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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 09:46

Partenariat 

 

Magix Music Maker a changé ma vie… oui, je sais, c’est un peu pompeux comme intro. Mais c’est vrai. Si j’ai commencé la guitare en espérant pouvoir jouer les morceaux que j’aimais, la composition m’a très vite bien plus intéressé que l’interprétation. Et c’est toujours resté le cas.

Pendant de longues années, j’ai composé des chansons à la guitare (et quelques morceaux au clavier). Mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir pas mal de frustrations :

1. Au début, écrire des paroles m’amusait… puis c’est rapidement devenu une corvée. Ce qui m’intéressait était de m’exprimer par la musique, pas de m’exprimer « sur » la musique. Et difficile, avec une guitare, de composer autre chose que des chansons.

2. Je n’aime pas ma voix (comme à peu près tout le monde quand on entend sa voix enregistrée), et, surtout, je n’aime pas particulièrement chanter.

3. J’étais passionné par l’harmonie, l’instrumentation, le travail sur le son… qui restent assez limités avec une guitare (même si j’ai bien profité de mon premier rack d’effets, passant des journées à en explorer les possibilités sonores).

4. Jouer en groupe, c’est pas mon truc. Passer des heures à discuter, négocier, tenter de convaincre les autres d’intégrer tel passage ou retirer tel autre, trouver sans cesse des compromis, c’est chiant.

Alors quand un ami, un peu après 1995, m’a filé quelques logiciels de musique, c’était une révélation. Pour moi qui aimais particulièrement les sons électroniques et qui rêvais de composer ma musique sans avoir de comptes à rendre à d’autres musiciens, je pensais avoir trouvé mon bonheur. Mais j’ai vite déchanté. Les ordinateurs de l’époque n’étaient pas ceux de maintenant, c’est peu de le dire, et le mien était particulièrement bas de gamme. Prendre 5 minutes pour charger une boucle de batterie, puis 5 minutes pour un bout de sample (quand il ne faisait pas planter carrément le PC), 5 minutes encore pour les assembler et se rendre compte qu’ils ne collent pas et qu’il faudra tout recommencer, je n’avais pas la patience. Alors je continuais de composer sur ma guitare. Par la suite, avec de meilleurs PC (sans avoir non plus l’ordinateur idéal pour faire de la MAO – musique assistée par ordinateur), j’ai parfois testé quelques nouveaux logiciels. Mais rien ne me satisfaisait. Soit je tombais sur des logiciels assez simples et « légers » destinés à faire de la techno, jouer sur des boucles ou samples… soit je tombais sur des logiciels bien plus adaptés à la composition, mais décidément trop compliqués ou « lourds ». Ne trouvant pas d’outil idéal, je finissais par me résigner à laisser tomber mes désirs de composition. Jusqu’en ce début 2012 où j’ai découvert Magix Music Maker. Nouvelle révélation, mais cette fois, c’était la bonne. Au lieu de tomber de déconvenues en déconvenues, comme ça m’était jusque-là arrivé avec les logiciels de musique (trop limités, ou trop complexes), il n’a cessé, lors des premiers mois de prise en main, de me réjouir par ses possibilités et sa relative simplicité. Ludique au départ, mais avec suffisamment de richesse pour y faire des choses assez complexes. Et si je le recommande vivement, c’est aussi parce qu’il est très accessible et intuitif. A peine installé, sans même avoir besoin de lire le mode d’emploi (et ça m’arrange, j’ai toujours eu la fâcheuse tendance à ne pas lire les modes d’emploi – ne me confiez jamais les clés de la mallette nucléaire), vous sélectionnez un style musical, vous écoutez quelques boucles (batterie, synthés, basse, guitares, percussions etc.), vous les déplacez sur les pistes, vous les superposez, vous bricolez et commencez à vous amuser… A tous les niveaux, il y a de quoi faire pour créer sa musique :

