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Classements d'albums

2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:21

1.      Présentation

2.      L’œuvre échappe à son auteur

3.      La cohérence d’un album

La question de la cohérence est sans doute la plus importante lorsqu’on réalise un album… enfin, après la qualité des compos, évidemment. La constance dans la nullité et la médiocrité a beau être une forme de cohérence, elle n’a aucun intérêt…

Quels sont les principaux éléments à prendre en compte pour travailler la cohérence d’un album ? Le son, l’ambiance, le style, l’agencement des morceaux et les textes (ou noms de l’album et des morceaux pour un album instrumental).

Avant le net et l’accès relativement simple à des logiciels de composition, il fallait passer par un ingénieur du son et un producteur pour diffuser au public de la musique enregistrée. Ce qui garantissait (dans le cas d’un producteur intervenant dans la réalisation) une certaine cohérence sonore. Mais maintenant, avec, en outre, le fait que les genres musicaux sont beaucoup plus poreux, et qu’il est fréquent de tomber sur des musiciens mélangeant allègrement des styles très différents les uns des autres, la question de la cohérence est inévitable.

Je ne vais pas rentrer dans des détails théoriques, d’autant plus qu’il n’y a pas de règles strictes et de formules magiques,  tout dépend du type d’album que l’on fait… Mais plutôt illustrer cela avec un cas particulier, qui me pose un petit problème.

J’aime beaucoup le 3° morceau que j’ai composé cette année, Diversion. Le premier réalisé sans importer de boucles rythmiques, j’ai tout écrit de A à Z, de la moindre note de piano au moindre coup de caisse claire. Pas de cordes (trop) lyriques non plus, et c’est le seul composé en sachant à l’avance où j’allais. Le problème, c’est qu’il ne colle pas avec les autres.

-          L’instrumentation piano-basse-batterie tranche avec mes autres compos, plus électro.

-          Le thème de départ n’est pas du tout dans l’esprit de celui des autres morceaux.

-          Il est le seul (des 5 morceaux pour l’instant composé) qui n’est pas « atmosphérique ».

Bref,  il donnerait l’impression, au sein de l’album, de tomber comme un cheveu sur la soupe. La seule possibilité qu’il me reste pour l’intégrer serait de composer quelques morceaux qui puissent faire office de transition. Non pas de bêtes morceaux de transition, mais des morceaux à part entière qui fassent le lien entre celui-là et les autres, par leur instrumentation et leur style. D’un autre côté, j’aime particulièrement les albums qui ont une identité forte, une ambiance très homogène (cf. The Carapace), beaucoup plus que les albums qui misent avant tout sur la diversification (à quelques exceptions près, le génial White Album des Beatles en tête). Je n’ai donc pas fait de choix définitif, mais je penche plutôt pour l’évincer, et l’utiliser, pourquoi pas, dans un autre album…

Normalement, je devrais vous faire écouter les morceaux de l’album dans cette série d'articles… mais les deux seuls que je vous propose pour l’instant, n’y seront sans doute pas. Vortex (à moins que je le retravaille), et maintenant Diversion.

Ecoutez-le en entier (et fort, si possible), ou ne l’écoutez pas du tout… ne vous arrêtez pas au thème de départ (que je n’aime pas vraiment), il est assez inoffensif et carré, mais c’est voulu, ce qui compte, et ce qui m’a intéressé dans sa composition, c’est la manière dont il évolue.

Je suis bien entendu très curieux d’avoir votre opinion sur ce morceau. Non pas sur sa cohérence au sein de l’album, puisque vous ne disposez pas des autres morceaux pour comparer, mais sur cette question qui me taraude :  est-ce qu’il sonne suffisamment « pro » pour figurer sur un véritable album, ou est-ce qu’il donne encore trop l’impression d’être bidouillé par un amateur sur un logiciel (en même temps, je fais avec ce que j’ai, même si l’on peut toujours peaufiner certaines choses). C’est sûr qu’il a un côté « piano mécanique », mais ça ne me gêne pas tant que ça, j’aime bien ce côté « honky-tonk barré » par endroits…

Diversion

 

Diversion by Winter Loge

 

 

(Note à moi-même, bonne stratégie, qui n'était pourtant pas intentionnelle, de faire écouter un morceau pourri - en l'occurence Superstar de Madonna - juste avant une de mes compos...)

(En revanche, mauvaise idée que d'inciter mes lecteurs à écouter le magnifique I will Stand Alone dans l'article précédent... j'ai pas l'air fin, à côté...)  

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 17:54

Des chansons à la con, on en subit à longueur d’année depuis des lustres grâce à cette belle industrie du disque qu’il est, paraît-il, nécessaire de sauver à tout prix. On a beau être habitué, je ne m’y ferai jamais. Et malgré la pauvreté généralisée de la musique dite « grand public », certaines chansons parviennent encore à descendre plus bas dans les tréfonds de la nullité et du mauvais goût.

A mon grand étonnement, j’avais trouvé le précédent album de Madonna, Hard Candy, pas si mauvais. J’ai donc par curiosité écouté le dernier – ma curiosité me perdra – et si l’ensemble est déjà très putassier (une vraie purge que d’aller au bout de cet album, seuls deux ou trois morceaux sont écoutables), une chanson mérite à elle seule qu’on interdise d’antenne Madonna à vie : l’atroce Superstar.

