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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 22:29

Déjà un bilan de la décennie ? Oui, pour une bonne et simple raison : on peut d'ores et déjà s'interroger sur ce qui est le fait musical le plus marquant de la décennie (et bizarrement, peu relevé et discuté... voire pas du tout) : aucun style musical important n'est apparu dans les musiques populaires occidentales de 2000 à 2010.

Depuis les années 50 et l'arrivée fracassante du rock, chaque décennie, chaque génération a eu ses genres musicaux (je ne liste pas tous les sous-genres) :

Années 50 : Rock'n'roll

Années 60 : Rock Psychédélique, Pop
                    Folk-rock
                    Soul, Funk

Années 70 : Punk
                    Glam 
                    Hard-rock
 
                    Rock progressif

(les 2 derniers sont nés à la fin des années 60, mais ils se sont surtout développés dans les 70's)

Années 80 : Hip-hop
                    New-wave, Cold-wave
                    Techno
                    Rock indépendant
                    Metal (Heavy, Thrash, Death)

Années 90 : Grunge
                    Trip-hop

                    Gangsta-rap                    
                    Electro (Electronica, Jungle, Big Beat)

                    (plus confidentiels : Abstract Hip-Hop, Post-rock, Black metal)

Années 2000 : ?
                        Tecktonik ??


Aucun mouvement musical marquant dans les années 2000... la seule chose à laquelle on a eu droit, c'est ce qu'il y a de pire, la tecktonik... Même pas un genre musical en soi, une pseudo danse/mode totalement orchestrée par le business et les médias, et qui ne porte pas le moindre message contestataire (la tecktonik, c'est : on ne boit pas, on ne fume pas, on ne se drogue pas, on ne se révolte pas... mais on mouline avec les bras...)

Un problème de manque de créativité ?

Peut-être en partie, mais pas seulement... les années 2000 n'auront pas été inintéressantes musicalement, loin de là, beaucoup de très grands albums sont sortis, des oeuvres originales, passionnantes... Kid A et Hail To The Thief de Radiohead, Drukqs d'Aphex Twin, The Drift de Scott Walker, Third de Portishead, Illinois de Sufjan Stevens, les albums de Dälek, Amon Tobin, Matt Elliott, Animal Collective, Burial, Liars... pour ne citer que les premiers exemples qui me viennent à l'esprit...

Le plus regrettable, dans l'histoire, c'est que la génération des années 2000 n'aura pas eu "sa" musique, ce qui n'était pas arrivé depuis la naissance du rock'n'roll. Pas un nouveau genre musical qui lui appartienne exclusivement, qui fasse trembler les générations précédentes, qui porte en elle l'esprit de révolte de la jeunesse comme l'ont fait le rock, rock psychédélique, punk, hip-hop, techno, grunge dans toutes les décennies précédentes. Il y aura bien eu Eminem au début de la décennie pour porter le flambeau, mais il est plutôt esseulé, et le rap n'est plus tout jeune dans les années 2000...

Pourtant, la jeunesse des années 2000 n'a pas manqué de motifs de révolte et de rejet de la société... mais aucune musique n'aura su l'exprimer de manière originale, moderne, novatrice, et canaliser cette colère.

Comment l'expliquer ?

Pas la peine d'aller chercher très loin ce qui est sans doute la principale cause de ce phénomène (ou plutôt d'absence de nouveau phénomène musical), elle est sous vos yeux : internet. Non pas le téléchargement (dès qu'on parle de musique et d'internet dans les années 2000, on en revient toujours là, alors qu'il y a bien d'autres choses à dire sur le sujet), mais ce mélange particulier d'individualisme et de communautarisme que permet le web. 

Le net offre à tout le monde la possibilité de s'exprimer publiquement, et les jeunes se sont très vite appropriés ce nouveau média. Ils n'ont sans doute plus autant besoin que les générations précédentes de trouver un "porte-parole", de s'identifier à un chanteur charismatique et rebelle... s'ils ont quelque chose à dire, ils ont des forums, blogs, et trouveront facilement des "petites communautés" de gens qui pensent comme eux. Chacun dans son petit coin, sa petite communauté... chacun a son petit "espace".

Myspace... le symbole de cette nouvelle donne pour les groupes, et peut-être l'explication la plus probante de cette "crise des genres musicaux". Diffuser sa musique est devenue accessible à n'importe quel musicien, et d'une simplicité déconcertante. Avant, il fallait démarcher les labels, tenter de les convaincre, trouver des dates de concerts, espérer qu'un jour, une de ses chansons soit diffusée en radio... et le Graal, c'était la possibilité de sortir un album, avec votre musique enfin disponible pour le grand public et fixée sur un support. Maintenant, n'importe quel amateur, sans même avoir de label, a la possibilité d'enregistrer ses chansons sur son 4-pistes, les balancer sur sa page myspace, et les voilà "fixées et disponibles". Bien sûr, ce n'est pas pour autant que vous aurez des millions d'auditeurs et que vous vivrez de votre musique, mais elles ont "leur espace"... sur toute la planète, on peut avoir accès à votre musique... ce qui est véritablement révolutionnaire...
Du coup, chacun bricole dans son coin, met sa musique en ligne, et espère que le public et les labels seront intéressés... on croise sur myspace, les blogs, forums, des gens aux goûts musicaux similaires, et de petites communautés se forment... Toujours ce mélange d'individualisme (chacun bricole dans son coin et peut, seul, faire écouter sa musique à tous) et de communautarisme (les "amis" sur myspace)...
Plus besoin de créer un nouveau genre musical ou de s'inscrire dans la lignée de celui qui fédère la jeunesse pour être écouté, on fait sa petite cuisine musicale et on la met en ligne.

