Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Playlist 2016

Classements d'albums

 
2015  2014   
2013  2012 • 2011 
2010 • 2009 • 2008 
2007 • 2006 • 2005 
2004 • 2003 • 2002 
 
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 18:05

[Discuter comme nous le faisons si souvent du téléchargement, ça va un temps, mais il s’agit maintenant de se faire entendre. C’est pourquoi je vous propose cette « lettre ouverte », que je compte bien envoyer aux majors, labels et médias. Si vous êtes d’accord avec le contenu de cette lettre, merci de le signaler dans les commentaires. Et si vous avez un blog ou site web, il sera listé à la fin de la lettre. J’espère recueillir un maximum de commentaires, de soutien des blogueurs, et j’aimerais que vous encouragiez vos lecteurs (à la fin de votre prochain article, par exemple), s’ils partagent ce point de vue, à venir ici le dire. L’union fait la force, et l’on sera d’autant plus pris au sérieux que l’on sera nombreux.]

 

Il en va des débats sur le téléchargement comme du business de la musique : la dernière roue du carrosse, ceux à qui l’on ne prête jamais attention, ce sont les plus fidèles clients des maisons de disques, les passionnés de musique. Je ne prétends pas tous les représenter ici, mais je me fais l’écho de ce qu’une grande majorité de ceux que j’ai pu côtoyer sur le net ou ailleurs pensent de la situation.

 

Nous, passionnés de musique, rejetons catégoriquement la loi Hadopi et nous opposons fermement aux politiques répressives des maisons de disques à l’encontre des internautes qui téléchargent « illégalement » de la musique. Non pas que nous souhaitons pouvoir assouvir notre passion gratuitement, nous sommes parfaitement disposés à acheter les albums qui nous plaisent - nous l’avons fait, nous le faisons, et nous continuerons à le faire - mais nous estimons qu’une technologie qui permet de diffuser librement et de reproduire à l’infini de la musique, sans coût supplémentaire pour l’artiste ou les producteurs, est un progrès sur lequel on ne pourra revenir.   

 

Depuis de nombreuses décennies, l’industrie du disque n’a eu de cesse de privilégier les acheteurs occasionnels de musique au détriment des passionnés. Logiques de concentration, matraquage des mêmes tubes et mêmes artistes, mise en valeur de best-of et compilations qui rapportent aux éditeurs et héritiers au lieu de valoriser les nouveaux artistes, coups marketing qui supplantent toute démarche artistique, et, dernièrement le « téléchargement légal » de musique. Car ce téléchargement légal que l’on nous présente comme « l’avenir de la musique » et une « alternative au piratage » peut correspondre à des acheteurs de tubes, mais sûrement pas à l’essentiel des passionnés de musique (à moins qu’ils soient riches… mais la musique ne doit pas être réservée aux riches, non ?). Lorsque les musiques que nous aimons sont si peu (voire jamais) diffusées en radio ou en télé, et puisque nous nous intéressons aux albums bien plus qu’aux singles, en quoi le téléchargement légal tel qu’il existe actuellement peut-il nous convenir ? Nous n’allons pas payer 10 euros chaque fois que l’on souhaite juste découvrir un album, rien que pour l’avoir en fichiers dématérialisés…

Les passionnés de musique se faisaient des copies de copies de K7 dans les années 80 puis de CD dans les années 90, copiaient les albums dans les médiathèques… ils s’échangent des mp3 actuellement sur le net. Nous ne pouvons nous payer chaque mois les 10, 20 ou 30 albums qui nous intéressent, il faut bien faire des choix, ne pas être soumis simplement à l’avis de journalistes ou au matraquage publicitaire, et donc écouter tous ces albums pour nous faire notre propre opinion. Et ce n’est pas avec 30 secondes d’extrait ou 2-3 titres que nous pouvons y parvenir réellement. Que vous le vouliez ou non, nous ne sommes pas plus des moutons que des pigeons. Nous n’attendons pas que la musique vienne à nous uniquement par la radio, la télé, les journaux en suivant servilement leurs suggestions, nous allons la chercher ; notre rapport à la musique est bien plus actif que passif. Grâce à internet, nous pouvons maintenant écouter avant d’acheter, et il n’est pas question que nous revenions en arrière, à l’époque où nous devions nous fier simplement à quelques critiques et quelques maigres extraits chez les disquaires. Que l’on ne nous sorte pas la comparaison avec les livres et les films ; écouter plusieurs fois un album ne le gâche pas, ne l’use pas, contrairement à un film ou un livre qui, une fois l’intrigue et le dénouement connus, perdent souvent une partie de leur intérêt. 

 

La seule véritable alternative au téléchargement illégal, ce sont les sites de streaming légaux tels deezer, musicme, jiwa, wormee… (même si l’on est encore loin de pouvoir tout trouver sur ces sites). Mais au lieu de les aider à se développer, les majors retirent leurs catalogues (comme Warner, récemment, de Jiwa) ou les étouffent en leur demandant trop, risquant ainsi de les couler.

 

Le téléchargement illégal ne s’est pas seulement imposé à cause d’individus qui trouvaient juste là un bon moyen de ne pas payer, mais bien parce que face à une industrie qui met si peu en valeur les artistes plus exigeants, novateurs, passionnants, c’était enfin le moyen rêvé par les amateurs de musique pour découvrir facilement ceux que l’on entend d’ordinaire si peu. Nous pourrions tous ou presque vous citer des dizaines et des dizaines d’artistes découverts par ce biais (et auxquels on n’aurait sans doute jamais eu accès sinon, ni pris le risque d’acheter leurs disques sans savoir à quoi s’attendre véritablement), que l’on a apprécié, et dont on a ensuite acheté les albums, et/ou que l’on est allé voir en concert.  

 

Notre passion pour la musique est telle que, sans ne rien attendre d’autre en retour que le plaisir d’avoir pu faire découvrir un artiste que l’on admire, nous passons beaucoup de temps à tenir des blogs, discuter musique sur des forums… tout un travail de « promotion » d’artistes qui vont hors des sentiers battus que ne font pas suffisamment les maisons de disques. De plus, en sachant très bien les risques encourus, beaucoup d’entre-nous ont non seulement téléchargé « illégalement », mais, aussi, n’ont pas hésité à partager des liens vers des contenus « illégaux » ou les diffuser sur nos blogs. Non pas par méconnaissance des droits d’auteur ou volonté de nuire, simplement parce que le meilleur moyen de faire aimer une musique, ce n’est pas simplement d’en parler, mais - ça tombe sous le sens - de la faire écouter.

 

Que demandons-nous au juste ?

 

Nous en avons assez d’être traités de délinquants et criminels par l’industrie du disque. Pourquoi passer tant de temps à écrire des articles, chroniques, sur des albums que nous avons peut-être téléchargés illégalement et achetés ensuite, si les maisons de disques dont nous mettons en valeur les productions nous criminalisent ? Ainsi, nous demandons aux maisons de disques - majors et labels indépendants - de répondre clairement à la simple question suivante :

 

Considérez-vous que nous, qui achetons bien plus de musique que la moyenne, sommes des délinquants responsables de la crise de l'industrie parce que nous avons le malheur de vouloir écouter des albums avant de nous décider à les acheter ?

 

Merci de bien vouloir répondre à cette question, que nous puissions voir quelles maisons de disques nous respectent, et lesquelles nous devons ainsi privilégier... et si aucune ne nous respecte, nous nous dirigerons bien plus vers les "musiques libres", artistes en auto-production, et toutes les nouvelles formes de diffusion de la musique. Il va de soi que cette réponse vous engage, vous ne pourrez continuer à défendre cette criminalisation aveugle et systématique si vous répondez à cette question par la négative...

 

 

Sites et blogs signataires :

 

Art-rock

Le Golb

Jazz, Blues & Co

Coquecigrues

Blinkinglights

Systool

Dr. Franknfurter

Monzoeil

Pyrox

Berceuse électrique 

Libellus

Ziik

PlanetGong

La cave du mangedisque

115th Dream

Lamusiquedelerouge 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

GT 25/08/2010 18:58



DIANE C : En effet, très intéressant cet article...


 


LAURENT : Merci... mais je ne suis pas sûr d'aller jusqu'au bout de ce "projet"... 



Laurent 24/08/2010 12:02



Je me joins à la signature de cette lettre ouverte.


J'ai fait partie de ces "oui c'est bien joli mais ... bla bla bla" mais quelque part, si je ne peux cautionner "les téléchargeurs fous parce que c'est gratos", j'ai envie de défendre les vrais
passionnés de musique, même si ce terme est finalement délicat à définir.


Certes, je ne télécharge pas illégalement. Mais c'est aussi parce que je ne suis pas aussi pointu que la plupart d'entres vous. Et je pense que de nombreux artistes confidentiels ont aussi besoin
de ces amateurs de musique curieux qui les dénichent sans la TV, radio, deezer, myspace. 


Laurent, un fan avant tout de country music, mais curieux de tout.


 


DIANA JONES - Pretty Girl :


http://www.youtube.com/watch?v=iiJ_V9e07io


"Don't want to be a pretty girl no more" ...