C’est tellement mauvais qu’il faut que je vous la fasse écouter :

 

Comment peut-on composer des conneries pareilles ? Pire : comment peut-on les proposer au public ? Qui peut supporter ce genre de daubes ? A part une gamine de 5 ans ou une grande folle hyper-caricaturale perdue dans un monde rose-bonbon, je vois pas. Je serais pourtant vraiment très curieux de savoir quel adulte est capable d’apprécier des merdes pareilles. Malheureusement  – ou plutôt, heureusement – je ne pense pas que je trouverai de réponses à cette question parmi les lecteurs de ce blog…

Les plus grands génies de la pop, les Beatles, ont certes bien eux aussi composé deux chansons assez enfantines et niaises : Yellow Submarine et Ob-la-Di Ob-La-Da… mais à côté de Superstar, ces deux morceaux semblent en fin de compte assez dignes, voire charmants. Ils ont de la légèreté, de la fraîcheur, rien à voir avec le racolage pitoyable de Superstar. Et Madonna, elle, n’a jamais rien fait d’aussi génial que A Day in the Life, I Want You, Norwegian Wood, I’m the Walrus, Come Together etc.

Qu’on ne me dise pas qu’elle peut bien mettre un morceau pour gamines de 5 ans sur son album, il n’y a pas de raison de pousser les gamines de 5 ans à se pourrir les oreilles avec des daubes pareilles. Elles peuvent très bien apprécier des musiques de meilleure qualité (encore heureux).

Pourquoi perdre mon temps à m’acharner sur cette chanson débile au lieu de parler d’albums de qualité ? Bonne question… je commençais à écrire un autre article, mais tout comme il arrive que le monde s’arrête lorsque l’on tombe sur une pépite, il s’arrête aussi lorsque l’on tombe sur une « anti-pépite », une « daube ultime »… et je n’ai donc pu m’empêcher de réagir. Histoire aussi de me rassurer et de vous entendre me dire que vous aussi, vous trouvez ça abominable. Sinon, faut m’expliquer… car c'est sûrement le pire morceau que j'ai pu entendre ces 5 dernières années.

Mais si vous voulez de la musique, de la vraie et de la bonne, je ne saurais que vous inciter à écouter le magnifique « I will Not stand Alone » de Kayhan Kalhor et Ali Bahrami Fard. De Superstar à ce I will Not stand alone, il y a le même grand écart qu’entre un gribouillage d’enfant attardé et un Rembrandt…

I will not stand Alone

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 21:45

Signifier  03/01/2012

the carapace - moments in timeLe problème de l’electronica, c’est qu’à force de déstructuration, on a parfois l’impression de se retrouver face à du bidouillage plus que de la musique.

Le problème de l’ambient, c’est qu’à force de répétition, d’épure et de recherches d’atmosphères, on a vite fait de s’ennuyer ferme, pour peu que l’on ne soit pas vraiment disposé à s’y plonger.

Le problème du dubstep, c’est de se complaire parfois trop dans une certaine lourdeur rythmique.

Il est ainsi d’autant plus exceptionnel sur Moments in Time que The Carapace  parvienne à mêler en même temps de l’electronica fluide d'une belle musicalité, de l’ambient où il se passe toujours quelque chose, et du dubstep subtil. Un tour de force vraiment pas banal.   

J’insiste souvent sur les questions d’alchimie musicale, de formule, d’équilibre… car tout est là. Il faut trouver une formule qui fonctionne et qui puisse convaincre.  Et Moments in Time est un vrai modèle dans le genre. Parfait équilibre entre une musique suffisamment exigeante et profonde pour ne jamais avoir la désagréable impression d’être racolé, et suffisamment envoûtante pour s’y abandonner  avec délectation. Des rythmiques riches, mais qui savent respirer. Des nappes planantes, mais toujours accompagnées d’idées mélodiques et sonores pour garder l’attention de l’auditeur. Le tout dans un album d’une cohérence exemplaire, long voyage électro où, à l’image des titres qui n’ont pas vraiment d’identité propre et marquée (ils ne sont que des dates), l’unité organique prime sur la caractérisation des morceaux.

Pour toutes ces raisons, ce Moments in Time est un des tous meilleurs albums électro qu’il m’ait été donné d’écouter depuis longtemps (et le meilleur album de l’année à mon sens pour l’instant).

Et quoi de mieux qu’un long et captivant voyage électro, en cette triste période où, comme à chaque présidentielle, une dizaine de bonimenteurs et d’allumés viennent nous matraquer chacun qu’ils ont la réponse à tous les problèmes, et que leur camelote est la seule qui marche et soit capable de nous rendre heureux. Heureusement qu’il nous reste les mondes alternatifs dans lesquels nous entraîne la musique, des mondes loin de cette vulgarité po(pu)litique. Plus l’échéance électorale se rapproche, moins j’ai envie de filer ma voix à l'un de ces rigolos, et plus j’aime à me plonger dans ce fascinant Moments in Time… 

 

La chronique de Des Cendres dans la Cave

L'album en écoute intégrale : 

 

 

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