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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:25
David Bowie Blog Tour 2009

nullUn des phénomènes les plus irritants dans le monde de la chanson, c'est la réhabilitation de chanteurs has-been. On pensait en être débarrassé... non seulement ils reviennent, mais en plus on leur déroule le tapis rouge. Un phénomène qui a pris beaucoup d'ampleur cette dernière décennie, et qui a bien sûr pour cause ce mélange très moderne de mollesse consensuelle et de réduction de l'art à un simple divertissement où tout se vaut, tant qu'on y prend du plaisir.
Des chanteurs qui ont connu un certain succès avec quelques gros tubes dans l'air du temps, ont logiquement été démodés et ont connu une traversée du désert... mais au retour de cette traversée, tout se passe comme s'ils avaient expiés leur faute et comme si la société, à son tour, culpabilisait d'avoir laissé tomber les vedettes de sa jeunesse. Ils étaient sujets de raillerie, incarnation de la médiocrité du music-business, et les voilà considérés comme de grands anciens, voire des "légendes". Non pas qu'ils reviennent avec de grands disques, mais juste des albums un peu plus "matures", apaisés. Vous verrez, un de ces jours, Obispo aussi y aura droit (encore faudrait-il qu'il connaisse rapidement cette traversée du désert, que nos oreilles lui souhaitent longue, très longue).

Là est tout ce qui fait la différence entre les chanteurs de varièt' et les vrais artistes de la musique pop, dont Bowie est un des meilleurs exemples. Si Outside marque son grand retour après la traversée du désert - moins commerciale qu'esthétique - des 80's, ce n'est en rien lié à des questions de pseudo "album de la maturité" ou de capital sympathie d'un vieux chanteur qui nous ramène à notre jeunesse, mais à la seule qualité de sa musique. Il n'avait pas sorti d'album à la hauteur des illustres Hunky Dory, Ziggy Stardust, Low ou Heroes depuis presque deux décennies, mais il n'est pas pour autant devenu un artiste du passé. Bien au contraire, fidèle à lui-même, il intègre les nouveaux sons de l'époque, il avance... et il avance même tellement qu'il fait passer bon nombre des jeunes artistes novateurs du moment pour des bricoleurs amateurs. Là où tant d'autres chanteurs pop reconnus ont incorporé à la va-vite, juste pour donner l'impression d'être dans l'air du temps, quelques sons électro, Bowie semble les maîtriser depuis toujours. Plusieurs années avant Kid A, Bowie marie mieux que quiconque le mélange rock - électro, avec notamment les titres exceptionnels que sont I'm Deranged ou Hallo Spaceboy

Madonna a beau se réclamer de Bowie, ce qui les sépare est considérable. D'un côté, une artiste de variété qui s'entoure des créatifs en vogue et en tire des chansons pop efficaces, souvent, mais qui restent... des chansons pop. De l'autre, un artiste qui ne craint pas l'étrangeté, l'expérimentation, la dissonance, et dont les mélodies ont - toutes proportions gardées - souvent bien plus à voir avec les mélodies sinueuses d'un Wagner qu'avec celles, faciles, de Madonna. A Small plot of Land en est un des meilleurs exemples, une des mélodies les plus bizarres et fascinantes de Bowie (avec, ce qui ne gâche rien, un accompagnement particulièrement original).

Outside, donc, c'est le grand retour d'un Bowie... qui n'était pas vraiment parti. Tin Machine n'a été qu'une ébauche, un brouillon, où Bowie s'est essayé à un rock plus sauvage, brut, mais c'est avec Outside qu'il parvient enfin à trouver l'alchimie parfaite : il garde de ses années 70 la créativité, l'audace, l'intelligence et la subtilité qui le caractérisaient, et de Tin Machine le côté plus "terrien", rock. En résulte un album qui parvient à mélanger de manière convaincante l'intelligence, la puissance et la finesse, ce qui n'est, vous me l'accorderez, pas si fréquent. Mais l'album, d'une richesse peu commune, ne se réduit bien évidemment pas à cela. Il fait partie de ces quelques grands albums pop qui sont des "albums-monde", à la fois très cohérents et riches. Il y a de tout, sur Outside : de la pop, de l'électro, du rock, du piano classique, de la violence, des atmosphères planantes, du lyrisme, de l'étrangeté, de la noirceur, de la mélancolie, de la puissance, de l'expérimentation... il y a tellement de tout, qu'il y a même quelques morceaux moyens (I have not been to Oxford Town). 

