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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 17:49

« Quel est le mauvais goût en matière de musique classique ? On parle souvent de Tchaikovsky ou de Rossini comme étant du classique bas de gamme. Quels sont les autres compositeurs que l'ont peut mettre dans cette catégorie? Rachmaninov aussi ? Quelles en sont les raisons? »

 

Cette question de Pietro, ici, m’a donné envie d’écrire un article sur le sujet.

 

Lorsque j’ai commencé à fréquenter des gens dont le milieu musical de base était « classique », j’ai été surpris par leur fréquent mauvais goût en matière de pop et de rock. Et lorsque je suis revenu à mon milieu musical d’origine, le rock, j’ai aussi été étonné de voir à quel point des fans de rock adultes, exigeants avec leur genre de prédilection pouvaient avoir volontiers mauvais goût dans le domaine classique. La raison est en fait très simple et ne tient pas qu’à un manque de culture dans d’autres genres musicaux que le leur ou une méconnaissance des codes ; les uns comme les autres n’attendaient pas du tout la même chose de ce style différent de leur style de base, ils l’écoutent souvent comme un « divertissement ». Des amateurs de classique qui attendent du rock des mélodies faciles et des rythmes entraînants, des amateurs de rock qui attendent du classique de belles mélodies et harmonies…

 

La question du mauvais goût en musique classique est souvent posée à propos de l’interprétation. Par exemple, une mélodie romantique touchante qu’un interprète va charger d’effets maniérés, la faisant passer de « sensible » à « dégoulinante »… Mais elle l’est moins en ce qui concerne la composition.

 

Si, en matière de pop, rock, chanson, il est très facile de citer des tas d’artistes « de mauvais goût » (Céline Dion, Johnny, Lady Gaga, Abba etc, la liste est trop longue pour tenir dans un article), c’est moins le cas pour le classique où le temps a fait son œuvre, et les compositeurs les plus célèbres sont le plus souvent admis comme les plus remarquables de l’histoire. Il serait d’ailleurs difficile de citer un compositeur comme « emblème du mauvais goût classique », soit il a été oublié, soit… tout n’est pas à jeter non plus chez lui. Il n’y a pas vraiment de compositeur classique qui soit un « repoussoir » comme les chanteurs de varièt’ à succès peuvent l’être pour des amateurs pointus de rock et de pop. Mais il y  a tout de même des compositeurs très critiqués chez les mélomanes. Plutôt que de les lister, il me semble plus intéressant de partir des raisons de ce mauvais goût demandées par Pietro, en se basant sur plusieurs exemples.

 

- Le décalage entre le succès public et l’importance dans l’histoire de la musique. Le Canon de Pachelbel, les Valses de Strauss ou l’Adagio d’Albinoni, c’est bien joli (et encore), mais un peu « léger », aussi… Les spécialistes de la musique classique ne sont pas – pour la plupart – des snobs méprisant tout ce qui a du succès, ils admirent des œuvres parmi les plus célèbres et appréciées du « grand public », tels les symphonies n° 5 et 9 de Beethoven, le Requiem, le Don Giovanni ou la Flûte Enchantée de Mozart, la Symphonie Fantastique de Berlioz, la Toccata et Fugue en ré mineur de Bach, les Préludes et Nocturnes de Chopin etc. Parce que ces œuvres sont de vrais chefs-d’œuvre, des œuvres importantes, décisives… Ce qu’ils n’aiment pas, ce sont ces « tubes classiques » un peu faciles de compositeurs plutôt anecdotiques (Les Planètes de Gustav Holst). C’est aussi en partie à cause de ce décalage qu’un Tchaïkovsky est souvent méprisé (lui préférer son contemporain et compatriote Moussorgsky, beaucoup plus original) : il est aussi connu et apprécié qu’un Mozart ou Beethoven par le grand public, mais il n’est pas de leur niveau. Sans les Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert, Chopin, Liszt ou Wagner, la musique n’aurait pas été la même… mais sans Tchaïkovsky… ça n’aurait pas changé grand-chose.

 

 -         Retard, régression et académisme. J’aime beaucoup Rachmaninov, mais il compose dans un style romantique très proche de celui de Liszt et Chopin… à une époque où, entre Debussy et Schönberg, on est déjà passé à autre chose. Il n’est même pas dans un post-romantisme mahlerien, mais dans un romantisme plus traditionnel, avec plusieurs décennies de retard (on pourrait tout de même légèrement nuancé, par son emprunt au folklore russe, certains passages limite impressionnistes). Les grands compositeurs influent sur le cours de la musique, ce sont des innovateurs, des visionnaires, pas des nostalgiques au regard perdu dans le passé. Ils bousculent les codes, inventent, osent et refusent l’académisme (lorsqu’on parle d’académisme en musique, on fait d'ordinaire référence à Saint-Saëns…)      

 

