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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 18:46

Vous comptiez passer un dimanche peinard à surfer sur le net pour vous vider la tête ? Vous avez cliqué sur la mauvaise page... 

 

Pour permettre à ceux qui ne connaissent pas l'harmonie de comprendre certains articles à venir, il me faut passer par une tentative d'explication de quelques fondements de la théorie de la musique. Il est normal que certaines choses vous échappent, essayez au moins de saisir, en gros, de quoi il s'agit...

 

Commençons par une petite question... quelle mélodie ressemble le plus à "do ré mi ré mi" ?

do mi ré mi ré ou fa# sol# la# sol# la# ?

 

Si vous êtes tenté de répondre la première (do mi ré mi ré), parce que vous y trouvez les notes les plus proches de la mélodie de base... c'est tout d'abord que vous n'êtes pas très malin, le piège est évident, et, surtout, que vous ne connaissez pas le monde mystérieux de la théorie musicale.

Do ré mi ré mi et fa# sol# la# sol# la#, c'est la même mélodie (plus grave ou plus aiguë selon le fa# de départ). Ce qui compte, ce ne sont pas tant les notes que leurs intervalles, la distance qui les sépare. C'est pourquoi on peut transposer un morceau (le jouer dans une autre tonalité), et donner l'impression que c'est toujours la même chanson. Pourquoi transposer, alors ? Pour permettre, par exemple, de la chanter dans une tessiture qui correspond à la sienne (en gros, qu'elle ne soit pas trop aiguë ou trop grave pour sa voix). 

 

Un exemple avec une des reprises les plus célèbres, The Man Who Sold the World, écoutez le début de la version de Bowie puis la reprise de Nirvana, vous retrouverez le même riff, mais pas à la même hauteur (il est un demi-ton plus bas chez Nirvana) :

 

The Man who Sold the World :

 

 

  

 

Transposer dans une autre tonalité peut se faire au sein d'une même chanson. Il existe d'ailleurs un procédé assez cliché dans la chanson populaire, qui consiste à monter la tonalité d'un demi-ton (vous êtes dans une tonalité de Do, vous passez au Do#) à la fin de la chanson. On monte donc tous les accords et la mélodie d'un demi-ton, une manière de dire "allez, on se lève de sa chaise, on gonfle les poumons et on reprend joyeusement tous en choeur", courant dans les chansons festives... N'ayant aucune envie de vous faire écouter du Patrick Sébastien ou des morceaux de l'Eurovision  pour le montrer, je vais plutôt vous inciter à écouter un de mes morceaux favoris des 60's, The Seventh Seal de Scott Walker, qui utilise cette montée mais dans un tout autre esprit. Il ne s'agit pas d'aller "chercher'" le public en fin de chanson, mais de monter plusieurs fois d'un demi-ton pendant la chanson, ce qui permet de lui donner plus d'ampleur et de lyrisme :

 

Scott Walker - The Seventh Seal

 

 

Toujours la même suite d'accord et la même mélodie dans cette chanson, mais on passe dans des tonalités différentes. Tonalité de sol mineur du début à 1'43, la bémol mineur de 1'43 à 3'10, puis la mineur de 3'10 à la fin.

La suite d'accord de base est, dans la tonalité de sol mineur (Gm) : 

II: Gm - F :II Gm II (x2) II: Eb  -  F :II Cm II

Après l'avoir fait tourner plusieurs fois, on passe en la bémol mineur (Abm), puis en la mineur (Am) 

II: Abm - Gb :II Abm II (x2) II: E-Gb :II Dbm II 

II: Am -   G   :II A m II (x2) II: F- G :II Dm II

 

(Les "II" sont les barres de mesure, les ":" indiquent que l'on reprend une 2° fois ce qui est à l'intérieur de ces barres, et le (x2) indique que l'on joue deux fois ce qui précède sur la même ligne.) 

 

Changer de tonalité ne change pas le morceau, c'est juste une manière de le jouer plus haut ou plus bas, on change la hauteur, mais pas les intervalles entre les notes. Mais comment fonctionnent au juste gammes, tonalités et accords ? 

 

Pour faire simple, au départ, il y a la gamme. Une gamme est une "échelle"... il n'y a pas de différence (sinon de hauteur) entre deux gammes majeures, elles ont les mêmes intervalles. C'est pourquoi l'on peut transposer un morceau de l'une à l'autre. Il existe bien sûr d'autres échelles que la gamme majeure : les gammes mineures, les gammes pentatoniques (5 notes), les modes anciens ou extra-européens... ils ont chacun leur "structure", qui leur donne une couleur particulière. Si, en écoutant une musique, vous trouvez qu'elle sonne oriental, asiatique, flamenco, blues ou moyenâgeux, c'est parce que la gamme utilisée (le mode) lui donnera l'une ou l'autre de ces couleurs. Autrement dit, les gammes de Do Majeur et Ré Majeur sonnent pareil (l'une sera juste plus grave ou plus aiguë), par contre les gammes de Do Majeur, de Do mineur ou une gamme pentatonique en Do auront chacune une couleur différente. Elles partent d'une même note, mais après, les intervalles diffèrent. 

