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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 17:45
4 albums récents, tous à écouter en intégralité sur musicme (et deezer), suffit de cliquer sur leur nom :


nullThe Cave Singers - Welcome Joy
09/09  Matador

Un bon album de folk-rock moderne, qui fait parfois penser à Devandra Banhart (pour la voix, surtout)... mais avec aussi une nette impression de déjà entendu. Rien de réellement saisissant ni particulièrement original, donc, mais du travail bien fait, et un album assez plaisant. 



Dizzee Rascal - Tongue'n'Cheek

10/09  Universal

Après bon nombre de grands albums, on avait de quoi attendre beaucoup de ce nouveau Dizzee Rascal, incontestablement un des rappeurs les plus intéressants de cette décennie.
Pourtant
, sans être foncièrement mauvais, Tongue'n'Cheek est assez décevant, et ce malgré quelques bons morceaux. La faute, surtout, à des instrus dance/FM indignes de lui, qui gâchent l'écoute (non, il n'y a pas de contrepèterie). Un virage électro-dance qui rend malheureusement ses rythmiques plus binaires et carrées qu'à l'habitude... Reste à espérer qu'il saura rectifier le tir sur le prochain.


Slayer -
World Painted Blood 
10/09  American

De Slayer, on n'attend plus grand chose... et ça tombe bien, il ne nous donne pas grand chose à rogner non plus. World Painted Blood, c'est un peu comme s'ils avaient voulu revenir aux "fondamentaux" (qu'ils n'ont jamais totalement quitté, ceci dit, ce n'est pas le genre de groupe qui cherche la nouveauté à tout prix), et particulièrement à leur chef-d'oeuvre Reign In Blood... La plupart des groupes de rock et de hard qui vieillissent perdent en violence, rage, intensité mais, dans le meilleur des cas, parviennent à combler cela par plus de maîtrise, de complexité, d'expérimentations (enfin, en général, ils tombent plutôt dans une pseudo-complexité prétentieuse et vaine)... pas le cas de Slayer, qui arrive certes à garder une bonne dose de rage et d'intensité, mais n'ont plus vraiment d'inspiration. On est face à un sous-Reign In Blood, plein de riffs entendus mille fois auparavant chez Slayer (idem pour le chant).... et qui ne suscitent donc plus du tout la même fascination.
Heureusement qu'il reste Metallica et Megadeth (je plaisante, je plaisante). 



nullThe Flaming Lips - Embryonic
10/ 09 Warner

Des Flaming Lips, je n'attendais... rien. Un groupe que j'ai toujours trouvé très surestimé, leur pseudo chef-d'oeuvre Yoshimi Battles the Pink Robots m'a laissé de marbre... j'étais donc parti pour écouter rapidement leur dernier album et l'oublier aussi tôt. Mais, surprise, j'ai été captivé par leur dernier, plus cohérent et dense que leurs précédents, même s'il se délite un peu en son milieu où les Flaming Lips retombent dans leur travers - destructuration et foutoir plus fatigants que passionnants - mais on leur pardonne pour cette fois, l'album est truffé d'excellents morceaux, originaux, efficaces et inspirés... Un des albums de l'année, sans aucun doute...  
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 19:36

 

 

 

 


Things we said today n'est sûrement pas la chanson la plus étonnante, novatrice, saisissante des Beatles... elle semble presque anecdotique à côté des géniales A day in the Life, I'm the Walrus, I want You, Happiness Is a warm Gun et autres Tomorrow never knows. Pourtant, même les chansons de "second plan" des Beatles sont de meilleure qualité que les plus réussies de 99% des artistes pop qui les ont suivis.

Pour l'auditeur distrait, Things we said today n'est qu'une agréable chanson pop. Mais lorsque l'on s'y plonge, elle est bien plus que ça : un véritable modèle de cohérence, de finesse, de sensibilité et de musicalité. La preuve que l'on peut faire des chansons touchantes, émouvantes, agréables, sans tomber dans le racolage et le vulgaire déballage de tripes. C'est ça, en fait, la vraie bonne musique pop; une musique plaisante, accessible, légère, mais sans maniérisme. Si cette chanson a quelque chose à nous apprendre, c'est qu'il n'est pas nécessaire de tomber dans la guimauve et le pathos pour susciter l'émotion.