 -         Mièvrerie, lourdeur, boursouflure. On touche là à des choses assez subjectives… Le romantisme cherche l’expression des sentiments, même outranciers, c’est un art de l’excès… le romantisme serait de « mauvais goût » ? Non, évidemment. Le problème n’est pas l’excès, il est d’en faire des tonnes quand il n’y a rien derrière. Pour prendre un exemple plus parlant et actuel, le mauvais goût dans le cinéma, ce sont notamment ces blockbusters sans intérêt, bourrés d’effets spéciaux, de scènes spectaculaires et de cette horrible 3D. Rien de comparable lorsqu’on parle des grands compositeurs romantiques. De l’excès, certes, mais avec toujours de la profondeur. L’excès pour repousser les limites, l’excès comme « dévoilement ». Le but n’est pas d’en mettre plein la vue, de jeter de la poudre aux yeux, bien au contraire… Il n’y a pas de « mauvais goût » dans la virtuosité pianistique d’un Chopin, parfois critiqué en son temps parce qu’il se consacrait exclusivement au piano (jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il était un des plus grands novateurs de la musique de la première partie du XIX°). Si l’on veut trouver du mauvais goût dans l’excès de virtuosité, ce serait plutôt chez Paganini. Ce fameux violoniste qui fascinait les foules par sa vitesse d’exécution hallucinante, mais dont les œuvres n’auront vraiment pas marqué l’histoire. Dans le mauvais goût de l’excès au XIX°, on pourrait aussi parler de ces grands opéras historiques français, très pompeux, ou certains opéras italiens assez creux qui misent tout ou presque sur la virtuosité vocale, le « bel canto ». Chez les compositeurs d’opéras fin XIX° début XX°, Puccini a aussi été accusé de « mauvais goût », par son côté parfois trop « tire-larmes »… Si vous n’aimez pas les épanchements et violons larmoyants, évitez Puccini… dommage, tout de même, de se priver de Tosca, Turandot, La Bohème ou Madame Butterfly… Autre compositeur que l’on pourrait considérer comme souvent de « mauvais goût », l’anglais Ralph Vaughan Williams. Jolies mélodies un peu simplistes, sentimentalisme, manque d’innovation…  

 

 -         Simplisme. Pour la musique "savante" qu’est le classique, richesse, profondeur et complexité sont des critères importants. Ce n’est pas la complexité et la richesse qui font la qualité d’une œuvre, mais leur absence est en général un défaut. Voilà pourquoi il a fallu du temps pour que Satie soit vraiment pris au sérieux (en même temps, le compositeur des Préludes Flasques pour un Chien, d’Embryons desséchés et Trois Morceaux en Forme de Poire ne se prenait lui-même pas vraiment au sérieux). Sa musique semblait trop simple… puis on a réalisé qu’il avait tout de même apporté une pierre importante dans la musique classique, et une esthétique qui aura eu son influence. La richesse d’une œuvre n’est pas uniquement dans son écriture, son instrumentation, elle est aussi dans sa nouveauté, son audace, sa pertinence… Parmi les pièces très simples qui ont eu un grand succès, impossible de ne pas citer le célébrissime O Fortuna des Carmina Burana de Carl Orff. Très efficace, c’est certain, mais bien trop facile, voire « bourrin », pour les mélomanes les plus raffinés. La musique minimaliste ne fait elle toujours pas non plus l’unanimité. Certes, elle a amené quelque chose de relativement nouveau, mais bon nombre d’esthètes considèrent qu’elle est surtout une forme de régression… à la limite du foutage de gueule… Pour beaucoup, la musique de Philip Glass en particulier est vraiment de l’ordre du « mauvais goût ». Même genre de critiques sur les compositeurs néo-classiques de la fin du XX° (de l’est, le plus souvent), tels Arvo Pärt ou Gorecki. Au lieu de continuer à avancer, expérimenter, ils cèdent un peu trop facilement aux attentes du « grand public ». Peut-être n’a-t-on pas encore le recul nécessaire pour juger de la pertinence ou non de ces genres, assez récents… l’histoire tranchera, comme elle a tranché pour Mahler, dont la Marche funèbre de sa première symphonie pouvait être considérée à l’époque comme du pur « mauvais goût », comme je l’expliquais ici, et, heureusement, l’histoire a donné raison à Mahler…

 

