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Playlist 2020

Classements d'albums

26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 12:40















1. Emily Jane White - Dark Undercoat   8,1



2. Nick Cave & the bad seeds -
Dig, Lazarus, Dig !!! 7,7







3. Campbell/Lanegan - Sunday at Devil Dirt 7,6


4. The Black Keys - Attack & Release 7,3

5. Alec Empire - The Golden Foretaste Of Heaven 7, 3

6. Nine Inch Nails - Ghosts I-IV  7,3

7. Lizz Wright - The Orchard   7,3

8. Black Mountain - In the future  7,2

9. Erykah Badu - New Amerykah Part One 7,1

   The Raconteurs - Consolers of the Lonely 7,1
 
    Ez3kiel - Battlefield  7,1

12. Rodolphe Burger - No Sport 7

13. The Do - A Mouthful  6,9 

14. Xiu Xiu - Women as Lovers  6,7

15. The Mars Volta -
The Bedlam In Goliath 6,7

16. Duffy - Rockferry  6,7

17. Richie Havens - Nobody Left To Crown 6,7

18. Supergrass - Diamond Hoo Ha 6,6

19. Bob Mould - District Line  6,5

20. The Gutter Twins -  Saturnalia 6,4

21. Adam Green - Sixes and Sevens 6,4 

22. Claire Diterzi - Tableau de Chasse 6,3

23. The Kills - Midnight Boom 6,2

24. Sons and Daughters - This Gift 6,2

25. The Magnetic Fields - Distortion 6

26. Why? - Alopecia 5,9

27. Vampire Weekend - Vampire Weekend 5,8

28. Syd Matters - Ghost Days 5,6

29. Snoop Dogg - Ego Trippin' 5,5

30. R.E.M. - Accelerate

31. Nada Surf - Lucky 4,8

32. Morcheeba - Dive Deep 4,7

33. Gnarls Barkley - The Odd Couple  4,4

34. M83 - Saturdays = Youth 4,2

35. Daniel Darc - Amours Suprêmes 4

36. Sébastien Tellier - Sexuality 3,9
 
37. Meshuggah - ObZen  3,8

38. Hot Chip - Made in the Dark 3,7

39. Radar Bros. - Auditorium 3,5

40. The Kooks - Konk  2,8



Chroniques du Black Mountain chez
Klak, Systool, Eric et Thom



Les blogs qui participent au classement
(Si je vous ai oublié, signalez-le moi)

Systool  
Alternative Sound   
Le Golb     
7and7is  
Classe ou Crasse 
Guic'the old 
Lyle 
Le Chant de la Sirène
Le Bal des Vauriens 
Arbobo
Jazz, Blues & co    
Libellus
Rxqueen
Chroniknroll
Kamunke
Kill Me Sarah

Les insectes sont nos amis
Là où dort le chat noir...
Strategikon
Labosonic
Pop-Hits
Pyrox
Circus Circus
Tweek
Chtif
Zicdelanmil
Aymeric
115th dream
Dr Franknfurter
The man of Rennes steals our Hearts

Et bien entendu les habitués (Christian, Crafty, Olive...)

Les retardataires et les nouveaux peuvent noter tous les albums déjà classés, mais prière de mettre vos notes dans le dernier article du classement (donc celui-ci), pour faciliter mes comptes.

La page des notes se trouve
ici. Je la publie afin que ceux qui ne se souviennent plus s'ils ont noté tel ou tel album puissent s'y retrouver, et parce qu'il me semble intéressant de savoir, pour chaque album, quel blogueur l'a aimé (ou pas).
Cela ravira aussi nos amis maniaques et paranos, qui pourront vérifier si les comptes sont bons ou si je n'ai pas oublié leurs notes.

Classement des Blogueurs 2007 (définitif)

Classements personnels :

Celui de Nyko, sur Alternative Sound

Celui de Thierry sur Jazz Blues & Co

Le mien

    
A noter cette semaine :


Portishead - Third (10)

Shearwater - Rook (7)

Girls in Hawaii - Plan your Escape (6)

MGMT - Oracular Spectacular (6)

Camille - Music Hole (5)

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 17:01
Article que j'ai déjà publié sur Culturofil (le seul, d'ailleurs, pas le temps pour d'autres ces mois-ci, mais vous pouvez y retrouver Thom, Civil Servant ou Boeb'is, plus prolifiques que moi). Je le republie avec quelques petites modifications et ajouts...


Après une première écoute, on est en droit de se demander pourquoi Portishead a mis dix ans pour sortir ce troisième album. Parce qu’à la vue du résultat final, il n’y avait pas de quoi se creuser la tête et chercher l’inspiration bien loin, la solution était toute simple, devant leurs yeux : suffisait tout bêtement de continuer l’évolution déjà amorcée dès le deuxième album.
Dummy, le premier, c’était du trip-hop groovy, mélancolique, envoûtant, émouvant et accessible, avec pour tête de gondole l’immense tube Glory Box. Le deuxième, Portishead, durcissait le trait : plus sombre et déprimant, plus tendu… et Third ne fait que continuer dans cette voie-là : encore plus sombre, quasiment plus de groove, des guitares rêches et agressives, une musique beaucoup plus dure. Le premier vous berçait par sa mélancolie cotonneuse, le deuxième vous baladait dans une pénombre angoissante… et le troisième vous enferme dans le noir absolu en vous assénant de grandes claques. Une suite somme toute logique, mais radicale.