S'il y a bien eu un bouleversement considérable dans la musique des années 2000, il concerne seulement la production/diffusion/consommation. Mais rien d'essentiel dans l'évolution des genres musicaux. Ce qui, en soi, est déjà un "événement", puisqu'on n'avait jamais connu ça dans les 5 décennies précédentes. Tout au plus peut-on noter que les barrières entre les genres ont tendance à s'estomper, mais des mélanges divers et variés, il y en a toujours eu, et cela relève cette décennie d'une "petite cuisine musicale individuelle"...

La décennie du repli

Du rock 60's, 70's, 80's... on en a entendu beaucoup dans les années 2000. Pas besoin pour cela d'aller dépoussiérer ses vieux disques, suffisait d'écouter les nouveaux groupes. Beaucoup de recyclage (parfois très réussis), de regards tournés vers le passé, de vénération des "grands anciens"... et c'est peut-être ça aussi, le problème. Pour être vraiment créatif, il faut aimer et connaître l'art qu'on pratique, avoir des références... mais aussi savoir à un moment donné s'affirmer, oublier ses modèles, couper le cordon, "tuer le père". Ce que n'ont malheureusement pas su faire les groupes des années 2000. L'idéal serait une "nouvelle explosion punk"... non pas un revival punk, ce qui ne serait que du simple recyclage, mais une musique originale et rageuse, un mouvement qui rassemble la jeunesse, balance de grandes claques et renvoie les vieilles gloires du rock dans leurs hospices... ce n'est pas simplement souhaitable, mais nécessaire, pour réveiller les musiques populaires modernes. Quand on en vient à regretter la période grunge, se dire qu'il s'y passait au moins quelque chose d'excitant... c'est qu'il y a vraiment urgence...
   

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Published by G.T. - dans Rock
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commentaires

Bruno 18/08/2016 11:02

La question est développée dans le livre de Simon Reynolds intitulé 'Retromania'.

Martin 02/03/2016 15:53

Je dois faire un devoir d'anglais sur les styles musicaux apparus dans les 2000s. Le problème??? Y a rien!!! Aidez moi!

huhu 05/01/2016 22:27

Haha je suis tombé sur ce site en voulant me faire un throwback des 2000s. On est en 2016, les genq ne prennznt même plus la peine de telecharger ya les appli type soundcloud. Musicalement rien n a bouger, le rock se dait moins sentir mais il y a une base solide de metalleux apparemment. La pop devore encore lemmarché avec des chanteuses comme Miley cirus ou rihanna v.v mais ce qui est amusant c est que beaucoup de gens parlait de la techno comme quelque chose de ringard encore en 2011 alors que c est le maximum de la hype : revival house, dubstep, drumstep, future garage, tech house, jersey club, et le hip hop mixé a la techno : la trap ... rien de neuf sinon que la culture de la musique électronique s est développé en sous sous genres ultra précis ... de l EDM commercial aux boiler room de hipster ( j aimerais tellement que mon com voyage danq le temps )

G.T. 18/03/2012 19:12


YACE : Le fait qu'on soit submergé par tant de groupes et musiques différentes grâce au net, je suis bien d'accord, ça joue
dans l'éparpillement et la difficulté de se retrouver autour d'un nouveau genre fédérateur, j'en ai parlé (et je crois l'avoir développé dans les commentaires).


Le dubstep, on l'a aussi évoqué (mais bon, je comprends que tu n'ais pas lu les 300 commentaires précédents^^)... Ca n'est pas comparable avec les styles dont je parle, c'est resté très
confidentiel pendant les années 2000, rien à voir avec le punk ou le grunge, par exemple, qui ont vraiment marqué la société lorsqu'ils ont débarqué. 

yace 15/03/2012 02:12


le DUBSTEP: " Il fut employé publiquement la première fois en 2002"
Avec ses sous-genre,brostep(2008), post-dubstep(2009), ...

yace 15/03/2012 01:47


La vrai raison pourqoi il n'y a pas de style, cest qu'il y a une grande dispersion. internet, chacun écoute ce qu'il a envie. et beaucoup trop de
groupes.
Sinon, un style un peu différent aurait percé, écouté par beaucoup, et on lui aurait donné un nom. (le grunge cest du rock/metal, le neo-metal regroupe pleins de styles différents selon
les artistes, la pop est ... immensément variée ..) Certains artistes aujourd'hui mériteraient un nom de style à part entière. (system of a down,..; ah, un nouveau style: electro-swing,
avec caravan palace). Alors qu'avant, on donnait un nom de style pour quelque chose d'un peu différent.
Et en jetant un oeil hors-occident (brésil, japon,.. on peut voir des trus.. qu'on imaginait pas, et des nouveaux styles, etc.)

Yace 15/03/2012 01:34


Le truc, c'est simplement qu'il y avait une profusion de styles et de groupes et une personne aurait bien du mal à faire un état des lieux car il y a quantité de choses innovantes qu'on ne peut
tous connaître: des mélanges de genres, et évolutions de genres existants auquels on aura pas donné de nom.
(par exemple, le metal est une évolution du hard-rock, évolué du rock).
La différence avec avant, c'est qu'une musique évoluée (car oui, tous les styles ont bien évolués, se sont diversifiés) n'a pas pu percé, vue la diversité de l'offre et l'accessibilité (internet,
téléchargement).
Mais comme ca, je dirais quand même q'un style populaire dominant pourrait être l'éléctro-rock avec le style rock/fashion qui va avec, qu'on a beaucoup vu dans nos rues et salles de concert??
Pas d'accord avec cette analyse d'internet. apres oui, pleins de styles différents, donc pleins de comunautées.

