soient "géniaux"... mais bon, ce n'est que mon avis, et je sais bien
que beaucoup portent en plus haute estime ces "oeuvres" que moi (tu vois, je n'arrive même pas à en parler comme d'oeuvres sans le mettre entre guillemets^^)


 


Et au passage, les adaptations ne sont pas non plus l'exlusivité des films commerciaux, plein plein de films d'auteurs se basent sur des romans ou des nouvelles, et personne ne vient leur
reprocher. 


 


Oui, et je le dis dans l'article... mais :


1. Ce n'est pas le fait d'adapter que je critique (plein de très grands films sont des adaptations de bouquins), c'est le fait d'adapter la moindre connerie.


2. Adapter un roman me semble déjà plus intéressant qu'une bd, un jeu vidéo ou une série... bien sûr, une adaptation de bd ou jeu vidéo peut donner un très bon film, une adaptation
de roman un très mauvais film, on est tous d'accord... mais le couple cinéma/littérature me semble mieux fonctionner. Ou, du moins, mieux se compléter...


 


YANG : On est d'accord...    



Thom 03/07/2010 12:00



"C'est vrai que les "suites" des gros blockbusters tels qu'on les a vus dans les années 80 sont aussi un signe de frilosité... mais au moins, la plupart étaient des "créations
originales"..."

Oui et comme Boebis, je suis un peu étonné que tu écrives exactement l'inverse à la fin de l'article concernant Shrek et Toy Story 3, dans ta liste. Je ne suis pas fan de Shrek,
mais c'est tout de même l'une des franchises les plus populaires de la dernière décennie et un univers tout à fait personnel. Ce qui vaut encore plus concernant Toy Story, dont les deux premiers
épisodes sont vraiment très bons.

J'ajouterai - pour rester dans ta liste - qu'Alice in Wonderland (que j'ai détesté, mais c'est une autre histoire) n'a qu'un rapport très vague avec Lewis Carroll. Burton adapte (saccage) plus un
mythe qu'il n'adapte un roman. Idem pour Robin Hood. Reprendre une figure mythique de la littérature et en offrir une relecture (fût-elle à chier), ce n'est quand même tout à fait pareil que
faire une adaptation. Cela vaut aussi pour Iron Man, dont les films n'ont qu'un rapport assez lointain avec le héros casseur de communistes des années 60. A la limite, moi, si une mode
hollywodienne m'interpelle, c'est plutôt celle des prequels.

Je te suis plus concernant l'adaptation de séries nulles, dessins animés, etc. Cela obéit cependant à la nostalgie généralisée dont parle Lyle. Tu as raison de mettre cela en
parallèle avec les séries. Il y a certainement un rapport, et elles ont su créer plus de "mythes mordernes" que le cinéma dans les années 2000. Cela dit, elles ne sont pas exclues de ce
phénomène, bien au contraire. Ces dernières années, les remakes se sont multipliés. Nouveau Prisonnier, nouveau Melrose Place, nouveau Beverly Hills, bientôt nouveau Hawaï Police d'Etat (j'en
oublie plein). Parmi les séries les plus populaires du moment, on trouve True Blood, une adaptation. La série dont on a le plus parlé au début de la saison dernière ? FlashForward, une
adaptation. Les deux séries les plus attendues de la saison à venir ? The Walking Dead et Game of Thrones, deux adaptations. De manière générale, en période de crise, on essaie de miser sur les
valeurs sûres. Et la télévision américaine n'a pas été épargnée par la crise, loin de là.

Voilà quelques réflexions à brûle-pourpoint...



YanG 03/07/2010 11:21



Ce style de cinéma n'existe (ne se fait) qu'en tant que gros spot de pub pour produits dérivés et licences : parce que c'est là-dessus que se fait l'argent maintenant, plus que sur les entrées...
sujets connus et fédérateurs, images qui pètent, zéro scénar (ça coûte cher et ça sert à rien), un buzz : et hop, le pigeonnier se remplit.


heureusement qu'il ya de la résistance (encore)...