Pour terminer sur une de mes "marottes"... il faudrait imposer à tout groupe de metal débutant d'écouter et décortiquer longuement Hallo Spaceboy. Bowie y prouve à merveille que l'on peut parfaitement faire du rock violent, sauvage, puissant, intense, apocalyptique... sans être bourrin, bovin ou niais. Car non, la lourdeur n'a rien d'inévitable lorsque l'on tente d'exprimer musicalement la puissance, encore faut-il avoir du talent, de la musicalité, un cerveau en bon état de marche et un sens artistique développé, mais, malheureusement, tout le monde n'est pas Bowie.

La preuve en images, Hallo Spaceboy en live... à écouter avec le son au maximum, ou à ne pas écouter du tout :





L'album en écoute sur deezer.

David Bowie Blog Tour 2009

Je dois donc refiler le bébé à un autre blogueur, si j'ai bien tout compris... l'heureux élu sera une heureuse élue, Mlle Eddie.

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Published by G.T. - dans Rock
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commentaires

AB 04/01/2010 01:59


je débarque seulement maintenant, mais je tenais quand même à ajouter mon p'tit commentaire sur le formidable "Outside". j'ai toujours trouvé cet album bien trop long et parsemé de
morceaux inutiles, mais chose qui a son importance....longueurs néanmoins nécéssaires à l'oeuvre (quel paradoxe!), pour en faire l'un des albums les plus singuliers dans la carrière de
Bowie!  contrairement à l'opinion générale ici, 'Hallo Spaceboy' n'a jamais fait son p'tit effet sur ma personne. ce morceau monolithique m'ennuie. par contre 'I Have Not Been To Oxford Town'
(qui est loin de faire l'unanimité à ce que je vois) me parle bien plus, en ravivant le souvenir de ces chers Talking Heads période Eno (normal!). quoiqu'il en soit, chacun aura ses
titres favoris sur ce magnum opus, qui est infiniment plus réussi que son successeur "Earthling" (qui a horriblement vieilli par son côté 'electronica' à outrance et ses compositions brouillonnes
et pas franchement abouties). avec le recul, on s'apperçoie que certains morceaux de "Back Tie White Noise" ont bien plus en commun avec "Outside" que ce dernier avec "Earthling"!


Christophe 02/11/2009 18:43


Ecoutes Fafa bibi hinhin, les experts que nous sommes ne changerons rien, car tu as été très clairement compris.

reste que je persiste à garder un lien entre les deux albums, pour des raisons purement wakenwo. 

Au fait, j'ai rempilé une 2e couche au DBBT2009 de Xavier, et chacun peut le faire, librement, ou en se faisant taguer (comme je viens de le faire lâchement à Christian T ^^) 


Christian Texier 02/11/2009 14:37


Le travail de Mike Garson est assez époustoufflant sur ce disque et les ambiances inoubiables - et ce n'est pas un hasard si Lynch a utilisé une chanson de cet album dans une de ses bandes
originales. Il contenait déjà de vrais petits films en puissance. Seul bémol : les photos intérieures de la pochette : leur aspect kitsch et franchement moche dépareille vraiment avec le sobre
tableau mis en couverture.

Je n'ai pas tout écouté de sa production post "Outside" mais mis à part "Earthling", j'ai trouvé ça plutôt décevant, y compris "Heathen".

fafabibi-hinhin 01/11/2009 02:31


Messieurs, mademoiselle bonjour.
Salut G.T.
Personnellement j' ai découvert (faisant abstraction des commercialités 80s) Bowie avec Outside suite à une écoute borne-fnac au moment de sa sortie.
J'ai approché The Downward Spiral et NIN il y a quelques mois seulement.
A aucun moment je n'ai eu l'idée de trouver de grandes similitudes entre ces deux albums.
Je ne connais pas dans le détail les historiques de productions de ces deux disques, mais je me fie à mes oreilles (sans doute à tort, elles sont sûrement loin d'être parfaites; j'écoute aussi
encore un peu de metal  ;-) : il me semble que DS ait été composé majoritairement à partir de sons entièrement synthétiques agrémentés d'une ligne de guitare éléctrique, tandis qu' Outside est
joué principalement sur les instruments "naturels" du rock, batterie, guitare, basse, piano. Les voix de NIN sont très travaillées artificiellement dans leur timbre, la voix de Bowie sonne
naturelle. La répartition des hauteurs de sons (basse, aigüs, médiums) sur Outside est plutôt homogène, alors que sur DS on entend surtout des aigüs, je trouve, et des presqu' infra basses.
Et puis oui, pas du tout les mêmes genres de subtilités entre ses deux oeuvres.
Les experts que vous êtes sauront sans doute remplacer mon vocabulaire prophane par les termes adéquats; j'espère juste m' être fait comprendre.


Arno 29/10/2009 13:34


Super idée d'avoir écrit un article dessus! Je n'arrête pas de l'écouter depuis alors que je l'avais complétement zappé à l'époque! Je me demandais par contre si il avait bien marché à sa sortie ou
si il est passé complétement inapercu? Les avis sur le net sont partagés d'ailleurs, c'est assez bizarre!


