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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 21:59

(Un article pour développer un peu plus les quelques trucs que j'ai dit dans l'interview du doc sur Arte)

Le rock, c’est la révolte contre la société, et plus particulièrement le rejet de la société de consommation. Le mouvement hippie en est d'ailleurs une des meilleures illustrations. Voilà ce que pensent beaucoup d’amateurs de rock. Et pourtant, la réalité en est loin.

Comme j'aime à le rappeler, le rock est né en même temps que McDo et Disneyland. Dans le même état d’esprit « jeunisme et consommation ». Une société riche, des jeunes qui se retrouvent avec un véritable pouvoir d’achat et deviennent le nouvel Eldorado des businessmen. Une musique accrocheuse, simple, efficace, énergique, attrayante, ludique avec un côté sulfureux et transgressif ; une musique idéale pour provoquer l’engouement de la jeunesse.

Le mode de vie rock’n’roll, a priori, entre en conflit avec la bonne marche de la société, et de la société de consommation. Trop d’excès, de fête, d’insouciance, de plaisirs divers et variés nuit sérieusement à la productivité des individus. Alcool + fête + stupéfiants + sexe n’est sûrement pas la bonne alchimie pour, le lendemain matin, être frais, précis, réactif et efficace au boulot. Pourtant, ce mode de vie rock’n’roll est lui-même une conséquence des injonctions de la société de consommation. Mieux, il en est une forme d’aboutissement.

Le mot d’ordre de nos sociétés de consommation, c’est « consommez plus pour avoir plus de plaisir immédiat ». Les valeurs des siècles précédents et la promesse d’un paradis après une vie de souffrance, à quoi bon, si l’on peut trouver ici-bas cet Eden. La félicité suprême est dans la consommation, la pub vous le martèle. Quelques gouttes de parfum, de soda ou de café, et vous voilà transporté dans un océan de plaisir. Procurez-vous telle nouvelle technologie, votre vie ne sera plus que paix et harmonie. Consommez notre pizza surgelée ou notre soupe industrielle, c’est l’orgasme assuré.

Le rock n’est pas le cancre de cette société de consommation, il en est l’élève le plus zélé. Apologie du plaisir intense, immédiat et répété. Ce qu’il rejette, ce n’est pas la société de consommation, mais plutôt ses garde-fous. Il s’agit moins de se libérer de la société de consommation, du loisir et du plaisir que de libérer la consommation, le loisir et le plaisir. Conséquence, peut-être en partie, de ce nouveau pouvoir d’achat d’une jeunesse qui se le voit offert par les parents, et le considère non pas comme la récompense d’un dur labeur, mais comme un dû…

Le problème, c’est qu’à un moment, faut faire un choix. On ne peut être dans la consommation et le plaisir perpétuels, puisque le travail et les sacrifices quotidiens sont nécessaires pour se payer cette consommation. A moins… de devenir une rock-star. Ce qui fascine la jeunesse chez les rock-stars, ce n’est pas seulement que ces nouvelles icônes dérangent la société, mais aussi, de manière schizophrénique, qu’elles en profitent à plein, une forme d’excroissance ultime de la société de consommation. Jouir sans entraves. Un mode de vie excitant, bohême, apparemment libre, pas besoin de se lever tous les matins à 6h30 pour pointer à l’usine ou au bureau, mais une vie de sensations fortes, de musique, de plaisir, d’argent facile et de consommation effrénée. Sex & drugs & rock'n'roll. Les héros des temps modernes ne risquent pas leur vie en prenant les armes pour aller combattre l’injustice, ils sautent sur scène, hurlent dans un micro, grattent une guitare, font défiler des hordes de groupies dans leur chambre, composent des musiques sur 3 accords et ramassent la monnaie.

L’importance de la spiritualité et l’intérêt pour le bouddhisme du mouvement hippie pourrait laisser à penser que, dans la seconde moitié des années 60, le rock veut en finir avec la frivolité, la consommation, le plaisir facile… il n’en est rien. Car le bouddhisme des hippies et rockeurs des 60’s est, par bien des côtés, à l’opposé de la véritable philosophie bouddhiste qui, elle, est réellement dans une toute autre logique que celle de la consommation.

