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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 22:22

        Imaginez un ado boutonneux de bonne famille, premier de la classe, fana de Tolkien et d'héroïc-fantasy, qui enfilerait un perfecto sur sa jolie chemise repassée le matin même par sa maman et tenterait de s'intégrer dans une bande de "mauvais garçons"... Métaphore légèrement provocatrice, je l'admets (désolé, Thom et Fab, j'en remets une couche), mais le rock progressif, faut avouer que beaucoup le jugent comme les "mauvais garçons" jugent cet ado boutonneux qui voudrait faire partie de leur bande. 

 

Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, mais plutôt le mot "rock".

Quoique.. le mot progressif pose aussi problème, car la plupart de ces groupes, qui revendiquent des influences plus "complexes" que le rock, ne s'intéressent que peu à la musique classique contemporaine, mais à celles des XVII°, XVIII° et XIX° siècles. Et encore, ils la simplifient au maximum. Rien de la complexité harmonique de Chopin, Liszt ou Wagner (qui eux, en plus, étaient de grands novateurs), et rien de la complexité et de la subtilité d'orchestration du classique (sans compter que les violons, cuivres et bois sont remplacés généralement dans le rock prog par de très vilaines imitations aux synthés). En fait, le rock prog, c'est un peu "le classique pour les nuls". Un des groupes pionniers du genre, Emerson, Lake & Palmer, illustre parfaitement mes propos sur cette vidéo.

 

Le comble du rock progressif, c'est d'avoir l'ambition de réhausser le rock, de se targuer de véritables prétentions artistiques... et d'être un des genres les plus méprisés des esthètes. Pourquoi ? Parce que ce genre, comme l'ado de la métaphore par laquelle j'ai débuté cet article, est en décalage avec le milieu qu'il souhaite intégrer. Le décalage, en soi, n'est pas un défaut dans le rock, s'il y a du second degré, de la dérision (ce qui est par exemple la cas de Zappa). Mais la plupart des tenants du rock progressif se prennent tellement au sérieux qu'ils en deviennent grotesques. Car ils transposent dans le rock des "critères de qualités" (richesse harmonique, complexité, technique, virtuosité, grandiloquence) qui ne lui sont pas propres. Contrairement à l'intensité, l'urgence, l'inventivité, l'affect, le style, la spontanéité, la hargne (et, soyons francs, l'attitude). Cela ne signifie pas que la complexité et la virtuosité n'ont rien à faire dans le rock, mais simplement qu'elles ne sont pas essentielles pour faire un bon disque... et sont même particulièrement casse-gueule. Car si elles donnent l'impression de primer sur le reste, cela sonnera déplacé, voire kitsch. Ce n'est pas le cas dans le jazz et le classique (la complexité y est une condition nécessaire, mais pas suffisante), où l'on dira seulement que l'artiste a manqué d'inspiration.

Scott Walker et Radiohead composent actuellement des musiques complexes... mais ne sont pas rejetés par les "anti rock-prog primaires". Parce que l'un est d'une radicalité, d'une originalité et d'une noirceur incomparables, et les autres ne s'étalent pas dans une quelconque virtuosité instrumentale, ne pompent pas des plans éculés, mais inventent constamment (timbres, mélodies, travail sur le son) en donnant l'impression d'écorchés vifs toujours sur le fil du rasoir. Mais eux ne peuvent véritablement être catalogués comme des artistes de "rock progressif".  

Une des plus belles claques de l'histoire du rock, c'est le rock progressif qui l'a prise il y a 30 ans, par les punks et surtout par le Nevermind the Bollocks des Sex Pistols. Qui a prouvé que de très mauvais musiciens, jouant une musique primaire, simple et sans fioritures pouvaient être bien plus passionnants que des virtuoses s'épanchant dans d'interminables solos. Nevermind the Bollocks est un incontournable, un disque que les plus exigeants amateurs de rock placent tous (ou presque) dans leur liste d'albums indispensables, alors que les disques de rock progressif y sont... peu fréquents.

Mais plus que la complexité et la technique, je pense que le plus gros défaut du rock (et métal) progressif est la boursouflure, le pompeux, le lyrisme naïf. Qui donnent l'impression de lire un mauvais livre d'héroïc-fantasy hyper-manichéen (pléonasme, voire double-pléonasme...). C'est particulièrement évident dans le métal progressif, ou symphonique, voir ce clip des ridicules Rhapsody pour s'en convaincre. Le rock peut prendre de nombreuses formes : violent, subtil, sombre, léger, torturé, désinvolte, passionné, basique, intelligent... mais le kitsch "pompier", c'est pas défendable.   

Faut-il rejeter en bloc le rock progressif ? Non, bien entendu. Il y en a qui arrivent à se sortir de "handicaps" et à les modeler pour en faire de grandes choses. Comme le spécifiait Fab, chez Thom, le rock progressif a plusieurs visages... j'excluerai le rock planant, catégorie à part, et genre qu'on ne peut accuser de se vautrer dans le déballage technique, et le krautrock (rock progressif alemand), qui a donné de très bons groupes, influents et respectés qui intégraient des élements de musiques contemporaines (Can, Neu, Faust...)