Si vous aimez plusieurs des compositeurs cités dans cet article, rassurez-vous, vous n’avez pas forcément mauvais goût en matière de classique (d’ailleurs, j’aime bien la plupart de ces compositeurs). Avoir un « mauvais goût classique » n’est pas tellement lié au fait d’aimer tel ou tel compositeur, peu sont vraiment « honteux », les plus grands chefs et interprètes ont joué leurs œuvres. Le vrai mauvais goût, c’est plutôt de surévaluer certains compositeurs de second plan. Ce n’est pas d’aimer Tchaïkovsky, mais d’en faire l’égal d’un Bach, un Beethoven ou un Wagner. Tout comme, en rock, vous pouvez apprécier Dire Straits ou Queen, tant que vous ne les mettez pas au niveau des Beatles ou du Velvet. Le mauvais goût, c’est manquer de sens esthétique, placer le plaisir « sucré » de jolies mélodies au-dessus de tout le reste, considérer la musique comme un bête divertissement qui n’a rien de plus à vous apporter qu’un petit plaisir sympathique et vaguement insipide. Vous pouvez être un grand connaisseur en matière de rock, si vous déclarez que vos groupes favoris sont Police, Supertramp et Dire Straits, on se dira forcément que votre rapport à la musique reste très superficiel, votre conception du rock trop mollassonne… ce qui équivaut, en classique à dire que vos compositeurs favoris sont Johann Strauss, Tchaïkovsky et Rossini.

 

Quel serait le comble du mauvais goût en classique ? Vous remarquerez tout d’abord que j’ai réussi jusque-là à ne pas citer une seule fois André Rieu et Clayderman (en même temps ce ne sont pas des compositeurs… et de toute façon, ils sont hors-catégorie). A mon avis, ce serait à la question « qu’est-ce que vous aimez dans la classique ? », répondre ainsi :

« Ralph Vaughan Williams est le compositeur que je trouve le plus fascinant. Et parmi les compositeurs les plus illustres de l’histoire, Tchaïkovsky est celui que je préfère. Mon œuvre favorite est le Beau Danube Bleu. Juste devant la Marche Triomphale d’Aïda de Verdi et les Carmina Burana de Carl Orff. J’aime pas vraiment Beethoven… sauf la Lettre à Elise, son chef-d’oeuvre. Et dans la musique de piano, j’aime bien le Liszt des débuts, mais je trouve que sa musique devient ensuite de moins en moins intéressante. »       

 

Transposé au rock, cela donnerait « Muse est mon groupe favori. Et parmi les plus groupes les plus illustres de l’histoire, c’est Police que je préfère. Ma chanson favorite est One de U2. Juste devant We are the Champions de Queen et Jump de Van Halen. J’aime pas vraiment les Beatles… sauf Ob-la-di Ob-la-da, leur meilleure chanson. Et j’aime bien le Radiohead de Pablo Honey, mais après, je les trouve de moins en moins intéressants. »

 

Que faut-il donc privilégier pour ne pas se faire taxer de mauvais goût en matière de classique ? Tout simplement les compositeurs les plus importants de l’histoire : Monteverdi, Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Chopin, Schumann, Liszt, Wagner, Mahler, Debussy, Stravinsky, Ravel, Bartok… pour citer des compositeurs qui restent accessibles, ce qui est moins le cas des musiques du Moyen Age et de la Renaissance, ou des musiques atonales modernes. Mais même chez les plus grands génies de l'histoire de la musique, vous trouverez, parfois, quelques oeuvres ou passages un peu limite... 

 

Dans un prochain article, je vous donnerais quelques exemples de musiques classiques à mon sens de "mauvais goût".

 

Et pour finir, cette belle citation de Stravinsky, à méditer : L'idéal, c'est le bon goût. Le mauvais goût, c'est encore très bien. Le pire, c'est l'absence de goût.

 

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Published by G.T. - dans Classique
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commentaires

Hakatu 31/07/2014 13:36


> On vient maintenant sans doute bien plus "facilement" à Webern


> si l'on est d'une famille d'artistes, d'enseignants, de musiciens


> que d'une famille de cadres et directeurs d'entreprises


C'est clair mais dans les deux cas, on a bien à faire aux catégories les plus privilégiées : dans le 1er cas parce qu'elles possèdent suffisamment de capitaux culturels, scolaires et relationnels
qu'elles peuvent convertir tôt ou tard en emploi de cadre ou de cadre supérieur donc en capital économique (sauf si elles sont trop précaires, trop âgées, sans ressources suffisantes et donc
contraintes à rejoindre le prolétariat qui - par ailleurs - n'a quasiment plus aucune conscience de sa classe). Dans le second cas : parce qu'à défaut des capitaux culturels detenus par les
premiers, leurs capitaux économiques et surtout relationnels les classent objectivement parmi les priviligiés du XXIe siècle (ou "dominants" dirait Bourdieu).