Sur le papier, comparé aux deux autres groupes essentiels des 90’s, Blur et Oasis - je plaisante - à Radiohead et Massive Attack , on a de quoi trouver Portishead un peu fainéant, au mieux, beaucoup moins créatif et inspiré que les deux autres, au pire. Car passer d’un trip-hop groovy à un trip-hop morbide et anxiogène, Massive Attack l’a déjà fait il y a plus d’une dizaine d’années avec Mezzanine. Et cette dizaine d’années qu’a mis Portishead pour sortir son troisième album, c’est le temps pris par Radiohead pour une évolution autrement plus spectaculaire, de Pablo Honey à Hail To The Thief… sans compter sur le fait que pendant ce temps-là, Radiohead n’a pas traînassé, mais livré rien moins que 5 chefs-d’œuvre (The Bends, OK Computer, Kid A, Amnesiac, Hail To The Thief). Bref, Portishead est le mauvais élève dans une classe de surdoués. Ils nous ont fait attendre plus que de raison et vous pensez qu’ils s’excuseraient ? Au contraire ! Leur but est clairement annoncé dès le premier morceau : refuser de nous caresser dans le sens du poil.

Qui dit Portishead dit : groove mélancolique accompagnant la voix sublime de Beth Gibbons. Dix ans qu’on l’attend, on met l'album dans le lecteur… pas plus de Beth Gibbons que de groove mélancolique. En lieu et place, une cavalcade nerveuse et répétitive qui semble interminable, au point qu’on en vient à se demander s’ils ne sont pas en train de tomber dans la faute de goût ultime quand on dispose d’une telle chanteuse : gâcher une piste de l’album pour en faire un instrumental. Un arrêt assez brusque et, on se rassure, Beth est là et bien là, et chante toujours divinement bien… puis la cavalcade reprend et… s’arrête sans crier gare. Une fin abrupte comme on en connaît peu. On imaginait qu’en dix ans ils auraient eu le temps d’effectuer un véritable travail d’orfèvre, peaufinant leurs morceaux dans les moindres détails… et dès le premier, ils balancent une fin qui pourrait difficilement avoir l’air plus inachevée. Originalité ou foutage de gueule ? De quoi être dubitatif…
Morceau suivant, enfin l’impression d’être en terrain connu : un groove lent et mélancolique, une belle mélodie… même pas le temps de s’y installer confortablement qu’ils remettent ça ! Vrombissement d’une guitare lourde, de nouvelles ruptures… comme dans le magistral dernier morceau de l’album, Threads, où un semblant de groove laisse place à des rythmiques implacables, plombantes et martelées avec une noirceur rare. Le message est clair : ils ne sont pas revenus pour nous cajoler. Des cassures, enchaînements inattendus, l’album en est plein, à la fois dans et entre les morceaux. Comme le passage du technoïde, rapide et puissant We Carry On avec ses guitares dissonantes à la Sonic Youth au neurasthénique Deep Water et son accompagnement au seul ukulélé. (We Carry On pourrait d'ailleurs faire penser, dans un genre assez différent, à River on The Road de QOTSA... rythmique martiale et technoïde, guitares dissonantes, voix émouvante et fragile, mais un River on the Road bien plus terrifiant et désespéré)... 
Si le but était de dérouter à la fois les fans et ceux qui les découvrent, ils l’ont atteint au-delà des espérances. Pourtant, on y retrouve encore de superbes mélodies, la voix de Beth Gibbons est toujours aussi poignante, quelques beaux titres sensibles permettent de souffler un peu (Nylon Smile, The Rip)… mais le cadre a radicalement changé. À un point tel qu’il est légitime de se demander si Portishead a encore quelque chose à voir avec le trip-hop. Loin du trip-hop des 90’s, pas vraiment du rock non plus, pas de l’électro, ni même de l’électro-rock… Un album dont on ne sait pas trop s’il peut vraiment être rattaché à un style défini, c’est plutôt bon signe, signe qu’il s’y passe quelque chose de nouveau.

Le trip-hop n’est plus à l’ordre du jour en 2008, c’est peu de le dire… une musique qui semble presque d’une autre époque. C’est pourtant d’un des groupes emblématiques du genre que nous vient l’album le plus passionnant et novateur du moment. Que dis-je, du moment… ça, c’est après l’avoir écouté seulement deux-trois fois, sans en avoir percé toutes les richesses, restant encore en surface plus ou moins dérouté par ses audaces et sa noirceur… mais passé le cap de la « surprise » face à ces ruptures qui sont en fin de compte partie d’un tout parfaitement organique, cohérent et fascinant ; lorsqu’on accepte enfin de s’y abandonner on se dit qu’on tient là un authentique chef-d’œuvre. Un chef-d’œuvre d’une profondeur, d’une richesse, d’une mélancolie et d’une noirceur toutes exceptionnelles. On en viendrait presque à penser que leurs deux précédents disques, pourtant parmi les tous meilleurs des 90’s, n’étaient que des esquisses un peu timides pour aboutir à l’impressionnant Third. Qui aurait imaginé que la hargne, la puissance et l’âpreté iraient si bien à Portishead ?

