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Playlist 2024

Classements d'albums

27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 20:56

33 morceaux pour les 3 premiers mois de 2013... j'aime les chiffres cohérents, comme les longues playlists. Je n'irai pourtant pas jusqu'à mettre 2013 morceaux dans cette playlist, mais je vise au moins les 103, 113 ou 133.

 

Si vous êtes un habitué, vous connaissez le fonctionnement : une playlist qui va s'enrichir au fil des semaines et des mois, j'y intègre tous les morceaux de l'année qui me semblent dignes d'intérêt. En fonction, bien sûr, de leur disponibilité sur Grooveshark, voilà pourquoi vous n'y trouverez malheureusement pas de morceaux de l'excellent Midcity de Clipping, le seul album qui m'ait vraiment marqué ce premier trimestre.

 

2013 commence plutôt doucement, malgré quelques bons albums et quelques bonnes chansons. Espérons que les prochains mois soient plus riches en surprises et découvertes. En attendant, reste une trentaine de morceaux qui valent qu'on y jettent une oreille ou deux :

 

[Edit : 165 titres, à l'heure actuelle, sur spotify :

 

La playlist complète 2013 sur spotify

 

 

 

 

Le classement des albums de l'année 

 

 

  

 

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:44

A moins d’arriver systématiquement en retard au cinéma et d’éviter de regarder la moindre bande-annonce par ailleurs, vous n’avez pas pu, ces dernières années, échapper au « son d’Inception ». Un son qui n’est pourtant pas dans le film de Nolan, mais dans sa bande-annonce. Un internaute s’est amusé à compiler plusieurs trailers qui usent (et abusent) de ce son :

 

 

 

Si vos oreilles fonctionnent à peu près correctement, vous avez dû remarquer que ce son n’est pas toujours le même… parfois des cordes graves (Prometheus), d’autres fois des cuivres, un orchestre, une guitare électrique, avec ou sans percussions etc. Il ne s’agit pas d’un même « timbre », et la hauteur du son varie aussi selon les cas. Cet « Inception sound » n’est donc pas un son au sens strict, mais au sens large.

Quels éléments le caractérisent, si ce n’est le timbre ou la hauteur ? Un son très grave, joué fortissimo, et une temporalité qui est général la même : le son est tenu un instant, suivi d’un silence qui a la même durée, puis retour du son à l’identique (même hauteur, même timbre, même volume).

Quelle est l’origine de ce son ? On pourrait y trouver une certaine parenté avec les basses vrombissantes du dubstep, mais j’ai essayé de chercher plus loin, dans l’histoire, quelle œuvre a été la première à l’employer. Des sons graves, de cuivres, cordes et percussions, on en trouve bien entendu à foison dans la musique classique. Mais des passages qui auraient un effet assez similaire à celui de cet « Inception Sound », j’en connais peu… s’il fallait remonter le plus loin possible pour en trouver un qui s’en approche réellement, il me semble que le choix devrait se porter sur la Marche Funèbre de Siegfried, dans le Crépuscule des Dieux de Wagner :

 

Ce n’est pourtant pas le même « son » : 2 coups à chaque fois au lieu d’un, des notes tenues qui ne sont pas coupées par un silence… mais l’effet est sensiblement le même. Sur un tempo lent, un son grave et puissant, limite tétanisant.

 

Pourquoi une utilisation aussi fréquente de ce son dans les trailers ces dernières années ? Parce qu’à Hollywood, on préfère copier qu’inventer ? Parce que les producteurs, frileux, préfèrent recycler une bonne idée tant qu’elle marche, que de se creuser la tête à essayer d’en trouver de nouvelles ? Peut-être un peu… mais ce n’est pas ce qui nous explique pourquoi ce son s’est imposé si facilement. Et pourquoi il fonctionne si bien.

Pour le comprendre, il faut revenir à une des règles élémentaires de notre belle nature : les plus gros bouffent les plus petits (il y a bien sûr, comme à toute règle, des exceptions). Pour tout animal, plus le son qu’il entend est grave (foulée, bruit de pas, craquement de branches, grognements), plus il a de chances d’être face à un prédateur, et d’être lui-même une proie. Plus le son lui semble aigu, plus l’animal qui se rapproche a de chances d’être petit, et de lui servir de repas. Et à l’échelle de l’humanité, nous avons évidemment vécu bien  plus longtemps à l’affût de ces sons que dans des villes protégées des intrusions de grands fauves. Actuellement, la bestiole la plus mortelle pour l’homme a beau être le ridicule et minuscule moustique au son aigu et irritant, nous serons toujours bien plus « terrorisés » et tétanisés par la présence d’un lion, d’un tigre, d’un crocodile, d’un ours ou d’un grand requin blanc.