G.T. 07/01/2012 00:09


SIMON : C'est possible. Ils projettent moins dans un groupe ou style particulier parce qu'il y a énormément de choses à
disposition, donc l'album a perdu une partie de sa valeur de "distinction", comme de sa capacité de rassemblement. Chacun fait sa petite cuisine, autant du point de vue de la
composition que de la construction de ses goûts. 

Simon 04/01/2012 22:22


"Le net offre à tout le monde la possibilité de s'exprimer publiquement, et les jeunes se sont très vite appropriés ce nouveau média. Ils n'ont sans doute plus autant besoin que les générations
précédentes de trouver un "porte-parole", de s'identifier à un chanteur charismatique et rebelle... s'ils ont quelque chose à dire, ils ont des forums, blogs, et trouveront facilement des
"petites communautés" de gens qui pensent comme eux."


Sans nier complètement le piratage, ne peut-on pas y voir un lien avec la baisse des ventes de disques qui fait tant jaser depuis des années ? Les jeunes projettent dans la musique beaucoup moins
de choses qu'auparavant et par conséquence, ils en achètent moins...


 

GT 29/11/2011 20:38


Salut FAB, ça fait très plaisir de te revoir par ici ! (sinon, la vie en-dehors des blogs, c'est bien ou pas ? ^^)


Un petit point comique sur cet excellent article de 2009 que je ne découvre qu' aujourd'hui : tu y parles de tektonik; qui se souvient encore en 2011 que ce genre de choses a pu
exister 


Et c'est tant mieux ! D'ailleurs, lorsque j'ai écrit cet article, il est possible que la tektonik avait déjà été oubliée par la plupart ^^ 


 

Fab de l' An Mil 28/11/2011 22:59


Bonjour GT,


Je repassais comme ça, par nostalgie ou quoi, feire un tour sur les bons blogs qui restent dans ma mémoire...
J' adore le sujet de celui-ci, car je me suis souvent fait  cette reflexion, qu' il n ' y avait pas eu de revirement majeur de la musique durant cette drôle de décennie. Je croyais juste que
c' est moi qui avait été largué. Mais apparemment non, y' a pas que ça...
Un petit point comique sur cet excellent article de 2009 que je ne découvre qu' aujourd'hui : tu y parles de tektonik; qui se souvient encore en 2011 que ce genre de choses a pu exister 
(pas toujours facile de rester objectif devant l' air du temps)  :-))

GT 13/01/2011 02:13



SIMON : Je suis tout à fait d'accord avec ce que dit très justement VINCENT. Les possibilités musicales sont infinies... La question n'est pas de savoir si on peut créer de nouvelles choses en musique, car on
peut toujours, mais si elles sont pertinentes, et si le public est prêt à les recevoir. Il faut d'un côté un public capable de les apprécier et ayant envie de quelque chose de nouveau, de
l'autre des créateurs capables de les imaginer...


 


Penser que tout ou presque a été fait en musique, qu'il y a beaucoup moins de marge, c'est surtout un regard en arrière nostalgique, pas une réalité. Des gens l'ont pensé à toutes les
époques... même dans l'antiquité, il y a des gens qui devaient imaginer qu'on avait tout fait en musique^^


 


STEPHANE : La génération MTV, c'est aussi celle des années 80^^



Simon 12/01/2011 21:15



Créer un seul nouveau morceau de musique qui ait quelque chose d'un peu nouveau, je ne pense pas que ce soit devenu impossible. Mais croire à l'apparîtion dans les prochaines années d'un tout
nouveau courant musical qui soit aussi révolutionnaire, inattendu que ceux apparus entre les années 50 et 90, j'ai plus de mal...



Vincent 12/01/2011 18:43



Simon :


Parler d'une réduction des possibilités, c'est déjà annoncer une fin de la création, c'est supposer que la marge des possibles se confine au bout d'un certain moment, comme une sorte de sphère au
centre duquel on s'élancerait, dans toutes directions, pour finalement y découvrir la frontière. Je veux bien admettre que rationnellement, les limites physiologiques de notre organe récépteur,
l'oreille ne lui permettent que d'entendre une certaine hauteur, de percevoir un certain nombre de fréquences superposées simultanément (ainsi, certaines études estiment que l'on ne peut entendre
que 20 notes distinctes à la seconde). Pour autant, ces limites me semblent tellement éloignées que dire qu'il n'est plus possible de créer, c'est d'une certaine manière un rappel de cet légende
absurde qui veut que si l'on laisse un singe tapper alétoirement suffisamment longtemps sur un ordinateur, il finisse par ressortir la Bible, ou n'importe quel autre texte en entier, sans faute.
Les nombres avec lesquels on joue là sont beaucoup trop importants ; songe au différentes variables, rapidement : timbres, premièrement (deux morceaux ne sont pas les mêmes si seul le type
d'instrument diffère, voire si l'instrument même diffère : un srtadivarius n'a pas le même son qu'un violon ordinaire, Nick Cave n'a pas la même voix que Mark Sandman, etc). Différentes notes
ensuite, évidemment : un do n'est pas un do#, et même, un do grave n'est pas le même qu'un do plus aigu. Nuances : forte, piano. Puis entre la temporalité, qui démultiplie les possibilités : le
cerveau ne segmente pas tout ce qu'il entend, mais le lie bien en relation avec ce qu'il vient d'entendre. Ainsi, peut-on instaurer la notion de rythme, permettant de réinterpreter des mêmes
morceaux de manière extrêmement différentes, que ce soit par le tempo (lent, rapide), ou bien par le style (écouter par exemple smoke on the water de Senior Coconut). Et évidemment, les
combinaisons donnent une certaine couleur, une saveur, une odeur presque à n'importe quel pièce...