   

Pour finir sur une note "positive", les groupes de rock "progressif" passionnants et au-dessus du lot sont donc (à mon avis) :

Pink Floyd : parce qu'ils ont toujours privilégié les atmosphères à la virtuosité (d'ailleurs, ils seraient à caser plutôt dans la catégorie "planant"), et parce qu'ils expérimentaient plus qu'ils ne lorgnaient du côté du classique. Bien entendu, je parle du Pink Floyd des années 60-70, pas celui qui se perd depuis le départ de Waters dans une sorte de bouillie "new age" insipide et inoffensive.

King Crimson : leur premier album a fait date dans l'histoire du rock, et ils sont eux aussi inspirés des musiques savantes "actuelles".

Van der Graaf Generator : car le lyrisme de Peter Hammill est excessivement tourmenté et nihilste. 

Gong : Eux, contrairement à beaucoup, savaient manier l'humour et le second degré, dans une veine très "british". Ils étaient très loin du "lyrisme pompeux".

Magma : des français étonnants, menés par le batteur Christian Vander, dont la musique est d'une intensité et d'une puissance incantatoire assez phénoménales. Cette vidéo l'illustre à merveille.

Soft Machine : qui se sont inspirés du jazz de l'époque plus que du classique "ancien", et Robert Wyatt en solo, avec son sublime album "Rock Bottom", a su faire preuve d'une subtilité, d'une finesse d'écriture qui touchent au génie. Un orfèvre, loin, lui aussi, des musiciens incontinents (pour ne pas dire "branleurs de manches") incapables de nuances.

Et, actuellement, The Mars Volta, qui tombent de temps en temps dans un certain pompiérisme, mais ont une énergie assez jubilatoire (2 chroniques d'albums de The Mars Volta chez Systool)

En guise de comparaison :

Un solo de Rick Wakeman (Yes). On a l'impression d'avoir affaire à un vendeur de synthés qui fait de la "démonstration" pour présenter tout ce qu'on peut faire avec l'instrument... (si encore il le faisait avec humour) il enfile des tas de plans ou thèmes classiques, rock, chansons (même une sirène de pompier à la fin !), c'est surchargé, mais il manque l'essentiel : le feeling, la musicalité et le style :

 

 

Et, pour se remettre de l'horreur ci-dessus, un de mes morceaux favoris, un des morceaux que j'ai le plus écouté et aimé... l'hypnotique, sombre et fascinant Set The Control for the heart of the Sun de Pink Floyd. Pas de virtuosité gratuite ni de lyrisme naïf, tout est dans l'atmosphère (avec un envoûtant et remarquable crescendo au milieu) :

 

 

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Published by G.T. - dans Divers
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commentaires

Prout 20/08/2017 14:48

Quand on s'y connait en Musique, le prog n'a aucun intérêt ; et quand on s'y connait pas, il peut en avoir mais encore faut il être capable de le trouver... un courant à sens unique, un aller simple ascensionnel qui sur moi, a fonctionné. Grace à Bruford, Vander, Zappa etc, je n'écoute plus du tout de rock et je m'en félicite.

dementhel 20/06/2016 21:27

Le prog est loin de se cantonner à ce que vous citez. Essayez d'analyser une grille de Hatfield and the north, de Happy the man ou de gentle giant.

Moi j'aime pas les titres juste faits pour passer en radio avec trois accords ou une nana à moitié à poil pour vendre.

Tarkus 04/09/2014 14:26


on tombe très vite dans le ridicule ce qui, de mon point de vue, arrive bien trop souvent dans le prog comme dans le metal...


Là, ce n'est plus qu'une affaire de "goût"... car de la recherche et de la profondeur, il y en a bel et bien, mais tu n'y es pas sensible. Pour ma part, je ne pense pas qu'on puisse
considérer le "Supper's ready" de Genesis qui couvre la seconde face de Foxtrot comme un exemple de ridicule... c'est bourré d'émotion, plein de vie et de couleurs, une vraie oeuvre d'art avec un
beau travail d'auteur compositeur....

Code promo sfr 16/08/2014 22:58


j'aime beaucoup cette style music bonne continuation


Code promo bouygues , Code promo sosh , Code promo sfr

GT 11/08/2014 18:44


TARKUS : Dans l'absolu, je n'ai absolument rien conrte la "prétention" des artistes, il faut juste - et c'est là le plus
compliqué - qu'ils aient les moyens de cette prétention. Quand Beethoven dit, par exemple à un prince et mécène "des princes, il y en a eu et il y en aura encore des milliers, mais il n'y a qu'un
Beethoven", c'est très prétentieux... mais c'est vrai. Un génie conscient de son génie, ça peut être très agaçant, voire horriblement agaçant pour l'entourage, mais bon, les faits lui
donnent raison... La prétention ne me dérange pas plus que l'ambition, bien au contraire, je suis en génral bien plus sensible aux oeuvres ambitieuses qu'aux petites chansons intimistes...
Mais il faut avoir les moyens de sa prétention et son ambition, sinon, on tombe très vite dans le ridicule ce qui, de mon point de vue, arrive bien trop souvent dans le prog comme
dans le metal...

tarkus 02/08/2014 16:41


le milieu classique a toujours été assez indifférent au prog.