Rock vs bouddhisme :

Dérèglement des sens vs conscience extrême.

Excitation, transe, révolte et frénésie vs paix intérieure, calme et harmonie 

Sublimation de l’ego vs destruction de l’ego

Plaisir immédiat, intense, rapide et facile vs travail permanent et monotone pour se libérer de l’emprise des désirs

Les solos incandescents d’Hendrix, les mélodies si plaisantes des Beatles, les coups de grosse caisse de John Bonham et les poses et la frime de toutes les rock-stars sont insolubles dans le bouddhisme… rock et bouddhisme sont deux mots qui vont très mal ensemble, très mal ensemble. Aussi antinomiques que « rock chrétien » ou « rock islamique » (tout comme « rap islamique », mais c’est un autre sujet…) Rock et bouddhisme, c’est surtout l’histoire d’un malentendu. Des hippies s’imaginant que le bouddhisme pourrait leur permettre rapidement d’atteindre le même état et les mêmes plaisirs que sous LSD, sans LSD. Le bouddhisme comme stade ultime de la consommation, celui où l’on supprime les phases de frustration, d’attente entre les périodes d’assouvissement du désir : on ne baigne plus que dans le plaisir. Mais, bien entendu, tout ça est très loin du bouddhisme. Là où le bouddhisme se propose d’annihiler l’ego et le désir car sources d’insatisfaction et de tensions, les rockeurs-hippies occidentaux ont voulu voir l’accès à un état qui comblerait l’ego et le désir.

Le rock ne serait donc qu’un pur produit de la société de la consommation, et pas une « transgression » ? Non, car en allant à fond dans le diktat de nos sociétés de  la consommation, il en a subverti, perverti et transgressé le fonctionnement. Ne se focalisant que sur le but (accumulation de plaisirs immédiats et faciles), sans se préoccuper des moyens (travail, effort). « We want the world and we want it Now », disait Jim Morrison. Une logique de sale gosse, au fond, donc une logique rock’n’roll…

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Published by G.T. - dans Rock
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commentaires

GT 28/12/2012 13:48


VINCENT M. : Très intéressant, ce qu'il dit... et il y a vraiment un parallèle avec le rock. Comme la volonté de
satisfaire au maximum les désirs immédiats dans le rock, la logique productiviste/consumériste occidentale est à l'opposé du bouddhisme et des philosophies orientales... mais on a "bricolé"
le bouddhisme en pensant le rendre compatible... c'est l'obsession du "zen", du bien-être (lié aussi à la féminisation du monde du travail... quand on regarde les couvertures de journaux
féminins, il est très fréquemment question de bien-être et de zen, idem dans les pubs pour les produits féminins)... sauf que tout ça est encore une vision dévoyée, et vidée de son
sens, du zen, du bouddhisme et des philosophies orientales. On en a fait quelque chose de superficiel et insipide...


Schopenhauer a été le premier grand intellectuel à avoir vraiment "importé" le bouddhisme en occident, et même s'il interprète les philosophies orientales "à sa manière", il est à
mon sens plus proche de leur "vérité" que les réappropriations actuelles par nos sociétés de consommation... les philosophies orientales n'ont pas incité Schopenhauer à chercher un
quelconque "bien-être", au contraire, elles ont alimenté sa vision pessismiste de l'existence, l'idée que nous ne sommes que des "machines stupides désirantes", prisonnières de leur ego,
illusionnées, conditionnées, bref, des sortes de cafards agités qui bougent dans tous les sens sans grande conscience (et sans aucune liberté réelle). 


On veut voir le bouddhisme et le zen comme une forme d'évasion, de bien être, une "fuite" hors des tracas quotidiens... mais ça n'a rien à voir avec ce qu'il est au fond : une quête difficile de
vérité, qui demande des sacrifices, et quels sacrifices, puisqu'il faut se délivrer de l'ego, des émotions, des désirs, de toute forme d'attachement... à l'opposé du rock autant que de nos
sociétés de production et consommation... (je précise tout de même que je ne suis pas du tout bouddhiste, mais j'ai beaucoup de respect et d'intérêt pour les philosophies
orientales).      

