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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 17:30

Que les critiques puissent être eux-mêmes critiqués, je suis le premier à le défendre. Et l'un des grands avantages des blogs est bien que les lecteurs donnent directement et publiquement leurs avis sur l’avis du critique. Les internautes ne manquent pas de reprendre l’auteur s’il dit des conneries, ou de démonter son argumentation si elle leur semble bancale… Mais le revers de la médaille, c’est que nombre des « critiques de critiques » sont l’œuvre de fans lourdauds, qui ressortent peu ou prou toujours les mêmes types d’arguments bidons. Le degré zéro de la critique de la critique…

 

Lorsqu’on a le malheur de ne pas avoir aimé le disque de tel ou tel artiste et qu’on l’exprime sur nos blogs, ce sont souvent les mêmes critiques bêta qui reviennent de la part de visiteurs… on y a tous été confrontés et, afin d’éviter à chacun de perdre du temps à leur répondre, il vous suffira de mettre en lien cet article en réponse au commentaire du fan outragé, en précisant le numéro du cas (ou de faire un simple copier-coller)… (non, ne me remerciez pas pour ce petit cadeau de Noël avant l’heure, c’est tout naturel).

 

 

Les pires critiques de critiques – qui sont aussi les plus fréquentes sur le net, la bêtise est la chose la mieux partagée au monde :  

 

1. La jalousie. « T’es jaloux parce qu’il est beau et a du succès et toi t’es rien ». L’argument favori des gamines pré-pubères. Leur fanatisme est tel qu’elles ne peuvent comprendre que tout le monde ne soit pas en admiration devant le moindre fait ou geste de leur artiste favori. Enfin, si, elles peuvent le comprendre, mais par un seul biais : puisque le génie de leur idole est incontestable, seule la jalousie explique qu’un moins que rien ne se prosterne pas devant lui.

Que répondre à ce type d’argument ? J’ai une solution très simple, qui conviendra à beaucoup, suffit de dire « je suis fan de Bowie ». Il est beau, il est riche, il a du talent, il est respecté… si la jalousie jouait dans l’appréciation que l’on a d’une œuvre ou d’un artiste, on n’aimerait que des artistes moches, pauvres, inconnus, et sans la moindre once de talent. Et je n’ai pas encore rencontré de critique qui soit dans ce cas… Même Lyle apprécie, parfois, des groupes avec de jolies chanteuses et de bonnes compos…

 

2. Mieux vaut se taire que de critiquer. « Si t’as pas aimé, ne perds pas ton temps à déverser ton fiel, parle plutôt de ce qui te plaît ». « Je comprendrais jamais les gens qui disent du mal comme tu le fais, ta vie doit être bien triste, quand on n’aime pas, on se tait, pour ne pas blesser ceux qui aiment ».

 

Si tout le monde pensait comme ça… le monde serait un paradis pour dictateurs de tout poil. Personne qui l’ouvre si ce n’est pour dire du bien de tout ce qui l’entoure… Mais heureusement, on a un sens critique, une des 2-3 petites choses qui nous distinguent du mouton (avec, et ce n'est pas rien, la possibilité de raser des villes entières à coups de bombes atomiques). L’intelligence s’aiguise avec le sens critique, il faut pour cela être capable de formaliser et mettre des mots sur nos goûts comme nos dégoûts. On se construit aussi « en réaction », à moins d’avoir une éponge à la place du cerveau…

  

3. Les attaques personnelles. Un grand classique. « Elle doit être bien triste ta petite vie de merde pour que tu écrives de telles saloperies » « Tu pues l’arrogance, t’es qu’un gros connard prétentieux » « T’es qu’un aigri, un frustré, un pauvre type » etc.