 

On va se focaliser sur les gammes et tonalités les plus courantes, les tonalités majeures et mineures occidentales; les modes, eux, feront l'objet d'un autre article. 

 

Au départ, donc, il y a la gamme. Un ensemble de 7 notes qui "sonneront" bien ensemble. A partir de ces notes, on forme des accords (un accord est, à la base, un ensemble de 3 notes, mais il peut y en avoir plus, on parle alors d'accords "enrichis"). Et à partir de ces accords, une tonalité. Pour qu'un accord soit dans une tonalité bien précise, il faut que les notes qui le composent soient dans la gamme de départ. Par exemple, si je pars de la gamme la plus simple, la gamme de Do, j'ai les notes suivantes :   

Do ré mi fa sol la si do

 

Tous les accords de la tonalité de do majeur devront ainsi comporter 3 de ces notes. Une explication un peu plus technique, pour ceux qui veulent comprendre dans le détail  : Un accord, c'est un "empilement de tierces". Pour faire un accord de do, vous devez prendre sa tierce, le mi (le ré est la seconde, le mi est la tierce de do), puis la tierce de mi, qui est un sol. Un accord de Do contient donc les notes Do Mi et Sol. Entre do et ré, il y a un ton, et entre ré et mi, un autre ton. Donc, de do à mi, vous avez 2 tons, intervalle qui est celui de tierce majeure. On a ainsi un accord de Do majeur... dans la gamme de do majeur. Ce qui est somme toute logique. Si vous voulez un accord de ré qui appartienne à cette gamme (ou tonalité), même principe, vous prenez la tierce de ré, le fa, puis la tierce de fa, le la. Un accord de ré, dans la gamme/tonalité de do majeur a donc les 3 notes Ré Fa La. Il y a un ton entre ré et mi, mais seulement 1/2 ton entre mi et fa. Donc entre, ré et fa, vous avez non plus 2 tons comme pour l'accord de Do majeur, mais 1,5 ton, c'est une tierce plus petite, une tierce mineure. L'accord de ré qui appartient à cette gamme est alors un accord de ré mineur. Si vous voulez construire un accord de ré majeur, il faut monter la tierce d'1/2 ton, ce qui donne Ré  Majeur = Ré Fa# La. Un accord dissonant dans la tonalité de do, puisqu'il y a une note qui ne lui appartient pas, le fa#. Par contre, à partir des gammes de Sol Majeur ou Ré majeur qui comportent un fa#, on peut construire un accord de Ré majeur.  

 

Vous n'avez rien pigé à l'explication précédente ? Pas grave, ce qui importe, c'est de comprendre qu'une gamme, c'est un ensemble de notes avec des intervalles bien précis, que l'on construit ensuite des accords à partir de ces notes, et votre morceau qui contient ces notes et accords sera dans la tonalité de la gamme de départ.

Par exemple, les accords construits à partir des notes de la gamme de do majeur sont la "charpente", vous jouez par-dessus une mélodie qui utilise les notes de cette gamme de do majeur, et vous avez donc votre morceau dans une tonalité de do majeur. Bien entendu, on introduit parfois des notes étrangères à la gamme, ce qui donne un peu de "piquant"... encore faut-il savoir le faire. Une fausse note, c'est une note qui n'appartient pas à la gamme de départ. Vous jouez en do majeur sur votre guitare, et si vous vous trompez de case et jouez un fa# à la place d'un fa, ça sonnera faux. A moins de connaître l'harmonie et de savoir amener ce fa# subtilement (ou, en tâtonnant, de trouver une manière de le faire). 

 

Revenons au morceau de Scott Walker... imaginons qu'il le joue en concert, qu'il n'ait aucun retour des autres instruments, n'entende que sa voix, la batterie et le public... si, lorsque les musiciens, montent leurs accords dans la tonalité au demi-ton supérieur, il continuait à chanter dans la tonalité de départ, ça sonnerait atrocement faux (il chanterait en sol mineur sur des accords en lab mineur, deux tonalités qui n'ont aucune note commune). Même chose si les musiciens oubliaient de monter pendant que lui le fait. Pourtant, c'est toujours la même mélodie, toujours le même type de suite d'accords, mais il suffit que les tonalités ne soient pas les mêmes pour que tout sonne faux.

 

Ce qui est nécessaire, c'est de bien comprendre que l'important en musique, ce sont ces échelles, structures, à partir desquelles tout le système se construit.