La vérité est que le milieu du classique, dans 99% des cas, ne CONNAÎt PAS LE ROCK PROGRESSIF, ils connaissent tout au plus Pink Floyd pour les plus aventureux d'entre eux... Le milieu classique;
comme tu le dis, est généralement fermé et indifférent à tout ce qui n'est pas classique ou... souvent, le jazz... En dehors de ceux-là, majoritaires, les quelques autres qui proviennent de ce
milieu et qui s'intéressent un peu au rock en général ne connaissent que les grosses célébrités, et a fortiori, n'ont jamais entendu parler de "rock progressif" dans leur vie.. je le sais par
expérience, j'en ai cotoyé plein...


Déjà que même dans les fans de rock, peu nombreux sont ceux qui connaissent le rock progressif (il s'agit d'un vieux style qui date de 40 ans...)...


alors je ne suis pas sûr que tu aies raison quand tu soulignes cette idée.


Maintenant, si tu veux te faire une opinion plus éclairée et avisée sur le rock progressif, je te conseille à 100% la lecture du livre de Aymeric Leroy "Rock progressif" sorti chez le Mot et le
Reste, excellent ouvrage absolument pas complaisant et dont la principale qualité, selon moi, réside dans la pertinence dont l'auteur analyse le phénomène socio-culturel du prog, et son
message... car il y en a un. Et tu verras peut-être mieux ce que je voulais dire par "abolition des antagonismes".... 


une dernière chose concernant le côté "prétentieux": il me semble que dans le jazz ce défaut est aussi très fréquent, le snobisme et le mépris des autres musiques, la connotation sociale...etc...
et cela existe aussi dans le classique malheureusement, alors on peut bien s'imaginer que dans le rock, qui s'est intellectualisé ou sophistiqué durant la deuxième moitié des années 60, un tel
phénomène apparaisse aussi, et pas seulement dans le prog d'ailleurs.... la grosse tête est une chose fréquente chez plein de rockers "subversifs", et il ne s'agit pas toujours de simple
provocation ou de second degré.... l'ego est là aussi.


 

G.T. 03/09/2012 00:22


Merde, j'ai loupé pas mal de commentaires ici... pour répondre rapidement à TARKUS, sur un point qui m'a fait bondir...


"Je veux dire que ce que le prog a de plus révolutionnaire, c'est qu'il a aboli dans sa musique l'existence des classes sociales..."


Euh.. non, et ça a déjà été fait avant, il y a de nombreux exemples... notamment le jazz. Qui, à une période, pouvait être autant apprécié par des noirs très pauvres que par une certaine élite
(américaine et européenne). Et le prog n'a jamais vraiment réuni amateurs de rock et de classique, le milieu classique a toujours été assez indifférent au prog.

Christophe aka Mario C 01/09/2012 18:53


Bon allez zou, je vais relire le Silmarilion avec un bon Genesis !

tarkus 10/12/2011 15:48


le problème du prog (enfin, du prog sur lequel je tape, celui d'une lignée Yes-Genesis, pas Pink Floyd-Soft Machine-Magma) est qu'il reste toujours trop maîtrisé, trop lisse, trop
produit, sans la dangerosité, la folie, l'excès des Hendrix-Morrison-Joplin... c'est une musique de premiers de la classe, qui cherchent à bien faire, plus qu'une musique de fous, de
rebelles, de camés, de marginaux, de provocateurs, de sales gosses comme l'a été celle qui a fait du rock la musique subversive de la contre-culture...


  Toute notre différence est là en effet, toi tu veux que ça soit "subversif", "provocateur", "sulfureux"... alors que moi je cherche à tout prix à que ça ne soit pas provocateur ou
subversif, ce n'est pas le rôle de la musique, à mon avis.


On a l'impression avec toi qu'il y a toujours un combat à mener, mais sache qu'il y a des gens qui créent et s'en foute de la politique, des idéologies, de l'engagement, et de cette hallucination
qu'est le "réalisme" (la bonne conscience des salauds)


Pour moi, la musique s'aborde de la même manière qu'un enfant: rien que des notes, des mélodies, des rythmes...


tu dis que Yes cherchaient à bien faire: c'est précisément cela que je recherche dans ma musique, et je pense qu'un musicien ne devrait faire autrement, car ce n'est pas incompatible avec
l'inventivité, la création. On dirait que pour toi, la création n'est le fruit que du subversif.... ce que tu appelles lisse, moi je l'appelle "beau" ou "bien conçu"... mais ce ne sont que des
considérations de formes, extérieures au fond, et je trouve ça dommage que tu ne voies dans Yes et Genesis que de la "facture", et non un fond créatif.