 1.      Vous ne connaissez rien à la théorie musicale, vous n’avez pas la moindre idée de ce que peut être un accord de ré mineur, vous ignorez ce qu’est un intervalle de tierce majeure ? Vous pouvez tout de même faire de la musique et vous initier à la composition avec Magix Music Maker. Je me suis amusé à composer, pour vous le prouver, un morceau fait uniquement de boucles prises sur le logiciel. J’ai cherché des motifs et rythmiques qui me plaisaient, et j’ai essayé de les combiner pour en faire un morceau qui tienne la route. Aucune note n’a donc été écrite par moi sur ce morceau, et aucun sample piqué à un artiste :

 

Mettez la vidéo en plein écran pour mieux voir comment ça se passe... l'interface de Magix Music Maker, avec ici l'architecture du morceau, chaque petit bloc est un sample (tout a été resséré pour tenir dans une fenêtre, mais vous pouvez zoomer dans le logiciel pour travailler plus précisément chaque boucle ou partie). 

Ce type d’utilisation, très ludique et simple (après, faut aussi avoir un peu d’imagination et d’inspiration, le logiciel ne peut tout faire), est presque suffisante si vous cherchez juste à vous amuser une fois de temps en temps avec un logiciel de musique… les tonalités des différentes boucles s’adaptent instantanément à la tonalité de votre morceau (mais il est bien sûr possible de changer de tonalité, voire de se lancer dans la polytonalité – plusieurs tonalités différentes en même temps, mais c'est pas le sujet, la polytonalité est une des choses les plus complexes à faire en musique, donc fortement déconseillé quand on ne maîtrise pas l’harmonie).

 2.      Une fois que vous aurez composé quelques morceaux à base des samples du logiciel, vous aurez sans doute envie de commencer à créer des musiques plus personnelles. Et s’il y a pas mal de samples et de possibilités de combinaisons, il vous faudra, si vous utilisez régulièrement Music Maker, passer à un moment par créer vos propres mélodies, harmonies et rythmes. Là encore, sans connaissance musicale, c’est possible. Il vous faudra certes pas mal tâtonner, mais avec de la persévérance, vous pourrez arriver à de bons résultats.

 Dans les boucles (de batterie, synthés, percussions, guitares etc.), certaines sont modifiables (les boucles midi), d’autres pas. En prenant des boucles midi, vous pourrez commencer par changer quelques notes, modifier des coups de caisse claire ou cymbale à la batterie… rendre vos mélodies et rythmes plus « personnels ». C’est un peu ce qui m’est arrivé, au fond, avec Vortex, le premier morceau que j’ai composé avec Magix Music Maker. J’ai utilisé des boucles du logiciel, puis je les ai éditées en changeant les notes des lignes mélodiques. Et, ensuite, j’ai ajouté mes parties de cordes, composées en partant d’une page blanche.

 

 

 3.      Après m’être fait la main sur Vortex, j’ai pu passer à ce qui m’intéresse vraiment : tout composer de la première à la dernière note (excepté quelques parties de batterie). Ne plus utiliser de boucles, mais chaque fois une page blanche, sur laquelle je place les notes, mélodies, rythmes et harmonies. Vous avez 3 possibilités pour composer la partie d’un instrument avec Magix Music Maker. Soit utiliser le synthé Magix Music Maker livré dans la version complète, soit le clavier virtuel intégré au logiciel (avec le clavier réel ou virtuel, vous pouvez ensuite modifier vos notes sur la feuille d’édition), soit (ce que je fais), en écrivant directement les notes sur la feuille. Dans tous les cas, ceux qui savent jouer du clavier sont favorisés, puisque sur la feuille à éditer, vous avez non pas des partitions avec notes de solfège, mais les touches d’un piano sur le côté pour vous repérer dans les cases où vous placez vos  notes. Ce qui me convient très bien (je trouve plus intuitif d’utiliser cette manière de composer que la notation solfégique, même si je la connais), mais qui pourrait rebuter ceux qui tiennent à composer sur partition (pour cela, il y a d’autres logiciels).

