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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 19:34

Vince m’a proposé de faire un article sur le Crucifixus de la Messe en si mineur de Bach, au programme de l'option musique au bac cette année, et c’est avec plaisir que je me lance, puisque c’est une de mes pièces favorites. Enfin, c’est plutôt le chœur de la Cantate Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen (1714) de Bach qui est une de mes pièces favorites, le Crucifixus de sa Messe en si mineur (1749) en est une reprise. On entend souvent dire que l’allemand n’est pas « chantant », il est trop dur, trop guttural, ce choeur prouve bien que ce n’est pas forcément le cas, il est beaucoup plus beau en allemand qu’en latin.

 

Pour débuter… écoutez ce sublime chœur Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, puis le Crucifixus 

 

Playlist 

 

J'ai un faible pour la version de Gustav Leonhardt dans la playlist, mais celle de Ton Koopman est aussi très recommandable :

 

 

 

 

 

La première chose à noter ici, c’est la basse, qu'on appelle « basse obstinée » ou « ground », basée sur une descente chromatique. Et cette descente se répète toutes les 4 mesures (d’où le nom « basse obstinée »).

 

Qu’est-ce qu’une descente chromatique ? C’est une descente demi-ton par demi-ton. Au lieu de descendre les notes de la gamme, on passe par tous les intervalles et, forcément, on intègre des notes étrangères. Une descente sur les intervalles les plus resserés, sans enlever les dissonances, inévitablement, ça provoque un effet plutôt douloureux, sombre. La dissonance du chromatisme + le mouvement descendant, c’est d’une certaine manière, la douleur associée à la chute ; pas une chute spectaculaire, mais une chute lente et progressive.

 

Un exemple de basse chromatique descendante que tout le monde connaît : celle du Dazed and Confused de Led Zepppelin :

 

 

 

Un autre exemple, l’intro de These boots are made for walking de Nancy Sinatra 

  

Pourquoi est-ce que le chromatisme descendant de la basse ne sonne pas chez Nancy " douloureux " comme chez Bach ou Led Zep ? Pour la même raison que le jazz - où les chromatismes et dissonances sont omniprésents - garde une certaine légèreté : le rythme, ou plus précisément, le « swing ». Une descente chromatique « bondissante » est, bien entendu, moins sombre ou lourde que celle, sur chaque temps, de Dazed and Confused.

 

Une manière de comprendre que le rythme ternaire ne fait bien sûr pas le swing à lui tout seul car, après tout, la pièce de Bach est aussi sur 3 temps (un 3 temps binaire, 3/2, mais un 3 temps tout de même).

 

Pour en revenir au classique, une des plus célèbres pièces de la musique baroque avec basse chromatique descendante est l’air de Didon When I’m Laid…  dans le Didon et Enée de Purcell. Un des airs les plus beaux et déchirants de l’histoire de l’opéra. Et même un des airs les plus beaux et déchirants tout court (à écouter dans la playlist ci-dessus, après les deux pièces de Bach).  

 

Dans le chœur de cette Cantate (comme dans le Crucifixus), ce n’est pas seulement la basse qui descend, mais aussi le chant du début. Les voix rentrent successivement, chacune sur un des mots (Weinen Klagen Zagen Sorgen, ou répètent Crucifixus dans la Messe en si), et tous leurs motifs sont descendants. Descente d’un ton sur Weinen aux Soprano puis sur Klagen aux Alto, arpège descendant sur Zagen pour les ténors, puis nouvelle descente d’un ton aux basses sur Sorgen. Non seulement les motifs sont mélodiquement descendants, mais on descend aussi chaque fois dans les voix, puisque Soprano – Alto (voix féminines) – Tenor – Basse (voix masculines) sont l’ordre des voix de la plus haute à la plus grave. Bref, « tout descend », et dans la douleur, puisque les motifs mélodiques sont – à part le 3°, arpégé – sur un ton, et la basse sur des demi-tons (pas de « grande descente » avec sauts d’intervalles, on passe d’une note à l’autre). Et le rythme lent à trois temps accentue encore le caractère difficile et « claudiquant » de cette descente. Le « chemin de croix » du Christ pour le Crucifixus, quant à Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, il signifie « Pleurer, se plaindre, s’inquiéter, craindre »… tout un programme, qui ne pouvait être mieux mis en musique que ne l’a fait ici Bach.

 

Le texte du Crucifixus :

 

Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus, et sepultus est.