 



diane cairn 24/08/2010 09:36



de quoi apporter de l'eau au moulin



G.T. 05/05/2010 11:53



JACK B : Non, il n'est pas trop tard, et merci de ton soutien ! J'ai eu pas mal de contretemps (pc qui fait des siennes,
changement du design du site) mais je compte bien remodeler cette lettre, et créer un blog pour la diffuser... sans doute la semaine prochaine...



Jack Balance 05/05/2010 11:36



En sortant de ma grotte, j'ai vu de la lumière, je me suis approché... Excellent article que cette lettre ouverte ! Il est bien entendu trop tard pour apporter mon soutient, mais c'est vraiment
une très bonne initiative ! S'il me restait des mains je m'en servirai pour applaudir !


Vous l'avez envoyé finalement cette lettre... ?



G.T. 13/04/2010 20:20



REMIX : Tout simplement parce qu'il ne s'agit pas que des blogueurs, mais de tous les passionnés qui achètent de la musique...



Remix 13/04/2010 19:53



Avant de demander le droit de télécharger (et donc de mettre à dispositions de tout le monde) de la musique gratuitement juste parce que vous êtes des passionnés qui font découvrir des nouveaux
talents, pourquoi ne demandez-vous pas simplement aux maisons de disques, majors et indépendant de vous fournir un service de presse ?


C'est gratuit - c'est légal - c'est cool



G.T. 13/04/2010 19:37



THIAS : combien de cd vraiment bof j'ai acheté à 18€ ds les 90' !


Pareil pour moi... dans d'autres domaines, on dit "le client est roi", pas dans celui de l'indusrie du disque, où tu es censé acheter ce qu'on te dit sans "essayer" avant, et si ça ne te plaît
pas, tant pis pour ta gueule, tu as claqué 18 euros pour rien (enfin, si, pour enrichir une industrie qui te méprise...)


LEROUGE : Entièrement d'accord avec toi... et merci pour ton soutien !   



LeRouge 13/04/2010 18:10



J'oubliais: Une étude norvégienne a montré que les plus gros acheteurs de CD étaient... les prétendus "pirates"... 


Eh oui, regardez la collection de CD d'un fan de la starac' et une d'un passionné de zique, on verra la différence!!  Perso, j'ai près de mille disques (CD et vinyles confondus) et y'en a
pas bcp qu'on trouve à la FNAC ou VIRGIN...



LeRouge 13/04/2010 18:05



Cent pour cent d'accord et l'ensemble des arguments sont ceux que je sert à ceux qui condamne le "piratage" alors même qu'ils n'écoutent pas de musique... Je dois sortir un CD pour le mois de
juin et ceux qui sont déjà prêts à me l'acheter sont les même qui ont téléchargé de mes morceaux, tous (pour ainisi dire) exposés dans mes blogs. Bref, je suis d'accord sans réserves et m'associe
à cette désobéissance civique et artistique !



thias 13/04/2010 16:06



combien de cd vraiment bof j'ai acheté à 18€ ds les 90' !


aujourd'hui je fouine et je découvre gratuitement, et j'achete si j'adhère, ds la limite d'un petit budget d'un amateur de musique non matraquée...


on vend toujours des disques comme des pattes, aucune réelle étude sur les motivations à l'achat n'est faite, et effectivement les fouineurs de musiques sont totalement déconsidérés par les
majors alors qu'il s'agit d'un public prescripteur et durable, faut pas s'étonner que la ménagère qui a acheté 3 disques en supermarché et qui ne les a pas écouté plus de trois fois n'est plus
beaucoup de considération pour LA musique


Arrêtez de nous prendre pour des buses, ça nous aidera dèjà à accepter que vous n'ayez jamais fait aucun mea culpa sur une politique commerciale aux allures de sucide


thias



G.T. 09/04/2010 20:39



GUIC : Bah oui, ça fait maintenant 90 ans que j'entends l'industrie du disque pleurnicher... j'ai été patient, mais au bout
d'un moment, y en a marre^^



poupoulipou 08/04/2010 15:12



pour la semence perdue, vous préférez qui comme sponsor : kleenex ou  sfa (grohe est aussi sur les rangs) ?



Guic' the old 08/04/2010 14:39



Quand dans les années 20 la radio a débarqué, l'industrie nous expliquait déjà que ça allait la tuer,


 


Putain, G.T. t'es vachement plus vieux que je croyais ;-)



G.T. 08/04/2010 12:35



OLIVIER R. : Quand je dis qu'aujourd'hui on est dans le "Ecouter avant de ne pas acheter", ce n'est rien de personnel. C'est
un constat. Les mômes ne se posent même plus la question, à vrai dire.


Comme je l'ai dit un peu avant, quand j'étais gamain dans les années 80, je ne me posais pas plus la question, je copiais ce qui passait à la radio sur K7 puis ce que je trouvais à la
médiathèque, et je n'achetais aucun album... maintenant, j'ai des milliers de CD dans ma discothèque.


Bien sûr qu'actuellement, le téléchargement illégal, par sa simplicité, et parce qu'il y a une concurrence beaucoup plus forte d'autres "produits culturels et technologiques" (jeux vidéos,
consoles, portables, iphone etc...), fait que les jeunes sont encore moins tentés d'acheter non seulement des CD, mais tout simplement de la musique. Mais je crois qu'il faut là aussi
nuancer, il y a toujours des jeunes fanas de musique qui achètent les albums des groupes qu'ils adorent, et qui aiment avoir "leurs" disques (ce que me confirmait une jeune lectrice il y a
quelques temps), pas juste un gros disque dur...


Comment faisaient les jazzmen avant l'invention du disque ???? Ils jouaient live tous les soirs. Autre paradigme. Ni moins bon, ni meilleur. Différent. 


Le disque existait déjà... ce qui n'empêchait pas, on est d'accord, les jazzmen de vivre essentiellement de concerts. Quand dans les années 20 la radio a débarqué, l'industrie nous expliquait
déjà que ça allait la tuer, que plus personne n'achèterait de disques si on peut entendre gratuitement de la musique à la radio...


"Ha ok, il télécharge, et après il achète...ha ok alors." Non. Ce discours là, ils ne l'ont jamais jamais jamais accepté / validé.


Et pourtant, des études ont bien montré que les plus gros "téléchargeurs" étaient bien souvent les plus gros acheteurs de disques... je pense qu'il faudrait vraiment qu'ils arrivent à le
comprendre.


Tu vois, si cette lettre disait : 


- Laissez nous télécharger vos albums. Foutez les en download officiel gratuit, suivez l'évolution techno et sociétale bande d'abrutis, au lieu de serrer les fesses en travaillant vote
lobbying pour faire passer des lois inapplicables. 


- laissez nous écouter à loisir, puis promouvoir, recommander, et surtout surtout , aller aux concerts et supporter les artistes. 


- Arrêtez de nous vendre du stock de musique lorsqu'on résonne en flux, 


- Arrétez de nous fourguer des albums entiers lorsque seuls 2 titres nous intéressent. 


- Arrêtez de nous vendre des morceaux à 1 euro sur Itunes, sans support, sans rien , sans valeur ajoutée / download illégal....


... elle me parlerait plus.


Le problème, c'est que tout ça (avec lequel je suis en partie d'accord), je l'ai entendu et lu vraiment très souvent, ce sont des revendications qui ont été portées, et que l'industrie ne veut
pas entendre. Je pense (mais peut-être que je me trompe...) que de mettre plus en évidence que ceux qui sont leurs "derniers" et plus fidèles clients sont aussi, bien souvent, de gros
utilisateurs du téléchargement illégal pour lesquels il est important d'écouter les albums avant de les acheter, est plus intéressant. C'est d'une certaine manière un coup plus "dur" porté à
l'industrie, parce qu'il vient des quelques-uns qui continuent encore à les "financer".


Et ces revendications-là ne sont pas partagées non plus par tous les amateurs de musique, il en reste beaucoup qui ne veulent pas renoncer au support physique et à leur discothèque, qui ne
veulent pas que tous leurs albums se retrouvent sur un simple disque dur, pas plus que des amateurs de littérature souhaiteraient renoncer à leur bibliothèque pour un simple ipad.


Maintenant, il est en effet envisageable que le disque vive ses derniers jours, et que nous soyons amenés à y renoncer, à contre-coeur pour un certain nombre d'entre-nous, moi le premier.


Et encore une fois : rien de personnel.


Je le vois bien... et lorsque j'ai parlé de ton hyper-condescendant "suite à ton premier message", désolé, c'est vrai que j'y ai été un peu fort, je visais en fait surtout vivamusica et je vous
ai fait un prix de gros^^ ton message était déjà plus "posé" que le sien, même si l'on pouvait y trouver quelques petites choses qui semblaient nous prendre de haut... et limite pour
des cons, parfois...  


 


 


    



OLivier R. 08/04/2010 03:04



@G.T. 


Quand je dis qu'aujourd'hui on est dans le "Ecouter avant de ne pas acheter", ce n'est rien de personnel. C'est un constat. Les mômes ne se posent même plus la question, à vrai dire. Et si des
prescripteurs appuient ça, je trouve ça chaud. 


Parce que oui, tu achètes des disques. Et ça force le respect (aucune ironie, je suis sérieux) (c'est le cas de KMS aussi, d'ailleurs, qui fouille les recoins les plus obscurs pour aller chercher
des choses à la limite de l'audible, mais bon :). 