Sinon, tu as raison sur le fait que la "distinction" a totalement changé de forme et qu'elle est plus subtile donc plus difficile à débusquer, ce qui n'est pas forcement mieux que dans les années
50 et 60 (au moins, la lutte des classes n'était pas un concept abstrait voire remisé aux oubliettes de l'Histoire comme aujourd'hui)

GT 30/07/2014 23:50


HAKUTU : Merci beaucoup pour ce commentaire, je suis en grande partie d'accord avec toi... même si je le suis de moins en moins
avec Bourdieu et la distinction des goûts selon les classes sociales. Comme tu le dis, l'immense majorité des gens de classes aisées écoutent des musiques populaires, peu de classique.
L'idée d'une petite élite de nantis qui détiendraient aussi "le capital culturel" et se délecteraient au coin du feu d'un bon cigare en écoutant Wozzeck ou les variations Goldberg,
pendant que les pauvres écoutent - forcément - de la variétoche, c'est plus vraiment d'actualité (même si le cliché est tenace). Marquer sa "dictinction" par son capital culturel, exclure
ainsi les moins privilégiés qui n'ont pas les codes pour comprendre des oeuvres complexes, c'est pas dans la philosophie de l'époque. Au contraire, l'enjeu actuel des riches et des
puissants, d'un point de vue culturel, est bien plus de chercher la "normalité " ("mais je suis comme vous !"), avoir l'air sympa, cool et normal... mieux
vaut même minimiser son héritage, les self made men sont bien plus valorisés que les "héritiers", ces foutus parasites nés avec une cuillère en argent dans la bouche ! 


 


On vient maintenant sans doute bien plus "facilement" à Webern si l'on est d'une famille d'artistes, d'enseignants, de musiciens, que d'une famille de cadres et directeurs d'entreprises...
Et c'est aussi une question de "parcours musical individuel", il faut s'intéresser à l'histoire de la musique, à son évolution et/ou être en quête de musiques plus expérimentales, étranges,
aventureuses...

Hakutu 22/07/2014 21:17



Avant de parler de bon ou mauvais goût en matière de classique, il faudrait déjà parler de goût - tout court - en matière de classique. D’après mes souvenirs, la dernière enquête sur « Les
pratiques culturelles des français » (qui sort tous les 10 ans je crois) avait révélé qu’à peine quelques pourcentages de jeunes écoutaient régulièrement du classique ! Alors : bon ou
mauvais goût... à quoi bon ? l’essentiel c’est déjà de parvenir à ne pas couper immédiatement dès que l’on entend le moindre petit bout de violon ou de piano sans voix derrière... J’ai travaillé
avec un jeune qui ne supportait pas la moindre note de classique (même le « Peer Gynt » de Grieg, pourtant une scie ça aussi...), et je connais un ancien disquaire qui ne supporte ni le
jazz, ni le classique... Il faut bien comprendre qu’arriver à réellement aimer et apprécier un morceau classique est une exception en France : l’immense majorité des cadres et CSP + entre 20 et
35 ans écoutent désormais du rock (et du jazz dans une moindre mesure) et très peu de classique... Le public classique est composé à 80% de personnes âgées et de seniors !!.


 


Alors mauvais goût, bon goût ? Bourdieu expliquait que le mauvais goût en matière de classique était de se cantonner à des oeuvres trop » divulguées » (valses de Strauss, Albinoni et
co...) - cas par exemple des « petits bourgeois », désireux de copier l’élite mais sans pour autant détenir les « bons codes » et les « bonnes clés » permettant
d’accéder à des pièces autrement plus ardues (sonates de Beethoven, quatuors de Bartok, Schoenberg ou pire encore Webern, etc...) que seule l’élite - par héritage ou familiarité - détient,
jusqu’au jour où il y aura - peut être - divulgation de ces oeuvres (euh, pour Webern, j’ai quelques doutes quand même... ;) ).


 


Pour ma part, je ne trouve pas que les Planètes de Holst soient de mauvais goût (elles ont été « divulguées » certes, mais pas autant que les Strauss et co...), Neptune, par exemple,
offre une écriture impressionniste anglaise très bien tournée... c’est à réécouter en tout cas.


 


Je ne sais pas si c’est du mauvais goût mais on peut réellement parler de kitsch pour, par exemple , certaines scies de Massenet comme la méditation de Thaïs, ou encore le sirupeux « Sur un
marché persan » de Ketelbey  (« oh, My lady heroine » chantait Gainsbourg qui lui a piqué la mélodie sans même le créditer, le saligaud !) que je trouve personnellement de
très très mauvais gout !!! :) ... A contrario, il faudrait réhabiliter certains musiciens comme Rimski Korsakov qui sont considérés comme des petits maitres alors qu’ils ont aidés bénévolement
des confrères comme Moussorgski et influencé des génies comme Stravinski (son « coq d’or », trop méconnu.... a clairement marqué « L’oiseau de feu ») et faisait même presque
du Debussy avant la lettre (l’opéra Sadko qui se passe sous la mer)


 


Sinon, et pour en revenir au rock, pourquoi toujours citer U2 parmi les sommets du mauvais gout avec Abba ou Queen ? certes le U2 pompeux et lourd existe bel et bien (l’insupportable
« Pride » pour ne citer que celle-ci...), mais à côté de « Pride » et d’autres hymnes pour stades (on pourrait parler de l’agaçant « Rattle and hum » aussi avec sa
soul en toc), on trouve également des perles d’une incroyable finesse comme  « Mothers of the Disappeared » (réellement touchante) ou encore « The First Time ».
Sinon « One » n’est pas une si mauvaise chanson non plus. (mauvais choix à mon avis)