Lorsque John Williams a composé la musique, maintenant célébrissime, des Dents de la Mer, c’est tout naturellement qu’il a choisi des sons particulièrement graves pour figurer le grand requin blanc. Dès qu’ils reviennent, on sait que le requin est dans les parages… si Williams avait choisi des flûtes pour le thème principal du grand blanc, ça n’aurait pas été le même film…

John Williams – Jaws theme : 

 

Au-delà de ces explications historico-animalières, plus un son est grave (et puissant), plus ce qui se manifeste est gros, donc potentiellement dangereux. Une chute de rochers, une grande construction qui s’effondre,  une explosion, un crash d’avion, un accident de voiture, un tremblement de terre, une bombe thermonucléaire… ou tout simplement des « signaux d’alerte », tels ceux des cornes de brume sur les bateaux, un son qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler « l’Inception Sound » :

 

Si, dans la brume sur un petit voilier, vous entendez ce son, mieux vaut éviter le choc, vos chances de l’emporter sont alors très minces…

Mais n’est-ce pas surtout la puissance sonore qui compte, des sons aigus à fort volume ne peuvent-ils créer cette même impression de danger ? Les sons aigus et stridents sont très irritants, ils jouent avec nos nerfs, créent de la tension (on pense évidemment aux violons de Psychose). Mais ils n’ont pas ce pouvoir de nous « tétaniser » comme le font les sons graves et puissants. Car les sons graves nous mettent dans la position de « proies » vulnérables. Celui qui produit le son le plus grave est le dominant, l’autre le dominé. Un prof (ou un parent) qui veut se faire respecter par des gamins chahuteurs ne va pas monter sa voix dans l’aigu, il aurait l’air plutôt de manifester une certaine forme de vulnérabilité, mais descendre dans le grave.

Vous trouvez l’opéra trop élitiste et compliqué ? Pourtant, même sans ne rien comprendre à la langue, facile de repérer le bon et le méchant, le héros et son ennemi ; plus la voix est grave, plus il y a de chances que le personnage soit mauvais / dangereux / autoritaire. Chez les femmes, l’héroïne est normalement la soprano, à la voix angélique, alors que les mezzo-soprano ou alto sont plus souvent des femmes dangereuses, manipulatrices, troubles (Carmen). Chez les hommes, le héros est un ténor qui doit affronter… un baryton ou une basse. L’aigu, c’est la jeunesse, la bonté, la poésie, la tendresse, la fragilité… le grave, c’est l’autorité, l’obstacle, le danger, la noirceur, la mort…

Prenons, au hasard… ce que l’on pourrait légitimement considérer comme la scène la plus marquante de l’histoire de l’Opéra. La statue du Commandeur vient demander des comptes à Don Giovanni, lequel, refusant de se soumettre, sera précipité dans les flammes de l’enfer. Le chant autoritaire de la terrible statue du Commandeur est, évidemment, particulièrement grave :

Mozart – Don Giovanni

 

Tous les chemins mènent à Mozart, même lorsqu’on part de bande-annonce de gros films hollywoodiens…

 

Ce que semble ainsi nous dire ce « son d’Inception », c’est « plus grave que ce à quoi vous allez être confronté dans ce film, y a pas ». Si ce son est celui d’une créature, c’est celui d’une créature monstrueuse, gigantesque, et la temporalité lente - l’espace entre la répétition du son – ne fait que le confirmer, tel l’espace entre ses pas, ou le fait qu’elle n’a à fuir ni pourchasser personne puisqu’elle écrase tout sur son passage.

Pendant combien de temps encore ce son va-t-il continuer à se propager dans les trailers de films catastrophe, fantastique, SF & co ? Nos oreilles finiront bien par s’y habituer et s’en lasser... mais nul doute que les types de sons ou musiques qui le remplaceront laisseront eux aussi la part belle aux notes les plus graves…

 

[Edit] A lire aussi sur le même sujet, l'excellent article de L'Armurerie de Tchekhov 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 22:37