Boebis 03/07/2010 09:35



Tu enfonces un peu une porte ouverte, mais pourquoi pas. Par contre, Astérix, Lucky Luke, Tintin, etc, ce n'est pas charmant, ni sympa pour les enfants, c'est génial, et faut vraiment pas aimer
la bd ou Gosciny pour dire une énormité pareille.


Le vrai problème est néanmoins juste que ça soit des mauvais films pas vraiment que ça soit des adaptations, ça c'est juste histoire de minimiser le risque financier d'un blockbuster. Avant
Hollywood adaptait les gros mythes populaires, ils ont découvert les franchises, ça n'a pas de sens de reprocher ça à Hollywood non? Mais le spider man de Raimi était très très réussi, pourtant
dans la pure lignée de ces films. Idem pour le batman de Burton (alors que Dark Knight...). Idem pour les suites, si Shrek c'est épuisé après un très bon premier épisode, Toy story avec le 3 qui
s'annonce encore formidable prouve que même aujourd'hui il n'y a pas de fatalité... Bref comme Arbobo donc. Et au passage, les adaptations ne sont pas non plus l'exlusivité des films commerciaux,
plein plein de films d'auteurs se basent sur des romans ou des nouvelles, et personne ne vient leur reprocher.


Enfin, Matrix, c'est de la m-e-r-d-e. Quitte à être snob, autant l'être jusqu'au bout. Mais vraiment, c'est le film des années 90 qui a du le plus mal viellir!


 



lyle 03/07/2010 07:29



Je trouve que tu traites avec beaucoup de mépris ces adaptations au lieu de de t'intéresser au vrai problème. Certes beaucoup sont mauvaises, d'autres sont justes funs et connes, pour une
minorité d'oeuvres de très bonne qualité. M'enfin dans le cinéma populaire d'une autre époque avec des histoires originales, le taux de merde était aussi très important : pour un bon western /
péplum / film de capes et d'épées..., combien de trucs vraiment nuls ?


 


Le problème est donc, et il est sensiblement le même dans le domaine de la musique en fait, pourquoi n'y a-t-il plus de créations originales marquantes capables de créer de nouveaux grands
"mythes" ? Budgets tellement colossaux que les éxécutifs ne veulent pas prendre un risque qui leur couterait leur job (pas de bol pour celui qui a donné le feu-vert au projet Jonah Hex, ça va lui
arriver quand même...), public des 30/40 ans n'arrivant pas à sortir de son adolescence et se tournant vers les choses rassurantes de son enfance pour ne pas grandir (quand on pense que
Dorothée et C Goya font salle comble...), fanboys souvent techniquement doués mais sans imagination parmi les nouvelles générations de cinéastes populaires (où sont les nouveaux Carpenter,
Spielberg, Cameron, Scott.. en tout cas ce ne sont pas McG, Carnahan ou Leterrier...)


 


Sans doute plein de choses... En attendant que la génération actuelle des 15/25 ans prennent le pouvoir et en espérant qu'en réaction elle aura plein d'idées à elle, rien n'empêche d'aller
prendre un plaisir coupable en allant se marrer devant G.I Joe.


 


NB : les éxecs, pour une adpations de MASK c'est quand vous voulez... :)



Benjamin F 03/07/2010 02:08



Ah "Dans ses yeux" !!! C'est de loin le seul grand film que j'ai vue en 2010 ! J'en profite pour refiler le lien de ma critique
: http://www.playlistsociety.fr/2010/05/dans-ses-yeux-de-juan-jose-campanella.html


 


Pour le reste, il faudra que je laisse un long commentaire quand j'aurai moins d'alcool dans le sang :)



G.T. 03/07/2010 01:14



ARBOBO : La liste des plus gros succès de ce premier semestre que je mets à la fin a peut-être prêté à confusion... en fait, je
l'ai mis juste là pour illustrer que l'on est vraiment dans le règne du recyclage, pas pour dire que les "oeuvres" adaptées sont ici des daubes... ce n'est bien sûr pas ce que je pense de Shutter
Island...


