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Classements d'albums

13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 17:35

Expliquer ce que sont les tonalités, les accords parfaits majeurs et mineurs, les règles harmoniques, est un vrai défi lorsque l'on s'adresse à de non-musiciens (et même à certains musiciens). C'est un cercle vicieux : pour comprendre ce qu'est une tonalité, il faut comprendre ce qu'est un accord, pour comprendre les accords et leur utilisation, il faut comprendre les gammes, pour comprendre les gammes, il faut comprendre comment elles s'utilisent dans une tonalité. Mais chacun a la possibilité d'entendre la différence entre tonalités majeures et tonalités mineures : le majeur sonne plutôt joyeux, le mineur triste. Distinguer une musique joyeuse d'une musique triste, c'est à la portée de tous ; n'importe, sans ne rien connaître de la théorie musicale, peut dire d'un morceau s'il est en majeur ou en mineur. Pourtant... il faut aussi nuancer, on peut faire du "mineur joyeux" et du "majeur triste". Mais ce sont là plutôt des exceptions, la très grande majorité des morceaux en mineur que vous ferez écouter à quelqu'un lui sembleront tristes (ou sombres, mélancoliques, etc...) 
Par exemple, les musiques tziganes ou orientales, généralement en mineur, peuvent être "festives" selon la manière dont elles sont jouées, mais elles ont toujours un peu de la tristesse du mineur.

Pourquoi cette tristesse du mineur ? Il existe une réponse assez simple à cette question : les intervalles mineurs sont des intervalles plus petits, plus "ressérés" que les intervalles majeurs... ce qui donne cette impression de mélancolie, d'introversion, de mystère. Prenez une comptine pour enfants, jouez-la en mineur... et vous verrez qu'elle perdra de son côté léger et apaisé, elle s'assombrira et deviendra mélancolique. Un chef-d'oeuvre l'illustre bien, la 1ère symphonie de Mahler dont le 3° mouvement reprend sous forme de marche funèbre le fameux chant pour enfant, Frère Jacques (Bruder Martin chez les allemands et autrichiens), joué en mineur. Ce mouvement a fait scandale à l'époque, on trouvait notamment qu'il y avait quelque chose de maléfique, satanique, à détourner cette comptine innocente pour enfants :

 

Cf. mon article sur le 3° Mouvement de la Symphonie n°1 en Ré Majeur de Mahler.

(La Symphonie est en Ré majeur, mais ce mouvement est bien entendu en mineur.)

  

  

Le rythme de marche funèbre et la sonorité plaintive des contrebasses jouées dans l'aigu contribuent  à assombrir Frère Jacques, mais c'est la transformation des intervalles majeurs en mineur qui change vraiment le caractère de cette comptine. 

Qu'est-ce qu'un intervalle ? C'est la distance qui va séparer deux notes. Vous connaissez forcément l'ordre des notes : Do Ré Mi fa Sol la Si Do. 
De Do à Ré, il y a un intervalle de seconde.
De Do à Mi, un intervalle de tierce
Do-Fa : quarte
Do-Sol : quinte
Do-La : sixte
Do-Si : septième
Do-Do (aigu) : octave

C'est l'intervalle de tierce par rapport à la note principale (la fondamentale) qui détermine si la tonalité est majeure ou mineure. Donc, dans la gamme de Do ci-dessus, on est en majeur, il y a deux tons entre Do et Mi. Si l'on voulait passer en mineur, il faut baisser la tierce, on lui enlève 1/2 ton, on se retrouve alors avec un intervalle de 1,5 ton : Do - Mi bémol (mettre un bémol, c'est baisser une note d'un demi-ton).

Si vous êtes largué (ce qui peut se comprendre, tout ça est difficile à saisir lorsque l'on ne joue pas d'un instrument), sachez que ce n'est rien, on va passer maintenant à une explication nettement plus complexe qui fait intervenir les lois de l'acoustique. Mais accrochez-vous, la récompense sera d'autant plus grande, car il y a matière à remettre en question ou du moins interroger pas mal de préjugés sur ce qu'est la musique et ce qu'est le son.