Dans la gamme de do majeur, vous avez les notes Do ré mi fa sol la si do. A partir de chacune de ces notes, vous allez construire un accord, ce qui vous donne :

 

Accords de la tonalité de Do Majeur (M est pour Majeur - mais souvent, on ne le précise pas, on écrit juste Do au lieu de Do M - et m pour mineur):

Do M

ré m

mi m

Fa M   

Sol M

la m

si m5b (le cas de l'accord basé sur la 7° note de la gamme est un peu particulier, il a une quinte bémol, sonne un peu bizarrement et on ne l'utilise pas en général)

 

Puisque les intervalles entre toutes les notes des gammes majeures sont les mêmes, on va retrouver dans chaque tonalité une même structure, la même "suite" d'accords. On parle alors de degrés, car ce qui compte, ce n'est pas de savoir que l'on joue un accord de Do ou de Sol, mais quel est son degré dans la tonalité. On note les degrés en chiffres romains :

 

Tonalité de Do Majeur   Tonalité de Sol Majeur    Tonalité de Ré Majeur

I Do M                                    I Sol M                                   I Ré M

II ré m                                     II la m                                     II mi m

III mi m                                   III si m                                    III fa# m

IV Fa M                                  IV Do M                                IV Sol M

V  Sol M                                 V  Ré M                                 V La M

VI la m                                    VI mi m                                  VI si m

VII si m5b                               VII fa# m5b                            VII do# m5b

 

 

Si vous voulez transposer un morceau qui est à l'origine en Do Majeur dans une tonalité de Sol Majeur, et si la suite d'accord est, par exemple :

Do Fa ré m Sol

vous obtiendrez :

Sol Do la m Ré

L'important, ce sont les degrés, ici : I IV II V

 

Le blues en 12 mesures (comme une bonne partie du rock 50's) a pour suite d'accords :

I     I      I    I

IV   IV   I    I

V   IV    I   V

 

A l'aide du tableau précédent, vous pouvez  jouer cette suite en Do, en Sol ou en Ré, suffit juste de remplacer les degrés par les accords correspondants dans chaque tonalité (et on peut évidemment le faire dans toutes les autres tonalités). Jouer un blues en Do, Sol ou Ré, peu importe, ça ne change que la hauteur, mais ça reste la même grille d'accords, "la même musique". 

 

Un accord de Do Majeur, donc, ne signifie pas grand-chose... tout dépend de sa place dans la tonalité, sa "fonction". Dans une tonalité de Do majeur, au milieu des notes do ré mi fa sol la si do, il est "l'accord fondamental", la base, l'accord sur lequel on se repose. Dans une tonalité de Sol Majeur, il n'est plus le premier degré, mais le IV°, sa fonction est différente... et dans la tonalité de Ré Majeur... il n'existe pas, on a à la place un do#m 5b.

 

La musique occidentale tonale (Haydn, Mozart... jusqu'à n'importe quelle chanson pop) se base sur cette structure, où chaque degré à une fonction précise. Le plus important, c'est le premier degré. Ensuite, le V° degré, qui est celui qui amène le plus de "tension". Puis le IV°. Les 3 accords de base, dans une tonalité majeure, sont justement les 3 accords majeurs de la tonalité (les degrés I, IV et V). Après, vous avez les 3 accords mineurs II, III et VI... moins importants, on peut s'en passer (comme dans la grille de blues, très rudimentaire, qui ne se joue que sur les accords I IV et V), mais ils permettent tout de même de varier les plaisirs, d'adoucir, de nuancer. Et enfin, le paria, le VII° degré, que tout le monde rejette (sauf les jazzmen, friands de dissonances), parce qu'il est pas foutu d'avoir une belle quinte juste, le con (sa quinte est diminuée). 

 

Comment faire comprendre tonalités et degrés à ceux qui ne connaissent pas l'harmonie... j'ai longtemps cherché une métaphore facile à saisir, puis j'ai repensé à une discussion avec Guic', où je lui disais que la musique fonctionnait un peu comme une enquête policière, avec un système de tensions et détente... et au fond, les tonalités sont comme des séries policières basiques, où les degrés sont les différents personnages qui la composent. Je m'explique...

 