 


La superposition de cet ensemble d'éléments (j'en ai d'ailleurs peut-être oublié certains) donne des possibilités... Inimaginables. Concevables au mieux (et j'espère que justement tu conçois ce
que je raconte).


Bref Simon, j'espère que sur ce tu ne m'en voudra pas de ne pas être d'accord et de reprocher à Stéphane que même en rock, si l'on n'arrive plus à être novateur c'est par manque de moyen ou de
créativité plus que par manque d'espace de création.



Simon 11/01/2011 23:03



A tort ou à raison, j'ai l'impression que des années 60 aux années 90, il restait encore plein de nouvelles musiques à inventer et que c'est beaucoup moins le cas aujourd'hui. La marge de
possibilités de création s'est réduite. Dans les années 90, encore, on entendait de nouveaux styles qu'on aurait jamais imaginé auparavant. Ca a été moins souvent le cas ces dix dernières années.



Stéphane 11/01/2011 22:27



Certes, le seul mouvement "fédérateur de jeunes" que j'ai vu ces dernières années, c'est facebook :). Fédérateur dans le sens, tout le monde y est, tout le monde est happé, et ça enlève toute
envie de révolution en lavant le cerveau.


Les années 2000 sont aussi la génération MTV, MCM, et toutes ces grandes chaines qui, grace à leur classement "Top 50", et c'est mon avis, nous DISENT quoi écouter, plutot que de recueillir
réellement les meilleurs ventes. Enfin bon, il y a donc beaucoup à faire !



GT 11/01/2011 21:17



STEPHANE : Encore faut-il avoir un minimum de recul, et ce n'est pas début janvier 2011 que l'on peut contempler la décennie
2000-2010 dans son ensemble. Peut-être qu'en attendant un peu, nous verrons finalement un petit quelque chose ? Quoi qu'il en soit, c'est certain qu'il n'y a pas eu réellement de mouvement
musical révolutionnaire par rapport à ces ainés. 


 


Certes, mais je parle dans cet article surtout de styles qui ont vraiment marqués leurs époques, qui ont été un minimum fédérateurs... et pas besoin d'attendre 5 ou 10 ans pour les
découvrir. Et force est de constater qu'il n'y en a pas eu dans les années 2000.


 


Sinon, c'est assez juste ce que tu dis sur les musiques du monde, je pense aussi qu'il y a de bonnes chances qu'une "révolution" dans les musiques populaires puisse venir de là....



Stéphane 10/01/2011 22:13



En tant que jeune de 16 ans, je me posais effectivement la question ; après les successions de décennies riches en musiques nouvelles depuis la fin de la guerre, qu'est ce qui a été créé dans les
années 2000 ?


A prioris rien. Encore faut-il avoir un minimum de recul, et ce n'est pas début janvier 2011 que l'on peut contempler la décennie 2000-2010 dans son ensemble. Peut-être qu'en attendant un peu,
nous verrons finalement un petit quelque chose ? Quoi qu'il en soit, c'est certain qu'il n'y a pas eu réellement de mouvement musical révolutionnaire par rapport à ces ainés. 


Mais finalement, si on a fait le tour des genres musicaux que nous connaissons nous, occidentaux, peut-être la nouveauté est-elle à venir du reste du monde.. A partir de 2009, j'ai cru observé un
certain interêt pour l'Afrique, notamment avec Staff Benda Bilili, et ses magnifiques musiques. Peut être avons nous fait le tour de nos rythmes et de nos sons finalement assez répétitifs même
dans les différents genres de musiques ?


C'est ce que j'ose espérer. J'ai personnellement un groupe de Rock ; je me demande souvent, comment créer quelque chose ? Et je ne peux tout simplement pas répondre. Alors nous jouons du rock en
s'inspirant clairement de groupes déjà existants, mais on s'éclate, et je pense que c'est l'important !


On en reparle dans quelques années !



diane caìrn 13/09/2010 16:16



ya ptêtre le chiptune et le folktronica



david 01/08/2010 12:41



"Pas de style pour les années 2000"


Pourquoi un style?


 



GT 25/06/2010 00:14



A. : C'est vrai que c'est pas mal, Nonstop, mais pour les textes, je préfère Programme, notamment l'Enfer Tiède, qui m'avait pas
mal marqué à l'époque... alors que d'un point de vue musical, je trouve les albums de Nonstop plus réussi... 



A. 24/06/2010 03:36



Salut et merci pour cette chronique,



Quand tu parles d'un nouveau Punk, je te conseille d'écouter un lointain descendant de Diabologum (groupe énervé du milieu des années 90) : NonStop. Ce toulousain profite bien de son
époque et fabrique lui-même sa musique... alors qu'il avait producteur et maison de disque. Peut-être est-ce cela aussi la marque de la nouvelle génération. La fin des années 80' fut marquée
également par le Lo-Fi, alors pourquoi ne pas voir dans le numérique une nouvele forme d'expression ? Autre temps, autre matériel... bref. Après un premier album produit et distribué, le bonhomme
a quand même réussi à se faire virer (du coup son second LP est autoproduit). Oui, parce que c'est un personnage quand même.