Lorsque vous jouez une note... vous en jouez plein d'autres sans le savoir. Ce sont les "harmoniques". Un son comporte plusieurs autres sons, très difficiles à percevoir à l'oreille, mais qui sont bien présents, vibrent et entrent en résonance. Faites vibrer une corde de guitare, et, si vous prêtez bien l'oreille, vous devriez entendre, en plus de la note jouée, des sons plus aigus. Ce sont les harmoniques de la note, et leur importance est considérable. Ce sont elles qui vont faire la richesse d'un son, et différencier deux instruments. La qualité d'un instrument, d'une voix, dépend de ses harmoniques. Par exemple, si les synthés bas de gamme des années 80 avaient un son aussi pourri, c'est parce que l'on synthétisait une note, mais pas toutes ses harmoniques. Plus un son donne à entendre d'harmoniques, plus il sera riche, chaleureux, plus il aura un beau timbre. 
Il peut sembler étrange à certains que ces notes que l'on n'entend pas "naturellement" fassent la qualité d'un son... il suffit de prendre un exemple que vous connaissez en général mieux : le mp3. Dans un fichier mp3, on a retiré les fréquences trop basses ou aiguës pour l'oreille. Et pourtant, cela nuit à la qualité du son, puisque l'on sent bien que la musique en mp3 n'a pas la qualité d'une musique non-compressée.

Quelles sont les harmoniques ?
Si vous jouez un do et que vous avez une oreille exercée, vous arriverez à percevoir ses premières harmoniques : un do à l'octave, puis on monte au sol, de nouveau un do et un mi (et sib - do - ré - mi -fa -sol).
Soit un intervalle d'octave, puis un intervalle de quinte (do-sol), de quarte (sol-do), et de tierce... majeure (do-mi) !

Une petite vidéo trouvée sur youtube qui vous permettra d'y voir plus clair :

 




Ce que la physique démontre en étudiant les vibrations sonores (et qui remonte à Pythagore) est que les premiers intervalles "naturels" sont les octaves, quintes, quartes, et enfin les tierces majeures. Il est assez fascinant de constater que c'est aussi dans cet ordre que l'on a considéré comme "consonance" ces intervalles dans l'histoire. Les musiques de l'antiquité et du Moyen Age privilégient les octaves, quintes et quartes, il faudra attendre la renaissance pour que la tierce commence à être acceptée. Et dans les musiques assez rudimentaires (blues, rock des années 50... voire le metal avec les "power chords"), on s'attache avant tout aux quintes et quartes. En fait, ce qu'ont apporté les Beatles au rock, c'est en quelque sorte l'équivalent de ce qu'a apporté la musique de la renaissance. Si l'Italie (et Florence en particulier) a été le pays qui a vu naître cette nouvelle esthétique dans les arts, cela n'a pas été le cas en musique. Au XVème siècle, c'est d'Angleterre qu'est venu cette nouvelle utilisation et conception des tierces (et sixtes, la sixte est un renversement de la tierce) à la base de la musique tonale qui suivra (les accords parfaits majeurs et mineurs sont des empilements de tierces)... et dans les années 1960, 4 gars de Liverpool vont révolutionner le rock, notamment en privilégiant beaucoup plus les tierces que les quartes et quintes, ce qui rend leur musique plus "raffinée" douce, agréable que le rock qui précédait. 

Revenons aux harmoniques... dans une note, on trouve donc l'accord parfait majeur (fondamentale - tierce majeure - quinte) dès les premières harmoniques. Un accord majeur est donc plus "naturel" qu'un accord mineur, ce qui peut nous permettre de mieux saisir pourquoi les musiques en majeures semblent plus sereines, apaisées ou joyeuses. La tierce mineure, elle, ne fait absolument pas partie de ces harmoniques, elle est ainsi plus "artificielle".