 


Et puis comment expliquer qu’un garçon aussi érudit et subtil que Michka Assayas apprécie lui aussi le côté naïf et touchant de la musique de U2

GT 07/07/2014 13:10


THOUSTRA : Désolé, j'ai mis plusieurs jours à te répondre, mais bon, je ne voyais pas trop quoi ajouter, je suis en
fait assez d'accord avec toi (sauf sur la musique de chambre de Brahms, qui n'est pas si austère^^)

Thoustra 04/07/2014 16:57


Oulala...casse bonbon ce genre d'article, c'est même un suicide symbolique tant le sacrifice ne réserve aucune retour positif sur soi.


 


Il existe différents types de postures : tolérer tout avec un respect polymorphe qui ne mène a rien sinon une gentillesse sans saveur et une sincérité superficielle. Etre péremptoire sur tout et
traîter tout ce qui nous plait pas ou n'est pas "validé" avec arrogance, sinon affirmer avec une certaine souplesse ses choix et botter en touche quand on ne sait pas. J'opte souvent pour la
dernière. On doit être capable à mon sens de dire que tel opus est bon, mauvais, excellent, nul à chier, curieux, étrange, imperméable, etc. Parce que si nous sommes capables d'adopter un
consensus sur des chef-d'oeuvre, nous sommes aussi capable de cataloguer un opus de "xxxxx". Le pire serait de hierarchiser. On adore "Le marteau sans maître" et  "Orfeo" ? Les symphonies de
Mozart c'est magnifique, surtout les trois premières minutes ? Le piano de Schubert... hum ? Puis pourquoi Comparer le 6ème de Mahler avec un album de Bowie ? Je pense que le mauvais gôut
peut-être génial s'il est traîté avec une intention de ce calibre. Carl Orf ? C'est snob de penser que c'est franchement de la grosse soupe pompeuse et digne d'une ouverture de la ligue des
champions ? De même qu'une austère musique de chambre par Brahms ou Bartok... Et ces interminables opéras juste bons à permettre à des tenors de brailler sans cesse ? Quand il y a du mauvais goût
il y a du goût (je rejoins l'auteur), mais quand c'est mauvais, il n'y a plus de goût. Le goût et les couleurs sont relatifs, mais affirmer des choix c'est aussi émettre un débat et ne pas se
complaire dans une tolérance bon enfant, parce qu'il faudra ensuite assumer le mauvais choix des autres.

GT 15/09/2011 20:42



IRISH STEW : Bien sûr, chez Debussy, Ravel, Stravinsky, il y a pas mal d'oeuvres qui ne sont pas faciles d'accès... mais
parmi leurs plus célèbres, celles par lesquelles, en général, on découvre un compositeur, il y en a tout de même plusieurs qui restent très abordables. D'ailleurs, c'est pareil pour la plupart
des compositeurs les plus connus et appréciés des siècles précédents... Beethoven, par ses thèmes marquants, l'expressivité et le souffle de sa musique est une des meilleures portes d'entrée
dans le classique... mais quelqu'un qui découvrirait le classique avec les derniers quatuors de Beethoven risque d'être dérouté et de ne pas accrocher du tout. Il y a aussi beaucoup d'oeuvres de
Mozart qui demandent une habitude du classique pour les apprécier vraiment, elles accrocheraient beaucoup moins un novice que le Clair de Lune ou le Prélude A l'après-midi d'un Faune de
Debussy, le Boléro de Ravel, Petrouchka de Stravinsky etc... 



Irish Stew 11/09/2011 09:35



J'aimerais faire part de mon avis quant à l'avant avant-dernier article, où tu cites plusieurs compositeurs et que tu dis qu'ils restent accessibles. Je ne suis pas très d'accord en ce qui
concerne Debussy, Stravinsky ou Ravel. Imagine qu'une personne n'y connaissant rien en musique classique décide d'écouter "La Cathédrale Engloutie" de Debussy ou "Miroirs: Une barque sur l'océan"
de Ravel, c'est pas sûr qu'il ou elle va vraiment s'accrocher, tu crois pas? Ce que je veux dire, c'est que la musique moderne voire celle de la fin du romantisme, n'est pas ce qu'il y a de plus
accessible, et un novice en la matière ne le saura pas forcément. Voilà, c'est la seule chose que je trouve à redire sur ton (excellent) article, je lis ton blog depuis quelques semaines et
j'aime beaucoup le contenu, on voit que tu sais de quoi tu parles! 