Il est rare qu’un musicien, même célèbre, ait l’occasion de parler de ce qui est au cœur de son travail – s’il n’est pas uniquement interprète –, et de ce qui l’obsède en général le plus : la création de ses morceaux. Les interviews de musiciens ne leur laissent d’ordinaire pas suffisamment d’espace pour cela, elles sont souvent réalisées par des journalistes n’ayant que peu (voire pas du tout) de connaissances de la théorie musicale, ou qui ne veulent pas rentrer dans ce genre de détails de peur de faire fuir les non-musiciens qui les lisent. Mais ici, pas d’impératif d’audience ni de directeur de rédaction pour me recadrer et me dire « On ne pourra jamais augmenter notre visibilité auprès des CSP+ et de la ménagère de moins de 50 ans avec toutes tes conneries d’atonalité, de ré dièse mineur, de chromatisme, de pont modulant, de sixte, de contrepoint, de quinte diminuée et que sais-je encore… alors tu vas arrêter ça tout de suite et te lancer dans de belles interviews genre « quelles sont vos influences », « où avez-vous enregistré l’album », « est-ce que faire de la scène c’est important pour vous », « à quel âge avez-vous commencé à faire de la musique », « qui compose dans votre groupe », « comment vous-êtes-vous rencontrés », « quand tu dis dans le premier titre de l’album bla bla bla, est-ce que c’est en référence à une expérience personnelle ? ».

 

(Je m’étais promis de faire court et ne pas digresser afin d’être le plus clair possible, c'est mal parti…)

Il s’agira donc aux musiciens qui le désirent de me proposer un making-of de la composition d’une de leurs chansons. Vous pouvez aborder des questions théoriques et techniques, j’en serais ravi, et ça intéressera sûrement pas mal de musiciens, mais je vous conseille tout de même d’essayer de rester un minimum lisible pour de non-musiciens. Après, vous faîtes un peu comme vous voulez, il n’y a pas un nombre de caractères limités, le texte peut-être relativement court ou très détaillé.

Afin de ne pas me retrouver responsable du split de nombreux petits groupes suite aux engueulades de tel ou tel membre désirant être celui qui parlera ici d’un de ses morceaux, il est possible pour chaque groupe que tous les membres qui composent publient un article sur une de leurs propres chansons.

Deux obligations seulement :

-          Un seul morceau par compositeur

-          Le morceau doit être en écoute intégrale et gratuite (si possible, avec un lecteur que je puisse intégrer dans l’article, genre grooveshark, youtube, bandcamp ou soundcloud). N’oubliez pas de me laisser le lien (ou le code) du morceau, ainsi que l’adresse de votre site web et /ou albums sur bandcamp / soundcloud etc.

Lorsque vous parlez de tel ou tel passage du morceau, il est préférable d’indiquer le minutage… de cette manière, les non-musiciens en particulier comprendront un peu mieux ce à quoi vous faites référence lorsque vous utilisez un terme du jargon musical.

Quelques exemples de points qu’il peut être intéressant d’aborder : quelle était l’idée de départ (s’il y en avait une), êtes-vous parti d’une mélodie, d’un rythme, d’une sonorité, d’un enchaînement d’accords, comment le morceau a évolué par rapport à l’idée de départ, le résultat est-il conforme à ce que vous aviez l’intention de faire, quels types de « problèmes compositionnels » ont pu vous bloquer (du genre : je trouvais original d’intégrer tel passage plus calme, mais je n’arrivais pas à trouver le bon moyen de le lier au reste) et comment avez-vous résolu le problème, quel type d’univers visuel imaginiez-vous pendant la composition, en quoi votre manière de composer ce morceau a-t-elle été différente de ce que vous avez l’habitude de faire (ou procédez-vous toujours de la même manière), est-ce que tel type de mélodie / accord / rythme / tonalité / sonorité est fréquent ou pas dans vos compos, de quels musiciens avez-vous ressenti l’influence sur tel ou tel passage, etc. Ce ne sont que quelques suggestions, libre à vous de parler de votre travail de composition comme vous l’entendez.

Tous les styles sont acceptés… ou presque. Bien entendu, pas de variété française, de zouk ou de bal-musette… il faut tout de même que votre musique puisse intéresser un minimum les lecteurs de ce blog. Donc du rock, de l’électro, du rap, du jazz, du folk, de la soul, des musiques du monde, de la musique expérimentale… et, oui, même le metal et le prog sont acceptés.

Dans le cas de chansons, il est bien entendu recommandé de parler aussi du texte, notamment dans son rapport à la musique, mais l’essentiel reste la musique. Si, dans un groupe, l’un est l’auteur des textes, l’autre compose la musique, vous pouvez écrire cet article à deux…  le premier explique comment lui est venu l’idée du texte ou de la musique, comment il l’a fait évoluer, l’autre comment il l’a mis en musique (ou en mots).