G.T. 19/10/2009 19:45


ARBOBO : Je suis d'accord, faut ne pas avoir reçu Outside comme la "bombe" qu'elle a été à l'époque pour lui préférer Earthling
(spécial dédicace à Laiezza)... Après Outside, Earthling était plutôt décevant...

THOM : Et à part la séquence un peu "bruitiste" d'Hallo Spaceboy, il n'y a pas grand chose de très "indus" sur Outside...

FABRICE : En tout cas, défendre Let-'s dance, ce n'est pas choisir la facilité... je te souhaite bien du courage :-) 
(et c'est toujours un plaisir de te relire, une fois de temps en temps...)

DIANE CAIRN : Tu fais bien d'en parler, l'excellent Only Heaven des Young Gods est vraiment avec Outside un des albums phares qui
fusionne rock/électro... une des meilleures réussites dans le genre.


diane cairn 19/10/2009 15:52


pour les influences de Bowie pour Outside

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Young_Gods#Studio_albums


fabrice van jiro 17/10/2009 18:39


Je m'amuse toujours à défendre (bec et ongles) 'Let's dance' au milieu du naufrage discographique que sont les années 80 chez l'ami Bowie (bon en même temps, quels artistes du passé et de son
envergure y ont échappé, aux 80's? un Neil Young ou un Dylan n'ont guère fait mieux..), surtout pour des morceaux tels que Modern Love ou le bizarre Cat People, le titre éponyme aussi...
Mais c'est vrai qu'écouter Outside, c'est quand même se confronter à quelque chose d'une autre envergure, moins facile, plus fort.
Bref, merci pour la redécouverte de Hallo Spaceboy (bel instant de live!), GT, et bonne continuation à toi, comme toujours !


Thom 07/10/2009 00:50


J'ai donc bien fait de ne pas parler de Reznor, car je pensais aussi qu'il avait participé à Outside, ce que j'ai très souvent entendu dire... mais je n'en étais pas sûr - je ne savais de toute
façon pas ce qu'il avait fait ou non sur l'album - et ce n'est pas ce qui me semblait le plus intéressant...

Oui, c'est une idée très répandue... et fausse. C'était aussi la raison de mon intervention, ras-le-cul d'entendre des "blabla Outside blablabla Reznor"... "Scary Monsters" date de 1980, c'était
déjà de l'indus (et pas du mauvais). Ce n'est pas le virage indus en tant que tel qui est réellement fascinant sur Outside (qui d'ailleurs, par plein de côté, n'a rien d'indus), mais plutôt la
manière dont il couronne certaines obsessions de son auteur (alors que paradoxalement c'est le seul Bowie post-Young Americans à n'avoir asbolument rien de funk ni de groovy), sa cohérence, sa
richesse.  Mais je ne dis pas ça pour l'autre pinailleur au-dessus bien sûr ^^


arbobo 07/10/2009 00:35


découvert aujourd'hui, outside ne fait peut-être pas un effet boeuf, mais il avait plusieurs années d'avance et une radicalité que peu d'artistes avaient à l'époque, Massive attack en tête

c'est assez frappant d'ailleurs la différence d'apréciatin seo qu'on l'a écouté à sa sortie ou bien plus tard, ceux qui préfèrent Earthling sont notamment parmi ceux qui ont écouté Outside plus
tard, il me semble, mais ça mérite d'être vérifié


G.T. 06/10/2009 23:05


CHRISTOPHE : J'aurais dû mettre des guillemets à "musicalité"... je pense que tu as à peu près compris, car bien sûr, je ne
dis pas qu'il n'y a pas de musicalité dans The Downward Spiral... ce que je voulais signifier, c'est plutôt qu'il y a un plus grand sens de la composition et une plus grande
finesse d'expression dans Outside. Si je voulais caricaturer, je dirais que The Downward Spiral exprime musicalement des choses plus basiques, voire naïves, la musique nous dit "j'en
ai marre, j'veux tout casser", ou "je suis horriblement malheureux, le monde est pourri" etc... alors que dans la musique d'Outside s'expriment des choses beaucoup plus complexes, subtiles... Pour
autant, DS, ce n'est pas simplement un album "bourrin" avec du gros son et un type qui gueule, il y a plein d'idées... mais voilà Reznor joue beaucoup plus sur l'effet...

THOM : J'ai donc bien fait de ne pas parler de Reznor, car je pensais aussi qu'il avait participé à Outside, ce que j'ai très
souvent entendu dire... mais je n'en étais pas sûr - je ne savais de toute façon pas ce qu'il avait fait ou non sur l'album - et ce n'est pas ce qui me semblait le plus intéressant...

JULIEN : Bonne écoute, alors !

