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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:50

Quoi de commun entre Lana Del Rey et Bernard Lavilliers ? Entre la nouvelle coqueluche américaine du monde de la musique, et le vieux briscard (c’est pas le plus vieux, mais quand même) de la chanson française ? Entre l’hyper-féminine Lana Del Rey, et l’hyper-masculin – surtout pour un chanteur – Lavilliers ? Bref, pourquoi les réunir dans un même article ?  


lana-del-rey-ultraviolence.jpg                        bernard_lavilliers_baron-samedi.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus encore que de les voir réuni, ce qui pourra surprendre mes lecteurs, c’est de les voir mis en évidence ici. A priori pas mon univers musical… Lana Del Rey a beau aimer particulièrement Lynch et ses atmosphères, ce n’était pas suffisant pour me faire apprécier son premier album (Born to Die), beaucoup trop mièvre à mon goût… et Lavilliers a beau être très influencé par la musique brésilienne et les musiques du monde en général, s’il ne fait certes pas partie de tous ces chanteurs de variété française que j’exècre, je n’ai jamais ressenti le besoin, l’envie, ni même la curiosité de me plonger dans l’un de ses albums… Non, ce qui les réunit et justifie que je leur consacre un article, c’est qu’ils sont cette année parvenus à sortir une excellente chanson, le genre de chansons, trop rares actuellement, capables de toucher un public assez large sans écorcher les oreilles de mélomanes plus exigeants. De la vraie bonne musique populaire...

 

Le dernier album de Lana Del Rey, Ultraviolence, est une très agréable surprise. Je craignais l’overdose de guimauve et de pathos, mais elle a su trouver une meilleure alchimie que sur son premier LP, ça reste assez sucré, mais beaucoup plus digeste… L’ironie de l’histoire, c’est que l’on doit ce changement à Dan Auerbach (Black Keys), qui a su vraiment lui faire gagner en densité, et en profondeur… alors que lui perd depuis quelques années avec les Black Keys tout ce qui faisait l’intérêt et la force de leur blues-rock indé pour sombrer dans du pop-rock FM insipide (pléonasme).


Le morceau de Lana Del Rey qui m’a poussé à écrire cet article est le single West Coast, pas le plus audacieux ou tourmenté de l’album, mais un single diablement efficace et accrocheur. J’ai une nette préférence pour la version alternative (radio mix), même si la version originale est très bien aussi…

 

 

L’album en écoute sur grooveshark :

 

Lana Del Rey -  Ultraviolence;

  

Lorsque je suis tombé sur le dernier single de Lavilliers, cela a été un choc musical. Pas un tremblement de terre non plus, ce n’est évidemment pas un choc comparable à celui que l’on peut ressentir en découvrant A Love Supreme, Tristan, la  sonate Appassionata ou le White Album… mais un bon petit choc tout de même. La chanson, dans sa globalité, est vraiment très bonne, meilleure que les tubes de Lavilliers qu’il m’est arrivé d’entendre, et bien meilleure que toutes les chansons françaises que nous infligent les radios et télés (c’est pas compliqué). Mais il y a un petit truc en plus qui a provoqué ce choc, un petit détail qui fait passer à mon sens cette chanson de « bonne chanson » à « grande chanson », un mouvement de corde dissonant dans le refrain (qui apparaît pour la première fois à 0’50). Cette harmonie, à ce moment, est géniale. Bien sûr, Lavilliers (ou son arrangeur) n’a pas découvert une dissonance inédite dans l’histoire de la musique, les compositeurs classiques ont déjà essayé toutes les combinaisons possibles, ce n’est qu’une question de contexte. Dans le cadre qui est celui de la chanson française, c’est particulièrement original, et sur ce morceau, à ce moment précis, au sein de cette excellente ligne de cordes, ça fonctionne à merveille. Car ce n’est pas tout de proposer des dissonances, n’importe quel abruti peut faire de la musique dissonante, encore faut-il savoir les placer pour que la musique fonctionne, là est toute la difficulté…

 

Bernard Lavilliers – Scorpion

 

 

 

Du coup, j’ai écouté Baron Samedi, le dernier album de Lavilliers, pas mal, mais j’ai été moins intéressé par les autres morceaux, et j’ai de toute façon toujours du mal avec la chanson française… des titres de la qualité de Scorpion sont malheureusement beaucoup trop rares chez nous…

 

Baron Samedi sur Spotify

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Published by G.T. - dans Pop - chanson
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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 17:54

Des chansons à la con, on en subit à longueur d’année depuis des lustres grâce à cette belle industrie du disque qu’il est, paraît-il, nécessaire de sauver à tout prix. On a beau être habitué, je ne m’y ferai jamais. Et malgré la pauvreté généralisée de la musique dite « grand public », certaines chansons parviennent encore à descendre plus bas dans les tréfonds de la nullité et du mauvais goût.

A mon grand étonnement, j’avais trouvé le précédent album de Madonna, Hard Candy, pas si mauvais. J’ai donc par curiosité écouté le dernier – ma curiosité me perdra – et si l’ensemble est déjà très putassier (une vraie purge que d’aller au bout de cet album, seuls deux ou trois morceaux sont écoutables), une chanson mérite à elle seule qu’on interdise d’antenne Madonna à vie : l’atroce Superstar.