GT 28/08/2011 21:12



EL-F : Bien sûr qu'il existe du jazz de "mauvais goût"... enfin, du jazz que les amateurs les plus exigeants détestent. Certains
orchestres blancs des années 20-30, qui faisaient du jazz beaucoup plus lisse que les noirs (et qui avaient souvent plus de succès, ségrégation oblige, mais l'histoire les a en général plutôt
oublié). Ou, actuellement, les chanteuses qui en font un peu trop dans le racolage et les mélodies sucrées... Comme dans le classique et le rock, ce qui est trop lisse et mielleux est
considéré comme de "mauvais goût", c'est une constante...


Par contre, j'aurais pas classé Henri Salvador dans le jazz, contrairement à The Shaman.


Quant au CDB, son retour n'est plus qu'une question de jours, voire d'heure (croisons les doigts...)


 


ALOYSIUS : Non, évidemment, quelle idée^^  



Aloysious Parker 28/08/2011 20:21



Existe t-il du black métal de mauvais goût ?


 


Merci d'avance.



theshaman 27/08/2011 13:13



Henri Salvador?



El Funcionario 27/08/2011 06:55



Tiens, question troll, à l'arrache, au débotté, à brûle-pourpoint, soyons fous: y'a-t-il du jazz de mauvais goût?


 


Il n'y a plus de CDB, et je m'ennuie, faut dire.



Pietro 25/08/2011 02:11



Merci pour tes réponses. Je m'arrête là sur les compositeurs classiques, promis.



GT 24/08/2011 18:19



(euh.. Tasso, Lamento e Trionfo, pas "taso"...)



GT 24/08/2011 18:17



PIETRO : Comme oeuvres importantes de Liszt, comme ça, à la volée, je citerais évidemment la Sonate en si mineur, les Années de
Pélerinage, les Rhapsodies, les études d'exécution transcendante et la plupart de ses dernières pièces (genre la lugubre Gondole, Bagatelle sans tonalité) pour ce qui concerne le piano. Dans
le registre symphonique, la Dante Symphonie, la Faust Symphonie, et quelques poèmes symphoniques comme Mazeppa (qui était dans sa version plus courte pour piano dans les Etudes d'Execution
transcendante, Taso, Lamento e Trionfo...) 


 


Sinon, j'ai eu le même étonnement qu'ARBOBO sur Messiaen, je ne vois pas à partir de quoi tu peux supposer qu'il soit de "mauvais
goût". Britten et Berlioz non plus, d'ailleurs (même si chez Britten, j'ai le souvenir de quelques pièces un peu "faciles"... mais bon, rien de honteux). Quant à Grieg, j'ai
l'impression d'en avoir déjà parlé. Son oeuvre la plus célèbre, Peer Gynt est très accessible, un peu "facile", il serait peut-être légèrement de "mauvais goût" d'en faire sa pièce
favorite...


J'espère que tu ne vas pas me poser la question pour tous les compositeurs classiques, on n'en finirait pas^^ De toute façon, j'ai déjà listé dans l'article les compositeurs dont
on considère qu'ils ont le plus flirté avec le mauvais goût...


 


CHRISTOPHE : Encore un grand cru, j'ai explosé de rire^^ Mais... qu'est-ce que tu fais là à flooder au lieu de nous réparer
le CDB ? Allez zou, au boulot ! ^^      



arbobo 24/08/2011 00:04



messiaen dans le mauvais goût?


hum...


t'es sûr que tu confonds pas avec l'énorme snobisme qui te tient lieu de boussole?


;-)



Pietro 23/08/2011 22:40



Et Grieg? Et Berlioz? Désolé, je suis chiant.



Pietro 23/08/2011 21:38



Et Berlioz? Et Grieg? Désolé, je suis chiant.



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:20



Le classique pour les nuls


 
Si le bon goût est une affaire de richesse et de profondeur, ai-je raison de m'enculer avec un ipod platine 80 Go branché
sur MCM ?

 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:17



Fashionista du classic


 


J'ai trouvé chez Colette le dernier Xenakis par Kenye West : est-il plus seillant de l'écouter pour mon jogging au Parc Monc' sur un nano fuschia ou sur un touch dead silver ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:14



GT, le bon goût près de chez vous


 


Cher GT, je ne suis pas certain d'être digne d'écouter de la musique classique sans faire des fautes de goût : n'est-il pas préférable que je continue donc d'écouter les Doors ?


 
Merci


Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:13



Mon curé à la Madeleine


 


Le bon goût est-il téléchargeable en mp3 ?


 


Et si oui, le Requiem de Fauré existe-t-il en sonnerie Nokia ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:11



Chère Nadine de Rotschild


 


Est-il de bon goût de siffloter le War requiem de Britten en prenant sa douche ?


 


Et de se couper les ongles de pied sur guillaume de Machault ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:09



Pom pom pom poooom


 


Est-ce qu'on trouve la 5e de Beethoven sur le site d'Apple ?