Dans sa boule de cristal, le fan voit le critique… et ce qu’il voit est édifiant. Un type seul, derrière son écran, chétif, vêtu d’un vieux peignoir gris, pianotant sur son clavier d’ordinateur la clope au bec et le dos voûté, des cheveux sales qui tombent sur ses petites lunettes rondes derrière lesquelles pointent de petits yeux méchants injectés de sang, un rictus malsain déforme son visage pendant que son rire de hyène ponctue les phrases assassines qu’il prend tant de plaisir à écrire…

 

Le web pullule d’experts psychologues capables, à la lecture d’une simple chronique de disque, de cerner la personnalité profonde de l’auteur. Des psychanalystes 2.0 qui vous expliquent que si vous dites du mal de tel artiste ou tel genre musical, c’est parce que vous avez souffert à l’école des brimades de vos petits camarades, si vous n’avez pas aimé tel album, c’est parce que vous êtes un sinistre dépressif incapable de ressentir la joie qui s’en dégage, etc, etc.

 

Il est toujours difficile de répondre à ces attaques personnelles… que rétorquer ? « J’aime la vie, j’ai une femme superbe et je fais 2h de sport par semaine » ?

Les attaques personnelles, c’est l’arme des faibles d’esprit. Incapables de rester dans le débat d’idées, puisqu’ils ne peuvent démolir les arguments de l’auteur, il ne leur reste qu’une solution, tenter de démolir l’auteur.

 

Encore plus primaire (si, c’est possible), il y a les insultes gratuites. « Fils de pute », « Gros enculé de ta race », « Pauvre merde », « Casse-toi pauv’con » et compagnie...   

 

Mais le plus courant, c’est encore ce bon vieux gros cliché du critique « artiste raté », aigri, qui se venge en massacrant les œuvres des vrais artistes… je ne sais pas si les critiques sont tous des artistes ratés, mais ce qui est sûr, c’est que ce sont tous des passionnés…

 

 

4. Les attaques sur le style. « T’es rien qu’un petit scribouillard », « C’est un article minable d’un petit tâcheron du web », « Tu nous soûles avec ta logorrhée », « T’écris comme un / avec tes pieds », « T’as pas de style / un style tout pourri » etc…

Une des critiques qui fait le plus mal… car c’est avant tout le style d’un artiste qui intéresse le critique… alors un critique qui n’est pas capable d’avoir un minimum de style, d’agencer 3 phrases correctement, ça la fout mal. Rassurez-vous, chers confrères blogueurs, la plupart du temps ces critiques sur votre style sont infondées. Les 3 cas les plus fréquents sont :

 

   - La simple lecture du commentaire de votre interlocuteur prouve qu’il est lui-même très mal placé pour donner de quelconques leçons de style. Logique, donc, qu’il ne soit pas sensible au vôtre, mais à celui de ce mauvais album que vous descendez en flèche.

   - Vous tapez sur un artiste qu’il adore, forcément, ça l’énerve, et il vous « diabolise ». Vous devenez à ses yeux la caricature du critique telle que décrite ci-dessus, et tout ce que vous dîtes – et comment vous le dîtes - sera mal perçu. Votre article est plutôt léger, ironique, avec quelques pointes d’humour, il le trouvera « pathétique, car vous essayez d’être drôle mais n’y arrivez pas » (pas la peine de m’étendre sur le cruel manque d’humour du fan lorsqu’on s’attaque à son groupe favori). Vous essayez d’être simple et pédagogique, il vous jugera plat et scolaire. Vous poussez un peu dans la mauvaise foi et vous amusez à surjouer l’indignation, il trouvera votre style horriblement pompeux….

   - Enfin, dernière hypothèse, qu’il ne faut pas négliger… votre style est peut-être vraiment pourri...

 

 

5. La légitimité. « T’es qui, toi, pour estimer que ton avis a une quelconque importance ? » « Qu’est-ce qui te donne le droit de taper sur X ? » etc…

Evidemment, lorsqu’on est un simple blogueur, on se retrouve souvent attaqué sur notre « légitimité ». Comme s’il fallait justifier d’un DEA de musicologie, présenter une carte de presse et avoir composé une dizaine d’albums pour avoir le droit de donner publiquement son avis sur un putain de disque pop. Ce qui nous ramène à une des variantes classiques de cette question de la légitimité : « Tu critiques mais tu serais incapable de faire ce qu’ils font. » (avec la variante « comptable » : « vends des millions d’albums comme eux et après tu pourras critiquer).