J'en viens à la nature de ce dingue qui, à mon sens, a arraché haut la main la relève du mouvement punk. Parfaitement incapable de vivre sain d'esprit dans ce monde, Frédo Roman (la tête
et les mains de Nonstop) nous submerge de son nihilisme parnoïaque et timbré à travers son flow de rappeur toulousain et sa musique entre guitares saturées, samples électro et beats technoïdes,
mixés pour faire une purée maison, très "rough". Si les discours des contestataires que sont les punks ou les psychédéliques des 60' ne brillent pas par leur intelligence (il faut bien le
remarquer c'est surtout une énergie musicale qu'on retiendra de ces rebelles et non leurs actions révolutionnaires), celui de Nonstop, loin d'être aussi vide, est parfaitement en phase
et en rupture avec son temps. C'est un long fou-rire sur un monde parfaitement pourri. Un rire hurlé, comme seuls peuvent le faire les fous.


Voilà pour moi le "no future" des punks. Et comme dirait Frédo :


"Ceux qui s’en sortent sont ceux qui tiennent jusqu’à l’hosto, ceux qui gardent les yeux ouverts
Le soleil se couchera à midi et ne se lèvera plus
Tant pis si cette dent est un pays."


T'as rien compris mais t'es d'accord ? Tu veux des frites avec, connard ???



GT 17/05/2010 23:18



MIOSINE : Sauf que tout ça n'est pas un "nouveau mouvement des années 2000", mais existe depuis la fin des années 80... et comme,
tu l'as dit, il y a déjà eu une "apogée" de ce mouvement dans les 90's. J'ai justement cru à cemouvement dans les 90's, pensé qu'il pouvait vraiment révolutionner la musique populaire, changer la
donne... mais non, il est resté dans l'underground, et n'a pas rendu - malheureusement - has-been les grosses stars pop.



miosine 17/05/2010 05:18



En fait, je rajoute, intéressez vous a ce qui se passent dans les squatent, les salles alternatives, vous verrez qu'on y trouve bien plus de choses que dans les fnac.


Beaucoup de BOBO attendent les nouvelles tendances en regardant MTV, Trax ou en lisant télérama ;)


pourtant chaque semaines je découvres des musiques inédites, juste parceque je n'attend pas que les médias me nourrissent.


 



miosine 17/05/2010 05:09



En fait, le derniers "grand mouvement" musical qui a des répercussions sur la planète entière vient d'europe, et s'est particulièrement développé entre l'angleterre et la France, il s'agit de la
culture "free party", dont les courants musicaux ont aujourd'hui donné naissance a différent sous genre.


De la Hardtechno, du Speedcore, de la tribe, de la drum n bass, du break beat, et j'en passe.


Meme si des courants parallèle se détachent de cette apartenance en se réfugiant dans les club, on ne peu niée que c'est de là que tout est parti, ou du moins s'est révolutionné.


Certe l'age d'or de ce mouvement c'est la fin des années 90, alors qu'il est née fin 80, mais tout celà dans l'underground, peu de gens a l'autre bout de la planète etait au courant de ce qui se
passait.


Tout comme pour le Hip Hop, qui est arrivé a nos orreilles (je parle de l'auditeur lambda, pas des specialistes) presque 10 ans aprés les balbuciment de ce mouvement.


Aujourd'hui, un ado aborde le style "teufeur" ou "tribeu" comme on se faisait peter une crète il y 30 ans, ou un jean déchiré il y 20 ans...


Et a présent on sent l'influence de se mouvement qui a acqui ses lettres de noblesses en France dans le monde entier, et on voit des figures légendaire de ce mouvement tel cristal distortion,
IXI, 69db, pour ne cité que les plus connu, tournée dans les 4 coins du globe.


Celà a réelemnt bousculé nos vielles rockstar a l'hospice, puis ce que le culte de la rockstar a tout simplement disparu, laissant place a des artistes accessible, dont on se sent réelement
proche, sans média interposé, sans images retravaillé. De vrais artistes qui marquent l'histoire, et non des icône qui se placent tel des guides, nous montrant l'inaccessible...


La nouvelle ère, c'est celle de l'art libre, de la destruction de l'art marchant, de la crusifiction de la rock star, de la faillite des magazine "tendance" specialisé, enfin nous ne seront plus
des moutons, nous construirons nos cultures locale, de moins en moins dominé par ce que les media imposes, même le punk n'etait qu'une arnaque, car médiatisé.


Aujourd'hui chaciun est acteur de sa propre tendance, l'amateurisme donnant naissance a des oeuvres bien plus authentique.


La crise pousse également les artistes a être intermittent ;) 


J'entends par là, a ne plus se soucié de leurs créations, mais de leur statut, ce que je comprend, laissant la place a ceux qui vivent pou ça, et non l'inverse.


Moi je m'y sens bien dans cette époque, chaque jours je découvre de nouvelle musiques, de nouveaux courants, et me réjoui de savoir qu'ils ne seront plus récupéré par les media pour nourrir les
moutons, car les medias perdent peu a peu leur pouvoir.



G.T. 09/03/2010 23:58


LOU : Non, la House date des années 80 ! (et si tu as pu y échapper pendant 20 ans et ne la découvrir que cette décennie, tu as
bien de la chance^^) (enfin, la house des débuts était plus intéressante que celle de maintenant)

KLIMPEREI : merci et désolé de ne pas avoir répondu plus tôt...

ANONYME : L'indus rock/metal, le neo metal, le croisement rap et rock... tout cela a "explosé" dans les années 90, les années 2000
n'ont fait que d'en proposer quelques petites variations... Et tous les noms que tu cites, les Manson, Korn, Slipknot, Rammstein, Rob Zombie ont "marqué" les années 90 avant les années 2000...
et pour le reste, on est bien d'accord...