 


Il y a deux choses : d'un côté, le fait qu'on adapte "tout et n'importe quoi"... j'arrête pas de me dire depuis quelques années "Ils vont faire un film de ça ? quelle connerie..."


Bien entendu, on peut faire un bon film à partir de n'importe quoi...  dans l'absolu... parce qu'en réalité, si tu entends parler d'un film tiré d'un dessin animé des années
80 sur des robots qui se transforment en camions, tu as peu de chances de te tromper en te disant : ça doit être sacrément con... idem quand tu vois qu'on fait un film de "Sheriff
fais-moi peur", "Les 4 fantastiques", "Prince of Persia", "GI Joe" ou "L'agence tous risques"... 


De l'autre, ces adaptations semblent prendre de plus en plus d'espace depuis une dizaine d'années. C'est à croire que dans les studios, on ne se demande quasiment plus "quelle idée originale
pourrions-nous trouver pour faire un film", mais "quelle série, quel dessin animé, quel jeu vidéo n'a pas encore été adapté au cinéma pour qu'on achète les droit et qu'on s'y colle"...


 


C'est vrai que les "suites" des gros blockbusters tels qu'on les a vus dans les années 80 sont aussi un signe de frilosité... mais au moins, la plupart étaient des "créations originales"... Star
Wars, Aliens, Rocky, Terminator, Indiana Jones, Freddy, Mad Max, L'arme fatale et ce type de gros blockbusters ont été conçus "pour le cinéma"... le cinéma parvenait à créer ses propres
"héros populaires", ses univers... ça n'en fait pas pour autant des films de qualité, mais il y avait une certaine dynamique, l'envie de "créer", d'inventer, pas seulement de
recycler...     



arbobo 02/07/2010 23:53



"Des adaptations de livres : Alice in Wonderland, Shutter Island, Robin Hood, How to train your Dragon"


adèle blanc sec est une excellente BD, et  sex & the city n'est pas une mauvaise série :-)


pour transformers on est d'accord, évidemment, après la baisse de créativité et de prise des risque intuitevement je
suis d'accord aussi mais j'ai du mal à la quantifier, je ne sais pas si on faisait autant de sequels il y a 20 ans, james bond a longtemps été le seul, en dehors de quelques séries B du même
genre (le gorille ou les premiers OSS, en France)?


dans les années 80, retour le futur 1, 2, 3, rambo est allé jusqu'à 4 ou 5, rocky au moins 6, terminator 4, grease 2 ne
date que de 1982, les bronzés ont eu leur suite rapidement, le grand blond aussi, fantomas une triologie de 1964 à 1966, Indiana Jones 4 épisodes dont 2 dans les 80s, les gremlins ont eu leur
suite (1984 et 1990), les goonies aussi de mémoire, 


c'est signe de faible prise de risque mais pas forcément de mauvaise qualité. Rocky 2 est aussi bon que le 1,
et le 3 est regardable, mais le 2e indiana jones est une merde indigeste, qui eut misé sur le fait qu'un sequel de stallone soit meilleur qu'un de spielberg ^^



G.T. 02/07/2010 23:12



ARBOBO : Sauf que là, tu ne me cites que des adaptations de livres... et comme je le dis dans l'article, ce n'est pas
vraiment la même chose, ce que je critique ici, c'est avant tout le fait d'adapter des séries ringardes, bd, jeux vidéos, attractions de parcs de loisirs, jouets & co... 


Quand tu vois que sort une adaptation de "transformers", tu te dis "il y a des chances que ça donne un bon film ?"



arbobo 02/07/2010 22:58



le mépris, adaptation, farenheit 451, adaptation


autant en emporte le vent, adaptation, james bond, adaptation ^^


avatar, scénario original? le 6e élément, scénario original... 


 


c'est pas un critère en soi, je crois :-)