S’il ne fallait parler que de ce qu’on a personnellement expérimenté, une bonne flopée d’artistes égocentriques et mégalos devraient arrêter illico presto de parler d’amour et de générosité…

Avec ce type de logique, seuls des hommes politiques pourraient réellement juger du travail d’autres hommes politiques… Absurde, bien entendu, car un artiste, comme un homme politique, ne travaille pas pour lui ou ses pairs, mais pour le peuple. C’est au peuple qu’il s’adresse, et c’est à lui de le juger. Si l’artiste ne veut vraiment pas que des béotiens s’autorisent à commenter son œuvre, la solution est simple : qu’il ne distribue ses albums qu’à ses collègues artistes.

 

6. « Ne vous fiez pas aux critiques, faites-vous une idée par vous-même »…

J’ai toujours trouvé cet argument, employé fréquemment par des acteurs et réalisateurs en promo, particulièrement débile. Soit ils sont totalement déconnectés du réel et imaginent que tout le monde a le temps (et l’argent) pour aller voir la dizaine de films qui sort chaque semaine afin de se faire sa propre opinion… soit ils sont à un niveau tel de mégalomanie qu’ils pensent que leur œuvre doit obligatoirement être vue par tous. S’il existe des critiques, c’est en partie parce qu’il faut bien que certains fassent le tri et expliquent pourquoi, à leur avis, tel film mérite d’être vu et pas tel autre.

 

 

 

Il est aussi possible de faire une petite typologie des 3 cas que l’on rencontre le plus souvent chez les « critiques de critiques » usant d’arguments à deux balles :

 

1. Le hargneux : Il ne s’embarrasse pas de nuances ou de politesses, son but, c’est de cogner sur celui qui a osé s’attaquer à un de ses artistes fétiches, l’humilier, le rabaisser plus bas que terre. Son registre ? Attaques personnelles et insultes diverses et variées. Certains vont même (j’en ai croisé), jusqu’à proposer de régler ça à mains nues… j’ai été confronté à un parisien qui me le proposait… j’ai dû décliner, non pas que je sois particulièrement lâche, mais faire 600 km et payer une centaine d’euros de train juste pour se foutre sur la gueule parce qu’on a un avis divergent sur un album, je vois moyennement l’intérêt…

 

Comment se comporter face au hargneux ? Ne pas rentrer dans son jeu et renchérir dans les insultes. Au contraire. S’il donne l’impression de s’exciter tout seul alors que ça ne vous fait ni chaud ni froid, il aura l’air d’un con. Mais si vous vous mettez, dans les comms de votre blog, à vous livrer à une bataille d’insultes, c’est vous qui aurez très vite l’air d’un con auprès de vos lecteurs…

 

2. Le pleurnicheur. « Pourquoi dire tant de mal, qu’est-ce qu’il t’a fait, X, pour que tu le traites de cette façon dans ta chronique ? » « Tu t’amuses peut-être avec tes petites phrases cruelles, mais sache que c’est vraiment blessant pour les fans comme moi, tu pourrais au moins essayer de nous respecter un minimum… » Le but du pleurnicheur, c’est de vous faire culpabiliser… ce qu’il espère, c’est qu’à la lecture de son commentaire, vous serez rouge de honte d’avoir été aussi méchant.