Les tonalités ont toutes la même structure, et les accords qui les composent fonctionnent de la même manière. Tout comme les séries policières suivent un même schéma, avec des personnages qui ont chaque fois le même type de fonction. Le premier degré est l'accord "fondamental", celui que l'on retrouve le plus souvent, celui sur lequel les autres reposent, et celui qui va permettre de "résoudre" le morceau à la fin. Il est le héros, l'enquêteur, le fil conducteur, celui auquel le spectateur s'identifie... Mais s'il n'y a pas d'autre personnage que lui, on s'emmerde ferme, il ne se passe rien... le 2° personnage le plus important, c'est donc le "criminel", le "coupable"... soit le V° degré, l'accord qui crée le plus de tension dans la tonalité, le plus "marquant" après le premier. On peut composer un morceau juste avec ces deux accords, créer une intrigue avec ces deux personnages... mais ce serait tout de même très dépouillé. Le 3° accord important, c'est le IV° degré. Il est celui qui "donne la réplique au premier"... par exemple l'adjoint, le(s) compagnon(s), une victime qui demande protection... Ces 3 accords, I, IV et V sont les piliers de l'histoire. I et IV se donnent la réplique, et quand le V apparaît, c'est pour créer une tension... Mais avec ces 3 types de personnages, on peut avoir l'impression de tourner un peu en rond, il faut donc des personnages secondaires, des personnages... "mineurs", les 3 accords mineurs, II, III et VI. Ils ne sont pas indispensables au déroulement de l'intrigue, mais ils lui donnent plus de saveur, détournent légèrement l'attention, permettent de varier. Ce sont par exemple de "faux-coupables", des témoins, des collègues du héros qui n'ont qu'un petit rôle à jouer, ou encore une veuve éplorée.

 

Distribution des rôles dans ce "polar musical", par ordre d'importance :

I : Le flic héros de la série

V : Le criminel

IV : L'adjoint du héros

VI : Un flic avec un rôle secondaire

II : La veuve éplorée

III : Un faux-coupable (après tout, le III° degré a deux notes communes avec le V°, on pourrait prendre l'un pour l'autre...)

(et le VII, c'est le type qui joue mal, qui "sonne faux", et qu'on a coupé au montage)

 

En fait, un accord de Sol Majeur, c'est un acteur... s'il se trouve parmi les notes de la tonalité de Sol Majeur, il sera le "héros" de sa propre série. Et s'il se trouve dans une tonalité de Do, il sera le V° degré, le coupable. Quand vous voyez débarquer Sol Majeur dans sa série, vous l'identifiez tout de suite comme le héros. Mais si vous voyez ce même acteur dans une autre série (autre tonalité), vous n'allez pas vous dire "tiens, voilà ce bon vieux Sol Majeur, il va résoudre l'énigme et arrêter le coupable..." Non, vous savez bien que ce n'est qu'un acteur, qui jouera un coupable ou personnage secondaire dans une autre série. Selon la tonalité/série où on le place, un même accord/acteur va sonner/jouer différemment et être perçu d'une autre manière par l'auditeur/spectateur.  

 

On a donc dans une série policière basique/tonalité toujours les mêmes personnages, qui ont toujours la même fonction... c'est le "cadre", mais après, il y a heureusement le travail du créateur, qui fait qu'avec un même matériau, on n'a jamais la même histoire / la même musique. Chaque accord / personnage a sa fonction, mais, selon la série, on peut mettre plus en valeur le criminel ou tel personnage secondaire, avoir un héros omniprésent ou plus discret, créer des liens particuliers entre tel ou tel personnage, changer l'ordre d'apparition des protagonistes... et s'ils ont la même fonction dans le déroulement de l'intrigue / de la musique, ils peuvent avoir leur propre personnalité, "sonner différemment"... que ce soit en leur ajoutant une note (en plus de la fondamentale, de la tierce et de la quinte, une 7°, une 9°, une 11° ou une 13°), en changeant l'instrumentation, varier son caractère par l'attaque (chaque accord / personnage peut être soit vigoureux, tendre, sec, brutal, calme, nerveux, selon la façon dont on le plaque). Bref, il existe une infinité de possibilités, et l'on est encore loin d'épuiser la musique tonale comme les histoires policières... les accords ont beau garder la même fonction, il y a aussi cette "petite musique", la mélodie, qui va lier tous ces personnages, et qui, chaque fois différente (selon le rythme, l'agencement des notes qui la composent, l'introduction de petites notes étrangères) crée l'identité du morceau / de la série ou de l'épisode, et donne l'impression qu'on nous raconte chaque fois une histoire différente...         

 

 

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Published by G.T. - dans Divers
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commentaires

GT 07/03/2011 01:00



CECILE : Est-ce qu'ils gardent la même fonction ? Pas tout à fait... ça dépend des cas, de leur utilisation, de leur durée (ce
n'est pas la même chose si on laisse toute une mesure l'accord avec cette basse "étrangère" ou si on la fait passer plus rapidement sur un ou deux temps)... ces notes étrangères sèment
plus ou moins le trouble. Parfois, elles donnent une autre fonction à l'accord (le criminel n'est en fait peut-être pas celui qu'on pensait), d'autres fois, elles interviennent
juste pour "colorer" un peu, créer une petite ambiguïté (le héros garde sa fonction, il reste le héros, mais ne se révèle pas si héroïque qu'on l'attendait, par exemple)...