Vincent M. 24/12/2012 01:55


 


Salut GT,


 


Slavoj Zizek a pas mal développé cette critique d'un bouddhisme réapproprié, quoique pas explicitement en référence au rock – à ma connaissance. Il en parle par exemple dans un article marrant,
"Revenge of Global Finance". Je le cite :


 


The ultimate postmodern irony is today’s strange exchange between the West and the East. At the very moment when, at the level of “economic infrastructure,” Western technology and capitalism
are triumphing worldwide, at the level of “ideological superstructure,” the Judeo-Christian legacy is threatened in the West itself by the onslaught of New Age “Asiatic” thought. Such Eastern
wisdom, from “Western Buddhism” to Taoism, is establishing itself as the hegemonic ideology of global capitalism. But while Western Buddhism presents itself as the remedy against the stress of
capitalism’s dynamics–by allowing us to uncouple and retain some inner peace–it actually functions as the perfect ideological supplement.


 


Il me semble que ça rejoint partiellement ce que tu dis. À cette différence près que le cadre n'est pas le même : celui de Zizek est bien plus ouvertement – outrancièrement – politique. En
revanche je peine un peu à comprendre les implications que tu tires de ton analyse de la société de consommation. Par exemple, je tique un petit peu lorsque tu écris qu'il ne s'agit pas du tout
d'une question de classe sociale – bon, je sais, je déforme un peu, tu ne répondais pas tout à fait cette question.

Par ailleurs, tu brocardes en passant le "rock chrétien". Tel que je le connais (peu) je partage bien sûr ton avis. Mais en lisant Zizek, qui décrit le christianisme précisément comme l'amour
violent par excellence comparé au Bouddhisme, on croirait volontiers le contraire !

À bientôt,

G.T. 01/09/2012 14:03


LYLE : OK, je suis déjà plus d'accord avec tout ça... sauf sur la question de la "facilité". 95% de ce qui sort en rock, pour
quelqu'un qui a une culture musicale assez riche, et connaît donc le jazz et le classique, sonne plutôt simpliste à côté. Il peut bien sûr y avoir de la finesse, de la subtilité, de
bonnes idées musicales dans le rock, mais ça reste toujours relativement "facile". Même la plupart des groupes rock qui se veulent expérimentaux ou particulièrement aventureux ne font
pas une musique si difficile que cela (il y a quelques exceptions, bien sûr)... 

lyle 24/08/2012 15:50


 


Ah mais tu remarqueras que je ne suis pas celui qui a utilisé le mot bourgeois en premier... Mais je le trouvais intéressant.


 


Car après tout, le rock dans les années 50/60 peut très bien être considéré comme une révolution bourgeoise où l'individu décide que son plaisir personnel prime sur les besoins de l'état (défense
de la patrie, travail, création d'une famille). Est-ce que cela concerne alors les enfants de paysans pauvres allant très tôt s'épuiser dans les champs ou de milieux ouvriers destinés à rejoindre
l'usine à 16 ans ? Sûr qu'il va alors choquer les tenants d'une société traditionnelle (en réclamant le droit de s'éclater, de baiser librement ou de ne pas aller se faire tuer) et
parfaitement se retrouver dans une société de consommation naissante.


 






 


Evidemment, une fois que le culte du plaisir individuel est roi et que la liberté de consommer est totale, le rock n'a plus rien de transgressif et est devenu une part comme une autre de la
société de consommation. Après, je ne suis pas du tout d'accord sur le fait de dire que le rock est forcément une musique simple, facile et faite pour le plaisir immédiat. Après ça dépend de ce
que l'on met sous le mot « rock »...

G.T. 24/08/2012 02:15


LES CAFARDS : Oui, mais en même temps, les caprices et poses de rock stars font aussi partie du côté transgressif du rock...