XAVIER : On est donc un certain nombre a avoir été vraiment marqué par ce Hallo Spaceboy... une des meilleures chansons des années
90, sans aucun doute...

FUN&BULLE : En effet, cette version est très bonne, je m'en souviens... ayant appris que Bowie était l'invité de
l'émission, je l'avais pour une fois regardé... et je n'ai pas été déçu... une excellente version, qu'on trouve maintenant sur youtube...

CROSSTOWN TRAFFIC : C'est vrai... et je pense aussi que s'il n'a jamais "disparu" artistiquement, même lorsqu'il faisait des
albums médiocres, c'est parce que sa musique - et ses grands albums des 70's - n'ont jamais été passés de mode, il n'a jamais été "ringard". Alors que certains autres grands du rock ont,
selon les époques, dû passer par là, ont été revus à la baisse... 
Bref, ce n'est pas seulement parce qu'il est toujours arrivé - même dans ses errements - à tirer plus ou moins son épingle du jeu, c'est parce qu'à peu près toutes les générations l'ont
revendiqué, intégré...    

 


Christophe 06/10/2009 21:19


Ouais ouais, je suis d'accord, on peut parler d'Outside sans parler de Reznor, d'ailleurs, je n'ai accordé que peu de place à NIN dans mon commentaire introductif. mais je tenais quand
même à affirmer (et réaffirmer ici) que ce n'est pas parce qu'ils ont fait une tournée ensemble qu'il n'y a pas à cet époque et entre ces deux là une convergence pas si évidente que ça (maintenant,
ce genre de cross overs est beaucoup plus fréquent).

Pour l'impression que DS et Outside c'est du pareil au même ? Une réaction de Gabriel, une réaction de Mélanie, une réaction de marie Dominique, tous trois aux goûts et âges
différents, tous trois ne connaissant ni Bowie ni NIN, tous trois ayant une connaissance et une pratique musicale très élevée, voire professionnelle.

Et les 3 d'avoir fait le lien dans les années 95-97 quand ils entendaient les deux albums séparément. Ces 3 témoignages très indépendants (et pas fléchés) sont pour moi la preuve ir-ré-fu-ta-ble
que j'ai raison. 

De pinailler.

Juste pour la forme.

:-)
 


Thom 06/10/2009 18:47


Christophe >>> ce n'est pas moi qui parle d'"occasion manquée", comme si en en parlant pas cet article manquait vraiment quelque chose (je suis d'accord avec toi sur le reste de ton
premier commentaire, d'ailleurs). Alors qu'on pourrait tout à fait écrire vingt pages dessus sans jamais avoir besoin de faire la moindre référence à NIN (et inversement).

Je ne nie en aucun cas l'intérêt de jeter des ponts entre les albums. Je dis juste que ce pont-ci me semble être un faux-semblant, une image assez superficielle quand on connaît les oeuvres des
deux monstres incriminés (et il me semble que tu les connais). Il y a plein de ponts passionnants à jeter entre Downward Spiral et Joy Division, ou Outside et Robert Wyatt, qui seraient bien plus
riches et excitants que celui entre ces deux disques, surligné à l'excès par la tournée qui suivit. En somme, si je suis en désaccord avec toi c'est que j'estime qu'en évocant pas ce rapprochement,
G.T. a plus volontiers esquivé une facilité plutôt qu'un sujet d'analyse passionnant. Ce que je cherche en disant cela ? Rien de plus que de le dire, puisque tu reproches à G.T. de ne pas en
parler. Quant à me dire que les commentaires ne parlaient que de ça... excuse-moi mais avant ma première intervention, les mots "reznor" et "NIN" étaient revenus quatre fois chacun en quatorze
commentaires...

Enfin au contraire de toi, je crois pas du tout que pour un "non-spécialiste" ces deux albums apparaissent comme si similaires... tout simplement parce que - mais je me répète - ils ne sont
franchement pas comme ça. Admettons que "Hallo Spaceboy", à la rigueur... le Bowie est bien plus éthéré, atmosphérique (floydien, en fait) que le NIN, nettement plus bruitiste voire bourrin. Et ça,
n'importe qui peut l'entendre.


Crosstown Traffic 06/10/2009 18:39


En tout cas, bien vu d'évacuer - enfin - le thème rebattu du "come-back de has-been" qui m'a toujours semblé s'appliquer difficilement à Bowie, l'un des rares artistes rock à n'avoir jamais
véritablement disparu artistiquement, même dans ses errements les plus commerciaux...