 

Comment se comporter face au pleurnicheur ? Ironie et cynisme sont les meilleures armes. Mais à utiliser de préférence avec légèreté. Le pathos dans lequel il se vautre en s’attendant à ce que vous tombiez avec lui en sera d’autant plus ridicule…

 

3. Le pointilleux. Qu’un lecteur « corrige » une erreur dans un article, c’est bien normal… mais certains le font avec un mépris non dissimulé. Hautain et radical, le pointilleux n’hésite pas à démolir votre article et vous retirer toute légitimité sous prétexte d’une bête erreur de date… Condescendant, il vous trouve au moins une circonstance atténuante « après tout, on ne peut s’attendre à autre chose de la part d’un petit écrivaillon du web… »

Comment distinguer un lecteur bien intentionné d'un pojntilleux hautain et condescendant ? C'est très simple. prenons, au hasard, un article intitulé "Les pires critiques de critiques". Le lecteur bien intentionné vous dira "Ton titre prête un peu à confusion, j'ai cru que tu allais parler des pires critiques de disques faites par les critiques. Mais bon, c'est pas grave, c'est vrai qu'on peut le prendre dans les deux sens, et dès ta première phrase, tu lèves le doute". 

Le pointilleux, lui, ne s'arrêtera pas en si bon chemin... "Tu parles dans cet article de l'importance du style, alors que t'es pas foutu de trouver un titre clair. Parce que là, on s'attend à ce que tu parles de "critiques de disques par des critiques de disques", et non pas de ceux qui critiquent les critiques. Apprends à trouver de bons titres avant de donner des leçons. De toute façon, cet article n'a strictement aucun intérêt, trop superficiel pour être pris au sérieux, pas assez drôle pour être un "article comique"... et un article qui parle de critique de la critique sans qu'il ne soit fait mention d'Adorno ou Walter Benjamin, ça montre bien l'inculture crasse de son auteur."     

Mais au fond, le pointilleux est un grand naïf. En lisant des chroniques de disques et articles de blogs, il s’attend à tomber sur de véritables thèses sur les sujets traités… Et forcément, il est déçu. Très. Comment l’auteur a-t-il pu passer à côté de la dimension sociologique de tel album ? Pourquoi ne dit-il pas un mot de cet accord de 13° qui survient inopinément au 2° temps de la 4° mesure du 6° morceau ? Des omissions incompréhensibles pour le pointilleux. Mais son plus grand plaisir, c’est de vous assommer de références et d’étaler son érudition. D’invoquer Kant et Nietzsche à la suite d’une chronique du dernier Pete Doherty. Enfin non, trop évident, il invoquera plutôt Jankélévitch et Schleiermacher…

 

Voilà donc pour ce petit tableau des pires « critiques de critiques » auxquelles on est amené à faire face… mais ceci n’étant qu’un article de blog d’un petit écrivaillon du web, il est forcément incomplet, et je compte sur vous pour pallier à ses manques…

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Published by G.T. - dans Divers
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commentaires

lou 13/01/2011 20:26


Une concurrence sacrée, et plus joyeuse --- http://www.dailymotion.com/video/xg1fz4_clipdub-de-batisseur-de-monastere_music


GT 13/01/2011 20:16



NPA-LOU : Ah oui, là, en effet, t'en as trouvé un bon (je ne parle pas du LipDub UMP, hein, le truc le plus consternant que j'ai
pu voire sur le net, et pourtant, il y a une sacrée concurrence...)



npa 13/01/2011 15:42



 


GT, tu en as oublié un, enfin "un" si l'on peut dire parce qu'ils sont nombreux.


"Misérable goy, rentre dans ta niche ! Tu ne connais pas la musique, tu ne peux pas apprécier le LipDub !"


http://www.dailymotion.com/video/xbft4o_lipdub-jeunes-ump-2010-officiel_news


Attention ! Official and explicit content !


 


[on dirait du Lou, que ne dit-on pas ?]


 



GT 19/12/2010 00:29



LTF : Ce que veut dire GT (il me corrigera si je me trompe)


 


Il n'y a rien à corriger, c'est tout à fait ce que je voulais dire :-)


 