Je ne vais pas vous mentir, si vous ne connaissez rien à la théorie de la musique (ou seulement quelques bases), à ce niveau, ce sera compliqué, il vous faudra beaucoup tâtonner, et ne vous attendez évidemment pas à être capable d’écrire de riches harmonies de cordes ou de cuivres. Mais avec de la volonté, de la motivation, de l’imagination et de l’envie, il y a moyen pour des novices de composer des morceaux écoutables. Après, c’est comme pour tout, si vous voulez faire les choses vraiment bien, faut y passer du temps…

Bien sûr, Magix Music Maker ne sert pas qu’à composer directement, sur ordinateur ou avec le clavier usb, vous pouvez y importer vos propres morceaux… par exemple un groupe rock peut importer ses chansons dans le logiciel et écrire par-dessus des parties d’orchestre grandiloquentes à la Muse (ceci est un très mauvais exemple…) Vous pouvez aussi créer des parties instrumentales sur Music Maker pour accompagner votre voix, et enregistrer votre chant sur votre ordinateur (si vous avez le matériel pour ça), l’incorporer au logiciel puis mixer le morceau…

Comme bon nombre de logiciels de musique (pas tous), Magix Music Maker est plus particulièrement adapté à l’électro… car il est toujours plus facile de synthétiser des sons électroniques qu’acoustiques, les sons d’instruments (trompette, guitare, piano, hautbois, violon) ne peuvent rivaliser avec les vrais, même s’il y en a de très corrects dans le logiciel.

Histoire de vous montrer qu’on peut aussi faire autre chose que de l’électro avec Magix Music Maker, un de mes morceaux « non-électro », si vous ne l’avez pas entendu lorsque je l’ai mis en ligne cet été :

Akland – A Dark Summer

 

Tous mes morceaux ont de toute façon été entièrement réalisés avec les sons du logiciel, sans aucune importation (pas même de samples).

Mon album : Stare Away (y a pas de raison de faire de la pub pour les autres et pas pour soi)...

Version premium ou pas ?

Pour voir ce qui vous convient, tous les détails sont sur la page d’accueil du logiciel de musique (elle est accessible aussi en cliquant sur la bannière un peu plus bas). Il y a vraiment de quoi faire avec la version « de base », mais pour ma part, je ne saurais me passer de la version premium. Si vous avez besoin d’un maximum de sons et possibilités, il faut la version premium. Mais si c’est pour une utilisation occasionnelle ou pour offrir (paraît que c’est la période), la version de base est déjà très satisfaisante, rien n’empêche ensuite de passer au premium… ou de prendre l’an prochain Magix Music Maker 2015 Premium. Car, bien sûr, tous vos morceaux sont importables dans les différentes versions de Magix Music Maker.

L’acheter via Music Lodge

Pour l’acheter (ou acheter ce que vous voulez chez Magix), merci de passer par Music Lodge en cliquant sur les bannières d’affiliation (ci-dessous ou en début d'article), vous aurez ainsi droit à une remise de 5% (et moi à une commission) : 

 

(Il est indiqué "Premium" sur la bannière, mais elle vous renvoie à la présentation des 3 versions : normale, premium, ou avec clavier).

 

Je mettrais sans doute une page à disposition où ceux de mes lecteurs qui utilisent Magix pourront faire écouter leurs créations aux autres… et demander des conseils si besoin.

 

[Edit : Concours terminé ! On a les 4 gagnants] Afin de terminer en beauté… 4 logiciels à vous faire gagner ! Un Magix Music Maker 2014, et 3 Magix Music Maker 2013. Pour les 4 premiers commentaires… enfin, pour les 4 premiers qui le veulent, il suffit juste pour l'obtenir de commencer votre commentaire par : « Je le veux ! ». Si je ne mets pas ce concours en évidence et n’en parle qu’en fin d’article, c'est dans le but de l’offrir à des gens vraiment intéressés, qui ont donc pris la peine de lire jusqu’au bout un article sur un logiciel de musique, et de récompenser des lecteurs réguliers, qui seront forcément parmi les premiers à lire cet article. Une fois votre commentaire publié, il n’y a qu’à m’envoyer dans la foulée un mail (cf. contact), et je vous enverrai alors rapidement votre lien de téléchargement et votre code d’activation…

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 19:40

Cela fait un moment que j’y pense, et j’ai décidé d’accepter quelques partenariats sur Music Lodge. Que voulez-vous, quand on n’a plus de boulot, faut bien essayer de trouver des revenus là où l’on peut. Mais sûrement pas à n’importe quel prix… d’où ce billet, pour vous expliquer en quoi ils consisteront et vous donner quelques garanties.