Xavier 06/10/2009 17:26


Christophe: il faut dire que tu es bavard! la prochaine fois, fait un copier avant de valider, et si ca plante, reposte le commentaire en collant, opération qui prend quelques secondes et qui ne
fait donc pas bugger la fenetre musicblog.... je m'intéresse à ton avis, je n'en ai pas eu tant que ca sur mon article :(
concernant l'influence NIN / Bowie, j'ai pensé que reznoe avait pu etre influencé par Low ou Heroes: l'idée m'est venue en écoutant sur le Live Hate l'enchainement A Warm Place / Subterraneans. Est
ce une idiotie?


Christophe 06/10/2009 16:51


Thom, je sais que tu as quelques difficultés avec la langue française, donc, rien que pour toi, je rappellerai que la
convergence est le mouvement vers un même point de deux objets (ou idées ou personnes) venus de points différents.

Convergence ≠ égalité, ni équivalence. Mais rapprochement, ça oui.

La convergence DS/Outside existe bien, dans la caractère extraordinaire
pour l'époque de deux artistes qui construisent de tels albums concepts, avec un son aussi sur le fil du rasoir et une telle ressemblance dans le traitement du son (relativement au son de l'époque
et surtout au son d'où vient Bowie). Certes, les thèmes des chansons et le metal indus plus systématique sur DS distinguent nettement les deux albums pour des spécialistes. Mais pour le commun des mortels, pour 95% des gens qui achètent des disques, Outside et
Downward spiral ont beaucoup plus de traits communs que de différences (sondage opinionway sur la base de mes
couilles, et si tant est qu'ils ont écouté les deux albums, ce qui n'est pas obligatoirement le cas pour les millions d'habitués de Bowie).

Je n'ai jamais parlé de collaboration sur l'album, mais que cette convergence ait abouti à des concerts en commun est le signe suprême de la convergence.

Enfin, connaissant Eno et Bowie, nous savons tous très bien qu'ils savent tirer l'air du temps, d'une part, et qu'ils sont des mélomanes particulièrement curieux, d'autre part. Difficile de croire
qu'ils n'avaient pas écouté NIN et DS avant de produire Outside. 

En fait, je ne sais pas ce que tu veux démontrer, puisque l'essentiel des commentaires ne tournent pas autour de ça, et tu semble vouloir recadrer le propos (de quelle manière ? Hm... je ne saurais
dire ^^), au point de dénier l'intérêt de lancer des ponts entre les deux albums. Mais si Monsieur, mais si : c'est mérité !

Tout ça pour un peu de fighto-culturisme, franchement, ça va virer élitisme ce blog si ça continue (mais non j'l'ai pas dit ^^).

Xavier : ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, je ferai gaffe maintenant. le problème, c'est que je m'en rends compte trop tard... :o/

Je reviendrai vérifier mais je crois que j'avais dit d'autres choses, en rapport avec ce que tu disais. 


fun&bulle 06/10/2009 14:15


juste en passant,
faut jeter un bon oeil sur la version "Spaceboy", en 1995, chez Nagui (Taratata n°112)
ç'est pas mal non plus. 


Thom 06/10/2009 11:07


Sur l'article en lui-même, rien à dire.

Sur les commentaires, un peu plus.

Dire que Outside est The Downward Spiral avec de la musicalité, c'est extrêmement réducteur (pour l'un comme pour l'autre). Mais cela dit, à la décharge de G.T., rapprocher les deux est
extrêmement réducteur (pardon, Christophe). Si The Downward Spiral a incontestablement constitué un évènement musical en 1994, en faire une influence déterminante dans la composition
d'Outside est à mon sens assez faux, surtout lorsqu'on sait comment il a été enregistré (Eno avait ramené son jeu de tarot, il y a avait toujours tout plein de monde dans le studio, chacun
apportant ses idées et pouvant participer au processus de composition et de production... c'est bien plus important que Reznor). D'ailleurs, du point de vue strictement subjectif, je ne vois pas
spécialement de points communs entre les deux. Entre The Downward Spiral et l'Antichrist Superstar de Manson, ok. Entre DS et Outside... nettement moins. Ce sont deux concept-albums avec une
identité et des thématiques très différentes, un son qui leur est propre et ne se ressemble en aucun cas. Certes, Bowie est archi fan de NIN, mais ça ne suffit pas à jeter des ponts entre leurs
disques.

Surtout, du point de vue objectif, il me semble important de préciser que Reznor n'a rien à voir de près ou de loin avec Outside. Il ne joue pas
dessus, il ne le produit pas, ne l'arrange pas, il n'est pas conseiller de quoique ce soit, je ne suis même pas sûr que Bowie et lui se soient connus avant que le premier l'invite à faire sa
première partie en 1995/96. Je lis souvent ce genre de choses (pas dans les bios sérieuses, cependant), mais je mets quiconque au défi de me trouver un seul lien tangible entre Reznor et cet album
de Bowie, un lien autre que la tournée qui suivra, ou son remix de Heart Filthy Lesson (qui sont postérieures à la sortie d'Outside, bien sûr).