Les impressions de tristesse, de mélancolie, d'inachevé, de mystère et/ou d'angoisse que le mineur suscite si facilement peuvent ainsi s'expliquer par le fait que l'intervalle mineur est lui-même étranger à l'harmonie naturelle d'un son. Faut-il en déduire que les musiques en majeur sont préférables à celles en mineur ? Non, bien sûr... sinon, ce serait comme dire qu'un film tourné avec un éclairage particulier, un grain d'image "stylisé", serait moins bon qu'un autre dont l'image est la plus "réaliste" possible.

Pour terminer, quelques exemples de musiques en mineur - avec plusieurs de mes morceaux favoris - afin de voir les différentes atmosphères, émotions, qu'il permet de "mettre en musique"... car il ne se limite pas à la seule "tristesse" :  

Mineur mélancolique et lyrique : Radiohead - Exit Music (For a film)

 
Mineur rêveur et triste : Antonio Carlos Jobim - Insensatez


Puissant et tourmenté : Beethoven - 1er mouvement de la 5° symphonie


Envoûtant, hypnotique et orientalisant : Dead Can Dance - Yulunga

(ou, bien sûr, The End des Doors)

Festif et funky : Doobie Brothers - Long Train Runnin' 

 
Inquiétant et malsain : Massive Attack - Mezzanine
 

Pesant, glauque, envoûtant : Velvet Underground - Venus in Furs


Funèbre, douloureux, grave : Chopin - "Marche Funèbre" de la sonate pour piano n°2


Volontaire, dynamique : Bella Ciao


Martial, puissant, tragique : Mahler - Symphonie n°6, 1er mouvement 


Sauvage, violent, déstructuré : Sonic Youth - Silver Rocket

 
Cool et sensuel : David Bowie - Right 


On peut exprimer des choses très différentes en mineur, mais comme vous pouvez le constater - si vous prenez la peine d'écouter ces morceaux (enfin, j'espère que vous connaissez la plupart, qui sont tout de même des références dans leurs genres) on retrouve toujours, même dans ses moments les plus "joyeux", un fond de tristesse... 
 

Les morceaux ayant disparu avec la fin de grooveshark, je vous les remets sous forme de playlist sur spotify :

 

Playlist mineur

 

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:09
                             
                                 

...And You Will Know Us By The Trail Of Dead - Source Tags & Codes vs Clap Your Hands say Yeah - Clap Your Hands say Yeah

(mon choix : Source Tags & Codes)
 
                                   

Noir Désir - Des Visages, des Figures vs Alain Bashung - L'imprudence

(pas évident... Des Visages, des Figures, sur le fil, mais il y a encore peu de temps, j'aurais dit L'imprudence) 

                                   

Iron & Wine - Our Endless Numbered Days vs Bonnie Prince Billy - Master and Everyone

(Our Endless Numbered Days, dans cette bataille de barbus)


                                    

Clipse - Hell hath no Fury vs The Streets - A Grand Don't Come for Free 

(Je ne suis pas fana de l'un comme de l'autre... mais je dirais Clipse, de toute façon, il se fera écraser par The Streets)

Groupe 1 :







1. Queens of the Stone Age – Songs for the deaf
2. Arcade Fire - Funeral 
3. The Strokes - Is This It 
4. The White Stripes - Elephant  

The Strokes - Is this it? vs The White Stripes - Elephant 11-10     
Queens of the Stone Age – Songs for the deaf  vs  Arcade Fire - Funeral 13-8
Queens of the Stone Age – Songs for the deaf  vs The Strokes - Is This It 14-5
Arcade Fire - Funeral vs The White Stripes - Elephant  9-7
Arcade Fire - Funeral vs The Strokes - Is This It 10-7

Groupe 2 :








1. Radiohead - Kid A
2. Elliott Smith - Figure 8
3. The Libertines - Up The Bracket 
4. PJ Harvey - Stories from the City, Stories from the Sea 