D'un premier abord, c'est une ballade plutôt mélancolique, en mineur... cependant, dès le départ, c'est une autre piste qui est proposée à l'auditeur : un accord gratté à la guitare de façon sèche et rapide introduit le morceau, et revient à plusieurs reprises par la suite. Une manière tout à fait inhabituelle de débuter une ballade mélancolique ; on attend de doux arpèges, et l'on se retrouve face à cet accord nerveux. De plus, pour une ballade, le tempo est particulièrement rapide. La musique "avance", constamment...  
 
Une fois n'est pas coutume, je vais m'attacher aux paroles pour l'expliquer. Non pas que le texte soit exceptionnel - ça reste une chanson pop - mais la cohérence texte-musique est assez remarquable. De quoi est-il question ? D'un homme qui imagine comment il se rappellera avec nostalgie des paroles que lui et sa bien-aimée se sont dites aujourd'hui. Ce n'est pas une mélancolie "traditionnelle", où le regard est tourné vers le passé... mais une sensation plus originale et subtile, où l'on se projette dans l'avenir pour y regarder le présent avec nostalgie... de la "nostalgie anticipée" en quelque sorte. Le narrateur n'est pas un nostalgique "mou", plombé par son passé, mais un nostalgique "vif", qui n'a pas de temps à perdre et anticipe déjà l'avenir. Et tout cela est traduit à la perfection par la musique : tonalité mineure et balancement assez doux de la mélodie du couplet (qui n'est pas sans évoquer celui d'une berceuse) pour la nostalgie ; accord d'introduction nerveux, rythme rapide, et musique qui avance d'un pas décidé parce que le regard est déjà tourné vers le futur.

Passé, présent et futur se rejoignent, dans un cycle ou le présent devient passé et le futur présent. La chanson a d'ailleurs un côté très cyclique, elle tourne sur elle-même comme le regard se tourne du futur au présent. La transition entre le refrain et le couplet est très habile, naturelle, participe d'un même mouvement, c'est la même phrase qui termine le refrain et commence le couplet, et il sont liés par le même mot.  

Refrain                                      Couplet
Love is here to stay and that's e-nough to make you mine, girl) 

La chanson a a beau parler de "nostalgie anticipée", ça n'en reste pas moins de la nostalgie, il y a donc cette répétition cyclique avec passages du présent au passé (ou du futur au présent, dans ce cas, si vous avez suivi).
Pourtant, le début du refrain tranche avec le couplet, il est plus "rock", et passe à l'homonyme majeur (la mineur, la majeur), sur Me i'm just the lucky kind. Celui qui ne connaît pas l'harmonie pourrait trouver normal de passer de la mineur à la majeur, mais le passage à l'homonyme majeur n'est en fait pas si "naturel" (ce ne sont pas des tonalités voisines contrairement à ce que laissent penser leurs noms)... et les Beatles savaient le faire admirablement (Schubert aussi, d'ailleurs, mais ce n'est pas la question). 

Autre subtilité, le petit chromatisme descendant, au chant, sur When I'm lonely. Un chromatisme, c'est une suite de notes séparées chacune par un demi-ton (et il y en a donc forcément au moins une étrangère à la gamme). Bien entendu, ce ne sont pas les Beatles qui ont inventé le chromatisme. On retrouve souvent des chromatismes descendants chez Bach, par exemple, pour figurer "la souffrance humaine", la "détresse de l'homme sans Dieu"... pas d'ambitions métaphysiques dans cette chanson pop, mais au moment où il est question de solitude, ce léger chromatisme descendant "jazzy" est bien trouvé, d'autant plus que lui fait écho When I'm dreaming, plus tard, sur la même mélodie. La solitude et le rêve... deux moments où l'on est en-dehors du monde, comme la note étrangère du chromatisme est en-dehors de la tonalité d'une musique...

Au-delà de ces quelques explications, si j'ai tenu à parler de ce morceau, c'est vraiment parce qu'il a fait partie des quelques premières chansons des Beatles qui m'ont fait comprendre les bienfaits de la simplicité en musique. Car être simple, ce n'est pas être simpliste, ce n'est pas gratter 3 accords au hasard en chantant n'importe quelle connerie dessus... car faire une vraie bonne chanson pop, évidente (du moins en apparence), et simple, ce n'est au fond pas si simple. Sauf pour les Beatles.