Alors qu'on voit un lien artistique, une influence... ça ne me frappe pas, mais admettons. En revanche qu'on parle de "convergence entre ces deux gars"... c'est carrément excessif, voire juste
faux...


dr frankNfurter 06/10/2009 10:19


@ Christ: Painkiller? Quoi j'apprends que vous aim(i)ez Judas Priest!!! hum, ce qui vous attirait le plus c'est le cuir, les grosses motos ou les égosillements de Rob Halford?



Xavier 06/10/2009 09:05


Je retrouve internet (au boulot) pour découvrir que le taulier a enfin réouvert!
Donc GT, je suis bien sur d'accord avec ton article (manifestement on a un avis semblable sur beaucoup de titres), et particulièrement sur ton paragraphe sur Hallo Spaceboy, qui est mon titre
préféré de Bowie. Tu as fort bien expliqué pourquoi, ce dont je n'ai pas été capable.

Christophe: AAAAARGH! sur ma plateforme, quand tu laisses la fenetre commentaire ouverte trop longtemps avant de publier, le commentaire saute... donc en général, ce sont le plus longs et les plus
intéressants qui sont squeezés...
Je suppose que tu disais à peu près ce que tu reprends dans le premier commentaire ici posté, et je constate donc que tu devais etre en phase avec mon article, puisque j'essaye de décrire l'apport
de chaque instrument dans l'ambiance générale de l'album, et le lien avec NIN (et Live Hate ;)... cependant tu avais peut etre des précisions à apporter, auxquel cas tu peux m'en faire part icic si
tu as le temps, ca m'intéresse!


Julien 05/10/2009 15:04


Je cours écouter!


Christophe 04/10/2009 14:52


"Outside, c'était The Downward Spiral, mais avec de la musicalité"

??? Peux-tu définir "musicalité" 

Sinon, si j'essaye d'interprété lointennement ce que tu veux dire et que je partage à peine, Outside, sans se référer à NIN puisque tu penses qu'on peut parler de cet album sans en reposer
le contexte qui l'a provoqué en partie, ce qui dérange le plus dans Outside pour les gens qui n'écoutent pas de la musique zarb, c'est peut-être l'absence de musicalité au sens d'harmonies confortables, de continuité logique et de confort acoustique global. Cet album dérange, et c'est bien ce qui pose problème de tous temps pour les musiques qui rompent avec les structures
musicales dominantes (depuis l'ars nova, y a pas à chier, dès que tu diffères, tu choques et on te qualifie de bruitiste).

Bon, je crois comprendre ce que tu exprimes, mais pour ma part, pour avoir été fan d'ebm et d'indus avant 88, l'arrivée de Downward spiral correspondait un chouia à une régression au
niveau du bruitisme (rien que pour NIN, Broken m'avait terrassé, alors qu'il recèle des pop songs encore supportables par rapport à Painkiller que je découvrais à la même époque ou
que Fugazi 5 ans avant).

Et donc, Outside s'est davantage inscrit pour moi (atteution : interprétation subjective) comme le pont nécessaire entre le trip hop naissant et l'indus/metal (sauf les RevCo dont je
causais chez Dr F pour d'autres raisons). outside comme un pont, c'était un confort pour moi, une jouissance entre des genres que je rêvais peut-être de marier.

Tout ceci pour dire quoi, à part donner mon avis dont on se tape : la perception d'Outside (ou d'albums radicaux d'artistes mainstreams) diffère fortement selon les parcours musicaux des
uns et des autres, davantage qu'un album lambda.

C'est ça qui fait son caractère si spécial : cet album pose des questions, plus qu'il n'apporte des réponses
(Riochard Virenque, Prolégomènes à une Introduction ontologique aux Kinder Surprise,
Buchet-Chastel).

Sur ce, je vais ramasser le bois abandonné par les bûcherons car "quand homme blanc couper beaucoup bois, hiver très
rude" (Lars Ulrich).


G.T. 03/10/2009 23:45


ARBOBO : Tout à fait d'accord avec ces "paradoxes", c'est une des choses les plus frappantes dans l'album, ce que j'exprime un peu
rapidement par ce "il y a de tout sur "Outside"...
D'une certaine manière, ça rejoint le côté "caméleon" de Bowie, non pas, comme on l'entend souvent, parce qu'il change de look ou de style selon les époques, mais parce que dans cet album - et même
à l'intérieur de chacun des morceaux - il parvient à la perfection à passer d'une émotion à l'autre... c'est peut-être aussi cette volonté de "concept album", d'ordinaire très casse-gueule dans le
rock, mais pour un type aussi "théâtral" que Bowie, c'est un formidable moyen d'expression, d'inspiration...