Radiohead - Kid A vs The Libertines - Up the Bracket  19-4
Elliott Smith - Figure 8 vs PJ Harvey - Stories from the City, Stories from the Sea 12-11
Radiohead - Kid A   vs  Elliott Smith - Figure 8  11-2
The Libertines - Up The Bracket vs PJ Harvey - Stories from the City, Stories from the Sea 7-5
Elliott Smith - Figure 8  vs The Libertines - Up The Bracket 10-4
                               


Précédemment :

Outkast - Stankonia vs The Streets - A Grand Don't Come for Free 7-3

Sufjan Stevens – Illinois vs Antony and the Johnsons - I am a bird now  11-0

Tom Waits - Alice vs Bob Dylan - Love and Theft 5-5

Nick Cave - No More Shall We Part vs Johnny Cash - American IV : The Man Comes Around 8-6

Franz Ferdinand - Franz Ferdinand vs Arctic Monkeys – Whatever people say I am, That's what I'm not  13-6

Dizzee Rascal - Boy in da Corner vs Clipse - Hell hath no Fury 6-0     

The Notwist - Neon Golden vs Sonic Youth - Rather ripped 7-6
          

PJ Harvey - Uh Huh Her vs The Kills - Keep on your Mean Side  8-5 

El-P - Fantastic Damage vs cLOUDDEAD - Ten  4-2

Radiohead - Hail to the Thief  vs Radiohead - Amnesiac  12-7

Cannibal Ox - The Cold Vein vs cLOUDDEAD - cLOUDDEAD 5-3

The Coral - The Coral vs Blur - Think Tank 9-1

Beth Gibbons & Rustin Man - Out Of Season vs Andrew Bird - The mysterious production of eggs 10-0

Akron/Family - Love is Simple vs The Angels of Light - We are him 4-2

Godspeed You Black Emperor! - Lift your Skinny Fists like Antennas to Heaven vs TV on the Radio - Return to Cookie Mountain 13-2

Amon Tobin - Supermodified vs Boards Of Canada - Geogaddi 6-5

Liars - They threw us all in a trench and stuck a monument on top vs Sonic Youth - Murray Street 5-4

Gravenhurst - Fires in distant buildings vs Wilco – A Ghost is Born 7-5

Dizzee Rascal - Boy in da Corner vs Outkast - Stankonia 4-3

Liste des albums de la décennie

N'oubliez pas de me noter en gras vos choix d'albums, afin de faciliter les comptes...

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:25
David Bowie Blog Tour 2009

nullUn des phénomènes les plus irritants dans le monde de la chanson, c'est la réhabilitation de chanteurs has-been. On pensait en être débarrassé... non seulement ils reviennent, mais en plus on leur déroule le tapis rouge. Un phénomène qui a pris beaucoup d'ampleur cette dernière décennie, et qui a bien sûr pour cause ce mélange très moderne de mollesse consensuelle et de réduction de l'art à un simple divertissement où tout se vaut, tant qu'on y prend du plaisir.
Des chanteurs qui ont connu un certain succès avec quelques gros tubes dans l'air du temps, ont logiquement été démodés et ont connu une traversée du désert... mais au retour de cette traversée, tout se passe comme s'ils avaient expiés leur faute et comme si la société, à son tour, culpabilisait d'avoir laissé tomber les vedettes de sa jeunesse. Ils étaient sujets de raillerie, incarnation de la médiocrité du music-business, et les voilà considérés comme de grands anciens, voire des "légendes". Non pas qu'ils reviennent avec de grands disques, mais juste des albums un peu plus "matures", apaisés. Vous verrez, un de ces jours, Obispo aussi y aura droit (encore faudrait-il qu'il connaisse rapidement cette traversée du désert, que nos oreilles lui souhaitent longue, très longue).