 


THOM : De mon point de vue, "sale gosse" n'est pas aussi péjoratif et condescendant. J'adore Baudelaire, pourtant, je lui trouve
aussi un indiscutable côté sale gosse. Ca n'enlève rien au génie et à la subversion... Disons que c'est mon côté "psychologisant" et "ontologisant", j'aime revenir aux racines, à la
base, pour comprendre un phénomène (quitte à caricaturer un peu)... et je trouve qu'à la base de l'esprit rock, il y a vraiment ce côté "sale gosse"... Ce que je disais aussi et qui n'a
pas été diffusé dans le reportage, c'est que le côté provocateur et "sale gosse" plutôt que "révolutionnaire" des rockeurs, c'est ce qui donne aussi une vraie liberté au rock. Plus il
emmerde le monde, plus le sale gosse est content et en rajoute... il est ingérable, et c'est plutôt une bonne chose... enfin, il "était" ingérable...   


(c'est fou les flatteurs que la télé attire ^^)


Euh... les détracteurs, surtout, depuis que je suis passé à la télé, je lis ici beaucoup plus d'avis critiques que de louanges^^


Sinon, bien sûr que c'est incomplet, mais impossible de faire autrement, un sujet pareil nécessiterait qu'on en fasse un bouquin pour être exhaustif. J'ai hésité à mettre un (1) au titre, et à en
faire d'autres articles, mais n'étant pas absolument sûr de le faire, je l'ai gardé tel quel...


 


DR. F : Oui, le rock nous ment depuis toujours, ça fait partie de son côté sale gosse (merde, je recommence, j'peux pas m'en
empêcher, c'est aussi mon côté sale gosse^^)


 


LYLE : pour répondre à ton commentaire de l'article précédent :


Je ne sais si je dois répondre là ou dans ton nouveau billet, mais je ne peux pas être d'accord. Si tu oublies les trucs les plus mainstream, le rock n'est pas forcément une musique de
plaisir et des tas de "petits" groupes actuels sont composés de tout sauf de bourgeois. Ils ne sont pas là que pour tirer des gonzesses et faire une musique palisante à l'oreille, ils savent
qu'ils n'ont aucune chance de cartonner et ils collectionnent souvent les boulots de merde rien que pour pouvoir tourner, à perte la plupart du temps. Le rock n'est pas né de la société de
consommation, le rock mainstream, oui. Mais il se passe toujours des choses à côté...


 


Je ne vois pas le rapport entre la logique de la société de consommation et le côté "bourgeois"... ce n'est pas du tout une question de classe sociale ni de pouvoir d'achat, il y a plein de
gens dans les classes populaires qui sont en plein dans une logique de "consommation". Etre dans cette logique ne veut pas dire "avoir plein de pognon et s'acheter constamment des biens
matériels"... un hippie qui se défonce régulièrement et multiplie les partenaires sexuels est totalement dans cette logique de consommation, même s'il joue du rock psyché underground et
qu'il n'a pas un rond.


Le rock, même underground, reste pour moi une musique liée à la société de consommation. Une musique relativement facile, directe, accrocheuse. On ne parle pas là d'oeuvres complexes qui
demandent un réel effort de l'auditeur, une attention et une oreille très subtiles, comme cela peut-être la cas face au contrepoint de Bach, aux symphonies de près de 2 heures de
Mahler, aux opéras de 5h de Wagner, à l'atonalité de Schönberg ou Webern, aux solos de Coltrane, à la musique électronique de Stockhausen, aux expérimentations de John Cage ou du Free
Jazz... ça a beau être du rock underground, ça reste une musique, dans sa grande majorité, relativement facile et consommable "immédiatement". Et je ne dis pas ça avec mépris, j'aime ça
autant que les oeuvres les plus ambitieuses, profondes et complexes... on a besoin des deux...    

dr frankNfurter 23/08/2012 13:30


Quoi le rock est devenu un produit de consommation, on nous aurait menti depuis le début !!! :-D


Tiens ça me fait penser à qqch que j'ai lu il y a qq semaines, un collectif de rockeurs anglais sexagénaires (pour la plupart) qui ont signés une pétition pour sauver les droits face à la
terrible menace numérique... 

lyle 22/08/2012 19:41


Ne faudrait-il pas plutôt en fait s'interroger sur le contrôle qu'ont nos gouvernants / les "faiseurs de tendance" sur le type de musique qu'on propose aux "jeunes" par rapport aux
années 50/60/70 sur les radios et autres ?