En fait, je suis d'accord avec toi et DJBT : Pour le cas "ne vous fiez pas aux critiques, faîtes-vous votre opinion par
vous-mêmes", j'ai pris l'exemple du cinéma, car c'est là où on entend le plus cet argument, et c'est aussi là où il est e plus absurde. Entre le téléchargement plus ou moins légal, et, surtout,
les sites de streaming (deezer & co), il est très facile d'écouter et découvrir de la musique rapidement, d'autant plus qu'en 4-5 minutes, on peut déjà savoir, dans la majorité des
cas, si l'album a des chances de nous plaire. Par contre, un film, il faut le voir (bon, la bande annonce donne déjà une indication, mais elle n'est pas suffisante). Alors imaginer qu'un
type va prendre sa bagnole pour aller au ciné, chercher ou se garer, payer le parking, faire la queue, payer sa place, attendre 20 minutes pendant les pubs et bandes-annonces, puis rester 2
heures dans une salle, revenir chez lui... prendre 2 à 3h de son temps juste pour "se faire une opinion sur un film", c'est stupide. On a en général besoin d'en savoir plus, de voir
si le film vaut le coup...


 


Sur la question des blogs et de "l'emballement des critiques"... c'est vrai, comme dans la presse, il y a ce défaut... qui peut venir d'un besoin d'attirer l'attention comme
d'une vraie sincérité (des critiques qui s'enthousiasment naturellement très vite quand un album leur plaît, et le "survendent")... En tout cas, j'ai trouvé un bon moyen de ne pas tomber
là-dedans... faire très peu de chroniques d'albums :-) Je n'en fait que lorsque l'album me semble vraiment très bon (ou, s'il ne l'est pas tant que ça, quand il m'inspire quelque chose
d'intéressant à partager...)       



DJBT 17/12/2010 20:03



Globalement je suis d'accord avec ça. Après, la blogosphère est sûrement plus indépendante, mais pas exempte de défaut. Vouloir être lu est un moteur qui peut pousser à parler de ce dont il faut
parler, en bien ou mal d'ailleurs du moment que ça génère des visites.


Alors oui c'est vrai qu'être guidé c'est utile, surtout au début, après on apprend à se débrouiller seul, à suivre certains labels, à aller creuser partout pour dénicher la perle rare. Il m'est
souvent arrivé d'avoir des coups de coeur énormes pour des albums dénichés sur des blogs, sans aucune chronique, juste une pochette qui attire le regard.



LTF 17/12/2010 19:31



Le problème de la presse c'est son public. On sait très bien que parmi les nouveautés, on aura au mieux un album sympa sur 7 écoutés, et un album sur 15 qui tiendra vraiment la distance sur la
longueur (et encore je suis très gentil). Du coup, soit les journalistes tiennent une ligne éditioriale stricte, où ils disent qu'en gros tout est de la merde et ne retiennent qu'une grosse
poignée par d'albums par an, soit ils fixent la barre beaucoup plus bas en décidant d'aduler le moindre album sympa et en restant très consensuel sur ceux ratés. Souvent ils choisissent
malheureusement la 2ème option pour ne pas choquer leur lectorat et recevoir les promos et interviews. C'est dommage, et ça contrairement à l'encontre de leur rôle premier de critique. Mais les
fans détestent qu'on tape sur leurs groupes, donc surtout ne prenons pas le risque des les frustrer les pauvres.


 


Pour la blogosphère, je connais moins bien le "milieu", je découvre depuis quelques mois mais je trouve le principe sympa. Ils ont effectivement des défauts comme tout le monde sur les nouveautés
(emballement prématuré, indulgence envers certains groupes, etc...) mais j'ai moins de doute sur leur honnêteté et leur "indépendance" par rapport à la presse. Certains sont vraiment très pointus
et directs, ça me plait.


Connaitre quelques "critiques" pour les bonnes adresses, c'est toujours un plus, ce qui m'empêche pas après d'aller de temps en temps tester des albums par d'autres biais.


Pour les achats, j'achète très rarement sans avoir écouté auparavant, on a la chance actuellement d'avoir des solutions légales pour écouter de la musique à moindre coût (spotify, deezer,
etc...). Si l'album n'est pas disponible, je n'ai pas de scrupule à télécharger et à le payer ensuite s'il est bon ou à le jeter si l'album est à chier. Histoire de pas me retrouver avec un
disque qui tiendra 3 jours sur la platine et prendra la poussière. Mais cette étape nécessite bien souvent (à moins de connaitre déjà le groupe en question) d'avoir déjà lu un papier donnant
l'envie de s'y intéresser, d'où l'intérêt des critiques.