Donc oui, soyons sérieux, pour une partie de "passionnés" qui découvrent PUIS achètent, combien découvrent PUIS n'achète pas ? Combien de mômes passionnés, vraiment passionnés de musique
n'envisagent même pas d'acheter ? 


Je vais le marteler : la musique enregistrée est en passe de devenir un produit non rival. Reproductible à l'infini, donc qui perd sa valeur. C'est logique. Juste logique. On est dans un
changement de paradigme. la musique enregistrée a eu une valeur durant environ 60 ans. On est en train de passer à autre chose. Rien de grave près tout. Comment faisaient les jazzmen avant
l'invention du disque ???? Ils jouaient live tous les soirs. Autre paradigme. Ni moins bon, ni meilleur. Différent.


Le problème, par ailleurs, c'est que tes interlocuteurs ne vont pas te croire, tout simplement. "Ha ok, il télécharge, et après il achète...ha ok alors." Non. Ce discours là, ils ne l'ont jamais
jamais jamais accepté / validé.


Enfin, quand je dis que c'est illégal et que c'est un fait, j'insiste : la loi peut bouger certes, mais à quoi bon ? On ne peut déjà plus criminaliser le download et c'est de toute façon aller
contre l'histoire. Pas la peine de conforter des acteurs déjà à la traine en validant de facto leur modèle. 


Je n'achète plus d'albums. Quasi pas. J'en ai acheté, plein, beaucoup, beaucoup beaucoup. Désormais je vais au concerts et je paie ma place (cher, plus cher qu'avant). C'est certainement l'une
des clés pour l'avenir des artistes, qui ne comptent plus sur les ventes de disques, en tout cas les petits. Je ne dis pas ça pour m'exonérer de quoi que ce soit, je constate ma pratique : je
n'accorde plus de valeur à la musique enregistrée autre que promotionnelle. 


Tu vois, si cette lettre disait : 


- Laissez nous télécharger vos albums. Foutez les en download officiel gratuit, suivez l'évolution techno et sociétale bande d'abrutis, au lieu de serrer les fesses en travaillant vote lobbying
pour faire passer des lois inapplicables. 


- laissez nous écouter à loisir, puis promouvoir, recommander, et surtout surtout , aller aux concerts et supporter les artistes. 


- Arrêtez de nous vendre du stock de musique lorsqu'on résonne en flux, 


- Arrétez de nous fourguer des albums entiers lorsque seuls 2 titres nous intéressent. 


- Arrêtez de nous vendre des morceaux à 1 euro sur Itunes, sans support, sans rien , sans valeur ajoutée / download illégal....


... elle me parlerait plus.


Sérieux, désormais certains groupes plus malins que les autres DONNENT leurs albums en download. Ecouter / aimer / Acheter. Sauf que tu achètes pas l'album tu achètes autre chose...  


Amanda Palmer n'a pas gagné un sou avec les Dresden Dolls. C'est un fait. Elle s'est mis à gagner sa vie lorsqu'elle a vendu du merch via Twitter. Bon.


Autre piste...


Reste le streaming. Encore une fois, c'est LA que ça se joue, en ce moment même ! Deezer signe avec McDo, c'est annoncé hier. Quid des royalties sur les titres diffusés ?


Cette lettre me gène parce qu'au passage, elle donne à penser à tes interlocuteurs que leur modèle est encore valide. Putain, déjà qu'ils le pensent encore, contre vents et marées, est-ce bien
utile ?


Mais tout cela n'a rien de personnel. Aucune envie de venir pourrir les coms. Juste que tu nous place devant un choix : signer / pas signer. Et que c'est intéressant de tenter d'expliquer
pourquoi tu ne veux pas signer. Même si je sais que tout ça part d'une bonne intention, que c'est super louable. Hier j'ai écrit "Vous achetez des disques ? j'y crois pas." C'était con parce que
c'est probable et que dire ça est un pur procès d'intention de ma part. Dont acte. Mais bon, là je parle à des amoureux de musique, même pas des passionnés. Le vrai truc, c'est quand même que les
gens qui aiment la musique, même un peu, supportent les artistes, sinon on va pas s'en sortir...Et ça ne peut pas arriver via la vente de musique enregistrée.


C'est juste plus possible.


(sauf pour Franck Michael).


Et encore une fois : rien de personnel.



arbobo 07/04/2010 20:20



nouveau titre proposé : "c'est l'histoire d'un mec..."


 


^o^



G.T. 07/04/2010 13:37



D'ailleurs, après être passé de "des passionnés de musique" à "de passionnés de musique", je vais finir sans doute par opter pour "Lettre ouverte d'un passionné de musique à l'industrie du
disque"^^



G.T. 07/04/2010 13:30



Putain, ça a encore coupé... je disais donc :


Le problème n’est pas le ratio disques aimés/disques achetés… pour prendre mon cas, qui n’est sans
doute pas généralisable à tous les passionnés de musique, mais que je retrouve très fréquemment… j’étais un gamin dans les années 80, je n’avais pas de fric pour acheter des albums ou des
singles, je me faisais des compils en copiant sur K7 tous les titres qui passaient à la radio et que j’aimais. Puis j’ai « dévalisé » la médiathèque en y copiant des tonnes d’albums..
ça a contribué à faire de moi un « passionné de musique », qui voulait découvrir le plus de choses possibles, et, lorsque j’ai eu un peu de pognon, je me suis mis à en dépenser une
bonne partie dans les albums… dans les années 90, je gravais des tas de CD pris à la médiathèque, tout en achetant ceux qui me plaisaient le plus. C’est la même chose actuellement avec le
téléchargement illégal… si j’ai écrit cette lettre,  c’est parce que je ne suis pas un cas « isolé », cette pratique de la copie, je la
croise quasiment tout le temps chez les plus grands passionnés de musique, qui ne peuvent payer tout ce qui leur plaît, ne peuvent se construire une bonne culture musicale s’ils ne passent pas
par la copie, tant il existe de genres musicaux, d’artistes, d’œuvres importantes… et d’autant plus maintenant, où l’on croule sous les sorties… 
alors oui, les plus grands passionnés de musique, ceux qui achètent le plus d’albums, qui sont donc les plus « fidèles clients » de l’industrie sont bien souvent, aussi, ceux qui
utilisent le plus le téléchargement illégal… Le vrai problème de l’industrie n’est pas le « téléchargement illégal » en soi, pas plus que de copier des tas de CD dans une médiathèque…
le problème, ce sont ceux qui n’achètent plus d’albums, et qui récupèrent tout gratos, alors qu’ils auraient sans doute payé sans le téléchargement.          


 


SKA : Et puis il est vrai que la formulation "passionnés de musique" n'est vraiment pas très heureuse.


 


Et tu proposes quoi, alors ? Il me semble nécessaire que dans le titre apparaisse
« qui » parle… ce n’est pas une lettre d’internautes lambdas qui veulent tout télécharger gratos, mais de gens qui sont bien des « passionnés de musique », qui consacrent une
bonne partie de leur argent et de leur temps à la musique… tant qu’on ne me propose pas autre chose de plus pertinent, je garde cette formulation, aussi imparfaite soit-elle.


 


Quant au fait que la lettre serait floue, qu’elle manque de propositions… ce n’est pas pour moi le
problème, des propositions, il y en a eu des tas et l’industrie s’en tape, elle reste campée sur ses positions. Donc tout ce que je veux faire apparaître (et qui ne me semble pas si flou que ça),
c’est que les choses sont plus complexes, et que la pratique du téléchargement illégal est aussi le fait de ceux qui sont les plus fidèles « clients » de l’industrie…


 


DAHU : entièrement d’accord…


 


THOM : J’ai changé le titre, pour “de passionnés de musique”, afin de mettre en évidence ce que je dis déjà
dans l’intro, je ne prétends pas représenter « tous » les pasionnés de musique, mais une partie d’entre eux, celle qui continue à acheter de la musique et considère le téléchargement
comme moyen de découverte… maintenant, signent ceux qui s’y reconnaissent un minimum…  et si vous voulez continuer à discuter, soit, même si on a déjà
abondamment parlé de tout ça par ailleurs…




G.T. 07/04/2010 13:22



LAIEZZA : Eh
bien... merci et bienvenue, alors^^



VIVAMUSICA :
Ok. Alors pourquoi cette lettre ? Tu attends quoi ? une médaille pour être dans le petit peloton de passionné de musique, capable d'écouter un album sans rien faire d'autre ?


Si tu pouvais arrêter de me prendre pour un con, le débat serait un peu plus constructif...


J'attends quoi ? Tout simplement que soit pris en compte le fait que la pratique du téléchargement illégal est plus "complexe",
diversifiée, que veut nous le faire croire l'industrie, et de voir si les maisons de disques ont vraiment conscience du fait qu'elles tapent sur ceux qui sont aussi leurs plus fidèles
clients... Dans les médias, on entend quasiment toujours une seule voix, celle de l'industrie et des artistes qui pensent que les "téléchargeurs" ne sont que des "voleurs" qui cherchent
à ne rien payer... parfois on entend à l'opposé quelques défenseurs d'un internet libre... mais jamais on entend les "passionnés de musique", qui sont à la fois les plus fidèles clients de
l'industrie, et aussi parmi les plus gros utilisateurs du téléchargement illégal.


 


Ne fais pas l'apologie de service qui se font les couilles en or sur la libre circulation de contenu sans verser un centime, car le fond
du problème est là. 