Si tu as du mal à "les sentir", c'est normal, c'est un peu le but de ces accords... qui, bien souvent, ne peuvent s'analyser et se comprendre de manière très rigide, il faut plus voir au cas par
cas. Et ne pas négliger les mouvements mélodiques. si tu es sur un accord de Mi majeur, avec une basse qui descend mi  - ré -do -si, même si elle reste deux temps sur le do, on reste
plutôt dans la sensation de Mi majeur (même s'il y a cette petite impression de DoMaj7), et on interprète ce do comme une "note de passage". Mais si on tient un accord de Mi
majeur avec un do bien net à la basse, qui ne sonne pas comme un "mouvement mélodique" mais une vraie note de l'accord, là, on aura bien plus l'impression d'être passé sur un DoMaj7.


 


Autre exemple, qui n'est pas dans ce cas de "notes étrangères", mais permet de comprendre comment un accord peut donner l'impression d'un autre : le VII° degré. Que l'on évite
généralement. Si on est en Do Majeur et qu'on trouve tout de même un accord de si (si-ré-fa), on ne le considère pas en général comme l'accord de si avec quinte
diminuée, mais plutôt comme un V° degré sans fondamentale (le V° - avec sa 7° - ayant les notes sol-si-ré-fa). C'est comme le criminel d'une histoire policière, qui crée la tension
et qui a une telle force d'attraction qu'il n'est pas besoin de le montrer constamment "en entier", il suffit de l'évoquer, de voir une silhouette dans la pénombre, pour avoir
l'impression que c'est lui...   



cécile 06/03/2011 19:48



Merci pour cette jolie réponse! Donc quelquesoit la note rajoutée ou remplacant une tierce quelconque l' accord garde sa fonction c'est bien cela? ceci meme si on rajoutait une dominante ou je ne
sais quelle note pas dans l accord parfait?


Je demande car j 'ai du mal à les sentir ces accords là


Merci


Cécile


 



GT 05/03/2011 17:16



CECILE : Merci ! Les crossovers, on pourrait les rapprocher des modulations: on fait intervenir dans la série des
personnages/accords qui sont les "héros" d'une autre série/tonalité^^


 


Quant aux sus 2 et 4 et basses qui ne sont pas des notes de l'accord de base, c'est un peu comme les moments où les personnages montrent un trait de caractère qui ne fait pas
partie de leur "panoplie" de base... par exemple, un criminel qui laisse entrevoir une part d'humanité, de bonté, de générosité, ou un héros qui se montre plus sombre, plus drôle ou moins
intransigeant qu'on l'imaginait... ce sont des variations de l'accord/du personnage... 



Cecilsproject 04/03/2011 20:35



Bjr,


Bravo pour cette analogie acteurs/accords je trouve ca vraiment brillant!


Par contre je crois que dans toute série parfois il y a des crossover aussi :)


J'ai appris la musique en jouant et en déchiffrant bcp de morceaux et j essaie d ajouter de nouveaux accords (à mon arc) et je voulais savoir quel role tu donnais aux accords avec basse
autre que la tonique


dans Rock with you de mIchael Jackson.... qui est en Ebm je crois


ces Ab/Bb, B/Cdiese.......


Et les sus 2, sus4 aussi c quel role ca??


Merci


cécile


 



GT 13/01/2011 02:17



SIMON : Oui, ces moyens mnémotechniques sont toujours une bonne aide en musique...


 


Ce serait pas mal de faire un article avec des exemples d'utilisations d'accords, des commentaires sur l'effet que produit tel ou tel accord, ça rendrait le concept des accords plus concret
pour les lecteurs du blog qui ne pratiquent pas la musique.


 


J'y pense depuis un moment... mais c'est toujours compliqué d'écrire ce type d'articles sans larguer tous les non-musiciens... mais j'y viendrais, par petits bouts ou dans un long article...




Simon 12/01/2011 17:13



Mon problême avec les accords parfaits mineurs et majeurs est que je les connais à leur son dans une tonalité donnée, et à la position des touches sur mon clavier, mais je n'arrive jamais à
retenir leurs noms bien trop peu évocateurs à mon goût, mis à part C et A qui sont faciles à retenir (car ils symbolisent le mode majeur pour l'un et le mineur pour l'autre).

Du coup je leur donne des surnoms comme moyen mnémotechnique lol, "E" par exemple, je l'ai surnommé "triste" car comme je l'avais dit dans l'article "la tristesse du mineur", j'ai remarqué qu'on
le trouvait souvent dans des passages tristes d'une chanson. D'ailleurs c'est le dernier accord de la fameuse "suite flamenco" qui évoque une descente.