CHRISTOPHE : Même si j'ai beaucoup aimé The Downward spiral à l'époque... j'aurais plutôt envie de dire qu'Outside, c'était The
Downward Spiral, mais avec de la musicalité... ou que l'un était l'oeuvre d'un bidouilleur - génial, mais bidouilleur quand même - hystérique, et l'autre, l'oeuvre d'un
artiste...

KMS : Je crains d'être d'accord avec toi... il y en a 2-3 autres que j'ai trouvé pas trop mauvais, mais Outside, c'est vraiment le
seul digne de ses grands albums...


KMS 03/10/2009 19:57



Seul et unique Bowie (qu'on ne vienne pas me parler du sympathique mais seulement sympathique Earthling) écoutable et surtout REECOUTABLE depuis Scary monsters.


En tout cas le seul post 80 que je prends plaisir à réécouter. The Motel, I'm deranged, hallospaceboy entre autres sont remarquables. On dit aussi merci Mr Eno.



Christophe 03/10/2009 13:13


Sorti un mardi de septembre je crois, écouté le midi à la Fnac Bastille (quelques secondes, je ne tenais plus), acheté, retour au bureau avec un sandwich au passage, et l'écoute : j'étais tétanisé
!
J'avais l'impression d'entendre la suite de Downward spiral, sorti l'année d'avant.

Pour info, je m'écoute depuis ce billet hier le Live Hate de 95, et je me demande bien pourquoi Xavier (chez qui j'avais un billet de deux pages qui n'a pas été édité AAAAAAARGH !) ne l'a pas mis
en chronique obligatoire. 


arbobo 03/10/2009 12:43


et doc, pour ma part j'ai été marqué par l'album à sa sortie, acheté assez tôt,
un samedi, et adulé dès le dimanche avec l'imppression étranger d'avoir été drogué à mon insu

mais quant-à avoir un titer préféré, j'en ai plutôt 34 ou 5 ou 6 ^^


arbobo 03/10/2009 12:41


je me suis souvent demandé si ce n'est pas tout bonnement le meilleur Bowie,
sachant que je suis un fan absolu de ses pépites 70s, et de ses éclairs 60s ^^

c'est aussi l'un des rares concepts albums réussis, en tout cas il focntionne à merveille en tant que tel, en tant que récit,
et vu son sujet je me sens du début à la fin dans un épisode du major fatal de Moebius, ou dans son "the long tomorrow"

la violence arrive progressivement, elle s'instille d'abord par une accumulation de poussière, une pression atmosphérique qui augmente, l'air qui se confine, et quand arrive "the heart's filthy
lesson" c'est trop tard pour comprendre ce qui s'est passé, et comment l'arrivée massive du piano peut bien correspondre à l'u des premiers sommets de tension rock de l'album :-)

pour le reste, je vais pas développer, mais cet album est totu de même le plus paradoxal de sa carrière,
hyper dur alors que bourré de moments lents et de piano,
hyper cohérent alors qu'il utilise le cut-up pour l'écriture,
hyper moderne alors qu'il réunit la garde rapprochée des 70s (Eno, Garson)
hyper excitant alors qu'il a totu pour être flippant


plus fort le son, plus fort !


dr frankNfurter 03/10/2009 12:07


Oui le taulier est de retour!!! :D


Christophe 03/10/2009 12:04


Halleluia ! Mazeltov ! Mabrouk ! et toute cette sorte de choses : Il est vivant ! ^^


G.T. 03/10/2009 11:58


CHRISTOPHE :! Je comprends ces "frustrations"... mais, pour ma défense :

1. Comme tout le monde a pu le constater, j'ai peu de temps pour mon blog actuellement, j'ai donc écrit cet article assez rapidement (trop, sûrement)... je n'avais même pas remarqué que les
commentaires s'étaient fermés (magie d'over-bug)...

2. Je comptais parler plus en détail des morceaux exceptionnels que sont I'm Deranged, Hearts Filthy Lessons, A Small Plot of the Land, Hallo spaceboy... mais chaque fois, je me disais qu'ils
méritaient un article à part entière, il y a trop de choses à en dire... alors soit je complèterais cet atricle, soit ils auront droit, un de ces jours, à un billet dans la catégorie "chanson
d'exception"

3. Reznor... ne pas en parler, c'était voulu, parce que c'est évoqué chaque fois qu'on parle d'Outside, parce que je n'avais pas envie de redire ce qui a été dit 1000 fois sur le sujet et que
tout le monde connaît.