NOM : ??


nom 09/03/2010 09:48


Finalement, je me suis fait disputé, donc je suis fort bien désolé!

je me rend conte de la diffculté que vous avez rencotré pour arriver a faire ce site (CA)
Et en plus elle insiste!

donc je vous embrasse et vous souhaites une bonne continuation :D


nom 09/03/2010 09:45


ce site est a chier! il ne sert a rien! je n'ai point trouvé ce que je souhaitais!

En bref, je le deteste!


anonyme 23/01/2010 20:29


certes, je suis en partit d'accord avec toi. Mais tu a oublié que les années 2000 ont vu l'avènement (ou la modernisation) de beacoup de genres musicaux nés à la fin des 90' que tu n'a pas énoncé.
Là je pense à l'indus rock/metal de marilyn manson, rammstein et rob zombie, je pense aussi au neo rock et au neo metal de slipknot, au rap/rock de korn, et au visual kei japonais(bien
sûr)... bref, beaucoup de mélange de cultures qui en ont donné d'autres. La rage du rock s'est peut-etre affaiblie, au profit de certains groupes ultra-commerciaux, ou à un retour aux racines
noires de la musique avec le rap et le R'N'B. Et en ce qui concerne cet manière qu'on a de nos jours à vénérer les papis grâce à internet, sans avancer du tout musicalement, je suis totalement
d'accord avec toi; les sex pistols ont bien dit "FUCK YOU" au rock, à leur époque, aux beatles et aux rolling stones qui commencaient déja à devenir de gros bourgeois, et aux raffinements
progressifs de led zeppelin, pink floyd et deep purple, dépourvus de révolte. ça serait vraiment très cool de voir exploser un nouveau mouvement punk, qui fasse taire un peu la techno, la
surproduction, les vieux et ce monde commercial de merde! Tu as dis quelque chose de très interresant, et étant moi même musicien, je réfléchirait pour voir si on peut pas créer quelque chose de
nouveau ! salut ! 


klimperei 07/01/2010 22:26


Passionnant ! Je relève au passage « Ce n'est pas du tout pareil, punk, grunge ont une véritable identité, à un point tel qu'ils ont dépasser le fait d'être simplement "de la
musique", pour devenir de vrais mouvements, une "culture"...   ». Avec le recul (excusez du peu, je suis né en 59), le 'mouvement punk' en termes de musique, est totalement
hétéroclite (xtc, clash, damned, stranglers, buzzcocks, wire (?), cure...), les maisons de disques avaient tellement peur de rater qq chose dans le courant de la vague, si j'ose dire, qu'elles
signaient à peu près n'importe quoi... sur le moment c'était - disons intéressant. Plus tard on se dit que si l'emballage était relativement fallacieux, la musique et ses rejetons n'était pas
mauvaise.
Enfin voilà, remarque en passant. Finalement Captain Beefheart vrai punk ?
Au plaisir...


Lou 30/12/2009 14:27


Et la HOUSE?
C'est une catastrophe apparue dans les années 2000, non??


mb 31/07/2009 21:12

Oups, je viens de relire et la Techno c'est 80s ???

mb 31/07/2009 21:08

Ah... j'avoue que je ne connais pas très bien, je n'était pas fan de techno/electro à la base, je pensais justement que la tecno était 90s qui s'est fait plus accéssible par la suite fin 90s début 2000s. (French Touch... encore faudrais t'il que je sois capable de reconnaitre la Techno pur, pour la différencier, lol)

mb 31/07/2009 21:07

Ah... j'avoue que je ne connais pas très bien, je n'était pas fan de techno/electro à la base, je pensais justement que la tecno était 90s qui s'est fait plus accéssible par la suite fin 90s début 2000s. (French Touch... encore faudrais t'il que je sois capable de reconnaitre la Techno pur, pour la différencier, lol)

G.T. 31/07/2009 20:46

MB : La French Touch te Daft Punk, c'est surtout les années 90...DIANE CAIRN : Mon dieu, quelle horreur ! C'est tout de même pas humain de faire des trucs pareils...

diane cairn 30/07/2009 11:19

je résume l'esprit de l'articlehttp://www.youtube.com/watch?v=vphzTEAiLjM

mb 21/07/2009 00:02

Il me semble que le House/Danse/Electro était très important aux années 2000.. (ouais je sais, aussi une revival) mais avec l'utilisation de samples et re-mixes. D'ailleurs le Rock en avait souffert justement parcque ce qui était à la mode c'été les DJs stars ou Daft Punk et dont on peut parler de French Touch (au moins quelque chose qui s'exporte très bien !).

Thom 20/07/2009 22:41

Oui enfin en même temps, au début des années 2000, quand les premiers opus des Strokes, Coral ou Libertines sont sortis, quand les Stripes ont explosé... etc., les blogs étaient très loin d'être aussi nombreux (ils ont surtout pullulé depuis cinq ans) et pour autant les critiques n'ont réellement pas été capable de nommer (ni même dégager) un courant. Personne n'a lâché un nom comme ça, juste pour voir... et tout le monde s'est accomodé de l'expression "revival rnr"... donc je suis assez d'accord avec l'idée d'une crise profonde de la critique rock (si tant est qu'elle existe encore aujourd'hui... chez les pros s'entend).Pour ce qui est du "C"... j'ai dit ce que je pensais une poignée de coms plus haut (et je le pense toujours ;)