 


Non, le fond du problème n'est pas là. Comme le dit GUIC, ça n'a rien à voir... Et tu déformes encore mes propos...  je ne fais pas "l'apologie" de ces services, à aucun endroit de la
lettre, je dis seulement que les passionnés de musique les utilisent aussi car, pour l'instant et par défaut, c'est ce qu'il y a  de plus simple et efficace pour découvrir de la
musique. Mais je n'attends qu'une chose, que le streaming légal, par exemple, se développe (et que les maisons de disques le laissent se développer au lieu de chercher à l'étouffer trop
tôt)... de manière à ce que l'on passe beaucoup plus par ce streaming légal ou les sites de labels pour découvrir et écouter des albums.


De plus, je ne vois pas en quoi les logicilels de p2p et sites de stockage du style rapidshare seraient à condamner... ils ne sont
que des outils, nécessaires sur le net, qui permettent à chacun de partager des données, et permettent aussi à des tas de nouveaux artistes, qui n'ont pas de labels, de faire découvrir leurs
créations... les condamner, c'est comme condamner le net dans son ensemble, qui permet de faire circuler tout type de données... comme le net, ces outils ne sont que ce que les gens en
font... 


C'est super casse gueule de parler de "l'industrie du disue" en un seul bloc


C'est bien pourquoi je dis clairement à la fin de la lettre que j'attends des réponses de toutes les maisons de disques, afin de savoir
quelles sont les positions des unes et des autres...


 


OLIVIER R. : Quand je dis c'est illégal, je rappelle un fait (et non un discours).


Et alors ? Quand je te dis que les lois, heureusement évoluent, je rappelle aussi un fait... et il n'y a pas de point Godwin dans ma réponse,
je ne te compare pas à Hitler ni ton discours au nazisme...


Mais surtout, merci de ne pas venir m'expliquer qu'il
s'agit d'acheter de la musique quand on demande de pouvoir la télécharger. Ou alors la Lettre n'est pas super claire...


 


La lettre est au contraire très claire sur ce point, je parle bien de passionnés de musique qui
achètent toujours des albums. Dès le début, je dis bien : Non pas que nous souhaitons pouvoir assouvir notre passion gratuitement, nous sommes
parfaitement disposés à acheter les albums qui nous plaisent - nous l’avons fait, nous le faisons, et nous continuerons à le faire –


Que te faut-il de plus ?


 


Attendez là, soyons sérieux deux secondes, sur 100 albums
apprécies, vous en achetez combien ?


 


Bien sûr que je n’achète pas tout, comme bon nombre de passionnés de musique, il y a beaucoup trop
d’albums qui m’intéressent et me plaisent, et je ne peux pas tout acheter. On fait comment quand on aime le classique, le jazz, le rock, le hip-hop, le folk, l’électro, les musiques du monde etc…
pour acheter tout ce qui peut nous plaire dans ces styles ? Le problème n’est pas le ratio disques aimés/disques achetés… pour prendre mon cas, qui n’est sans doute pas généralisable à tous
les passionnés de



arbobo 07/04/2010 13:01



et bien entendu, super d'accord avec ska :-)


 


(l'un n'empêche pas l'autre)



arbobo 07/04/2010 13:01



yep dahu, une fois j'ai fait le calcul de ce que me coûte la musique en 1 an,


bon ok j'inclue les à-côté des concerts (bouffe et binouze), mais ça atteint 1 mois de salaire.


si je ne compte que disques, expos, concerts, livres sur la musique (je sais que les labels ne pensent pas comme ça, mais moi si, c'est lié à mon même trip pour la musique), ça nous fait une
moyenne de 30€ / mois d'abonnement emusic (100 titres à télécharger dans le mois), 50€ de disques, 60-70€ de concert, disons 30€ de bouquin + expo, évidemment c'est une moyenne


soit 180x12 = 2160
allez je vais pas me pousser du col, on va dire 2000 euros sur l'année, là je suis certain de pas mentir (remarquez je serais pas surpris de dépasser les 2500 en réalité, et j'inclue toujours pas
la bibine et les restaus...)


en clair, je claque tout ce que je peux en musique, le fait que je reçoive à peu près autant (si on ramène à la valeur marchande des invitations et albums promo) et que je télécharge n'y
changeront rien : de toute façon je ne PEUX PAS dépenser plus en musique. Ou alors si peu (on peut toujours rogner sur un week-end entre potes, un ciné, etc., bref on peut arrêter de vivre
aussi).


résultat de mon calcul : peu importe combien je télécharge, compte-tenu de ma consommation il n'y a pas de déperdition pour l'industriemusicale, pas de manque-à-gagner :o)


 



Dahu Clipperton 07/04/2010 12:50



Et j'ajoute que je suis assez d'accord avec les remarques du dernier paragraphe de Thom ^^


 


(ouais je suis hachement "d'ac/pas d'ac" aujourd'hui...)



Thom 07/04/2010 12:43



"On constate qu'elle est mal comprise, et si des blogueurs comme ceux qui sont intervenus plus haut ne saisissent pas bien la portée que tu veux lui donner, G.T., qu'en sera-t-il de ceux que
tu vises en premier lieu (les labels, etc) ?"


 


Au risque de décevoir certains, je suis hélas assez d'accord.


 


Il y a aussi, tout simplement, une question de connaissance de GT lui-même. Je le lis depuis des années, je sais ce qu'il pense, je suis par conséquent moins exposé aux
confusions possibles quand je lis la lettre.


 


Il y a dans certains commentaires (notamment ceux d'Olivier) des éléments pertinents qui poussent à réfléchir. Il y a évidemment d'autres commentaires totalement à côté de la
plaque qui me font bondir, mais ceux-là je n'y réagis pas. En revanche, je suis désolé si mon soutien peut sembler chancelant (il n'en est rien, je persiste à trouver que l'initiative est bonne),
mais Olivier pose des choses sur lesquelles je ne peux que le rejoindre (même en étant un peu condescendant, si si je te jure, mais de toute façon sur le Net, on se retrouve tous souvent à être
condescendants sans le vouloir, je ne crois pas par exemple KMS voulait vraiment être condescendant et antipathique dans son intervention, tout est dans la formulation). Je ne
peux qu'être d'accord lorsqu'il dit que les interlocuteurs industriels sont aux abonnés absents. Quand je disais la semaine dernière qu'on n'avait même pas besoin de la question, je ne pensais
pas autre chose. Depuis le temps, si les "interlocuteurs industriels" avaient eu quelque chose de nuancé à dire sur le sujet, ils l'auraient fait. Imaginer une seconde qu'ils puissent répondre
autre chose que le téléchargement est illégal-point-barre, ça revient à imaginer le Pape faisant l'apologie du préservatif. J'entends bien que la question est faussement naïve. Formellement
parlant, ce n'est pas idiot. Mais encore faut-il que, même faussement naïve, elle apporte quelque chose au débat.


 


En fait, un truc que j'aurais trouvé formidable (j'en avais d'alleurs parlé dans un texte) eut été que l'on puisse mettre toutes les parties autour de la table et que chacun soit traitée de
manière égale (artiste, producteurs, labels, consommateurs... etc.). Théoriquement cela semble impossible. Si cette lettre a raison sur une chose, une seule, c'est que le consommateur - donc le
principal intéressé - n'a strictement pas eu son mot à dire dans les débats qui agitent le landernau depuis deux ans. Le message envoyé est tragique, et il se résume à : tais-toi et paie. On ne
peut pas s'étonner après de lire des choses très dures sur les labels ou de voir des gens mettre dans un compte megaupload l'argent qu'ils pourraient mettre dans une LG (en sachant bien sûr que
le problème est complexe... ce qui n'est pas une excuse, ceci dit, pour refuser de le mettre sur la table et le glisser sous le tapis). Pour autant, la seule réponse doit-elle être : "non, je me
tais pas" ? Honnêtement, je n'en sais rien.


 


Bref. Une chose est sûre, GT, je pense que tu grilles les étapes en passant déjà à la diffusion de la lettre. Cela ne fait qu'une semaine qu'elle est en ligne, et on en cause encore. Et comme le
dit Ska, pas pour le plaisir de parler. Si Olivier revient (par exemple), c'est que le sujet l'intéresse, suffisamment en tout cas pour qu'il noircisse quelques pages. On ne peut
pas reprocher à "l'industrie" de ne pas se remettre en cause si nous-mêmes, on n'essaie pas de se remettre en cause, de prendre le temps de prendre de la hauteur. Je sais que ta grande crainte
est de sombrer dans la tergiversation pendant des mois. Mais bon. Une semaine de plus ou de moins...



Dahu Clipperton 07/04/2010 12:38



Bon, certes, je trouve certaines remarques de Ska, Olivier R et Vivamusica pertinentes (notamment celle de Ska : "lancer" l'idée de permettre de découvrir gratuitement de la musique... Vu la
profusion proprement démente de disques qui sortent, ça me paraît primordial). Je suis carrément d'accord avec Christophe quand il dit que, tant qu'à avoir des pratiques "hors des clous", hé ben
faut assumer. Et pis qu'au fond ça revient à pisser dans un "broken fiddle", sans doute... (mais c'est pas joli joli, KMS (désolé pour la prose Bisounours) de citer le grand Neil comme ça, vu
comment c'était présenté ça passe pour du pur cynisme, bref)


 


Mais ça ne m'empêcherait pas pour autant de signer ladite lettre... si j'avais un blog ;-D parce que bon je suis bien du même avis que Dr F : faut aussi arrêter 5 minutes de finasser et
tortiller du fion...