Songs of the Beatles   



         

 

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:02
              
                                                                             

Queens of the Stone Age – Lullabies to paralyze vs System Of A Down - Toxicity 

(mon choix : QOTSA)

                          

Aphex Twin - Drukqs vs Autechre - Draft 7.30

(Aphex Twin)

                            

The Coral -
The Coral vs Franz Ferdinand - Franz Ferdinand   

(The Coral)


                                                    

Arctic Monkeys – Whatever people say I am, That's what I'm not
  vs Blur - Think Tank

(Arctic Monkeys)


Groupe 1







1. Queens of the Stone Age – Songs for the deaf
2. Arcade Fire - Funeral 
3. The Strokes - Is This It 
4. The White Stripes - Elephant  

The Strokes - Is this it? vs The White Stripes - Elephant 11-10     
Queens of the Stone Age – Songs for the deaf  vs  Arcade Fire - Funeral 13-8
Queens of the Stone Age – Songs for the deaf  vs The Strokes - Is This It 14-5
Arcade Fire - Funeral vs The White Stripes - Elephant  9-7
Arcade Fire - Funeral vs The Strokes - Is This It 10-7

Groupe 2








1. Radiohead - Kid A
2. Elliott Smith - Figure 8
3. The Libertines - Up The Bracket 
4. PJ Harvey - Stories from the City, Stories from the Sea 

Radiohead - Kid A vs The Libertines - Up the Bracket  19-4
Elliott Smith - Figure 8 vs PJ Harvey - Stories from the City, Stories from the Sea 12-11
Radiohead - Kid A   vs  Elliott Smith - Figure 8  11-2
The Libertines - Up The Bracket vs PJ Harvey - Stories from the City, Stories from the Sea 7-5
Elliott Smith - Figure 8  vs The Libertines - Up The Bracket 10-4
                               

Groupe 3

null

1. Dizzee Rascal - Boy in da Corner
2. The Streets - A Grand Don't Come for Free 
3. Outkast - Stankonia 
4. Clipse - Hell hath no Fury 

Outkast - Stankonia vs The Streets - A Grand Don't Come for Free 7-3
Dizzee Rascal - Boy in da Corner vs Clipse - Hell hath no Fury 6-0     
Dizzee Rascal - Boy in da Corner vs Outkast - Stankonia 4-3




Précédemment :

Sufjan Stevens – Illinois vs Antony and the Johnsons - I am a bird now  11-0

Tom Waits - Alice vs Bob Dylan - Love and Theft 5-5

Nick Cave - No More Shall We Part vs Johnny Cash - American IV : The Man Comes Around 8-6

Franz Ferdinand - Franz Ferdinand vs Arctic Monkeys – Whatever people say I am, That's what I'm not  13-6

The Notwist - Neon Golden vs Sonic Youth - Rather ripped 7-6          

PJ Harvey - Uh Huh Her vs The Kills - Keep on your Mean Side  8-5 

El-P - Fantastic Damage vs cLOUDDEAD - Ten  4-2

Radiohead - Hail to the Thief  vs Radiohead - Amnesiac  12-7

Cannibal Ox - The Cold Vein vs cLOUDDEAD - cLOUDDEAD 5-3

The Coral - The Coral vs Blur - Think Tank 9-1

Beth Gibbons & Rustin Man - Out Of Season vs Andrew Bird - The mysterious production of eggs 10-0

Akron/Family - Love is Simple vs The Angels of Light - We are him 4-2

Godspeed You Black Emperor! - Lift your Skinny Fists like Antennas to Heaven vs TV on the Radio - Return to Cookie Mountain 13-2

Amon Tobin - Supermodified vs Boards Of Canada - Geogaddi 6-5

Liars - They threw us all in a trench and stuck a monument on top vs Sonic Youth - Murray Street 5-4

Gravenhurst - Fires in distant buildings vs Wilco – A Ghost is Born 7-5

Clap Your Hands say Yeah - Clap Your Hands say Yeah vs ...And You Will Know Us By The Trail Of Dead - Source Tags & Codes 6-5

Noir Désir - Des Visages, des Figures vs Alain Bashung - L'imprudence 10-5

Bonnie Prince Billy - Master and Everyone vs Iron & Wine - Our Endless Numbered Days 5-5



Liste des albums de la décennie

N'oubliez pas de me noter en gras vos choix d'albums, afin de faciliter les comptes...

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