 


Il y a toujours des gens dérangeants ou provocants, avec des vrais "causes" parfois (voir les groupes de hardcore féministe) mais leurs chances de sortir d'un certain ghetto culturel sont
nulles.

Thomas 22/08/2012 19:28


 Évidemment d'accord sur presque tout, mais bizarrement, je tique sur la chute et l'usage de l'expression "sales gosses". C'est une expression que je t'ai souvent vu utiliser à ce sujet, "le
rock est une musique de sales gosses", "soyons rock'n'roll, donc un peu sales gosses"... je n'avais jamais vraiment réagi, je ne sais pourquoi là maintenant je tique, mais en fait, dans ce
contexte, je trouve tout de même l'expression un peu déplacée. Parce que "sales gosses", ç'a malgré tout un côté un peu condescendant. Tu vois ce que je veux dire. Ça va avec "il faut que
jeunesse se passe". "Ils sont rebelles mais allons, ce sont des sales gosses". Je trouve que l'expression a quelque chose de minorant alors que le rock. En fait, je trouve même que ça fait un
peu... attention insulte... "pose post-moderne"... surtout durant les trois premières décennies de son existence, c'est tout sauf une musique de "sales gosses". Ce n'est pas par hasard que c'est
une musique qui a fait peur, peut-être plus qu'auucune autre musique populaire, aux parents bien sûr, mais aussi à l'ordre établi et à la société en général. Keith Richards, Morrison, Lennon...
ce sont bien plus que des "sales gosses", ils sont tout de même, au quotidien, bien plus dangereux que de simples "sales gosses". Jimmy Page, au début des 70s, c'est le Diable incarné, c'est bien
plus qu'un post-ado provocateur, son comportement à la ville comme à la scène est terrible. Joe Strummer, enragé au point de publier carrément un programme politique, ce n'est pas juste un "sale
gosse". Johnny Pourri, beaucoup plus, mais bref. Et ainsi de suite pour la plupart des rockers des générations 50 à 70, voire un peu après. Je trouve ça un peu facile, voire un peu vieux con, de
parler de musique de sales gosses à propos d'un truc qui - société de consommation ou pas - a réellement, et à différentes époques, inquiété le pouvoir en place. Alors sans doute que beaucoup de
groupes aujourd'hui sont des "sales gosses" (pour les plus hardcore ^^), mais je doute sérieusement que si tu t'étais retrouvé à interviewé Page ou le Pop en 71 tu aurais même osé laisser penser
en face d'eux qu'ils étaient "des sales gosses". D'une certaine manière dans cet article, qui n'est pas "génial" ni "excellent", mais au contraire vite torché et très incomplet (c'est fou les
flatteurs que la télé attire ^^), tu occultes une bonne part de ce qui fait que le rock n'a pas été une musique "comme les autres" (tu noteras l'usage du passé). Je ne dis pas que tu as tort sur
le fond, globalement, cet article est pertinent. Mais il ne l'est que si l'on a suffisamment de culture pour comprendre que tu ne traites qu'un aspect d'un sujet bien plus vaste.

les cafards 22/08/2012 11:35


on est globalement d'accord avec ton analyse même si pour notre part le côté transgressif est celui qu'on préfère et évidemment les caprices de rock stars ce qu'on déteste

G.T. 22/08/2012 00:19


PAULINE et ARNO : Eh bien... merci beaucoup !

Arno 21/08/2012 13:50


Excellent reportage. Je comprend d'ailleurs mieux tes deux billets après l'avoir vu. Vraiment un bon sujet qui prend à contre-pied les reportages classiques sur le rock... et l'imaginaire
collectif qui s'en dégage...


 


En tout cas, bien vu d'avoir été interviewé parmis une si belle brochette d'invités, ca doit quand même faire super plaisir (et de mettre un visage sur nos échanges, ca c'est cool aussi)... A+

Pauline 21/08/2012 01:38


Indiscutable !!


Excellent article, merci GT !