Et puis E#, je l'ai surnommé "Best of both worlds" car cet accord relativement rare
dans la chanson populaire me fait penser à une chanson de ce titre de Robert Palmer qui le contient (on l'entend dans les 20 premières secondes):

http://www.youtube.com/watch?v=AIeHrUZvlpY

A#, je l'ai appelé "y'a pas que" car l'enchaînement A# B# se trouve dans pas mal
de tubes des années 80, dont le premier refrain de "Y'a pas que les grands qui rêvent" de Mélody:

A 1'00:

http://www.youtube.com/watch?v=SNpftoW9Bco

Ce serait pas mal de faire un article avec des exemples d'utilisations d'accords, des commentaires sur l'effet que produit tel ou tel accord, ça rendrait le concept des accords plus concret pour
les lecteurs du blog qui ne pratiquent pas la musique.





GT 08/01/2011 18:34



JX75 : C'est vrai qu'on l'écrit comme ça, souvent, mais ce n'est pas obligatoire non plus... dans le jazz, on garde en général
les majuscules, c'est plus facile pour suivre une grille avec les degrés quand on joue... et je préfère ce système, plus simple à mon goût...



JX75 08/01/2011 09:21



Juste une petite remarque les noms des degrés...


Il me semble qu’on écrit les degrés portant des accords majeurs en majuscules romaines, les degrés portant des accords mineurs ou diminués en minuscules romaines.


Du coup les accords d’une gamme majeure sont I, ii, iii, IV, V, vi, vii


Et ceux d’une gamme mineure harmonique : i, ii, III, iv, V, VI, vii (Avec la sensible non-altérée sur III pour avoir un accord parfait).



GT 03/09/2010 23:42



FRAN : Merci !


Quant au système de tensions/résolutions, on le retrouve en effet dans tous les arts, et c'est plus particulièrement là-dessus que se jouent les arts "temporels" comme la musique, la
littérature, le cinéma, où il faut maintenir l'attention du public jusqu'à la fin de l'oeuvre...


On le retrouve aussi dans la peinture ou la sculpture, mais ça se manifeste d'une autre manière, et ce n'est pas le même enjeu...


En même temps, il y a aussi des oeuvres musicales, littéraires ou cinématogrphiques modernes, expérimentales, qui ont cherché à se débarraser de ce système de tensions /
résolutions...  



fran 03/09/2010 15:55



Hahaha, ta comparaison avec les polars est splendide !!!! Merci. Je crois que beaucoup de formes d'arts se basent sur des tensions/résolutions, pas que la musique ou la littérature et le
cinéma... le but étant de passer du joli au sublime



diane cairn 27/07/2010 02:01



ça existe encore la Belgique !? fouchtra faut coire que Bart apprécie les gâteries d'Elio !



GT 27/07/2010 01:01



(en fait, j'oubliais qu'un ami m'a dit il y a quelques jours qu'il a croisé Tom qui lui a raconté qu'après un concert 2 belges sont venus lui parler de moi... mais j'imagine que là aussi, tu
ne vois pas du tout qui peuvent être ces deux belges...) 



diane cairn 26/07/2010 22:55



je ne vois pas du tout de qui tu parles. je suis même débaptisé c'est dire.



GT 26/07/2010 21:47



DIANE CAIRN : OK, merci pour le lien, c'est vrai que c'est très pratique pour "entendre" les intervalles, je le mets en
lien direct, et je l'utiliserai peut-être pour un autre article :


http://www.guitare-improvisation.com/les-bases_les-intervalles.php


 


(Sinon, je n'ai pas du tout la même coiffure que Wolfgang et Ludwig ! du moins, plus depuis... au moins 5 ans...)


(Du coup, j'imagine que tu as dû voir le Reverend Frost... que j'ai pourtant recroisé depuis 5 ans et depuis qu'il est surtout sur Paris, mais qui, bizarrement, préfère ce souvenir de moi avec
cette coupe...)


(Bref, pour en finir avec cette question essentielle, ça fait au moins 5 ans que les cheveux, je les ai courts, très courts...)  



diane cairn 26/07/2010 20:38



j'ai trouvé ça pour compléter


http://www.guitare-improvisation.com/les-bases_les-intervalles.php


paraît que t'as le même coiffeur que wolfgang et ludwig ? c'est couillu j'aime



G.T. 03/05/2010 13:23



LOU, VINCENT et ALF : Merci beaucoup... après 3 jours à batailler contre mon pc, windows, et ma connection pour que tout revienne
à la normale, ça fait vraiment très plaisir de repasser enfin sur mon blog et d'y lire ces encouragements !



alf 03/05/2010 10:17



comme toujours ça vole haut ici... mais pas trop quand même : à la bonne altitude pr les ptits planeurs dans mon genre... ;)



Vincent 01/05/2010 20:10



Vraiment génial cet article... J'adore quand tu fais de la pédagogie, parcequ'en fait de dense, moi je trouve ça relativement simple face aux clés que ça offre pour le musicien. Je savais la
plupart des choses (enfin j'avoue que tu j'ai appris des choses sur les tonalités), mais j'ai mis tellement de temps à apprendre ces choses, si quelqu'un avait pris la peine de me les expliquer,
en une demi-journée, j'aurai tellement progressé... Et je vois des musiciens (plus agés que moi souvent, ce n'est pas difficile, c'est vrai... mais là n'est pas la question, je digresse) qui,
n'ayant pas ce genre de connaissances, restent, bornés par leur ignorance, dans des schémas limités, ou en tout cas classiques et non inventifs..