G.T. 20/07/2009 11:38

TRAVIS POULAIN : "Le symptome d'une crise profonde de la critique rock"... peut-être, mais tout est encore lié à la "révolution internet", il y a une perte de "verticalité", il n'y a plus quelques critiques dans quelques magazines qui peuvent avoir une grande influence, mais tout le monde peut piocher à droite et à gauche, créer son propre blog et livrer son avis, tout comme on peut découvrir bien plus d'albums, on reste moins longtemps fixé sur un seul... tout cela fait qu'on est moins dans la recherche d'un "style fédérateur", mai plutôt, en effet, de "micro-styles communautaires".Le hip-hop peut être considéré comme l'esthétique musicale dominante des 90's et 2000's, je suis d'accord... seulement, je parle ici de styles qui apparaissent et s'imposent dans une décennie précise, et pour le hip-hop, ce sont les années 80.Et tout à fait d'accord avec ton "C."Dire que le "revival" serait le style des années 2000... pourquoi pas, mais ça rejoint aussi ce que je disais, il n'y a pas eu cette sensation de découvrir quelque chose de vraiment "nouveau", qui appartient à cette génération. Et, surtout, le revival était déjà pas mal présent dans les années 90.

travis poulain 20/07/2009 04:27

Réflexion intéressante sur les styles, notamment sur la diversification de la diffusion des nouvelles musiques à l'heure actuelle - je crois que ça joue, notamment ça change la chaîne des intermédiaires - et je suis aussi assez d'accord avec certains posts.A. difficile de distinguer les styles qui comptent de ceux qui sont confidentiels. S'il n'y a pas de "style" marquant dans la décennie, il y a déjà une multitude de "micro-styles". Il faut bien voir que le "style" est défini généralement par les acteurs-récepteurs de la musique (de l'art en général) c'est-à-dire la CRITIQUE rock, en particulier. Cette incapacité à mettre en lumière des "styles", n'est-ce pas d'abord le symptôme d'une crise profonde de la critique rock, principalement anglo-saxonne? (Lester, où es-tu???..)Il est difficile d'évaluer quel "style" compte socialement plus qu'un autre: est-ce que le "grunge" fut un retentissement aussi important sur la société que le "punk"? Et n'est-ce pas plutôt le "hip-hop" l'esthétique musicale dominante des 90's? Voire des 2000's? Et doit-on élargir la zone d'influence du "style" au-delà de la musique proprement dite? Donc, je pense que la définition du "style" est ici trop imprécise. Le "style" comme "mouvement qui compte", certes; mais quel mouvement ne compterait-il pas du moment qu'on le nomme? B. De la question des influences dans la création du "style": tout "style" naît dans un contexte, se nourrit à la fois d'une "réaction à" (avant-gardes modernes) et d'une inscription dans une histoire afin qu'il puisse être reconnu par un certain nombre de récepteurs. De là, une grande question que je ne résouds pas ici: "le style des 2000's pourrait-il être le "REVIVAL" dans sa forme globale, en tant que mode musical privilégié d'appréhension du monde?"C. La décennie 2000 est remplie de groupes dont la couleur musicale est très diversifiée, des micro-scènes", géographiquement déterminées (Detroit, Brooklyn, Montréal...) existent, des "micro-styles" s'y fomentent. De cette fragmentation des styles, on pourrait tenter d'en extirper quelques caractéristiques communément partagées. Je mettrais personnellement en avant  l'existence d'un courant electro-punk vivace, avec un spectre large allant de Vitalic (electro pure), en passant par Crystal Castles, jusqu'à MGMT, The Klaxons ou The Foals (dans la prod. rétro-80's de ceux-ci). Tous ceux-ci s'inscrivant dans une histoire du rock tout en créant une esthétique particulière (même si déjà nostalgique; ... mais alors, oui, c'est peut-être ça que stigmatise le rock: les années 2000 sont la décennie où les évolutions technologiques ont participé à un retour généralisé à la nostalgie! Comme un repli sur soi sans visée eschatologique! sans la réelle volonté de créer quelque chose de foncièrement nouveau et qui change la face du rock!!!)

Lars 29/06/2009 18:38

THOM > Merci pour ta réponse ! Je ne peux qu'être d'accord avec tes arguments finalement !

dr frankNfurter 29/06/2009 16:08

juste pour dire que Thom m'a coupé l'herbe sous le pied avec l'influence du neo pour Roots des Sepultura. Après on s'étonne pourquoi je ne passe aucune facilité à Thom!

Guic' the old 29/06/2009 15:13

Rhooo.. c'était juste une blague...Il a bossé avec les Beastie Boys aussi... Enfin il a bossé avec quasiment tout le monde en fait.

Thom 29/06/2009 15:08

Rubin n'a jamais été considéré de près ou de loin comme un producteur phare de neo-metal, ni même de metal tout court. Je te rappelle qu'il a principalement bossé avec les Red Hot et Johnny Cash. C'est pas Terry Date, ni Colin Richardson, encore moins Ross Robinson...

Guic' the old 29/06/2009 15:02

Tu dis ca parce aqu'ils ont été produit par Rick Rubin ?Putain, ca casse un mythe.. moi qui était persuadé avoir plus ou moins échappé à ça (à 1 Korn, 1 Deftones et 1 Slipknot pres...), alors que leurs deux premiers albums sont fétiches pour moi... Merde alors...

Thom 29/06/2009 14:47

G.T. >>> pour un album de metal, c'est pas si commun, et on n'est pas du tout dans le cadre d'un petit genre confidentiel qui se cherche.Absolument. 1996 a été pour moi l'année d'explosion du neo-metal, avec aussi bien sûr le virage de Sepultura.Guic' >>> System est carrément neo-metal, il n'y a même pas photo. Ils en ont quasiment toutes les influences.