Tu sais, parfois, une belle mélodie suffit, pas besoin de créer un genre nouveau révolutionnaire de musique, au risque en plus que ça soit inaudible ou fort emmerdant à écouter, comme le sont
parfois des "nouveautés" encensées par la critique...


Pour moi, Bowie ne fait pas partie de la contre-culture, il en est la réaction contre... en tout cas à partir de Ziggy... Toi tu vois les aspects les plus "rock" et les plus provocateurs de la
contre-culture....


et puis je disais que le prog était une évolution à partir de la contre culture anglaise, c'est un phénomène anglais et européen, continental (d'où l'intérêt porté au classique) et non américain:
rien à voir avec le côté politisé ou anti-establishment du mouvement hippie plus radical de San Francisco...(ton exemple d'Easy Rider, c'est très rock'n'roll, mais la contre-culture n'a pas qu'un
versant rock)


Ce que je vois dans le prog, c'est le reflet avant tout d'une volonté d'abolir les antagonismes traditionnels de notre socio-culture véhiculés par l'intelligentsia ou certains poncifs
idéologiques... et même notre inconscient collectif..


les antagonisme comme le rock et le classique, la culture du bourgeois et celle du prolétaire, le jean/cuir et le costard cravate, la culture populaire et des ambitions plus savantes (philo,
mysticisme, littérature...), imaginaire/féérique et regard plus réaliste, et plein d'autres couples "d'opposés" à partir desquels se construisent mal beaucoup de gens pour ensuite formuler leurs
jugements et leurs positions (toujours les mêmes du coup...)


Je veux dire que ce que le prog a de plus révolutionnaire, c'est qu'il a aboli dans sa musique l'existence des classes sociales... et bien sûr, ça n'a pas plus à beaucoup de monde, les gens sont
tellement empoisonnés par la politique, qu'ils passent à côté de l'humain pour donner la priorité à leurs idées qu'ils croient plus importantes... il y aura toujours des guerres à cause de cela.


Les Hippies ont été les premiers à vouloir abolir ces barrières.. et en ça, le prog contient la marque indélébile de cet "état d'esprit"...


ça te paraît peut -être idéaliste et utopique, peut-être que ça l'est, mais c'est un fait...

Grey and Pink Rulezzz 05/12/2011 16:05


Bon G.T. tu réponds maintenant, ou on envahit ta maison!


 


Non mais on a pas idée d'écrire des articles de fond intéressants sur la SACEM alors que ça fait 3 fois (trois!) qu'on te demande ce que tu penses de Caravan!


Et le service après vente-bloguien, hein?

Pietro 05/12/2011 00:29


Je réitère ma question. Ton avis sur Caravan?

Pietro 01/12/2011 23:52


Je partage l'avis de Crafty. Sinon, Caravan est-il un oubli volontaire dans la liste de ceux que tu sauves?

Crafty 29/11/2011 10:12


@GT : je suis étonné que tu connaisses pas Comus (non pas que ça passe sur toutes les radios de France, loin de là, mais y a eu une petite hype y a pas si longtemps...). Du coup
je te le conseille vivement (très franchement c'est très éloigné de ce qu'on entend traditionnellement pas rock prog) car First Utterance est quand même assez unique en son genre.


 


Et promis, c'est trèèèèèèèèèès éloigné d'un E.L.P. esthétiquement parlant (je sais pas comment "vendre" un album, mais je sais au moins comment ne pas faire fuir le chaland).


 


 

Christophe aka Mario C 28/11/2011 20:35


"je n'imagine pas les deux motards d'Easy Rider écouter du Yes ou du Genesis^^"


 


Tu as vu l'arrivée d'Hervé Morin en mobylette sous le Pont de Normandie toi !

Pietro 28/11/2011 20:02


J'ai aussi découvert récemment Caravan. Eux aussi ont mis du jazz dans leur musique. Pour moi toute l'école de Canterbury est intéressante.

G.T. 28/11/2011 12:54


TARKUS : Tu m'excuseras de ne pas avoir répondu plus tôt, mais je sature sur le sujet, au bout de 765 commentaires, pour un
article qui date d'il y a plus de 3 ans, j'ai l'impression de radoter... dommage que tu ne sois pas tombé plus tôt sur cet article, ça aurait permis un débat plus intéressant qu'avec certains
autres détracteurs, et j'aurais été plus motivé pour développer...


