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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 19:37
01/2009      Columbia            

Les premières notes d'un album sont généralement décisives, elles donnent le ton, dans tous les sens du terme... et le ton de ce nouveau Springsteen est clair, il se résume en une simple expression : "faute de goût". 


Qu'est-ce que ce pompage du pénible I was made for lovin you des guignols de Kiss ? Rien moins qu'une double faute de goût impardonnable :



1. La référence au groupe pour lequel l'expression "mauvais goût" a été inventé.
2. Le mélange contre-nature Springsteen/Kiss. Comme si Chuck D. plagiait Vanilla Ice ou Joan Baez piquait les mélodies des Spice Girls. Ce qui est drôle quand c'est fait avec ironie (Sonic Youth avec Into The Groove de Madonna, ou Sid Vicious avec My Way...), mais consternant lorsque tout cela est on ne peut plus sérieux. Et c'est ici du sérieux avec Outlaw Pete, ce long titre épique (8 minutes) qui ouvre l'album.      

Je suis allé lire 2-3 critiques de l'album sur le net... qui n'ont même pas signalé cet emprunt à Kiss pourtant évident. Soit ceux qui l'ont chroniqué sont sourds (ce qui explique qu'ils aient beaucoup aimé cet album), soit ce sont des privilégiés dont on a préservé les oreilles de tous les gros tubes débiles (dans ce cas, il est encore plus étonnant qu'ils puissent aimer ce nouveau Springsteen). Et si on ne connaît pas I was made for Lovin You, on connaît au moins Call Me de Blondie, qui repique dans son couplet la ligne mélodique du refrain de Kiss... 

I Was Made for Lovin You - Outlaw Pete - Call Me :




2. My Lucky Day : Le premier single de l'album, tout à fait dans l'esprit du précédent Springsteen, Magic... du rock entraînant, musclé, efficace et tout à fait écoutable... si l'on n'est pas trop exigeant. Car ce Springsteen-là n'est pas le meilleur, c'est le Springsteen grand public, biceps gonflés, Born in the USA... nettement moins intéressant que le Springsteen plus proche de ses racines folk, qu'il soit intimiste (Nebraska, The Ghost of Tom Joad) ou énergique (
We Shall overcome, the Seeger Sessions).

3. Working on a Dream : Une rengaine calibrée pour plaire aux radios FM mollassonne, et donc pour déplaire aux amateurs de rock... à oublier très vite.

4. Queen of The Supermarket : Pareil... avec, en prime, une double dose de sentimentalisme gluant pour la ménagère de plus de 50 ans. Encore de plus mauvais goût que le premier... 

5. What Love Can Do : Après le pire morceau de l'album, peut-être le meilleur. Enfin, le moins mauvais... Un titre qui fonctionne plutôt bien, sauf... qu'on a tout de même l'impression d'avoir déjà entendu ça un paquet de fois. Notamment chez Tom Petty, la parenté avec son célèbre I won't back down est bien réelle (basé sur la même suite d'accord : Em, D, G. Springsteen ajoute juste un do à la fin)

Jugez par vous-même :      




6. This Life : C'est mou, gentillet, lisse, ça dégouline un peu sur les bords... quand arrivent les choeurs, on finit par se dire en rigolant "manque plus qu'un thème de sax un peu bêta et pompeux"... et on rigole moins lorsqu'il apparaît pour de bon.  

7. Good Eye : Que diable vient donc faire ce titre ici ? Après la guimauve précédente, un blues chanté de manière très rocailleuse. un blues qui tombe comme un cheveu sur la soupe... ou dans la soupe, plutôt. Faute de goût assez bizarre dans l'enchaînement des morceaux, comme une playlist passant de Coldplay à John Lee Hooker. Et cela nous permet aussi de mesurer à quel point Springsteen est, dans cet album, loin de ses racines folk/blues/rock... 

8. Tomorrow Never Knows : Dans la catégorie "faute de goût dans le titre", Bruce frappe fort... comment écrire un Tomorrow never knows après celui des Beatles, peut-être le morceau le plus révolutionnaire et visionnaire de l'histoire du rock ? D'autant plus que le sien est une banale chanson folk/pop sans prétention, aussi vite écoutée qu'oubliée.

9. Life itself : Un petit quelque chose, dans ce morceau pas désagréable... c'est toujours ça de pris...

10. Kingdom of days : La lueur d'espoir du précédent titre s'éteint vite avec ce Kingdom of days, dont le tour de force est d'être aussi mou qu'emphatique. Bruce peut-il tomber plus bas ?