 


Et il faudrait aussi arrêter de déformer le propos, grossir grassement le trait et faire dire à cette lettre ce qu'elle ne dit pas. Aucun des signataires ne réclame une médaille, l'avènement
du tout gratuit, ou ne nie la nécessité de payer pour le travail (de titan) inhérent à la création... C'est du grand n'importe quoi, faut vraiment avoir de la peau de sauciflard dans les
yeux pour sortir ça   o_O  


 


La question primordiale, c'est de faire entendre un tant soit peu de "contre-discours" face aux inepties des pontes de l'industrie, relayées sans détour par les médias. Même si c'est comme jeter
une bouteille à la mer... Mais entendre régulièrement ces abrutis, sans le moindre semblant de distinction et dans la négation pure et simple de la complexité du "problème", balancer d'hénaurmes
conneries du genre "on serait pendant la guerre, vous vendriez du beurre aux Allemands", au bout d'un moment, ça va bien, on peut aussi faire péter notre gueule ! Après, si, face à ce
type de discours grotesque, faire preuve de mesure c'est être un "bisounours" à vos yeux, hé bien tant pis...


 


Et bordel ! les "arguments" du style "vous jouez les vertueux qui achètent des disques mais on sait bien que c'est du pipeau", c'est simple : ras le cul ! C'est la énième fois que je lis
ce genre de trucs, et ça me donne juste envie de sortir la boîte à gifles. Vu la proportion de mon budget qui passe en disques, ça me fait doucement rire (jaune)... Et sortir ça à GT, Thom ou
Eric, j'ai envie de dire, pour parler jeune : LOL


 


Et encore, une fois de plus, il faut expliquer des choses simples, pas besoin d'avoir fait maths spé pour capter le calcul : mettons que je télécharge 50 albums dans l'année pour les découvrir,
que dans le lot il y en a 15 qui me "marquent" vraiment, je vais vouloir les acheter (parce que je suis stupide : je suis incapable de me contenter du "dématérialisé"), et ça se fera, que ce soit
dans 3 semaines, 1, 2 ou 5 ans... Si je ne les avais pas téléchargés ? Bah, ça ferait 15 disques que je n'aurais pas découverts, aimés... et fini par acheter. Un exemple perso (et je peux vous en
sortir des pleines valises) : le Nisennenmondai de l'an passé, par exemple, découvert via les commentaires de KMS et Arbobo (et l'article enthousiaste de ce dernier), que je n'ai pas pu écouter
autrement qu'en le téléchargeant, et que j'ai acheté il y a 10 jours (chez un disquaire ! quel dinosaure je suis). C'est usant de devoir tout le temps râbacher les mêmes choses... 


 


Je ne reviendrai pas sur le commentaire dé-bile de Rod... en tout cas j'ai bien ri ^^ 



Ska 07/04/2010 11:20



du vocabulaire, pardon...



Ska 07/04/2010 11:16



Certaines remarques des nouveaux venus ne me paraissent pas si hors de propos. Une telle lettre est faite pour être discutée, ses propositions élargies... Peut-être, oui, qu'il faut déplacer un
peu le débat, qu'il faut surtout être un peu plus constructif, un peu plus dans la proposition... Et puis, quoi !, c'est bien de prendre de la hauteur, de ne pas rester "entre soi"... Les deux
blogueurs en question ont bien le droit de donner leur avis. Il est argumenté. On n'a pas là affaire à des gens qui débarquent les mains vides, viennent nous dire qu'on a tort et puis se barrent.
Le problème de la lettre, je crois, c'est qu'elle est floue. On constate qu'elle est mal comprise, et si des blogueurs comme ceux qui sont intervenus plus haut ne saisissent pas bien la portée
que tu veux lui donner, G.T., qu'en sera-t-il de ceux que tu vises en premier lieu (les labels, etc) ? Je crois que tu mises trop sur l'intelligence de ceux qui vont te lire. Si ta lettre n'est
pas claire, tu t'exposes aux réponses de mauvaise foi, aux mauvaises interprétations, aux déformations (voir plus haut)... De la même manière, les fameuses réserves que nous (certains habitués de
ton blog) avons par rapport à la lettre et qui font que beaucoup ne la signent pas me paraissent aussi trahir cela. Il y a un truc qui ne va pas. Je sais que Thom fustigeait plus haut les petites
réserves de tel ou tel blogueur, mais, désolé, il faut être précis et convaincant quand on se lance dans un tel courrier. Il n'y a pas de place pour l'approximation... Du coup, plutôt que
"légitimer" le téléchargement illégal, l'utilité serait à mon sens de soutenir des initiatives permettant de découvrir gratuitement les œuvres par des voix légales. Evidemment, c'est une toute
autre chose et ça change la perspective...


Et puis il est vrai que la formulation "passionnés de musique" n'est vraiment pas très heureuse. C'est du vacabulaire, mais pour moi, c'est une formule dont la naïveté désamorce d'emblée le
propos...



Guic' the old 07/04/2010 10:31



Putain se faire faire la morale par un mec qui avoue télécharger, ne pas acheter, et qui vient nous dire que c'est pas bien... On est pas à un paradoxe près.


 


Bon j'ai suffisament de désaccord avec cette lettre pour ne pas vouloir la signer mais suffisament de raison pour pas laisser passer des conneries aussi grosses que celles que jai lues ici.


Un album téléchargé, sur les conseils d'un "amateur éclairé", il y a quand même plus de chances que je l'achète que si je n'avais pas eu ces conceils, pour la simple raison que... y a une chance
sur deux que le conseil m'apprenne tout bonnement l'existence même de cet album. Parce que bon. Prenons, par exemple, Rock & Folk. Dans les nouveautés, on doit avoir quoi... 25 disques
chroniqués? 30? Et conbien sortent en fait, par mois, à même de m'intéresser? 10? Et sur conmbien je peux avoir le binôme chronique + interessé? 3, 4, pas plus.


Evidement, je ne vais pas acheter tous les magazines musicaux, il faut que je garde de quoi acheter des disques, effectivement, physiquement. Bref, c'est la merde, et "les enfoirés d'amateurs
éclairés téléchargeurs eégoïstes qui pillent les artistes" viennent sauver la mise.


D'un album dont j'ignorais l'éxistence, la probabilité que je l'achète est passée de 0 à 0.1, peut-être, mais c'est déjà mieux que rien.


Ah, et concernant le fait que Megaupload, Rapidshare etc... se fassent de la thune sans en reverser aux artistes, c'est juste totalement hors de propos les gens, là...Enfin, disons juste que le
fait d'envisager ne serait-ce qu'une seconde que ces gens reversent de l'argent aux artistes alors que leur seule défenseà l'heure actuelle est une politique de l'autruche sur ce qui circule, ça,
oui, ça c'est vraiment un truc de Bisounours.


Enfin, amis moralisateurs: C'était quand la dernière fois que vous avez acheté un album sur la seule foi des articles écrits dessus dans la presse officielle, ou par hasard, ou en suivant les
conseils de votre disquaire?


Oui, zappons un peu le côté "téléchargement, jute ou injuste, utile ou inutile?", et revenons à la base. Vous achetez encore des disques sans les conseils des "amateurs éclairés téléchargeurs qui
pillent les gentils artistes" que vous honissez?



vivamusica 07/04/2010 07:44



On va pas rentrer dasn le débat (complexe) de la licence globale. Combien, prélevé où ? Comment se fait le partagae ? filtrage du contenu pour juste rémunération ? Quelles formes de metatda pour
indentifier l'oeuvre, l'interprètes ET les auteurs ? Sans parler d'unpetit problème éthique du style "cher Rapidshare, cher TPB, vous avez permis le transfert de donnés alors en cadeau, on vous
adoube et vous devenez légal". Je doute que ces sites soient militant à la LG au point de développer des outils précis pour le reporting d'où la question ultime : qui paye ?


Avec un LG, on aura une répartition très inégale avec de gros problèmes pour les ayants droits d'avoir accès à leurs (maigre) royaties. Donc, oui, sur le papier, la LG c'est très mignon, c'est LE
truc pour un bien non rival mais la musique, c'est ultra complexe, c'est un catalogue de plusieurs millions de titres et c'est une usine à gaz permanente


Pour rejoindre ce que dit Olivier, le downoad "pirate" on le fait tous. C'est pas pour autant que c'est vertueux pour nous (utilisateur) et pour les producteurs de contenu. Faire une lettre de
"tous les amateurs de musique" qu'on ne doit pas embêter car "ils téléchargent illégallement" ET ils achètent de la musique, je ne vois pas l'intérêt. Surtout en jouant sur la caricature des
producteurs, de la production et des médias.


Le téléchargement n'est pas une réponse au manque de ddiversité sur les ondes. Si vous trouvez que sur les radio FM il passe toujours la même chose (et vous avez 1000 fois raisons) changez de
radio. Pour ino, la raison principale de "zapping" en radio, ce n'est pas a pub mais...la nouveauté. On a les FM que le public souhaite.