Alors, rapidement, on ne doit pas avoir la même conception de ce qu'a été la contre-culture 60's... je n'imagine pas les deux motards d'Easy Rider écouter du Yes ou du Genesis^^ Le prog n'a pas
cette odeur de soufre qu'on trouvait chez les Doors, il ne provoque pas les valeurs puritaines par une sexualisation outrancière ou subversive comme le faisait le rock des 60's, avec
des Jagger, Morrison, Led Zep, ou l'androgynie "scandaleuse" d'un Bowie début 70's, il ne révolutionne pas la musique comme l'ont fait les Beatles, il n'est pas la voix des défavorisés, des
marginaux, du "petit peuple" comme l'étaient Dylan ou Johnny Cash, il n'a pas l'incandescence d'un Hendrix, n'a pas cette recherche de transe... Close to the Edge, disait l'autre,
mais le problème du prog (enfin, du prog sur lequel je tape, celui d'une lignée Yes-Genesis, pas Pink Floyd-Soft Machine-Magma) est qu'il reste toujours trop maîtrisé, trop lisse, trop
produit, sans la dangerosité, la folie, l'excès des Hendrix-Morrison-Joplin... c'est une musique de premiers de la classe, qui cherchent à bien faire, plus qu'une musique de fous, de
rebelles, de camés, de marginaux, de provocateurs, de sales gosses comme l'a été celle qui a fait du rock la musique subversive de la contre-culture...


 


PIETRO : Gentle Giant ? Je crains que CRAFTY ait raison...
Quant à Comus, connais pas...


DR. F : Didier Marouani ? A côté, JM Jarre est un génie ^^


CHRISTOPHE : 'xcellent^^

Christophe aka Mario C 27/11/2011 21:56


Sérieux, c'est plus du rock progressif ça...


 


Remarquez, cet après-midi, j'ai posé sur ma platine un des nombreux vinyles de space que j'ai acheté (Tangerine, Schultze, etc.), et il y avait un Rick Wakeman (The myths and
legends of King Arthur etc.).


 


J'ai arrêté cette méga merde au bout d'une minute à peine.


 


Infect.


 


(quand je pense qu'à l'époque j'adorais Yes, avec le même Wakeman aux synthés (enfin pas en 75, je crois que c'était Morali qui jouait sur Relayer, non ? (comme si quelqu'un allait me
répondre, nan mais je rêve (si quelqu'un ose, après ça, remettre en question ma légitimité quand je m'attaque aux boursoufflures du prog, franchement ! (bon allez, je ferme toutes ces parenthèses
qui nous éloignent de Didier Marouani))))))))). 

dr frankNfurter 27/11/2011 18:37


Ouais!!!! Youhou!!!! 


et de Space Opera!!!

dr frankNfurter 27/11/2011 18:30


Ouais!!!! Youhou!!!! 

Christophe aka Mario C 27/11/2011 18:12


Tu veux dire le responsable de la musique de ça ?

dr frankNfurter 27/11/2011 16:18


En mode Pietro bis repetita: Hop, je fais remonter le sujet!


Et GT, et Didier Marouani, t'en penses quoi?

Christophe aka Mario C 27/11/2011 11:59


Tool du metal prog ?


 


ah merde, je ne savais pas que j'aimais le metal prog, la teuhon ! ^^

Crafty 27/11/2011 11:58


@Christophe : ouais, mais le metal prog moi-même j'y arrive pas, alors je peux rien dire à GT pour le coup. Enfin, tout dépend de ce qu'on y met dedans, les metal progueux ont tendance à englober
plein d'excellents groupes (Tool, Agalloch par exemple).

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:19


In con tournable


 


"Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, c'est le mot "triple album live""

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:18


Cholestérol en DefCon 1


 


"Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, c'est que progressif a été confondu avec
engraissé"

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:16


Méprise


 


"Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, c'est que des gens croient qu'il y a une moindre progrès
dans le délayage de l'énergie primale du rock en ce gloubiboulga prétentieux"

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:13


Rencontre du 3e type


 


"Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, c'est les guests de Rick Wakeman"

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:12


Conséquences dramatiques


 


"Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, ce sont les fans"

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:11


Blocage de niveau A


 


"Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, c'est le synthé."

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:09


Déjà ?


 


eh ui.

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:09


L'habit ne fait pas le moine


 


"Dans rock agressif, c'est pas le mot "agressif" qui pose problème, mais plutôt que les Sex Pistols croyaient faire du
rock."

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:06


Dégradation du AAAAA


 


"Dans rock dégressif, c'est pas le mot "dégressif" qui pose problème, mais plutôt que Genesis continue à sortir des albums alors
que le 5e membre est parti."

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:05


Assumer ses turpitudes


 


"Dans rock regressif, c'est pas le mot "regressif" qui pose problème, mais plutôt notre plaisir à danser comme des bourricots
hilares sur Beds are burning"."


 

Christophe aka Mario C 26/11/2011 18:02


Paradoxe


 


"Dans rock progressif, c'est pas le mot "progressif" qui pose problème, mais plutôt le mot "rock"."


 


C'est vrai que les Rolling Stones ce n'est pas du rock progressif vu que ce qu'ils font est de plus en plus nul.