11. Surprise, surprise : Et la réponse est... oui. En lice pour le titre de la chanson la plus niaise de l'année. 

12. The Last Carnival
13. The Wrestler (bonus track)
Les deux derniers morceaux sont plus folk et sobres, mais difficile de les apprécier à leur juste valeur, les précédents ont laissé un tel mauvais goût qu'on n'a qu'une envie, que ça s'arrête, pour se repasser quelques bons vieux Springsteen et ne pas oublier ce qu'il a été.
Un contrecoup de l'effet Obama... Bruce est apaisé, content, loin de la nervosité de ses débuts, de la mélancolie touchante de ses beaux albums folk, de la tension et de l'énergie cathartique de We Shall Overcome, son dernier grand album... il est heureux, tant mieux pour lui, tant pis pour nous... 

Une note ? 5/10
Et je suis gentil (ça doit être là aussi l'effet Obama... et puis c'est tout de même Springsteen... et il y a quelques titres pas mauvais... et l'album pourrait très bien convenir à ceux qui ne sont pas trop regardants...)

Si vous y tenez vraiment, vous pouvez toujours aller écouter l'album en intégralité sur
deezer... mais on ne vous en voudra pas si vous ne le faites pas. Ou si vous préférez réécouter ses bons albums,  disponibles sur le site.

La chronique de Thom
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 18:00
Dernière ligne droite, c'est la grande braderie...
Il ne reste plus beaucoup de temps pour les notes, le classement définitif sera publié dans quelques jours...



Matt Elliott - Howling Songs  (9)

Fuzz Against Junk - Netti Netti (9)


Mr David Viner -
Among the Rumours and the Rhye (9)

Greg Weeks -
The Hive (8)

Anne Clark - The Smallest Acts of Kindness (8)

Mr Oizo - Lambs Anger (8)

The Bug - London Zoo (8)

Black Milk - Tronic (8)

The Herbaliser - Same as it never was (8)

Begushkin - King's Curse (8)

The Acorn - Hope Glory Mountain (8)

Mlle Caro & Franck Garcia - Pain Disappears (8)

Swell - South of the rain and snow (7)

Flying Lotus - Los Angeles (7)

Gang Gang Dance - Saint Dymphna (7)

Lambchop - Oh (Ohio) (7)

Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra & Tra-La-La Band - 13 blues for Thirteen Moons (7)

Brimstone Howl - We came in Peace (7)

Essie Jain - The Inbetween (7)

Mark Kozelek - Finally LP (7)

Megapuss - Surfing (7)

Flobots - Fight with Tools (7) 

Raphael Saadiq - The Way I See It (7)

Chad VanGaalen - Soft Airplane (7)

I'm from Barcelona - Who Killed Harry Houdini ? (7)

Legendary Pink Dots - Plutonium Blonde (7)

The Wedding Present - El Rey (7)

Department of Eagles - In Ear Park (7)

KRS-One - Maximum Strength (7)


Deerhunter - Microcastle (7)


Free Kitten - Inherit (6)

The Bellrays - Hard, Sweet and Sticky (6)

Fredo Viola - The Turn (6)

Emiliana Torrini - Me and Armini (6)

Jolie Holland - The Living and the Dead (6)

The Streets - Everything Is Borrowed (6)

Roots Manuva - Slime & reason (5)

Mercury Rev - Snowflake Midnight (5)

The Cure - 4:13 Dream (5)

Cynic - Traced in Air (5)

Ryan Adams & The Cardinals - Cardinology (5)

Guns N'Roses - Chinese Democracy (4)


Kanye West - 808s & Heartbreak (4)

AC/DC - Black Ice (pas écouté en entier...)
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:06
Le jazz, une musique compliquée, savante, inaccessible aux "non-inités"... voilà ce qui se dit le plus souvent. J'ai donc essayé d'écrire la plus simple et brève histoire du jazz possible, afin que ceux qui n'ont jamais osé s'y plonger puissent avoir, avec un minimum d'attention, les bases pour comprendre le jazz, son histoire et son évolution. Cet article ne fera pas de vous un spécialiste du jazz, c'est sûr, mais après sa lecture et l'écoute des quelques morceaux illustrant chaque période, vous ne pourrez plus dire - si c'est le cas - que vous ne connaissez rien au jazz...

(Cet article attend d'être publié depuis hier... mais Jiwa ne fonctionne pas... en attendant que les titres puissent être écoutés, je les ai regroupé dans une playlist sur deezer, à la fin de l'article)


1. Le New-Orleans (années 1910 et 1920)

Le premier style de jazz s'appelle "New-Orleans"... parce qu'il est né à la Nouvelle-Orléans (quand je vous dis que le jazz, c'est pas si compliqué...).
Une musique festive (qui donne l'impression d'un "collectif improvisé"), débridée (on parle de jazz "hot"), joyeuse, rythmée, jouée par de petits ensembles (des fanfares, à la base), où prédominent les instruments à vent (trompettes, trombones, clarinettes) accompagnés par une section rythmique : tuba (et/ou contrebasse), banjo ou piano, batterie (ce sont les premiers jazzmen qui ont inventé la batterie moderne).