 


Et la Chevauchée des Walkyries sur Amazon ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:07



BAD


 


est-ce que tu peux me dire c'est qui c'est le musicien que c'est le meilleur goût d'écouter : Paganini ou Ynsgwie Malmsteen ?


 


Et celui qui joue le plus vite ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:04



Le bon goût des soirées de l'ambassadeur


 


Je dois inviter mes futurs beaux-parents à dîner : je mets quoi comme musique de fond ?


 


Et pour niquer leur fille Jessica ensuite ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:02



Ah flûte je m'ai gourré


 


Mais non, les 4 saisons, ce n'est pas de Siffredi, chuis ballos.


 


C'est de Chez Pizza Luigi.


 


Désolé



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 21:01



Allo Ménie Grégoire ?


 


Quelles sont les œuvres majeures de Rocco Sifredi ?


 


Est-ce que c'est de lui Les 4 saisons ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 20:58



La sélection du Reader's digest


 


Quelles sont les œuvres majeures du Bolero de Ravel ?


 


On les trouve sur iTunes ?


 


Merci



Christophe aka Mario Cavallero Jr 23/08/2011 20:57



Yahoo answers


 


Quelles sont les œuvres majeures de Richard Clayderman ?


 


Est-ce qu'elles existent sur Guitar Hero classic ?


 


Merci



Pietro 23/08/2011 20:22



Et Grieg et Berlioz? Désolé je suis chiant.



Pietro 23/08/2011 19:36



Et Grieg et Berlioz? Désolé je suis chiant.



Pietro 23/08/2011 19:17



Et Britten et Messiaen?


Sinon quelles sont les oeuvres majeures de Liszt? Merci.



GT 20/08/2011 23:54



MATADOR : Bien sûr, je ne dis pas le contraire, la phrase que tu cites ne prétends pas définir le mauvais goût, elle n'est
qu'un exemple de "mauvais goût" parmi d'autres que je donne dans ce paragraphe... Il est évident que le mauvais goût ne se limite pas à l'intensité des plaisirs, les ados ressentent souvent les
émotions musicales les plus fortes, mais on ne peut pas dire qu'ils soient les références ultimes en matière de bon goût^^^


 


PIETRO : Faut pas compter sur moi pour dire du mal de Dvorak, c'est un des compositeurs qui a le plus compté dans ma découverte
du classique... Dvorak est un compositeur assez accessible, qui a certes ses détracteurs parmi les mélomanes les plus élitistes, mais il reste tout de même plutôt respectable...



Pietro 18/08/2011 02:33



Et Dvorak?



Matador 17/08/2011 11:29



"Le mauvais goût, c’est (...) considérer la musique comme un bête divertissement qui n’a
rien de plus à vous apporter qu’un petit plaisir sympathique et vaguement insipide"


On ne mesure pas le mauvais goût à l'intensité des plaisirs. J'aime beaucoup Mon Beau
Danube Bleu et j'éprouve en l'écoutant des impressions plus vives et plus profondes qu'en écoutant Beethoven ou Mozart. Ce n'est pas un "petit plaisir sympathique et vaguement insipide"
comme manger une sucrerie.







lyhne 09/08/2011 15:02



Le bon goût n'est que l'ultime pétillement d'une imagination éventée.



GT 28/07/2011 14:12



PTILOU : Merci !


(Quant à Police... non, vraiment, j'ai beaucoup de mal à leur trouver des circonstances atténuantes^^)



ptilou 26/07/2011 09:27



Sympa cette chronique, as usual ! Oh Puccini ! musique très progressive !


(ah oui, je mets pas Police dans les croûtes du rock... Stewart Copeland , quand même !)



G.T. 30/06/2011 21:42



DAHU : Non, pas grave, elle est marrante cette version^^



Dahu Clipperton 29/06/2011 17:08



Hé, dis tonton GT, au fait, c'est grave si j'aime cette version ?


http://grooveshark.com/s/Hall+Of+The+Mountain+King/2zaBwu?src=5






GT 27/06/2011 16:21



ERIC : "Depuis quand les Velvet c'est du rock ?"


Depuis 1964-65, ça dépend si tu inclues les Warlocks dans le compte. Je suis le seul que ce genre d'affirmation fait bondir ? Ça me filerait presque les jetons...


 


T'inquiète, t'es pas seul, j'ai aussi bondi et je l'ai fait remarquer^^


 


JORIS : Slayer c'est le mal.


 


Exact, et c'est justement ça qui est bien^^


Mais pas du tout d'accord sur les solos de Friedman, ces démonstrations techniques avec sweeping et tout le toutim me semblent assez inintéressantes dans le cadre thrash... alors
que ceux de Slayer sont, justement, parfaitement en phase avec la musique : ils ne sont pas là pour faire joli, mais pour continuer à agresser l'auditeur... un régal dans le genre...