Christophe aka Mario C 26/11/2011 12:18


Et encore Crafty, tu ne cites pas le metal prog, chéri parmi les chéris des têtes de Turc de Gitou.

Crafty 26/11/2011 11:32


Je sais bien tout ça (quand je parlais de groupe pop 80s à synthé, je ne parlais pas de GG). Mais je pense quand même que GT ne les tient pas en haute estime. je me trompe peut-être mais y a deux
trucs sur lesquels faut pas chercher avec GT : le metal et le rock prog. Par défaut ils ont un peu le même traitement ici.

tarkus 26/11/2011 11:05


Par contre, en dépit d'une certaine affection que j'ai pour Gentle Giant (le côté un peu naïf de leur musique m'interpelle), je pense que GT va les sabrer comme un groupe de pop 80s à
synthés, si ce n'est pas déjà fait (oui j'ai pas lu toutes les pages de commentaires).


pas possible, Gentle Giant se sont séparé pile en 1980. C'est un des meilleurs groupes des années 70, un des secrets des 70's les mieux gardés... groupes hors du commun pour l'époque, ils marient
tous les styles, du médiéval jusqu'au jazz, au rock et le folk, sans parler de l'art du contrepoint et la rythmique asymétrique complexe, et les harmonies vocales inouïes.

dr frankNfurter 26/11/2011 10:59


En mode Pietro: dites monsieur GT, et Didier Marouani, vous le sauvez?

Christophe aka Mario C 25/11/2011 19:10


Touche pas à la pensée quant ton QI ne dépasse pas ta température anale


 


"Mais, franchement, en toute honnêteté, GT, crois tu qu'il eût été indispensable de fournir un tel luxe de détails dans
la phrase en question qui t'a fait tant bondir, surtout pour dire ce que j'avais à dire....?"


 


Le luxe n'a pas besoin que tu le mêles à GT, merci. Arrêtez de galvaudez ce terme, bande de sale fils de pute de
commentateurs décérébrés de blog ignares.

Christophe aka Mario C 25/11/2011 19:06


Recadrage sentencieux


 


"Il faut savoir que ce phénomène de distanciation n'est vraiment apparu que dans les années 74-75, à partir du moment où,
devenant très célèbres, les fers de lance du prog qu'étaient Yes, Pink Floyd, ELP (pas encore Genesis à ce moment-là, ils sont devenus un méga-groupe qu'après le départ de Gabriel, vers 76)
devaient, pour répondre à ce succès, se produire dans des stades et autres lieux où règne l'anonymat complet."


 


Peter Gabriel n'a pas besoin que vous le mêliez à cela, merci. Arrêtez de galvauder son nom, cloportes analphabètes.

Christophe aka Mario C 25/11/2011 19:04


Le domaine des dieux


 


"je trouve que leur musique ne se vautre pas dans la démonstration technique mais je ne les ai pas écouté avec
attention"


 


La musique n'a pas besoin d'être mêlée à ça. Ne galvaudez pas ce terme béotiens putrides.

Christophe aka Mario C 25/11/2011 19:02


Dictionnaire critique de taxinomie musicale


 


 


"le rock progressif a servi de moyen pour certains à se persuader qu'ils pouvaient faire du rock"


 


 


Le rock progressif n'a pas besoin d'être mêlé à cela. Cessez de galvauder ce terme crétins incultes.

Christophe aka Mario C 25/11/2011 18:58


Presses Universitaires d'Aix-en-Provence


 


"Quoiqu'on puisse penser du prog et du punk, c'est ce que l'histoire en retient"


 


L'histoire n'a pas besoin d'être mêmée à cela. Cessez de galvauder ce terme tas d'ignares.

Christophe aka Mario C 25/11/2011 18:55


une bien belle espèce de connard, du plus pur filon


 


"La philosophie n'a pas besoin que tu la mêle à cela, merci. Arrête de galvauder le terme." dit Vincent à
Tarkus.


 


Des fois, je rêve que tu n'aies pas été inventé.

Pietro 25/11/2011 13:49


Hop, je fais remonter le sujet.

Crafty 24/11/2011 15:21


Jamais réussi à caser (étiqueter, labelliser) Comus dans du rock prog. Ils faisaient un truc qui différait tellement des canons du genre, cet espèce de freak folk déchaîné, calme... schizophrène.


 


Par contre, en dépit d'une certaine affection que j'ai pour Gentle Giant (le côté un peu naïf de leur musique m'interpelle), je pense que GT va les sabrer comme un groupe de pop 80s à synthés, si
ce n'est pas déjà fait (oui j'ai pas lu toutes les pages de commentaires).

Pietro 24/11/2011 13:41


Est-ce que tu sauves Gentle Giant et Comus?

Pietro 21/11/2011 20:51


Je viens de faire la découverte de deux groupe de prog. Il s'agit de Gentle Giant et de Comus. Chez ce dernier, il y a, je trouve, un côté folk ainsi que des similitudes avec Amon duul
II et Jethro tull. J'aime beaucoup.  