Christophe 07/04/2010 07:05



"soyons sérieux deux secondes, sur 100 albums apprécies, vous en achetez combien ?"


 


Sérieux ? Euh... pas des masses en fait, pas des masses...


 


Un point pour l'industrie musicale. Mais ce n'est pas pour ça que je ne signe pas la lettre, c'est parce que
je savais très bien que vouloir me recréer une virginité en justifiant de ma passion alors que j'enfreins une règle (que je n'aime pas, mais bon, je l'enfreins, faut avouer), il y a effectivement
un petit côté Bisounours.


 


Ceci étant (message à vivamusica), la question de la rémunération via licence globale ou autre n'est pas
refusée par les signataires de cette lettre et ceusses qui ont les mêmes pratiques (moi par exemple) et qui ne signent pas pour des raisons secondaires.


 


Donc opposer aux cyniques majors les cyniques voleurs, c'est bêtement perdre un point précédemment gagné par
l'industrie musicale.


 


Merde, 0-0, la balle au centre. Encore un match de L1...



Olivier R. 07/04/2010 01:23



Le doxnload ne tue pas la musique, il tue le disque. Nuance. Et ça perso, je m'en fous. Quand je dis c'est illégal, je rappelle un fait (et non un discours).


Basculer sur le borderline point Godwin en parlant de lapidations etc est non seulement prévisible et réducteur,mais total hors sujet. Pas d'intérêt.


Je suis hyper condescendant ? OK, soit. Je ne vois pas pourquoi, mais soit.


Mais surtout, merci de ne pas venir m'expliquer qu'il s'agit d'acheter de la musique quand on demande de pouvoir la télécharger. Ou alors la Lettre n'est pas super claire...


Quand je lis que j'ai le discours de l'industrie du disque, j'ai du mal à m'empecher de pouffer. Et quand je lis que la demande de cette lettre est valable pour tous les passionnés de musique, je
toruve ça super inquiétant, car c'est exactement le point : les prescripteurs veulent écouter avant d'acheter ? 


C'était vrai avant ça.


Maintenant, la demande c'est écouter avant de ne pas acheter, faut pas déconner. Ou alors j'ai loupé un truc et le monde est bourré de Bisounours que je ne connais pas.


Attendez là, soyons sérieux deux secondes, sur 100 albums apprécies, vous en achetez combien ?


Surtout, demander ça à des interlocuteurs qui vous criminalisent de fait depuis 10 ans n'a aucun sens.


Alors, oui c'est flou.


Non, on ne voit pas à quoi ça peut aboutir.


Oui, c'est raisonner sur les bases d'un modèle déja daté.


Oui, il est bien plus urgent de soutenir les artistes dans l'émergence des nouveaux modèles (quelle part des royalties pour les artistes sur les morceaux streamés, par exemple)


Je suis désolé, mais télécharger un album pour en parler à des gens qui vont télécharger un album pour en parler à des gens, parce que tout ceux là se considèrent comme "amateurs passionnés" n'a
jamais fait vivre un artiste. 


Vous achetez les disques après écoute et pleine et entière possession de l'album en format de qualité respectable ?


Pas moi, sauf exception.


Donc je suis non seulement condescendant (hyper), mais en plus, je suis un ingrat absolu qui se gave sur le dos des artistes. Pas vous ? Je dis bravo et je n'y crois pas.


Mais le débat n'est pas là et c'est tout le problème de cette lettre...


Ce modèle là ne tient pas. On le sait, on est en plein non droit, en plein bordel. Vos interlocuteurs industriels sont à la rue  et c'est la musique et son avenir qui sont en jeu, pas votre
façon de travailler à l'émergence de groupes, pas le business des maisons de disques.


Un download d'album sur Rapidshare n'a rien de classe. Sorry. C'est humain, soit, mais pas classe.


Et ce sont les groupes que vous défendez qui prennent. Ce sont eux qui n'ont plus de contrats. Ce sont eux qui doivent inventer de nouvelles solutions pendant que vous réclamezle téléchargement
gratuit.


Pas besoin de le réclamer, le téléchargement gratuit, il existe. La musique enregistrée n'a quasi plus de valeur. C'est devenu un produit non rival, pour employer des gros mots.


Et si vous mettiez autant d'énegie à soutenir des groupes qui tentent de nouveaux modèles de monétisation de leur travail, plutôt que de conforter de fait un modèle d'ors et déjà daté ?


Oups, encore une phrase condescendante (hyper).


Et merci d'éviter les raccourcis Godwin... C'est tellement prévisible que ça nuit à la discussion.


 



vivamusica 07/04/2010 00:51



Pour ma part vous êtes plutôt des bisounours même si de nombreuses personnes à qui j'ai ait lire la lettre opte pour l'autre terme.


Merci G.T. pour ces précisions.


cette lettre est le fer de lance du % du public qui achète de la musique, écoute sur Internet et télécharge "illégalement".  Ok. Alors pourquoi cette lettre ? Tu attends quoi ? une médaille
pour être dans le petit peloton de passionné de musique, capable d'écouter un album sans rien faire d'autre ? amateur de son et de nouveauté ?


Avec cette lettre, tu légitimes une pratique qui n'a pas à l'être. en tant que passionner, savoir que tu enrichit quelques gus qui reverse 0 centimes dans la création doit te mettre mal à l'aise.
mais en tant que passioné, tu optes pour ce systèe en complément de tes sources d'accès à un contenu (CD, achat, prêt, stream, website...)


Alors diantre pourquoi rappeler aux ayant droit et producteurs que tu consommes de la usique de partout, même là où c'est illégal ? Tu attends quoi ? une médaille ? Un mea culpa de l'industrie du
disque ?
Continue à faire ce que tu fait bien, parler de ce que tu aimes, de ta musique. Arrête juste de faire la promotion d'un des moyenns parmi tant d'autre qui a pour particularité de ne pas rémunérer
l'artiste et les ayants adroits que tu défends et qui te procure tant d'émotion.


C'est super casse gueule de parler de "l'industrie du disue" en un seul bloc là o^chaque laabel a sa propre stratégie, sa propre approche du web. Je trouve dommage que tous es passionnés
signataires de ce texte voient d'un mauvais yeux les labels (bouu les méchants) . nous sommes tous sur la même barque et avons tant à partager. Idem que Olivier, "Sans haine ni violence, ni
rien."Les passionnés de musique mérite une bien meilleure représentation. Et si, même à la 7eme lecture, j'ai l'impression de lire"une bonne excuse de télécharger "illégalement"" (ce n'est pas le
cas si je comprend bien GT) c'est qu'il y a quelque chose qui cloche danc cette lettre.


Comme j'ai dit dans mon précédent commentaire. On s'en fout de la façon dont tu as eu accès à ce contenu. Ne fais pas l'apologie de service qui se font les couilles en or sur la libre circulation
de contenu sans verser un centime, car le fond du problème est là.



Laiezza 07/04/2010 00:41


Et ça parle, et ça parle, et ça parle. Blablabla. Moi je blabla. Je te fais la leçon patati. Bisounours Patata. De toute façon, en fait, un blogueur, cela ne sait faire que ça, non ? Déblatérer sur
son blog, déblatérer dans les commentaires, déblatérer sur les blogs des autres, déblatérer sur Facebook ou Twitter (ces odes au vide). Evidemment, s'il faut agir... Allez, je la signe ta lettre,
juste pour donner tort aux cons ci-dessus (pour la palme de la semaine, il y a du choix, un vote ?) Merci d'être passés, sans le savoir, ils m'ont remise dans le droit chemin. Je viens de me
rappeler dans quel camp je suis, et ce n'est pas celui de ceux qui pensent, les fous, que le téléchargement tue la musique. Personne ne se souvient que les bisounours, ils envoyaient des rayons
magiques avec leurs ventres, c'était un peu ridicule, mais ils gagnaient toujours à la fin.


G.T. 06/04/2010 21:14



Merde, ça a coupé... je disais : faudrait aussi voir à ne pas me faire dire ou penser n'importe quoi


(et chez OB, c'est de mieux en mieux la mise en page des comms...)



G.T. 06/04/2010 21:02



RX : est-ce que tu tiens toujours un blog ?


ERIC, ROMAIN et AUDIOFEELINE : merci pour votre soutien !