Il a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate, il a souffert et il a été mis au tombeau 

 

On parle souvent de Bach comme du compositeur favori des scientifiques, ou de musiciens ayant un rapport quasi-mathématique à la musique. Par sa science exceptionnelle de l’architecture musicale, du contrepoint (superposition de lignes mélodiques différentes) et parce que l’on ne compte plus les études sur les nombres chez Bach (la récurrence du nombre d’or, la possibilité en fonction des tonalités, mesures etc. d’interpréter ses œuvres comme des constructions numérologiques fascinantes… par exemple, voir ici).

 

Mais Bach ne doit surtout pas se réduire à cela, sa musique n’est pas que « pure abstraction » formelle et mathématique, elle a une force expressive qui va bien au-delà. Ce ne sont pas les relations ésotérico-numériques entre le nombre de notes, leurs durées, le nombre de mesures etc. qui nous font ressentir à l’écoute de cette musique toute la douleur de ce « calvaire », mais les procédés musicaux expressifs que sont les mouvements descendants et le chromatisme. 

 

Vous pourrez vous dire : la musique, ce n’est pas si compliqué, on veut exprimer la souffrance, la dépression, on fait en sorte que tous les mouvements mélodiques descendent, et on utilise du chromatisme… sauf que ce n’est vraiment pas si simple, il est difficile qu’une  musique « tienne debout » si tous ses mouvements sont descendants, tout le monde ne peut en faire quelque chose d’aussi poignant et captivant que Bach. D’ailleurs, lorsqu’on débute dans l’écriture musicale, il est plutôt recommandé de jouer sur des mouvements contraires (une basse qui descend pendant que la mélodie monte), il y a en général plus de chances que ça sonne correctement (à moins, par exemple, de mouvements de tierces parallèles…)

 

Et pour l’instant… je n’ai parlé que des 4 premières mesures ! (les 4 suivantes répètent à peu près la même chose, avec cette fois les ténors qui précèdent les sopranos). On retrouve bien entendu par la suite des mouvements mélodiques ascendants.

 

Différence notable entre le chœur du Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen et le Crucifixus (en dehors du fait qu’on n’est pas dans la même tonalité, en fa mineur sur le premier, en mi mineur sur le second) Bach ne reprend pas la partie centrale de Weinen…, plus animée, sur « die das Zeichen Jesu Tragen »… normal, cela aurait été déplacé pour la crucifixion, qui doit rester lente, douloureuse, solennelle… La basse obstinée est répétée12 fois dans Weinen…, avant la partie centrale, mais dans le Crucifixus, où elle tient tout du long, on la retrouve 13 fois, avec modulation en sol majeur la 13° fois. Pourquoi une modulation en majeur sur la fin ? Sans doute pour marquer l’apaisement : le Christ a souffert, mais il accepte sa mort…

 

Il y aurait évidemment beaucoup d’autres choses à dire sur ce Crucifixus, mais le but n’est pas ici de faire un cours magistral ou de proposer une analyse structurée et détaillée « prête à l’emploi » pour un examen… plutôt de donner des pistes et quelques explications, accessibles à tous (même si, j’en conviens, certaines choses resteront incompréhensibles pour les non-musiciens). Enfin, si vous tombez ici en cherchant des éléments pour l’examen du bac, je vous déconseille bien sûr de citer Led Zep comme autre exemple de basse chromatique descendante, optez plutôt pour l’air de Didon…

 

La partition de la Cantate, libre de droit (le choeur Weinen Klagen Sorgen Zagen est en page 6 du pdf)

  

Celle du Credo de la Messe en si, le Crucifixus est en page 32 du pdf.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 19:43

Thrill Jockey 02/2011

    

skull-defekts-peer-amid.jpgA moins d’être monomaniaque ou de verser dans le fétichisme musical, chacun recherche en musique des atmosphères / émotions / sonorités diverses et variées, comme cela était discuté ici. Pourtant, on a tous nos préférences, voire nos obsessions ; des types d’émotions particulières que l’on tente de retrouver, revivre en musique, car elles nous fascinent plus que d’autres. Des émotions pas aussi simples que « la joie » ou « la tristesse », mais qui donnent, justement, toute sa force à la musique, l’art qui surpasse les autres lorsqu’il s’agit de « communiquer l’indicible », dire ce que les mots, les représentations visuelles ne peuvent exprimer. Non pas qu’il soit capable de suggérer telle ou telle émotion complexe avec une précision scientifique, au contraire, son abstraction laisse une véritable liberté d’interprétation permettant à chacun d’y greffer les émotions qu’il ne peut définir (dans un cadre qui a tout de même ses limites, évidemment)…

 