DR. F : C'est vrai, je tire sur des ambulances, et je suis le premier à trouver ça un peu trop facile... mais la, impossible
de faire autrement, Hallo Spaceboy est une telle démonstration magistrale de puissance apocalyptique qu'il est impossible de ne pas penser dans le même temps à tous ces groupes
metal incapables d'éviter l'écueil "bourrin et bovin" quand ils tentent de faire de même... Bien sûr, certains parviennent, parfois, à l'éviter... mais ce n'est qu'une infime minorité dans le
genre. 


dr frankNfurter 03/10/2009 10:16


taper sur le metalleux de base ou sur Pascal Obispo, cela ne vous grandit en rien MONSIEUR GT! C'est même facile, c'est comme si moi j'aimais donner des pics à Phil Collins! Oui, hum, bon, c'est un
mauvais exemple...

Par contre, c'est vrai que se foutre du metal de la sorte, si on mets de côté tes anciennes argumentations, c'est quand même enfoncer des portes ouvertes ou alors il fallait être plus précis dans
ton attaque cher ami, ce à quoi tu t'exposes à des contre-exemples certains... Godflesh par exemple :D. M'enfin, qui suis-je pour railler les personnes qui tirent sur les ambulances... d'autant plus que la majorité des métalleux le méritent, donc
bon...

En tout cas, j'ai l'impression d'avoir été le seul à être autant marqué par le premier single d'Outside à l'époque The Hearts Filthy Lesson... (en même temps, le bar était fermé,
difficile de connaitre les avis des autres).

Et ne pas oublier que si Outside fait l'unanimité chez pas mal de monde aujourd'hui, il en a pas toujours été le cas (trop long, inégal, etc faudrait ressortir ce que disait
Manoeuvre à l'époque :P). D'ailleurs il devait s'agir au début d'une trilogie, ce qui finalement ne s'est jamais produit... on restera à 1. Outside


Christophe 03/10/2009 09:02


Ah ! Enfin ! Les commentaires sont ouverts ici. On commençait à râler dans le bistrot du vieux Thom, à dégoiser sur la lâcheté de GT qui avait trop peur
de se faire lyncher par qui les métalleux, qui les autres concurrents du DBBT09 jaloux d'avoir eu à chroniquer des bouses, qui les fans de Wagner et de Mado.

Passons, c'est ouvert, et on peut y aller directos de nos réflexions au taulier.

Les miennes sont celles de la frustration d'un billet trop court jeune homme, attendu le double enjeu (pensez donc : GT + Outside, on
s'attendait à... b'en du Wagner tiens !). 

Frustration d'un trop faible développement sur la richesse et la complexité de cet album. Car oui, ce qui nous quand même toujours tous troué le derche
dans cet album qui tient étonamment la route après des années, c'est qu'il n'est pas bloqué sur le son du moment, sur une mode musicale, comme beaucoup d'album du pépère, mais qu'il est une œuvre
plus intemporelle, qui pourrait quasiment sortir aujourd'hui sans incongruité.

Frustration sur l'absence de longues analyses sur la construction des ambiances, tant par le déroulé de ce roman ou de ce film, je ne saurais choisir
l'un ou l'autre, que par les assemblages sonores, oppressants parfois, hachés à d'autres, étirés (ce qui en lasse certains je crois savoir, ces pharisiens) et tout un tas de malaxages qui donnent
des coups d'accélérateur et de frein à tout bout de champ.

Frustration sur l'absence de référence à la guitare magique et au piano tragique qui l'accompagnent, et à
cette prod qu'on n'avait pas entendue si innovante depuis bien longtemps. sans parler de sa voix, presque nouvelle (on le sentais un peu dans Tin Machine
sur la rocaille et dans BTWN sur quelques langoureux déchirements, mais là l'ensemble inaugure le nouveau (et malheureusement dernier) Bowie vocal).

Frustration que, alors qu'on a une si pertinente focale sur Hallo Spaceboy, qui en a tourneboulé plus d'un, il n'est fait aucune référence a
davantage de morceaux (Heart's filthy lesson, I'm deranged, Outside...)pour les raconter, les décortiquer, faire ce qu'on attend d'un GT.

Pour rester sur ce Hallo spaceboy live, on reste aussi frustrer de cette occasion manquée, de faire le lien avec Trent Reznor. Car cet
Outside est quand même la convergence (c'est DB qui a fait le plus de chemin, mais pas que) entre ces deux gars, un alors monstre sacré et alors has been, et un jeune fêlé qui sortait
cette même année 95 son chez d'œuvre The downward spiral. Un extrait live, ça aurait permis de faire la transition sur cette série de concerts que db et NIN ont réalisé, connus sous le nom
de Live hate (double cd jamais paru...) où Reznor et Bowie interprêtaient en transition entre le set de NIN et celui de Bowie 5 titres en commun, dont Hurt, à trembler, et surtout
Hallo Spaceboy, une bombe encore pire que sur cette belle petite vidéo ici.

Brefle, j'en tartine, mais j'aurais préféré ne pas avoir à le faire.

Pour la peine, je boycotte Art-Rock pendant au moins... oh la la la !