LOU : On va en reparler dans l’article suivant, sans doute…


OLIVIER R. et VIVALAMUSICA : Dans le genre hyper-condescendants, vous
vous posez là... je vais essayer de répondre de la façon la plus posée possible, mais je ne vous promets rien^^


Déjà, vous caricaturez complètement ce que j'ai écrit, ce qui aboutit à pas mal de hors-sujet... Il est bien écrit "des passionnés de
musiques" dans le titre (ce que je changerai sans doute par "de passionnés de musiques") et pas "des blogueurs passionnés de musiques". Lorsque j'ai écrit cette lettre, je n'ai jamais pensé
avant tout aux blogueurs, mais à la plupart des passionnés de musique que je connais, qui peuvent, certes, tenir un blog, mais aussi être simplement actifs sur des forums, commenter sur les blogs
sans en tenir un etc... bref, tous les passionnés de musique, quel que soit leur présence sur le net, qui – et c’est là l’essentiel – ACHETENT toujours de la musique, et utilisent le
téléchargement pour découvrir des choses qu’on peut difficilement écouter autrement avant d’acheter… Un type très actif sur des forums musicaux, qui fait découvrir de nombreux artistes, partage
sa passion de la musique va demander de travailler avec des labels, peut-être ? Le côté « prescripteur » ou non des blogs, leur travail avec les agences de presse des maisons de disques
n’est ici pas du tout le sujet…


Je n’ai jamais dit « on veut tout gratos, laissez-nous télécharger peinard », je dis juste que cette pratique du téléchargement
illégal est aussi celle de la plupart des grands passionnés de musique et donc des plus fidèles clients de l’industrie… et elle n’est pas prête de changer, car c’est encore, à l’heure actuelle,
ce qu’il y a de plus simple pour découvrir de nouvelles choses…  Comme pour la K7 audio, les CD vierges dont on nous a dit qu’ils allaient « tuer
la création », il s’agit pour l’industrie de s’adapter et de montrer un minimum de souplesse…  Je ne dis pas de « légaliser » le
téléchargement, mais au moins de montrer un peu de nuance et de compréhension d’un phénomène bien plus complexe et diversifié qu’elle veut nous le faire croire…  


OLIVIER R. : Le téléchargement est illégal. On peut tourner le truc dans tous
les sens, c'est illégal. Demander gentiment : "Hey, je peux faire un truc illégal, c'est pour rendre service ?" n'a pas de sens, au mien (de sens). On peut discuter de l'injustice de la chose,
soit, mais c'est un brin vain.


Avec ce type de logique… on en serait encore à lapider des femmes adultères ou pendre des
homosexuels sous prétexte que leurs pratiques étaient « illégales »… Les lois évoluent, ce qui était légal un jour ne l’est plus le lendemain, ce qui était illégal un jour ne l’est plus
(ou plus autant) le lendemain…


Vous voulez défendre des groupes, sauver des artistes ?
Commencez par ne pas les piller, c'est un bon début. Encore une fois : tout amateur éclairé 'putain, c'est quoi un "amateur éclairé" ???) pourrait faire la même "demande", au nom de son pouvoir
de prescription dans les diners en ville. Mais puisqu'il prescrit à d'autres "amateurs éclairés", l'artiste ne vend pas un morceau. Si ça c'est du modèle vertueux, j'ai un problème avec la
vertu.


 


Tu reprends ici exactement le discours absurde de l’industrie contre lequel je me bats… En quoi on
« pille », lorsqu’on télécharge des tas d’albums pour découvrir de nouvelles choses, et que l’on continue à acheter ceux qui nous plaisent vraiment ? Comment peut-on accuser de
« piller », ou, comme on l’a entendu si souvent de « tuer la musique et les artistes » des gens qui dépensent tant d’argent pour la musique (albums, concerts…) ? Un type
qui achète 3, 5 ou 10 albums par mois (alors que la moyenne, avant le net, n’était qu’environ un album par an), a des centaines voire des milliers d’albums dans sa discothèque, et qui va
régulièrement au concert est considéré comme un « fossoyeur de la musique » parce qu’il a le malheur de télécharger pour découvrir de nouvelles choses… voilà bien une chose que je me
refuse à accepter… toi, ça te va, tant mieux pour toi...


 


Quand à l’objectif, il n’a rien de flou, il est très clair, il s’agit de savoir si, aux yeux des
maisons de disques, nous sommes plus des délinquants ou des passionnés qui utilisent l’outil le plus simple et efficace pour découvrir de la musique. Derrière cette question faussement naïve, le
but est de savoir si elles peuvent comprendre ce type de pratiques, et leurs clients les plus fidèles…


 


VIVAMUSICA : Avant de nous
traiter de « sombres niais » (même pas frontalement, mais quand même), lis un peu mieux ce qu’il y a d’écrit… tu dis : "pour un bisounours qui pense que le travail est gratuit
quand il est fait avec amour, ne justifiez pas votre activité de download illégal sous prétexte qu'il est "soit disant" vertueux car fait par des passionnés. »


Il n’y a qu’aux yeux de quelqu’un qui n’a même pas été foutu de lire cette lettre correctement
(mais ça ne le dérange pas pour la ramener) que l’on pourrait passer pour « ça ». Où est-ce que j’ai dit ou suggéré des trucs pareils ? Je n’ai jamais pensé que le travail était
« gratuit » quand il était fait « avec amour », et je ne justifie nulle part le downoad illégal sous prétexte qu’il serait fait par des passionnés, mais simplement quand
il est utilisé comme outil de découverte par des gens qui ACHETENT toujours de la musique. Désolé, mais bon, faudrait aus



Romain 06/04/2010 19:38



Mais le problème, c'est que les opposants à cette lettre ici présents, feignent de ne pas comprendre qu'il ne s'agit pas du tout gratuit (ou alors ils ne savent pas lire), c'est d'ailleurs tout à
fait expliqué dans le second paragraphe. je les invite à relire, avec un dictionnaire à portée de main pourquoi pas ; voire un traducteur.



vivamusica 06/04/2010 18:08



Cette lettre part d'un bon sentiment mais se trompe de cible, mets des barrières (inventées) entre public et producteurs et fait passer ses signataires et auteurs pour des bisounours (ou de
sombres niais pour certains quoi que je préère encore bisounours).


Vous aimez la musique, très bien, moi aussi. j'aime même le chocolat et le rugby.


Vous consacrer du temps a l'écriture de blog passionnant et passionné sur ce que vous écoutez, ce que vous découvre, formidable et félicitation, c'est une activité chronophage et difficile bien
que très passionnante. La façon dont vous avez eu cette musique, croyez moi, on s'en fout comme de notre premier clip vu sur M6.


Vous avez des producteurs de contenus (aka labels) qui ne demandent qu'à vous connaître et travailler avec vous puisuqe vous parlez si bien de ce que vous aimez.


Il y a des sites qui se ont des tonnes de $$$ en permettant le téléchargement de contenus sanss verser un centime au moindre ayant droit. Voilà la situation. Alors, oui, continuez vos blogs,
continuez d'exprimer votre passion mais pitié, pour ne pas passer pour un lecteur de numérama décérébré, pour un nerd qui ne comprend pas l'univers qu'il cotoie, pour un bisounours qui pense que
le travail est gratuit quand il est fait avec amour, ne justifiez pas votre activité de download illégal sous prétexte qu'il est "soit disant" vertueux car fait par des passionnés.


Rapprochez vous des labels, continuez à écrire et surtout arrêter de valoriser une activité qui enrichit des ouins ouins qui se foutent du contenu encore plus que Pascal Nègre (vous semblez
l'aimer celui là) sous prétexte qu'ils vous donnent accèsgratos à quelque chose.


Vous éviterez de passer pour des gros troll et artistes et producteurs seraient ravis d'être publier sur vos blogs pleins de bon goûts, de passion et de recommandation.


 



Olivier R. 06/04/2010 17:37



Euh.


Fact 1 : "Ecouter / Aimer / acheter" C'est le principe même du fonctionnement de la musique en tant qu'industrie culturelle depuis pfiouuu. Bon.


Fact 2 : Les acteurs de cette industrie en ont pris acte depuis pfiouu en permettant aux prescripteurs (et aux autres, cf les CD samplers) d'écouter / aimer /acheter et/ou faire acheter. Bon.


Fact 3  : Le téléchargement est illégal. On peut tourner le truc dans tous les sens, c'est illégal. Demander gentiment : "Hey, je peux faire un truc illégal, c'est pour rendre service ?" n'a
pas de sens, au mien (de sens). On peut discuter de l'injustice de la chose, soit, mais c'est un brin vain.


Fact 4 : Les audioblogs peuvent revendiquer le statut de prescripteurs sur une partie de la production musicale. Pourquoi ne pas demander tout simplement aux labels qui ne l'ont pas compris /
intégré d'en prendre acte et d'agir en conséquence  en intégrant les audioblogs à leur promo ? (cf. Fact 2) 


Fact 5 : La notion de prescripteur est plus que floue. Suis-je prescripteur parce que j'écris des choses sur des artistes ? Suis-je prescripteur parce que je recommande The Evens (dédicace à KMS)
à un contact Twitter (dédicace à moi) ? Demander le droit à l'illégal parce qu'on considère avoir droit au statut de prescripteur, c'est ouvrir une porte qui ne met pas l'industrie de la musique
en péril. C'est une porte qui met les ARTISTES en péril : "J'ai téléchargé sur Rapidshare l'album des Dum Dum Girls, mais c'est pour en dire du bien autour de moi". Oui, et donc ? En attendant tu
l'as pas acheté et n'importe quel type doté d'oreilles et d'une bouche pourra dire EXACTEMENT la même chose. Qui ne voit pas la couleur de ses droits, dans l'histoire ?


Fact 6 : Le débat est ailleurs. L'industrie de la musique est à la street sur les nouveaux modèle de consommation (streaming, clouds, etc...) et ce sont les plus petits artistes qui prennent.
Sardou va continuer à vendre du CD, qu'on ne s'inquiète pas. Son public ne connaît aps Spotify. En revanche, lorsque Apple aura lancé son joliiii modèle de cloud musical avec abonnement (on parie
?) et que vous ne paierez pas cet abonnement pour continuer à télécharger sur Megaupload, Là on y sera encore : "J'ai pas le droit, mais je peux le faire s'il vous plaît ? C'est pour rendre
service."