1.      Il n’est pas question pour moi de laisser ici un espace à des publicitaires cherchant à vous fourguer tout et n’importe quoi. On est suffisamment envahi de publicités par ailleurs… Les quelques partenariats que j’accepterai seront cohérents avec l’esprit de ce blog, et se feront pour des choses que je conseille, et qui me semblent susceptibles d’intéresser réellement mes lecteurs. Bref, pas de pub pour des produits de consommation lambda, mais pour ce qui est en rapport avec l’art et la musique.

 

2.      Les partenariats seront clairement présentés comme tels, je déteste tomber sur des articles de blog qui donnent l’impression d’avoir été « achetés ». Il faut dire qu’on a régulièrement ce genre de sollicitations quand on tient un blog : vanter les mérites d’un produit quelconque, copier-coller un article « d’infomercial », voire même laisser des rédacteurs payés par… on ne sait pas trop qui, d’ailleurs, publier certaines choses sur nos blogs. Il n’est évidemment pas question pour moi – comme pour tout blogueur qui se respecte - d’accepter ce genre de conneries. Vous ne serez pas manipulé ou pris en traître, si l’article est le fruit d’un partenariat, cela sera précisé au début.

 

3.      Il n’y a bien sûr aucune raison de craindre que je perde mon indépendance, je ne suis déjà pas dépendant des attentes de la blogosphère musicale, mes derniers articles en témoignent, articles sur Bernard Herrmann, Liszt ou Scarlatti (alors que mon site n’est pas consacré à la musique classique) et rien sur le dernier Arcade Fire ou sur tous les groupes actuels qui font le « buzz ». J’ai toujours écrit ici sur ce que j’ai envie de faire découvrir, sur des réflexions que je souhaite partager, sans être influencé par les attachés de presse ou la hype, et ce n'est pas près de changer.

Je ne sais pas si ces explications étaient vraiment nécessaires, mais mieux vaut tout de même que ces choses soient dites pour éviter de laisser planer des ambiguïtés sur la question…

Dès demain, donc, vous pourrez en juger avec le premier article de « partenariat », qui, je l’espère, vous rassurera sur l’intérêt de la chose… c’est d’ailleurs moi qui ai contacté cette société pour une collaboration, pas l'inverse...

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:59

Franz-Liszt.jpgPoème Symphonique n°10 (inspiré par la pièce de Shakespeare)

Créé en 1858, révisé ensuite plusieurs fois, sa forme définitive date de 1876

 

J’évoquais le Hamlet de Liszt dans le précédent article, c’est l’occasion de vous le faire écouter, d’autant que cette œuvre est assez peu jouée actuellement. Il faut dire qu’elle n’est sûrement pas la plus accessible de Liszt : beaucoup de gravité et de noirceur, pas de joli thème chantant.

Dans l’article sur les bandes originales, j’intégrais le cas du Poème Symphonique en parlant de « Musique de film sans film », « bande originale sans images ». Hamlet en est une bonne illustration, c’est même une œuvre assez moderne : atmosphérique par endroits, très puissante et nerveuse à d’autres, toujours dans un registre sombre ou mélancolique, ce qui est très caractéristique des BO de films actuels. L’important n’est ici pas de séduire l’auditeur avec de belles mélodies, mais de créer une ambiance, illustrer la psychologie des personnages (passages tourmentés pour Hamlet, plus doux et rêveurs pour Ophélie – à 5’00 notamment, avec les bois et le violon solo). 

Ce n'est certes pas l'oeuvre idéale pour s'initier au classique, ni même à Liszt (non pas pour des questions de qualité, mais d'accessibilité), si vous découvrez Liszt, je vous conseille de commencer par sa Rhapsodie Hongroise n°2.   

Hamlet de Liszt par Bernard Haitink et le London Symphonic Orchestra :  

 

Orchestre : 2 flûtes, piccolo, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 2 trompettes, 3 trombones, tuba, timbales, percussions, cordes.

Pour découvrir d’autres versions du Hamlet de Liszt, c’est par ici.  

La partition, libre de droit, sur free scores

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Published by G.T. - dans Classique
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