Beaucoup de musiciens jazz vont émigrer à Chicago (qui offre plus de possibilités pour jouer et vivre de sa musique), le style se raffine, on parle alors... de style "Chicago" (du New-Orleans, donc, en un peu plus élaboré).
Le génie du Jazz New-Orleans : Louis Armstrong.
Un disque historique : Les Hot 5 & Hot 7 Recordings de Louis Armstrong (1925-1927).

Un titre : Louis Armstrong - Drop that Sack




2. Le Swing (années 30)

C'est l'ère des "big-bands". Un jazz plus écrit (beaucoup des grands noms du jazz swing ont eu une solide formation musicale, souvent classique... mais impossible pour les noirs d'intégrer les grands orchestres blancs, ils ne peuvent que se tourner vers le jazz).
Une musique plus structurée que le New-Orleans, pas l'impression d'un collectif improvisé qui part un peu dans tous les sens, mais un orchestre où chacun est bien à sa place, où les différentes parties sont plus limpides et l'orchestre accompagne le soliste (ou le chanteur). La trompette, instrument-roi du New-Orleans sera détronée par le saxophone (avec notamment deux saxophonistes modèles pour tous ceux qui suivront : le subtil Lester Young et le puissant Coleman Hawkins)   
Un des éléments caractéristiques du jazz fait son apparition, le jeu en walking-bass (le contrebassiste joue sur tous les temps, ce qui donne l'impression d'une basse qui "avance"...) [Petit aparté pour les musiciens : le New-Orleans, qui vient en partie des marches que jouaient les fanfares, se joue sur deux temps appuyés, dans le swing, avec la walking-bass, on appuie de manière égale les 4 temps... ce qui contribue à créer cette sensation de "swing".]
Le génie du swing : Duke Ellington (un autodidacte, qui sera pourtant le plus passionnant des jazzmen dans son jeu sur les timbres et couleurs de l'orchestre).
3 autres grands du swing : Fletcher Henderson (le premier), Count Basie et Benny Goodman.  
Un disque : Duke Ellington - The Quintessence 

Un titre : Duke Ellington - Take The A Train




3. Le be-bop (années 40)

Lassés de faire danser les blancs, révoltés par les injustices et les inégalités qui ne diminuent pas (bon nombre de familles noires voient leurs enfants mourir à la guerre pour leur pays, pays qui leur reconnaît le droit de mourir pour lui, mais pas de vivre avec les mêmes droits que les autres), le discours des noirs se radicalise... comme leur musique. Les tempos seront beaucoup plus rapides ou lents (moins de tempo modéré, plus question de faire danser la bonne société blanche), les grands orchestres sont remplacés par de petits ensembles, le jazz se joue dans des clubs (où l'on vient pour écouter, pas pour danser), on délaisse la mélodie et les thèmes agréables pour laisser la place aux solos. L'expression individuelle (le soliste, donc) est dorénavant privilégiée. 
De manière très caricaturale, on pourrait dire que le New-Orleans était une musique de fête, le Swing, une musique élaborée de danse, et le be-bop, une musique de révolte.
Harmonies très complexes, succession de solos, le be-bop est un genre de jazz assez difficile d'accès pour les novices...
Le génie du be-bop : Charlie Parker (saxophone).
2 autres grands du be-bop : Dizzy Gillespie (trompette), Thelonious Monk (pianiste, qui ne se limite pas au be-bop, un grand jazzman très original et assez inclassable).

Un titre : Charlie Parker - Koko 



4. Le Cool Jazz (première moitié des années 50)

En réaction à l'intensité et à la frénésie du bop va émerger le Cool Jazz. L'album fondateur du genre est Birth of The Cool (1949) de Miles Davis, en collaboration avec Gil Evans (arrangeur). Un style de jazz plus feutré, apaisé...  qui sera surtout joué par des blancs, de la "West Coast" (on parle aussi de West Coast Jazz)...








Un titre : Chet Baker - My Funny Valentine

Découvrez Chet Baker!