Quant à Gentle Giant, je trouve que leur musique ne se vautre pas dans la démonstration technique mais je ne les ai pas écouté avec attention.


Alors, respectables ce deux groupes?

tarkus 14/11/2011 15:27



Quoiqu'on puisse penser du prog et du punk, c'est ce que l'histoire en retient...


Ce genre d'argument qui place la vérité à la seule lumière de l'histoire m'a toujours profondément gêné, car l'histoire n'est qu'une science interprétative qui n'est pas sans imprégnation
idéologique. Elle contient certes quelques éléments de vérités, mais le tableau est souvent incomplet, des faits importants gardés sous le silence, et l'intelligentsia n'en garde d'ailleurs que
ce qui met de l'eau dans son moulin... il faut être plus objectif et élargir l'analyse plus en profondeur à mon avis, la place du rock prog et du punk dans notre culture actuelle ne peut si
aisément se résumer à ce que certains en retiennent ..  C'est d'ailleurs ce que j'aime chez Leroy, son livre n'est pas du tout complaisant, il fait la part des choses, il se montre tout
autant défenseur sur certains points qu'impitoyable sur d'autres, et c'est ce qui rend son livre intéressant. Car pour un fan de prog, quel intérêt y a t'il de lire un livre où il lira à toutes
les pages "c'est génial"!!.....


Sinon, concernant le "seulement ds violons et trompettes", je vois pas trop le problème, c'est juste, et tu peux le comprendre, que cette phrase a fait bondir le passionné de classique
que je suis...  


Pas de problème, je t'avoue que ma réponse était un peu provocatrice aussi... Y'a pas de mal...C'est de bonne guerre comme on dit....



tarkus 12/11/2011 14:41



C'est très intéressant - et bien dit - ce que tu écris sur le collectif,


Merci. Je dois avouer que l'essentiel de cette idée est à attribuer à son auteur originel Aymeric Leroy, qui a écrit le meilleur ouvrage sur le progressif en français. Comme je partage à 100% cet
avis, je me suis permis de le donner comme s'il s'agissait de mon point de vue, car avant de lire Leroy, j'avais déjà perçu intuitivement cet état d'esprit "collectif" du prog... j'en avais
toujours été intimement convaincu, mais ne pouvant à ce moment là mettre cette idée en mots...


mais ce n'est vraiment pas ce qui ressort du prog, ce n'est pas la réception qui a été la sienne...


En effet, tout du moins dès 1975-76, car avant cette date, le prog faisait dans les ventes et pour la plupart des critiques l'objet d'un accueil majoritairement favorable, surtout pour le public,
ce qui prouve GT que le prog a répondu très pertinemment aux attentes du public de son temps, ça tu ne le dis pas assez (toi qui accorde foi en l'histoire avant tout)...


Ce sont les critiques surtout qui s'étaient montrés défavorables (dès 74) le plus tôt à l'égard du prog, il y a d'ailleurs une super phrase d'un auteur anglais: "The critics hated it, the public
loved it"


mais ce n'est pas dû aux qualités intrinsèques du prog qui était le reflet de la contre culture hippie de la fin des sixties, c'est plus dû au fait que la société telle qu'elle avait évolué,
surtout à partir de la crise de 73, était de moins en moins réceptive et adaptée aux idéaux véhiculés par la contre culture, et par le prog qui en était son corollaire post-psychédélique le plus
tardif, qui semblait tout à coup "désuet" et "en décalage" avec les préoccupations sociales des jeunes de cette époque....


preuve en est qu'une des critiques les plus fréquentes du prog dans le milieu rock, c'est sa virtuosité trop systématique...


oui, mais j'insiste sur ce point que cette virtuosité était d'essence collective, ça tu ne peux pas le nier, c'est un fait, même si toi personnellement tu ne le ressens pas dans le prog,
c'est un fait indéniable: après je ne dis pas que ce mode de fonctionnement était infaillible, tout mode a ses défauts ou ses limites, et faire mettre d'accord 5 fortes personnalités
comme étaient les membres de Yes, Genesis ou les 3 d' ELP n'étaient certes pas simple, ce fonctionnement "pseudo-démocratique" (pour reprendre les termes mêmes de Peter Gabriel) reposait certes
sur des bases fragiles... Mais c'était le principe directeur de leur façon de créer: à l'appui,il y a tous les documents écrits et audio visuels sur ces groupes où les membres mêmes exposent la
façon dont ils travaillaient. Chacun ramenait des idées, tout le monde composait, même s'il y avait toujours plus ou moins un leader principal dans le groupe. Ils passaient du coup un temps fou
pour l'élaboration de leurs morceaux, et faisaient de multiples essais de combinaisons de "bouts divers" avant d'opter pour la forme définitive du morceau.