Fact 7 : SI les audioblogs qont des prescripteurs de valeur, à eux de le faire savoir et de montrer qu'ils ont droit à l'intégration dans le modèle business de la musique. Contourner ça est non
seulement vain mais peu respectueux des artistes "défendus", même si l'intention est louable. 


Fact 8 : pas de méprise : on trouve sur mon propre site des morceaux en download, pas pour piller les artistes, mais bien pour les promouvoir. C'est illégal. C'est emmerdant. Je ne suis pas à
l'aise avec ça, malgré les disclaimers. Et c'est une question que je me pose dès que je vois un download sur mon site. Ca me fait chier parce que c'est pas l'idée.


Mais si ce "non droit" était cadré, tout le monde s'y retrouverait. Le débat, s'il y en a un, c'est : "Merci de nous reconnaître comme des interlocuteurs." Certains labels le font très bien. Et
oui, Rod reçoit 10 CD / jour. CQFD. On peut chier sur la presse écrite tant que l'on veut, quand les mecs ne reçoivent pas l'album, il s'en plaignent (ou pas), n'en parlent pas, ne chroniquent
pas, mais ne viennent pas demander à télécharger tranquille... Que ne faisons nous de même ?  


Ha j'oubliais, les audioblogs ne sont pas considerés ? A eux / nous de nous bouger pour l'être. Le Top des Blogueurs, aussi discutable puisse-t-il être, a au moins ce mérite.


Fact 9 : Vous voulez défendre des groupes, sauver des artistes ? Commencez par ne pas les piller, c'est un bon début. Encore une fois : tout amateur éclairé 'putain, c'est quoi un "amateur
éclairé" ???) pourrait faire la même "demande", au nom de son pouvoir de prescription dans les diners en ville. Mais puisqu'il prescrit à d'autres "amateurs éclairés", l'artiste ne vend pas un
morceau. Si ça c'est du modèle vertueux, j'ai un problème avec la vertu.


Fact 10 : Pour être intégré au circuit promo de vos interlocuteurs, l'une des clés, c'est peut être aussi de travailler avec eux. I.e. de chrniquer des choses sur lesquelles ils comptent, et de
montrer votre poids. Vous ne voulez pas le faire ? Compréhensible. Le blog de KMS, pour lequel j'ai un infini respect, ne sinscrit pas dans cette démarche. Résultat : il achète, il spotifiye, il
télécharge, va savoir. On s'en bat. L'important, c'est que lorsque tu choisis une démarche OFF / underground, tu viens mas demander aux acteurs mainstream de la valider. Ou alors tu travailles
avec eux, pour le bien des artistes que tu défend, pas pour le bien d'une industrie à la ramasse, ne nous méprenons pas.


Donc je suis d'accord avec Mr KMS, 100 fois d'accord. 


Donc pas question de signer cette lettre, aussi bien intentionnés soit-elle.


Comme le dit le papa d'une amie : "Un objectif flou donne une connerie précise."


Là, l'objectif est flou.


Aucune hypocrisie là dedans, aucun cynisme. Simple question de cohérence. Simple question de respect pour les artistes et de responsabilité éditoriale, même à mon tout petit petit petit niveau.


Sans haine ni violence, ni rien.


Olivier.



Xavier 06/04/2010 17:13



Ah Rod, c'est un vrai champion! lui il a tout ses disques gratos, et il vient nous dire qu'il est contre le téléchargement!


il me fait penser à mes patrons qui ont interdit la musique au boulot, que beaucoup utilisaient pour se protéger du vacarme des open space et se concentrer sur leur travail. pour les chefs, les
écouteurs au boulot, c'est contre productif... mais eux, ils ont tous un bureau perso qu'ils ferment consciencieusement dès qu'ils veulent avoir la paix!!



Romain 06/04/2010 17:09



Bas les masques, Pascal Nègre, on t'a reconnu !


Par ailleurs, je veux être signataire (si possible :p) , parce que je suis de retour sur la toile, et qu'une telle initiative, même s'il parait évident qu'elle doit encore être clarifiée sur
certains points, ne peut être que louable.



Rod 06/04/2010 16:32



Comme dirait une amie bossant chez Warner "un mec comme christophe maé permet de financer 20 indés" ...


 


ton texte est mignon parce que bisounours dans l'ame, mais faut pas oublier que la musique est une industrie. Et que je ne supporte plus l'idee qu'on puisse telecharger illégalement en fait. Ya
des mecs qui bossent derriere pour faire plaisir à TES oreilles. 


Bien sur, je suis contre Hadopi, parce que bon, c'est l'extreme dans l'autre sens.


 


Et en effet, t'arrives un peu tard.  


 


Je recois plus de 10 CD par jour que je n'ecoute meme pas : la vie est injuste. Mais "passionné de musique" c'est un peu "fan de sport" : ca veut pas dire grand chose finalement ... un mec qui
achete un billet d'avion pour aller voir Johnny Hallyday a Las Vegas me semble 1000 fois plus passionné de musique que tous nous réunis. C'est dire comment il est impossible de parler de musique
tant les points de vues sont incroyablement divergeants, jusqu'aux signifiants / significations des termes universellement employés.



Eric 06/04/2010 15:55



Il va de soi que je soutiens cette initiative. Pour moi l'avenir de la musique passe par la possibilité de streamer les albums à volonté. Les compagnies qui virent leurs catalogues de deezer sont
en train de s'asseoir sur leur trésor. Qu'elles meurent avec !


Ma position est cependant différente à celle de GT vu que je consomme du vinyle. Dans mon monde idéal, on achèterait les vinyles (qu'on trouverait super facilement, genre par milliers dans les
FNAC, on a le droit de rêver) et on aurait un coupon pour télécharger légalement l'album en mp3. Ca existe déjà, d'ailleurs, j'en ai déjà parlé dans un article dédié au vinyle.


Le problème de cette pétition malheureusement, c'est qu'elle ne sera jamais reprise dans la presse spécialisée (ou alors pour être sêchement descendue) : les grosses maisons de disques voient
dans le téléchargement illégal le grand satan. Ces gens annoncent dans les magazines pour vendre leurs disques (la pub c'est aussi ce qui fait vivre la presse). Nul doute que si un magazine
publie une pétition anti-hadopi/pro-téléchargement, Sony, Universal & co vont les menacer d'arréter d'acheter de la pub chez eux. C'est pas gagné.


C'est pour ces mêmes raisons qu'on voit apparaître régulièrement des groupes merdiques en une des magazines musicaux ("tu me file la une, en échange je t'achète des espaces
publicitaires"), pour cette raison même qu'à mon modeste niveau je refuse d'avoir de la pub sur mon blog. C'est aussi pour cette raison que je n'ai aucun état d'âme à récupérer des albums de
façon douteuse.


 



lou 06/04/2010 10:01



 


Après le commentaire de Christophe (mais il n'est pas le seul à suggérer la question), je reviens sur un aspect de la lettre :


 


Il faudrait préciser quelque part que les signataires ne se déclarent pas délinquants.


 


Comme je l'ai déjà écrit, il n'est pas nécessaire d'être criminel et condamné à mort (il y a des condamnés pas criminels et des criminels pas condamnés... question de relations) pour demander
l'abolition de la peine de mort.


Cette loi est bête et elle sera bêtement appliquée contre un amateur lambda qui n'est en rien responsable des difficultés financières de telle production ou de tel artiste (il y a aussi en
cause la qualité des spectacles, soupes tièdes inaudibles).


 


C'est une suggestion.


 


 



rxqueen 05/04/2010 15:55



Here I am, je suis de la partie :)


 



Audiofeeline 04/04/2010 12:49



Je suis bien d'accord avec ce triste constat. Les vrais "clients" sont laissés sur le bord de la route. Les consommateurs sont accusés de tous les maux et forcément ça ne donne pas envie de
consommer quand on se fait insulter par le marchand.



Christophe 03/04/2010 11:56



Non je n'ai pas de copie de ce billet, il est peut-être sur le site de tra, mais je n'ai pas le souvenir qu'il t'apprenne grand chose de plus qu'une bonne visite ^^


 


 



lou 03/04/2010 11:52



 


J'oubliais : j'ai mis le lien en haut de page --- mais je n'ai pas l'audience de GT.


 


 



lou 03/04/2010 11:51



 


Christophe, tout à fait d'accord avec tes 4 conseils, qui rejoignent ce que j'ai dit (je n'ai pas cité Libé ou un autre, on verra).


 


Je n'ai pas contesté la justesse du propos de KMS, au contraire.


 


Et pour ta nomination dans Télérama... je n'étais pas un fidèle en 2006, désolé :/


Si tu as une copie...


 


 



Christophe 03/04/2010 11:47



Tu peux quand même déjà ouvrir cette lettre sur un site de pétition.


 


Tu peux aussi prévoir une version à faire circuler, genre pdf téléchargeable avec url du site de pétition.



G.T. 03/04/2010 11:42



LOU : Merci ! (pour ton soutien, tes remarques... et j'ai donc viré "stigmatisantes"^^)


CHRISTOPHE : Merci pour ces conseils... mais bon, avant de lancer ça dans la presse, je vais (à partir de mardi) devoir
rameuter beaucoup plus de monde dans la blogosphère...