Il n’est donc pas toujours facile de décrire quel type d’émotion on y recherche en priorité, car, souvent… on ne le sait pas vraiment. C’est bien pour cette raison que l’on a tant besoin de musique et que l’on a parfois du mal à exprimer l’effet qu’elle peut avoir sur nous, elle nous permet de dire et toucher des choses plus ou moins enfouies que l’on ne cerne pas clairement et que l’on ne saurait dire avec des mots. La musique comme « révélateur de l’inconscient »…

 

Que peut bien vouloir signifier l’association atmosphères sombres et envoûtantes / rythmique tribale / rock sauvage de The Skull Defekts ? Que signifie-t-elle plus particulièrement pour moi ? Je ne le sais pas précisément. Mais ce que je sais, c’est que j’en suis particulièrement friand. Cette association représente même mon « idéal rock ». Ca ne m’empêche pas d’aimer – voire de vénérer - des groupes qui ne jouent pas sur ces éléments (des Beatles à Radiohead), mais là, j’ai l’impression d’être comme un poisson dans l’eau. C’est aussi la limite de la critique musicale, aussi argumentée, objective et réfléchie qu’elle prétende l’être ; lorsqu’on touche vos points sensibles, difficile (impossible ?) de garder la distance nécessaire. Certains trouveront que je surestime ce Peer Amid, l’album de l’année pour le moment à mon sens, ils ont sans doute raison, mais je ne peux rien y faire, cet obscur groupe suédois a su trouver ce que je considère comme « l’alchimie rock parfaite ». Les petits derniers d’une lignée rock qui m’est chère : Doors - Stooges – Joy Division – PIL - Sonic Youth – Nick Cave - Liars – Queens of the Stone Age (celui de Lullabies…) – Grails – Apse…

 

Après un bon premier album en 2007, Blood Spirits & Drums Are Singing, les Skull Defekts sont montés d’un cran en 2009 avec l’excellent The Temple, et parviennent à faire encore mieux avec Peer Amid. Un peu moins « tribal » que le précédent, malheureusement, mais plus efficace, et, surtout, la venue au chant de Daniel Higgs (Lungfish) apporte à The Skull Defekts la voix hantée idéale pour leur musique.

 

Seule véritable réserve, l’album est à la fois un poil trop long et un poil trop court. Un poil trop long parce qu’il comporte deux titres plus anecdotiques que les autres, un poil trop court parce qu’avec ses 8 titres seulement, les deux morceaux dispensables reviennent trop souvent lorsqu’on l’écoute en boucle (ce qui est mon cas depuis 4-5 jours). Pas de quoi faire la fine bouche, ce ne sont après tout que deux respirations dans un album dense, intense, incantatoire et noir, très noir. Une messe noire rock’n’roll venue du Suède… mais loin de celles, grand-guignolesques, des groupes de black metal scandinaves. Ici, pas de gras, de barnum satanico-fantastique pour ados complexés qui se rêvent en « maîtres du mal » ou « démons de l’enfer », juste du rock, et du bon, qui cogne, qui vous veut du mal et qui fait du bien…

 

Après les norvégiens de The Low Frequency in Stereo en 2009, l’islandais Bjarnasson en 2010, voilà les suédois de The Skull Efekts… ces trois dernières années, la plupart de mes découvertes les plus marquantes (je dois celle-là à Dahu) sont venues du froid. L’occasion, très prochainement, d’un article sur les musiques scandinaves.

 

  

A lire en complément, les chroniques de :

 

Playlist Society

 

Core and Co

 

Heavy Mental

 

  

Ecoutes :

  

Peer Amid sur Grooveshark

 

Leurs précédents albums :

 

The Temple 

  

Blood Spirits and Drums are singing  

 

Peer Amid dans mon classement des albums 2011

 

Peer Amid dans le CDB 2011

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:59

Dans l’évolution des blogs musicaux ces 5 dernières années, ce qui me semble le plus frappant, c’est le passage de discussions autour de « grandes références » du rock à celles, maintenant, sur les toutes dernières nouveautés. De quoi parlait-on principalement sur les blogs rock il y a 5 ans ? Du Velvet, des Who, des Doors, des Beatles, de Led Zep, des Sex Pistols, des Clash, de Joy Division, des Cure etc… mais la donne a changé, on y parle actuellement surtout des sorties les plus récentes, et de nouveaux groupes inconnus de la très grande majorité de la population.