Yes étaient même assez radicaux dans leur démarche de quête d'une musique inédite: pour atteindre leur objectif, les membres principaux de Yes n'ont pas hésité à virer par deux fois 2 des
premiers membres pour en recruter un qu'ils jugeaient meilleur ou plus à même de répondre favorablement à leurs objectifs artistiques. ça ne rigolait pas: mais à l'époque, selon les
dires mêmes du chanteur de Yes, la musique était à leurs yeux plus importante que l'individu qui la jouait, toujours cette idée de préséance du collectif sur l'individuel... tous les anciens
membres de ces groupes s'accordent sur ce point, même s'ils peuvent se montrer critiques à l'égard de ce système, comme Bill Bruford par exemple.


cette distance mise entre le musicien qui étale une grande technique, et le public qui "contemple", qui "admire". 


Il y a du vrai là-dedans. Même s'il y a une grande technique, le meilleur public de prog est celui qui "écoute", et non qui "contemple", ou alors, il doit contempler
"intérieurement"..


Et ce qui a vraiment plu dans le punk, c'est justement l'impression que les barrières entre le groupe et le public disparaissaient, les types qui jouaient étaient comme ceux qui les
écoutaient, la musique qu'ils jouaient donnait l'impression que n'importe qui dans la salle, en prenant une guitare pourrait faire à peu près la même chose. Le fameux "do it
yourself", opposé à l'élitisme technique du prog.


ça par contre, c'est très vrai. Je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'un fossé s'était creusé  dans la distance qui séparait les groupes prog de leur public, et en tant que fan de
cette musique, c'est un fait que moi-même je déplore... Mais il y a tout de même quelques compléments d'informations à fournir pour mieux expliquer ce phénomène. Edward Macan, auteur d'un
excellent ouvrage sur le prog intitulé "Rocking the classics", en parle beaucoup de ça. Il faut savoir que ce phénomène de distanciation n'est vraiment apparu que dans les années 74-75, à partir
du moment où, devenant très célèbres, les fers de lance du prog qu'étaient Yes, Pink Floyd, ELP (pas encore Genesis à ce moment-là, ils sont devenus un méga-groupe qu'après le départ de Gabriel,
vers 76) devaient, pour répondre à ce succès, se produire dans des stades et autres lieux où règne l'anonymat complet. Jusque 72, tous les groupes de progressif jouaient dans des salles de
spectacles de dimensions moyennes, voire modestes, et tous ces groupes ont démarré à la fin des sixties dans des "clubs" londoniens où le public "touchait" littéralement son groupe, il n'y avait
aucune hiérarchisation ou aucun piédestal, tout le monde était à égalité et en relation étroite.


Après, si je devais apporter une touche plus personnelle à cette question, je pense aussi que le prog est davantage un style de studio plutôt que de live, c'est une musique qui s'apprécie tout
seul, chez soi, dans l'écoute intime, et moins à plusieurs devant une scène... c'est une des faiblesse du rock progressif, c'est d'être un style qui s'adapte mal aux conditions des performances
live du rock, avec son lot d'énergie et de communication directe... et là dessus je te rejoins par rapport à ce que tu dis sur les punks... ça rejoint aussi ce que tu disais au départ, que la
faiblesse du prog était son appellation de rock...


Je n'écoute que très rarement les live de Yes, ELP, Jethro Tull... je préfère de loin leurs studios. Ce style prend toute sa valeur dans les arrangements, la sophistication, l'intimité et le
silence pour l'écoute. C'est pour ça aussi que c'est un style difficilement "partageable" au cours d'une soirée ou avec des amis. On prête un disque de progressif, mais on ne met pas de prog
quand on est à un barbecue avec des pôtes qui boivent de la bière...


je pense que c'est surtout les concerts, plus que la musique elle-même, qui ont précipité la chute du prog. Les concerts, avec tous leurs excès, sont ce que les gens voyaient de cette musique.
Aujourd'hui, on bénéficie du recul des années pour mieux apprécier cette musique, car ce qu'on a aujourd'hui ce sont l'essentiel: les disques enregistrés à cette époque.


Par ailleurs, je tiens à te rappeler que des groupes comme Led Zeppelin et Pink Floyd ont été concernés par ces travers, et ont été eux aussi taxés de dinosaures du rock... les longs solos
rapides de Jimmy Page et les jeux visuels et cochons volants de Pink Floyd ont commencé eux aussi à sérieusement agacer les gens, et moi de même... un côté "débauche de matériel"... ce travers
n'était pas le seul fait des groupes prog.


Et il y a eu aussi les retournements de vestes très opportunistes de certains médias. Steve Howe raconte dans un dvd qu'en 1976, Yes avaient été surnommés à son grand plaisir "The people's band"
(voilà qui contredit l'idée d'un élitisme) et que le mois suivant cette même presse les taxait de "rock dinosaurs", et Howe conclut en disant: "la chute pouvait être à la mesure du
succès".


Quoiqu'on puisse penser du prog et du punk, c'est ce que l'histoire en retient...


ce style d'argument qui présente la v&ea