C’est tellement mauvais qu’il faut que je vous la fasse écouter :

 

Comment peut-on composer des conneries pareilles ? Pire : comment peut-on les proposer au public ? Qui peut supporter ce genre de daubes ? A part une gamine de 5 ans ou une grande folle hyper-caricaturale perdue dans un monde rose-bonbon, je vois pas. Je serais pourtant vraiment très curieux de savoir quel adulte est capable d’apprécier des merdes pareilles. Malheureusement  – ou plutôt, heureusement – je ne pense pas que je trouverai de réponses à cette question parmi les lecteurs de ce blog…

Les plus grands génies de la pop, les Beatles, ont certes bien eux aussi composé deux chansons assez enfantines et niaises : Yellow Submarine et Ob-la-Di Ob-La-Da… mais à côté de Superstar, ces deux morceaux semblent en fin de compte assez dignes, voire charmants. Ils ont de la légèreté, de la fraîcheur, rien à voir avec le racolage pitoyable de Superstar. Et Madonna, elle, n’a jamais rien fait d’aussi génial que A Day in the Life, I Want You, Norwegian Wood, I’m the Walrus, Come Together etc.

Qu’on ne me dise pas qu’elle peut bien mettre un morceau pour gamines de 5 ans sur son album, il n’y a pas de raison de pousser les gamines de 5 ans à se pourrir les oreilles avec des daubes pareilles. Elles peuvent très bien apprécier des musiques de meilleure qualité (encore heureux).

Pourquoi perdre mon temps à m’acharner sur cette chanson débile au lieu de parler d’albums de qualité ? Bonne question… je commençais à écrire un autre article, mais tout comme il arrive que le monde s’arrête lorsque l’on tombe sur une pépite, il s’arrête aussi lorsque l’on tombe sur une « anti-pépite », une « daube ultime »… et je n’ai donc pu m’empêcher de réagir. Histoire aussi de me rassurer et de vous entendre me dire que vous aussi, vous trouvez ça abominable. Sinon, faut m’expliquer… car c'est sûrement le pire morceau que j'ai pu entendre ces 5 dernières années.

Mais si vous voulez de la musique, de la vraie et de la bonne, je ne saurais que vous inciter à écouter le magnifique « I will Not stand Alone » de Kayhan Kalhor et Ali Bahrami Fard. De Superstar à ce I will Not stand alone, il y a le même grand écart qu’entre un gribouillage d’enfant attardé et un Rembrandt…

I will not stand Alone

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Published by G.T. - dans Pop - chanson
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 16:45

Vous aimez Elliott Smith ? Bien sûr que vous aimez Elliott Smith, comment pourrait-on ne pas aimer celui qui a créé parmi les plus belles mélodies et harmonies de ces 20 dernières années (et, à mon sens, depuis les Beatles)... Donc, puisque vous aimez Elliott Smith, il faut impérativement que vous jetiez une oreille à Jennie Sadler, une jeune fille de 17 ans quasi-inconnue qui en est déjà... à son 4° album... Des albums faits avec les moyens du bord, mais tout à fait écoutables, particulièrement son dernier qui est un peu, si j'osais, son "album de la maturité".

En écoutant plus ou moins rapidement et distraitement une flopée d'albums acquis par des moyens plus ou moins légaux, je suis tombé sur cette petite perle, "Kitchen Sink", chanson tirée de ce dernier album, 47. Une des plus jolies chansons qu'il m'ait été donné d'entendre depuis un moment... Après une brève intro arpégée à la Marissa Nadler, la suite d'accords et la mélodie sont vraiment dans l'esprit d'Elliott Smith... normal : Smith+Nadler = Sadler... Mais Kitchen Sink est loin d'être la seule bonne chanson de cet album vraiment réussi ; entrecoupés par quelques bidouillages et instrumentaux se trouvent d'autres perles indie/folk/pop... Je vous ai uploadé sur grooveshark ses chansons qui m'ont le plus emballé :




(Kept Inside est la première version de Kitchen Sink)

Au risque de me répéter, c'est bien la preuve que tout le travail de studio et de production que l'on nous dit indispensable pour la "survie de la musique" ne l'est pas tant que ça... une belle chanson, enregistrée sur un 4-pistes, reste une belle chanson... et peut séduire l'auditeur (comme je l'ai été par ce Kitchen Sink, que je ne me lasse pas d'écouter) bien plus que nombre de "superproductions". Un vrai talent de songwriter n'a pas besoin d'une armée de producteurs et d'ingés son pour éclore... Et du talent, cette jeune américaine de Concord (New Hampshire) aux allures de discrète "girl next door" en a à revendre... et même à donner, puisqu'elle a laissé ses précédents albums en téléchargement gratuit (
ici, mais je vous recommande surtout 47, plus abouti).

Pour la voir, une
interview par une petite chaîne locale, sur youtube...

Le myspace de Jennie Sadler, où l'on ne s'étonnera pas de trouver une reprise de A Passing Feeling d'Elliott Smith... 

Elliott Smith est mort, paix à son âme tourmentée, mais, bonne nouvelle, il avait une fille...
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Published by G.T. - dans Pop - chanson
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