Thom 29/06/2009 14:46

Lars >>> le parallèle que tu fais est loin d'être idiot, mais comme le dit G.T., le grunge n'existait pas vraiment dans les années 80. Screaming Trees ou Dinosaur Jr, pour prendre les exemples de groupes "parrains" du genre, n'étaient pas classés dans le grunge et d'ailleurs, par la suite, ils n'ont jamais réellement été étiquetés comme tels (alors que par bien des côtés c'est la même musique). Surtout, à cette époque là, personne ne connaissait ce qui s'appelait encore "la scène de Seattle", y compris les journalistes qui n'en avaient que très vaguement entendu parler.Cela dit, c'est un faux problème, car personnellement je n'ai jamais dit que le grunge était un genre des années 90. Il est à cheval entre les deux décennies, mais chronologiquement parlant, le premier album de grunge était Rehab Doll, de Green River, en 1988. Aucun problème là-dessus ;-)Pour le neo-metal... c'est pareil et différent. C'est pareil au sens où, chronologiquement parlant, le premier album de neo-metal est le premier Korn, en 94. Et c'est différent au sens où dès 1994/95, le neo-metal a eu pas mal de succès, Korn et Deftones n'étaient pas des petits groupes  inconnus dans les années 90, mais des gens qui faisaient la couvertures des magazines, même en France. En 96, on pouvait même, incroyable mais vrai, entendre Korn sur les radios dites "rock", en 97, "My Own Summer (Shove It !)" des Deftones a été LE gros tube alternatif de l'année, et en 1998, on entendait même parfois Korn sur les ondes FM. On est loin de la petite scène locale du grunge :) D'ailleurs, jusqu'à ton commentaire, il me semblait évident pour tout le monde que le plus fort de la mode neo-metal avait eu lieu dans les années 90. A l'époque, tous les mois on nous sortait cinq ou six nouveaux groupes affiliés à ce genre, Korn, Deftones, Bizkit, Machine Head, Coal Chamber, Papa Roach (dont le premier album remonte 97), Spineshank, System Of A Down... faisaient la une de la presse à tour de rôle (Kerrang! en Angleterre ou Rock Sound en France)...Bien sûr le neo a eu du succès dans les années 2000, et le plus gros succès du genre, Hybrid Theory, est sorti en 2001. Je ne le nie pas. Mais je t'assure que le neo-metal des années 90 a malgré tout eu énormément de succès, je m'en souviens bien tout de même, c'était ma jeunesse, en 96/97 tous les gars de ma classe sont passés comme un seul homme d'Oasis et Morning Glory à Korn et Life Is Peachy, c'était un vrai phénomène de société ;-)Et d'ailleurs, le terme "neo-metal" (nu-metal, en fait) a été inventé en 1994/95.On verra avec le recul, mais je pense que dans dix ans, on verra plutôt les années 2000 comme l'époque où le neo-metal s'est essoufflé, et les années 90 comme celles où il était florissant...

Guic' the old 29/06/2009 14:09

Euh... depuis quand SOAD est "néo-métal"? Y a un problèmede définition là.

G.T. 29/06/2009 13:13

LARS : La grande différence, c'est que le grunge, avant les années 90, n'existe pas vraiment en tant que tel, c'est une petite scène locale, et je ne pense pas vraiment qu'on appelle déjà ça du "grunge" à l'époque (faudrait vérifier). C'est à partir des années 90 qu'il devient "identifiable" comme genre musical.Le neo-metal, par contre, est déjà un genre "installé" et identifiable dans les années 90. En 96, le 2° album de Korn est 3° dans les charts américains... pour un album de metal, c'est pas si commun, et on n'est pas du tout dans le cadre d'un petit genre confidentiel qui se cherche. Dans les années 80, personne ou presque ne sait vraiment ce qu'est le grunge, et n'a entendu parler de la scène de Seattle. Par contre, dans les années 90, des tas de groupes, un peu partout sur la planète, se lancent dans le neo-metal, c'est un genre qui fait parler de lui, qui fait s'étriper les fans de metal avec les pour et les contre... le genre a peut-être eu un plus grand succès dans les années 90, mais il était déjà défini et connu dans les 90's.

Lars 29/06/2009 12:20

@ Thom Hello ! Merci pour ta réponse ! Comme je ne suis pas vraiment amateur de neo metal, j'ai été voir sur wikipédia ce qu'on en disait justement. De même que pour le grunge. Voici ce que j'ai lu : "Le début du mouvement grunge pris forme autour du label indépendant de Seattle Sub Pop au début des années 1980. Le grunge devint un succès commercial dans la première moitié des années 1990, en raison principalement des sorties de Nevermind de Nirvana et de Ten de Pearl Jam."  Alors le neo metal n'est il pas un mouvement américain qui s'est développé au milieu des années 90 autour de Korn et Deftones qui devint un succès commercial dans la première moitié des années 2000 en raison principalement des sorties de ces albums : 1999 - Limp Bizkit Significant other 1999 - Slipknot Slipknot 1999 - Papa Roach Infest1999 - Formation d'AqME en France2000 - Limp Bizkit Chocolate Starfish
 
 
 
 
2000 - Linkin Park Hybrid Theory (d'après wikipédia : "Il fut notamment la meilleure vente d'album mondiale en 2001, avec plus de 14 millions d'exemplaires écoulés. Cet album marque aussi un grand tournant pour le nu metal, car c'est un classique du genre et le nombre de fans s'est multiplié" (quelle mauvaise phrase hum).)2001 - POD Satellite2001 - SOAD Toxicity2002 - Papa roach Love Hate Tragedy  ....? Alors oui, le mouvement musical trouve ses origines avec les albums de korn et deftones à la moitié des années 90, mais je maintiens que le neo metal peut être considéré comme un courant marquant de la première moitié des années 2000, au même titre que le grunge dans la première moitié des années 90. Par ailleurs, j'apprécie beaucoup votre blog!