En 95-97, l’électro-rock sombre et puissante, c’était Only Heaven des Young Gods, c’était Prodigy… pendant que Portishead, avec le succès de Glory Box, incarnait plutôt la douce mélancolie sensuelle. En 2008, les Young Gods font de leurs anciens titres un album acoustique (pas mal du tout, ceci-dit), Prodigy, tout le monde s’en fout… et Portishead sort un des disques les plus inquiétants, déchirants et ténébreux entendu depuis longtemps.

S’il fallait trouver un album auquel rattacher Third, ce serait peut-être le monstrueux et monumental The Drift de Scott Walker. Ce n’est sans doute pas un hasard si cet album a lui aussi mis dix ans à voir le jour. La comparaison ne s’arrête pas là, The Drift était déjà excessivement noir, original, intelligent, profond, riche, intense, déroutant et très loin au-dessus de la mêlée. Trop loin, même… trop peu accessible pour des oreilles non-averties. Ce que le Portishead perd en radicalité (ce qui est très relatif, car face à The Drift, 99% de la production pop et rock a l’air de variétoche gentillette), il le gagne, ça tombe sous le sens, en accessibilité. Enfin… une accessibilité là encore toute relative. Car il ne faut surtout pas avoir peur du noir pour s’aventurer dans les nouveaux univers défrichés par Portishead. Des univers qui ont de quoi nous fasciner encore longtemps… Alors s’ils ont besoin d’encore dix ans pour nous ramener une telle pépite de leurs explorations, on est prêt à attendre le temps qu’il faudra pour une récompense à la hauteur de ce chef-d’œuvre. Même s’il est plus question, ici, d’abîmes que de hauteurs…

En bref...

Originalité (9/10)
Bien que l'évolution de Portishead soit "logique", elle est aussi radicale, risquée et surprenante... un album original dans la production du groupe, et, surtout "original tout court"... ce n'est plus vraiment du trip-hop, pas du rock, pas de la musique industrielle ni de l'électro... mais un grand album, avec une forte personnalité. 

Ambiances (10/10)
Un voyage fascinant, qui vous emporte loin, très loin...

Orchestrations (10/10) 
Riches, intelligentes, originales, subtiles, saisissantes... rien à redire, elles sont parfaites.

Mélodies (9/10)
Pas de mélodies "grand public", pas de tubes pour radios FM, bien sûr, mais des mélodies superbes, émouvantes, dignes, qui ont de quoi vous hanter longtemps une fois que vous les aurez apprivoisées. 

Chant (10/10)
Beth Gibbons, plus émouvante et poignante que jamais...  une voix et une interprète au-dessus des autres. Et pas qu'un peu.
 
Intensité (8/10)
C'est pas du rock nerveux, plusieurs morceaux sont assez calmes... mais ce n'est pas non plus du trip-hop lent et "cool". Beaucoup de passages très secs et tendus, l'impression d'être quasiment toujours sur le fil du rasoir... même sur les quelques morceaux où le tempo est plus lent.
  
Accessibilité (6/10)
Mieux vaut ne pas avoir peur du noir... ni l'écouter distraitement. Une "oeuvre", qui demande l'attention qu'elle mérite, et elle en mérite...


Place dans la discographie du groupe    
A mon sens, leur meilleur... et je suis pourtant fana des deux précédents, Portishead était un de mes groupes favoris dans les années 90. Mais au bout d'une vingtaine d'écoutes, je ne me demandais même plus si Third était leur meilleur album, juste s'il n'était pas tout simplement le meilleur album que j'aie jamais écouté...

Note d'ensemble (rien à voir avec une quelconque moyenne des notes précédentes) : 10/10
Un chef-d'oeuvre.


Portishead - Third

Silence
Hunter
Nylon Smile
The Rip
Plastic
We Carry On
Deep Water
Machine Gun
Small
Magic Doors
Threads


Le tragique, torturé et tétanisant Threads :



Third sur 7and7is

Sur Du Bruit qui Pense

Sur Mange Disque

Chez Dr Franknfurter

L'avis de Crafty

L'article "original" sur
Culturofil

Classement des albums de 2008
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 10:09
Une très belle playlist de Kfigaro, idéale bande-son de l'été. A déguster un cocktail à la main, dans un état plus ou moins second... mais pas seulement...
Quelle que soit la saison, le moment de la journée, cette playlist vous permet de quitter la pesanteur du quotidien pour vous évader dans de subtiles rêveries. Indispensable, donc...
 




Trois playlists qui s'accordent assez bien avec celle-là, chez :

Christian
Arbobo
Guic'the Old


Kfigaro sur le net :

Le blog Myspace de Christian Texier

Le forum Bossa-nova

Les archives de Chants Ethérés



Répertoire des Mood Organ Playlists
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