La raison est assez évidente : avec la démocratisation des blogs, leur prise en main relativement simple, beaucoup des grands amateurs de musique se sont tournés vers ce format entre 2004 et 2007 pour partager leur passion. Au début, ils se sont focalisés sur leurs artistes favoris, mais une fois qu’ils ont fait le tour des principaux, ils se sont orientés assez naturellement vers les nouveautés.

 

Pourtant – et heureusement – les blogs musicaux restent assez diversifiés, ce qui m’a amené à réfléchir à une petite typologie, non exhaustive. Ce n’est pas une étude sociologique, ce qui compte n’est pas de savoir qui sont les blogueurs (âge, sexe, profession, niveau d’études, on s’en fout ici), mais comment ils utilisent les blogs.

 

Le rapport à la nouveauté :

 

- Le défricheur. Son blog est essentiellement composé de chroniques de nouveaux albums, et surtout d’albums confidentiels sortis sur de petits labels. Pointu, réservé à d’autres défricheurs et amateurs de musiques hors des sentiers battus, mais pas facile à suivre pour le grand public. Un exemple : Little reviews      

 

- Le gardien du temple. Quasiment à l’opposé du défricheur, lui ne s’attarde que peu sur les toutes dernières sorties et les groupes obscurs, ce qui l’intéresse, ce sont les grandes références. Chroniques d’albums phares de l’histoire du rock, articles sur les grands noms du jazz ou les chefs-d’œuvre du classique, selon son genre de prédilection. Après tout, pourquoi s’arrêter sur des centaines de nouveautés qui seront oubliées dans 3 mois (si ce n’est dans une semaine) alors que le White Album peut s’écouter et se réécouter sans lassitude ?

 

 -  Le blogueur hype. Ce qui l’intéresse, c’est ce qui intéresse. Ce dont tout le monde parle ou, surtout, ce dont tout le monde parlera dans quelques temps. Le nouveau groupe qui monte, le dernier clip qui crée le buzz, les dernières news musicales, voilà ce qui alimente son blog.

 

 -  Le prescripteur de nouveautés. La différence avec le défricheur, c’est qu’il se limite moins aux albums confidentiels, il parle volontiers des groupes plus célèbres et d’albums en vue.   

 

 -  Le polyvalent. Il peut passer de grandes références à des groupes pointus, parler des dernières sorties comme de vieux disques, au gré de ses envies, sans privilégier l’un ou l’autre.     

 

La manière de parler musique :

 

 -  Le subjectif. Il ne prétend pas vous dire ce qui est bien ou pas, mais juste ce qu’il aime. Il utilise volontiers le « je », et n’hésite pas à évoquer des souvenirs personnels liés à telle ou telle musique ou concert. Une démarche que l’on pourrait tout autant considérer comme humble (il ne se prend pas vraiment pour un critique, un journaliste), ou égocentrique (après tout, à travers ses disques, il parle pas mal de lui).

 

 -  Le critique. En général, il publie surtout des chroniques d’albums, dans le style de celles des journalistes (je garde toujours en tête ce que disait justement Ska il y a un moment déjà : il  est un peu dommage que tant de blogs fassent des chroniques comme celles des mags de musique, on a là un format nouveau, pas la peine de l’utiliser pour refaire la même chose que la presse). Mais on peut aussi avoir un point de vue plus critique que personnel sans pour autant imiter les chroniques des magazines…

 

 (La plupart des blogueurs se situent à mon sens dans cet entre-deux, entre le critique et le subjectif)  

 

Types de contenus :

 

- Le multimédia. Les blogs permettent d’intégrer de la musique, des vidéos, autant en profiter ! Playlists, clips, liens streaming… son blog donne souvent plus à écouter qu’à lire.

 

- L’écrivain. A l’inverse, il privilégie le texte. Les liens audio ou vidéo sont plutôt anecdotiques sur son blog, une fois de temps en temps, comme illustration.

 

Sociabilité :

 

- L’individualiste. Il parle de ce qui l’intéresse, qui l’aime le suive. Il passe de temps en temps commenter chez les autres, mais ne cherche pas à créer des « activités de groupe » et peu à y participer.  

 

- Le sociable. Il passe beaucoup de temps à commenter les articles des autres, participe parfois à des blogs collectifs et / ou lance fréquemment des activités communes, jeux, concours… 

 

Fréquence de publication :

 

 -  Le pro. A-t-il une vie à côté, un autre boulot ? On peut se poser la question, tant il alimente son blog. Un article par jour ou presque.

 

 -  Le régulier. Au moins 2 ou 3 articles par semaine.

 

 -  L’hebdo. Environ 1 article par semaine.