Même le décryptage d’un morceau rock très brut et basique peut être intéressant… est-ce que le riff vous est venu d’un coup, est-ce qu’un événement particulier vous a influencé, est-ce que l’écriture du texte ou l’ajout d’autres instruments vous ont posé des problèmes etc. Si vous n’avez pas de morceaux qui aient une « histoire » un peu complexe, vous pouvez aussi en profiter pour parler un peu plus de votre manière de composer. Mais rien ne vous oblige à faire long, ni compliqué…

Si vous avez déjà un blog, vous pouvez y publier votre article, je le mettrais en lien dans la page qui référencera toutes ces compositions.

C’est bien entendu parce que le travail de composition me passionne que je lance cette série d’articles. Mais, de manière plus anecdotique, c'est aussi parce que je n'en peux plus d’avoir ma boîte mail polluée chaque jour par les annonces d’attachés de presse (je ne sais pas combien de fois j’ai pu leur renvoyer « merci de me supprimer définitivement de vos mailing-lists »… mais c’est comme la mauvaise herbe, ça revient sans cesse), et parce que je ne peux pas non plus écouter le moindre EP que des petits groupes m’envoient en lien… j’ai déjà trop à écouter par ailleurs… et vu que je fais relativement peu de chroniques de disques…

Il y a une chose qui m’a toujours déplu dans le rapport entre attachés de presse / labels ou groupes d’un côté, et blogueurs de l’autre : 

Soit on a l’impression d’être le dernier maillon de la chaîne de l’industrie musicale, « l’idiot utile » en quelque sorte, avec des labels / attachés de presse / groupes qui, eux, profitent à l'oeil du travail d’un blogueur et de l’espace qu’il met à leur disposition. Ils nous foutent sur une mailing-list, nous balancent des mails stéréotypés, et attendent que, gratuitement, on puisse parler de leurs productions et ainsi accroître leur visibilité sur le net… pourtant, ils ont plus besoin de nous que nous d’eux, car franchement, à moins d’être complètement paumé sur le web, on n’a absolument pas besoin d’attachés de presse pour découvrir notre lot de nouveautés… ils ont plus besoin de nous que nous d’eux, mais c’est eux qui en tirent des profits, et nous qui le faisons bénévolement (parfois, si l’on a été bien sage et publié une chronique sympathique de l’album, on a le droit à un susucre : l’album en « CD promo »).

Soit on est gêné parce qu’on se retrouve face à des petits groupes sympathiques qui aimeraient se faire connaître, mais dont on ne peut parler sur nos blogs parce qu’on n’a pas le temps, trop de choses à écouter / on n’a pas été suffisamment intéressé par leur musique / pas le style de musique qui a sa place sur notre blog etc.

(hmmm… je disais quoi, il y a quelques lignes, sur les digressions ?)

Si vous voulez que l’on parle de vous ici, c’est très simple, pas besoin de vous rabaisser à quémander ou m’implorer, à vous de faire votre part de travail pour profiter de cet espace, un système où chacun y trouve son compte, loin de basses considérations commerciales ou de rapports dominants / dominés… car, au fond, plus que des questions de « visibilité sur le web », je suis sûr que le fait de pouvoir partager l’histoire d’une de ses œuvres intéressera forcément bon nombre de musiciens, comme ça m’intéresse de les lire et les faire partager à d’autres (et je ne manquerai pas, évidemment, de me livrer aussi à l’exercice sur une de mes compos).

(Sinon, il restait aussi la possibilité d’écrire vous-même « ma » chronique de votre album, mais bon, dans ce cas, ce sont les lecteurs qui seraient pris pour des cons et deviendraient les « idiots utiles » du système…)

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, que ceux qui pourraient avoir les mêmes en profitent… pour m’envoyer vos articles, ça se passe par mail, et n’oubliez pas d’y ajouter les liens de votre morceau en écoute et de votre site web ou bandcamp.

J’espère que les musiciens les plus divers seront intéressés, quel que soit leur style, qu’ils soient totalement inconnus ou aient une certaine notoriété (je proposerai à ceux qui m’écrivent de participer, et contacterai quelques groupes que j'apprécie… si vous connaissez des musiciens, n’hésitez pas à leur faire passer cet article). Comparer nos méthodes, habitudes et problèmes de composition sera forcément enrichissant et ludique, et pour les non-musiciens, ce sera l’occasion de voir de l’intérieur comment se créent les musiques…

Les articles :

Blue Chill - It's You

 The Bankees - The Plumber Life

Akland - Tribal R

Hello Darkness - Shame

(Vous pouvez tous les retrouver dans la catégorie Histoire d'une Chanson)

 

 

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