Là est tout ce qui fait la différence entre les chanteurs de varièt' et les vrais artistes de la musique pop, dont Bowie est un des meilleurs exemples. Si Outside marque son grand retour après la traversée du désert - moins commerciale qu'esthétique - des 80's, ce n'est en rien lié à des questions de pseudo "album de la maturité" ou de capital sympathie d'un vieux chanteur qui nous ramène à notre jeunesse, mais à la seule qualité de sa musique. Il n'avait pas sorti d'album à la hauteur des illustres Hunky Dory, Ziggy Stardust, Low ou Heroes depuis presque deux décennies, mais il n'est pas pour autant devenu un artiste du passé. Bien au contraire, fidèle à lui-même, il intègre les nouveaux sons de l'époque, il avance... et il avance même tellement qu'il fait passer bon nombre des jeunes artistes novateurs du moment pour des bricoleurs amateurs. Là où tant d'autres chanteurs pop reconnus ont incorporé à la va-vite, juste pour donner l'impression d'être dans l'air du temps, quelques sons électro, Bowie semble les maîtriser depuis toujours. Plusieurs années avant Kid A, Bowie marie mieux que quiconque le mélange rock - électro, avec notamment les titres exceptionnels que sont I'm Deranged ou Hallo Spaceboy

Madonna a beau se réclamer de Bowie, ce qui les sépare est considérable. D'un côté, une artiste de variété qui s'entoure des créatifs en vogue et en tire des chansons pop efficaces, souvent, mais qui restent... des chansons pop. De l'autre, un artiste qui ne craint pas l'étrangeté, l'expérimentation, la dissonance, et dont les mélodies ont - toutes proportions gardées - souvent bien plus à voir avec les mélodies sinueuses d'un Wagner qu'avec celles, faciles, de Madonna. A Small plot of Land en est un des meilleurs exemples, une des mélodies les plus bizarres et fascinantes de Bowie (avec, ce qui ne gâche rien, un accompagnement particulièrement original).

Outside, donc, c'est le grand retour d'un Bowie... qui n'était pas vraiment parti. Tin Machine n'a été qu'une ébauche, un brouillon, où Bowie s'est essayé à un rock plus sauvage, brut, mais c'est avec Outside qu'il parvient enfin à trouver l'alchimie parfaite : il garde de ses années 70 la créativité, l'audace, l'intelligence et la subtilité qui le caractérisaient, et de Tin Machine le côté plus "terrien", rock. En résulte un album qui parvient à mélanger de manière convaincante l'intelligence, la puissance et la finesse, ce qui n'est, vous me l'accorderez, pas si fréquent. Mais l'album, d'une richesse peu commune, ne se réduit bien évidemment pas à cela. Il fait partie de ces quelques grands albums pop qui sont des "albums-monde", à la fois très cohérents et riches. Il y a de tout, sur Outside : de la pop, de l'électro, du rock, du piano classique, de la violence, des atmosphères planantes, du lyrisme, de l'étrangeté, de la noirceur, de la mélancolie, de la puissance, de l'expérimentation... il y a tellement de tout, qu'il y a même quelques morceaux moyens (I have not been to Oxford Town). 

Pour terminer sur une de mes "marottes"... il faudrait imposer à tout groupe de metal débutant d'écouter et décortiquer longuement Hallo Spaceboy. Bowie y prouve à merveille que l'on peut parfaitement faire du rock violent, sauvage, puissant, intense, apocalyptique... sans être bourrin, bovin ou niais. Car non, la lourdeur n'a rien d'inévitable lorsque l'on tente d'exprimer musicalement la puissance, encore faut-il avoir du talent, de la musicalité, un cerveau en bon état de marche et un sens artistique développé, mais, malheureusement, tout le monde n'est pas Bowie.

La preuve en images, Hallo Spaceboy en live... à écouter avec le son au maximum, ou à ne pas écouter du tout :





L'album en écoute sur deezer.

David Bowie Blog Tour 2009

Je dois donc refiler le bébé à un autre blogueur, si j'ai bien tout compris... l'heureux élu sera une heureuse élue, Mlle Eddie.
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