5. Le Hard-Bop
(deuxième moitié des années 50)

Le cool jazz est apparu en réaction au be-bop, le hard-bop sera une réaction au cool... sans pour autant revenir au be-bop. Un jazz "hot", intense... mais plus accessible et mélodique (influences de la soul et du rhythm'n'blues) que le be-bop. Le hard-bop est physique, terrien, loin des ambiances délicates et feutrées du cool, et plus direct et brut que le be-bop. Pas étonnant que trois de ses meilleurs représentants soient deux batteurs (Max Roach et Art Blakey) et un contrebassiste (Charles Mingus)
Un génie du genre : Mingus. On ne peut le limiter au hard-bop (il était déjà un contrebassiste reconnu dans la période be-bop), il a su dépasser ses frontières et mêler des éléments divers appartenant à toutes les époques du jazz. Mais on retrouve chez lui cette puissance très "hard-bop".
Un album : Charles Mingus - Blues and Roots

Un titre : Charles Mingus - II B.S. (une version de son célèbre Haïtian Fight Song)




6. Le Jazz Modal (années 60)

Miles Davis a initié le cool, le hard-bop (avec Walkin')... mais aussi le jazz modal, avec Kind of Blue, l'album le plus célèbre et vendu de l'histoire du jazz. Album sur lequel figure John Coltrane, le génie du genre. Le jazz modal est plus compliqué à expliquer à de non-musiciens, car pour vraiment comprendre ce qu'est un "mode", il faut connaître la théorie de la musique. Pour faire simple, on dira que les modes sont des types de gammes plutôt "exotiques", ou qui nous renvoient à des musiques d'autres cultures, ou des musiques anciennes (antiquité, moyen âge). On a généralement peu d'accords, et plus de liberté pour improviser sur des gammes/modes particuliers. Un style de jeu assez hypnotique (comme les musiques orientales et africaines), qui peut être très riche, complexe et virtuose (Coltrane). Une des meilleures illustrations qui soit : My favorite Things de Coltrane. Après l'énoncé du thème, de longues improvisations envoûtantes sur 2 accords :




7. Le Free Jazz (années 60 et 70)

Le free jazz a été inspiré notamment par Mingus et Coltrane (qui ont parfois tous deux "flirté" avec l'improvisation free), mais c'est le saxophoniste Ornette Coleman qui sera le véritable initiateur du genre, et la référence incontournable, avec en particulier l'album Free Jazz, A Collective Improvisation.







L'album en continu et en intégralité ci-dessous :  




(Bien entendu, si vous n'êtes pas familiarisé avec le jazz, vous risquez d'avoir beaucoup de mal avec le free - c'est déjà un genre difficile pour les amateurs de jazz... pas besoin de vous lancer dans les 37 minutes de l'album,quelques minutes d'écoutes suffiront pour vous donner une idée de ce qu'est le genre).
Le free a pas mal de points communs avec le be-bop : une musique de revendication, difficile d'accès, qui privilégie les petits ensembles et ne cherche pas à "plaire" mais à exprimer. 

2 autres célèbres jazzmen "free" : Albert Ayler (saxophone) et Cecil Taylor (piano).

Les dates mises entre parenthèse marquent avant tout la naissance et l'apogée du genre, il va de soi que le cool jazz, par exemple, ne s'arrête pas pile avec l'arrivée du hard-bop, mais continue à exister en parallèle... idem pour la plupart des autres types de jazz.
Le jazz ne se termine pas avec le free, bien sûr, mais depuis, il n'a pas été très convaincant... j'y reviendrai dans un prochain article. 

En bref, comme vous avez pu le constater, le jazz, ce n'est pas si difficile... il voit le jour à la Nouvelle-Orléans, c'est le style "New-Orleans", il se déplace vers Chicago et devient le style "Chicago", on passe ensuite par le swing (du jazz qui "swingue")... puis par le be-bop (vous ne voyez pas ce que signifie le terme ? normal, pour une musique assez hermétique), le cool jazz... c'est du jazz cool, qui naît avec l'album... Birth of The Cool... puis vient le hard-bop, plus intense, physique... suivi par le jazz modal qui, lui, se joue sur les modes musicaux... et le free jazz, de l'improvisation collective... dont l'album de référence est Free Jazz, A Collective Improvisation... vous ne devinerez jamais comment on a appelé la fusion jazz et rock des années 70...

Playlist jazz


Découvrez Louis Armstrong!



Les albums incontournables et emblématiques cités dans l'article, en écoute intégrale :

Louis Armstrong - Hot 5 & Hot 7 Recordings (1925-1927)
Duke Ellington - The Quintessence (vol 1., 1926-1941)
Charlie Parker - The Quintessence (N-Y - Hollywood, 1942-1947)
Miles Davis - Birth of The Cool (1949)
Charles Mingus - Blues and Roots (1959)
Miles Davis - Kind of Blue (1959)
John Coltrane - My Favorite Things (1960)
Ornette Coleman - Free Jazz, A Collective Improvisation (1960)

Pour prolonger votre découverte du genre, quelques pistes d'albums très accessibles (en particulier du jazz vocal) : 
Découvrir le jazz.
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