 


GUIC : Le hippie du classique... c'est déjà pas si mal^^


 


Sinon, pareil que THOM et GUIC sur Lou Reed et Lennon...



Thom 27/06/2011 00:43



"Euh... Erreur. Lennon était un mec bien sur le papier, mais d'apres les gens qui l'ont entourré - Yoko mise à part - Ca pouvait être un sacré connard, tout de même. (Même Harrison l'a
concédé)"

Effectivement, Lennon était plutôt un bad guy, très très loin d'image d'Epinal du gentil hippie préchant l'amour et la paix (il faut relire par curiosité les interviews - passionnantes - qu'il
donne sur la politique dans les seventies... on est plus proche de l'anarchiste que du bobo...)

Mais bon, après faut voir bien sûr si on parle de Lennon ou de Lou Reed ou des clichés sur Lennon et Lou Reed (auquel cas je pense que quelques perles ont déjà enfilées, sans parler des conneries
sur Strummer... je propose donc d'enchaîner sans plus attendre avec Jim Morrison, dont j'ai toujours trouvé qu'il était un connard alcoolique mais aussi chamanique et sexy. Et aussi, un truc que
je voulais dire, c'est que j'ai toujours pensé que David Bowie c'était un peu, genre, un artiste caméléon. Enfin ce n'est que mon avis et je me doute qu'il va déplaire ^^)



Léa 26/06/2011 22:50



J'suis une fille (ahah, qui l'eut cru ?). Et en tant que fille, il me touche pas. Un peu comme Matt Damon. Ou Gilmour si on veut taper dans le musicien.
Autant dans le même genre Syd Barrett je pense que j'aurais légèrement sauté dessus quitte à passer pour une grosse nulle bourrée. Mais Lou Reed... voilà. Même jeune il a pas de charme, alors que
la jeunesse en donne quand même à tout le monde (même à Sid Vicious donc quand même). 'Fin bref. Me tapez pas dessus, j'ai pas encore dit que Kurt Cobain avait plus la classe que lui (comment ça
je viens de le dire à l'instant ? ;)



Dahu Clipperton 25/06/2011 02:45



...au fait, c'était quoi le sujet de l'article ?


 


(Lou Reed, pas de charme ??? T'es en forme pour la provoc gratos, Léa)



Guic' the old 24/06/2011 22:19



Je pense qu'il doit en être prodigieusement meurtri.^^



Léa 24/06/2011 20:58



Il remonte pas dans mon estime pour autant.



Guic' the old 24/06/2011 20:11



Euh... Erreur. Lennon était un mec bien sur le papier, mais d'apres les gens qui l'ont entourré - Yoko mise à part - Ca pouvait être un sacré connard, tout de même. (Même Harrison l'a concédé)



Léa 24/06/2011 16:45



Eric : déjà, t'oublies Ian Curtis dans les bon gars. En plus, y a rien à voir entre une attitude qui m'insupporte et être un bon gars. Lydon est un connard fini (quoique, fidélité à sa femme et
tout quand même hein), je l'aime. Et Lennon est un mec bien qui s'est investit pour la paix et l'amoûûûr dans le monde, je l'aime pas. Mais ça tient peut-être au fait qu'il a un charisme
d'huître. Va savoir.
En fait, Lou Reed me fait penser à Syd Barrett mais sans charme.



Joris 23/06/2011 18:48



@Thomas: Ahah, nan mais c'est même pas que c'est trop violent ou quelque chose comme ça, j'écoute des trucs du même genre, mais Slayer j'ai vraiment un problème avec. Ils sortent des riffs
énormes, et puis le reste ça me debecte totalement (rien que les solos quoi... j'ai jamais compris les guitaristes qui vouaient un culte à Kerry King et Jeff Hanneman alors qu'ils ont pas fait un
seul solo potable dans toute leur carrière, pas tout écouté mais j'imagine, alors qu'un seul solo de Marty Friedman suffit à trouver Megadeth supérieur, m'enfin là on sort du sujet). C'est pour
ça que j'aime bien Raining Blood et pas les autres.


Y'a plein d'albums de metal que j'aime plus que Reign in Blood. Je crois que c'est le mélange heavy/hardcore qui me repousse. Le heavy tout seul ça me va, le hardcore tout seul ouais, mais l'idée
de faire l'un à la manière de l'autre, j'trouve pas ça très inspiré. Les effets s'annulent plus qu'ils ne se multiplient. M'enfin, tout ça ce sont de vieilles rancoeur de ma période guitaristique
à cheveux longs, ça part pas de grand chose mais c'est tenace !



Eric 23/06/2011 15:39



('fin je dis ça je sais bien que c'est de la provoc gratuite, mais bon....)


(et puis dire "j'aime pas l'attitude de Lou Reed" me parait assez vain... parce que si on ne garde que les bons gars dans le rock, en gros il reste Ringo Starr et Dave Grohl, autrement dit
personne)