 

 -  L’irrégulier. Capable de publier 3 articles en une semaine, puis rien pendant un mois.

 

  -  Le dilettante. Bloguer n’est vraiment pas une de ses activités principales, il publie un billet une fois de temps en temps, en général moins d’un toutes les deux semaines. 

 

Thémes abordés :

 

- Le spécialiste. Il ne se concentre que sur un genre musical, ou une thématique. Voire une thématique dans un genre particulier… Mais un « spécialiste » peut aussi brasser plusieurs genres, par exemple un blogueur qui ne parlerait que d’artistes d’une scène bien délimitée (mettons la scène new-yorkaise, qu’elle soit rock, jazz ou électro).

 

- Le généraliste. Il touche à de nombreux genres musicaux, et, souvent, ne se limite pas à la musique (il traite par exemple aussi de films, séries, livres…)

 

 

J’ai mis un exemple dans la première catégorie… puis j’ai arrêté. Parce que les blogueurs sont susceptibles, j’en aurais forcément oublié, donc je me dis que le mieux serait que chacun le fasse pour lui, que l’on puisse lister ici tous les blogs musicaux qui le souhaitent. En face de chacun de vos blogs, on mettra les caractéristiques (que vous me donnerez dans les commentaires). Quel est le but ? Dégager les grandes tendances du fonctionnement des blogs musicaux.

 

Vous pouvez bien entendu appartenir à plusieurs catégories pour chaque type,  mais essayez d’aller au plus clair et au plus simple (si vous voulez expliquer, argumenter, donnez d’abord les tendances principales, et détaillez dans la suite du commentaire), voici, en exemple, les caractéristiques principales du mien : 

 

Music Lodge : Plutôt polyvalent, mais à dominante gardien du temple / Plutôt critique, mais avec régulièrement du subjectif / Plutôt écrivain, mais avec une bonne dose de multimédia / Sociable / Régulier / Généraliste.

 

Mes confrères (et soeurs) : 

 

 

Tasca Potosina Prescripteur de nouveautés (mais tend à devenir polyvalent) / Critique subjectif / Ecrivain, mais ne résiste pas à l'envie d'intégrer des videos, playlists etc... / Plutôt sociable / A eu une fréquence pro, actuellement hebdomadaire, qui se stabilisera certainement dans le régulier / Généraliste.

 

Blinkinglights : Polyvalent / subjectif / écrivain (mais faisant un effort dès qu'il s'agit de diffuser sa propre musique) / individualiste ne perdant pas la moindre occasion d'être sociable / hebdo régulier / mégagénéraliste spécialiste en Smashing Pumpkins.

 

Jazz, Blues & Co : Polyvalent / subjectif / multimédia / plutôt individualiste / régulier / généraliste

 

Arbobo :  Dominante défricheur / critique / sociable / régulier / plutôt écrivain mais avec une bonne part de multimédia / généraliste.

 

Le Bal des Vauriens : Polyvalent qui prescrit plus qu'il ne défriche / pas assez subjectif / écrivain niveau BEPC et une vidéo, une playlist de temps à autres / discrètement sociable, n'aime pas débattre / hebdo / généraliste

 

Pyroxlehargneu : Polyvalent subjectif, à tendance sociable. Appelé aussi le généraliste dillettante.

 

Little reviews : Défricheur polyvalent - Généraliste de la "pop music" / Critique, débordé par sa subjectivité / Communicateur multimedia / Sociable qui aime et recherche la communication personnalisée / Résolument Pro.

 

Sunalee : Plus ou moins défricheur (avec une tendance prescripteur de nouveautés) / subjectif (je ne parle que des disques que j'aime) / écrivain minimaliste (avec quelques liens audio) / individualiste (mais qui aime boire un verre en compagnie de temps en temps) / hebdomadaire (à tendances irrégulières par moments) / spécialiste (la seule catégorie où je n'ai pas hésité !)

 

Libellus : Gardien du Temple assez polyvalent / plutôt critique / écrivain autant que multimédia / plutôt individualiste / assez régulier / généraliste.

 

Nom de Zeus, fabuleux ! (Sophie) : Totalement polyvalente et ultra subjective (moi ce que j'aime c'est les anecdotes autour de la musique, comment chacun vit la musique) / Multimédia et écrivain le pourcentage de l'un ou de l'autre varie suivant le sujet / Individualiste qui aimerait être plus sociable mais manque de temps / Irrégulière depuis le CP / et généraliste of course. J'écris au gré de mes envies !  

 

 

 

 

 

A vous de jouer !

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