 


Tout ce blabla pour dire, GT, merci ! Heureusement qu'il y a des gens comme toi qui élèvent un peu le niveau par l'apprentissage de choses simples !



lou 30/04/2010 12:03



 


Un bel article (qui ne fera pas 300 commentaires), intelligemment écrit (puisque j'ai tout compris).


 
Moi, j'ai la musique de la bible révélée.
http://musique.fnac.com/a1099196/Divers-Musique-de-la-Bible-revelee-CD-album
Ici, quelques maigres extraits (retour à la case "streaming").
http://www.musicme.com/#/Adolphe-Attia/compilations/La-Musique-De-La-Bible-Revelee-(The-Music-Of-The-Bible---Die-Musik-Der-Bibel)-0794881601523.html


 


 



G.T. 27/04/2010 21:49



CHRISTOPHE : Je prends date^^ (D'autant plus que la suite flamenco, c'était de la rigolade à côté de ça...)


DIANE CAIRN : un chti canon ?  


Ah oui, j'adore ce sketch, j'ai même hésité à le mettre en illustration de l'article... puis je me suis dit que je m'en servirai dans un autre sur les suites d'accords typiques...


(je regarderai la vidéo de l'autre lien tout à l'heure...)


 


SIMON : Tout à fait d'accord avec toi... et ça me fait penser à... Schubert... qui a composé quelques mélodies sur
"une note", qui reste la même pendant que les accords changent, et donne l'impression que la mélodie change aussi... 



diane cairn 27/04/2010 20:58



un chti canon ?


http://www.youtube.com/watch?v=zpwBSk-xWPo&feature=player_embedded



Simon 27/04/2010 15:05



Je pense également que les accords confèrent aux notes de la mélodie d'une chanson une saveur particulière. La même mélodie sur deux grilles d'accords différentes, l'effet n'est pas pareil.


Ce serait bien si un tel article pouvait être lu par beaucoup de monde car ce sont vraiment les bases de la musique tonale et ça paraît compliqué quand on est pas au parfum, c'est difficile à
expliquer, mais une fois qu'on le sait cela semble simple, voire une évidence.


A mon avis, même sans avoir eu un seul cours de musique, tout le monde intègre quand même inconsciemment le concept d'accord à 3 notes. Lorsqu'on entend une chanson qu'on connaît chantée a
capella, les notes ont pour notre oreille la saveur que leur confèrent les accords de la version "avec orchestre"."


Et si on entend une chanson inconnue chantée a capella, je pense que dans au moins une partie des cas, notre cerveau bricole une harmonie selon les combinaisons les plus évidentes, celles qu'on a
le plus entendues dans notre vie.


A 5 ans, je trouvais bizarre que dans certaines chansons que la dernière note de la mélodie ne soit pas la tonique lol (donc pas "do" ou "sol" à l'intérieur du mode majeur ou mineur de la
chanson) puisque c'était la possibilité la plus attendue. Au même âge j'avais remarqué que dans une chanson, plusieurs notes identiques pouvaient sonner différemment mais je ne savais pas encore
que c'était à cause des accords. Je parvenais néamoins à me représenter des notes identiques avec une "saveur" différente, et je croyais que si je chantais cinq fois la même note avec un accord
différent en tête à chaque fois, les 5 sons sortant de ma bouche seraient également différents et que les gens autour de moi saisiraient la nuance ! MDR


C'est comme ça d'ailleurs que l'on peut inventer soi-même une chanson sans instrument, avec juste sa voix et sa tête, sans savoir un seul mot de théorie musicale. J'ai du mal à imaginer quelqu'un
en train de créer une "pure mélodie" sans rien derrière lol.



diane cairn 27/04/2010 14:22



et ça http://portnazik.over-blog.com/article-34591089.html



diane cairn 27/04/2010 00:10



godferdoem me suis encore trompé porte dans ce lupanar


pis bon dans le blues la progression en accords a beau être basique (en mi/la/si quand même en général vu que à la guitare c'est plus simple) mais les gammes bien que pentatonique se permettent
l'introduction de notes amusantes mais bon les pentatoniques c'est bien pratiques pour faire du majeur/mineur tout en un



diane cairn 26/04/2010 23:57



ben ouiche sans le duo accord melodie je crois qu'on pourrait ranger les piano au placard et foutre les arpèges à la poubelle



Christophe 26/04/2010 21:23



Woputain ! Déjà qu'il m'a fallu 2 ans pour avaler la suite flamenco ! avec un rythme aussi effréné, je vais passer mon M2 en 2028 moi !



G.T. 26/04/2010 21:00



LANNIG : Je crois que tu sous-estimes le rôle des accords (et surtout des degrés). Dans la musique tonale, ils ont une fonction
très précise, structurelle et essentielle... La mélodie, c'est ce que tout le monde retient... mais elle est toujours dépendante des accords. Même dans le cas d'une mélodie que l'on
chanterait sans accompagnement, les notes utilisées ne sont pas là par hasard, il y a toujours les degrés des accords (dans ce cas, implicites...)  Les accords ne sont pas une
"sauce", ils ne sont pas là pour "ajouter" quelque chose d'un peu superflu, ils sont au contraire la "charpente", les fondations sans lesquelles la musique tonale occidentale ne tient plus
debout... Même une mélodie seule sous-entend des degrés, elle partira en général du premier degré pour aller vers le IV ou le V, et revenir vers le I... Si tu chantes Do mi fa
sol... ta mélodie se base sur l'accord de Do (dont les notes sont do mi sol) (après, ça dépend du rythme, de la durée, de la place des notes... si les notes do et
mi commencent avant la mesure, et qu'après "fa sol" tu as, par exemple, la fa do, on peut penser que tu as un accord de Do avant la mesure, qui est là pour te mener à l'accord de Fa...
et tout ça alors que personne n'accompagne la mélodie...) lorsqu'on travaille l'harmonie, on prend souvent des mélodies seules pour voir quels accords elles impliquent...  



lannig 26/04/2010 19:51



Très intéressant GT.


Mais l'analogie accords - personnages ne me semble pas pertinente. Les accords sont à la musique ce que la sauce est à la cuisine. Ils ne sont là que pour accompagner: tu leur donnes, à mon avis,
trop d'importance.


Non, décidément, les vrais personnages, en musique, sont illustrés par la mélodie.


Exemple: Le faux sourd-muet Bernardo dans la série Zorro. La petite ritournelle nous avertit immanquablement de son apparition à l'écran. Et les exemples abondent (opéras, musiques de films,
séries etc). Mais tu es plus calé que moi, tu écriras sûrement quelque chose là-dessus, un de ces prochains jours...


 



G.T. 26/04/2010 12:30



DIANE CAIRN : Là, je n'ai pas de bouquin en tête sur le sujet... si ce n'est le très généraliste, mais assez complet "Guide de la
Théorie de la Musique" chez Fayard... qui ne se limite pas qu'à la théorie de la musique tonale occidentale...



diane cairn 26/04/2010 10:28



oh, bon tant pis mais si tu as un bouquin ou un site à recommander la dessus je suis pour.


bon ben ça rejoint donc mes déductions sur les modes dans les commentaires d'un de tes précédents articles.


pis on commence comme ça et on finit à l'electronica/noise/indus parcequ'on veut sortir du carcan de ces notes



G.T. 26/04/2010 02:50



THOM : :-)


(ça ira pour cette fois, mais tu ne t'en tireras pas toujours aussi facilement... dès que tu auras de nouveau du temps, je me lancerai dans un article sur les modes grecs
anciens^^)  



Thom 25/04/2010 18:58



Vous comptiez passer un dimanche peinard à surfer sur le net pour vous vider la tête ?


 


Pas du tout ! Je bossais, ce dimanche ! C'est te dire si le moment est mal choisi pour me gaver les portugaises avec les gammes et les tonalités :-)



G.T. 25/04/2010 15:26



SUNALEE : Oui, tant qu'à se creuser la tête, autant le faire sur son temps de travail :-)


DIANE CAIRN : Les 1/4 de tons indiens (sans parler des 1/8° de ton), on va attendre un peu, déjà que ton et 1/2 tons ne sont pas
évidents à comprendre pour des néophytes...  


GREG : Je voulais au départ faire le truc le plus simple possible, mais bon, dès qu'on rentre dans la théorie, c'est
quasi-impossible... et c'est pourquoi l'article est devenu si "dense", à l'insu de mon plein gré^^ et le truc des enquêtes policières, je pense en effet que ça peut "parler" asseez facilement à
des élèves... 


 



Greg 25/04/2010 11:58



Bravo !!


j'ai tout compris !


Bon, pas drôle, j'm'y connais un peu...mais pour les novices, je trouve ça pas mal fait, même si un peu dense parfois. Mais alors, le série policière, bien vu !!


J'va en parler à mes élèves...


A+


Greg



diane cairn 25/04/2010 11:22



allez je suis chaud bouillant pour les modes et accordages dans les quarts de ton indien ;) et l'accordage des ensembles de gamelan !



Sunalee 25/04/2010 11:02



article que je lirai donc lundi !!!