Après on peut aussi se dire "je veux avoir une indépendance d'esprit totale, filez moi une newsletter avec les sorties d'albums, je ferai le tri moi-même" mais quel est l'intérêt finalement ? Une
immense perte de temps sur des albums souvent sans intérêt qui aurait pu être utilisé pour découvrir des artistes bien plus créatifs que ceux de la masse actuelle.



DJBT 17/12/2010 17:40



Je suis d'accord avec le dernier paragraphe. Par contre pour le reste, je trouve que malheureusement les critiques ont la fâcheuse tendance à te dénicher un album du siècle chaque semaine. Et
pour les webzines et blogs, c'est un peu pareil, il y en a tellement, chacun avec ses propres chouchous, que c'est juste impossible de dire "bon ok j'achète ça parce que tel(s) blog(s) en
parle(nt)", ou alors il faut avoir le porte-monnaie bien garni. Ou à se concentrer sur une poignée de critiques, ce qui revient quand même à se fermer un peu.



LTF 17/12/2010 16:41



Ce que veut dire GT (il me corrigera si je me trompe), c'est que justement avec internet et la multiplication du nombre de disques disponibles chaque semaine, les critiques permettent de faire le
tri et de faire "gagner du temps" à des personnes qui n'auraient pas le temps d'aller voir les 10 nouveaux films sortis cette semaine ou les 50 albums... Ce qui est assez logique, il est
physiquement impossible de tout écouter d'où le tri pour tenter de sélectionner les albums les plus intéressants et/ou susceptibles de nous plaire. Il est aussi intéressant de confronter ensuite
son analyse par rapport à celle des critiques, histoire de mieux comprendre leurs critères et de mieux s'orienter ensuite. Il n'est pas question de suivre aveuglèment les critiques et de se jeter
sur une oeuvre ensensé, mais de savoir vers où aller dans la masse des nouveautés actuelles.


Que ce soit dans le domaine du cinéma ou de la musique, plutôt que de dire "Faites vous votre avis vous mêmes et n'écoutez pas les critiques", les mecs responsables de la promo feraient mieux
d'expliquer en quoi leur oeuvre est intéressante et pourquoi les critiques sont passées à côté de son intérêt.



DJBT 17/12/2010 15:19



Et pourtant le #6 reste complètement légitime surtout en ce qui concerne la musique. Avec un accès quasiment immédiat via le net à une grosse majorité des albums chroniqués dans la presse ou les
blogs, la critique n'est pas loin de devenir superflue. Il faudra de toute façon bien trouver le temps d'écouter l'album, alors autant le faire avant de se rendre compte qu'on a jeté son argent
par la fenêtre non ?



SysTooL 13/12/2010 20:59



C'est vrai que c'est également avec MUSE et SYSTEM OF A DOWN (j'ai eu le malheur de descendre quelque peu leur diptyque Mezmerize/Hypnotize) que j'ai eu les plus "beaux" commentaires dans les
différentes catégories que tu cites...



GT 13/12/2010 20:49



SYST : merci !


 


DR. F : Aaah, les fans de Muse... un régal... :-)


 


ARNO : En effet :-)


 


CHRISTOPHE : les billets de Gitou ne sont que des prétextes au fight, et c'est ce fatras postmoderne des commentaires qui
fait le sel de ce site.


 


Damned ! I'm demasqued...


 


EL-F : En fait, c'est juste pour nous mettre en ordre de bataille pour le prochain article, qui ne concernera, non pas le
prog, ni le mauvais metal, mais le metal-prog avec des chanteuses, lyriques comme des walkyries. Redoutable...


 


Damned ! I'm demasqued (bis)


 


THOM :c'est parce que je conserve mon mépris pour les vulgaires "critiques de critiques" ^^ 


 :-)


(ouais, je sais, je me foule pas pour les réponses, mais je garde mon légendaire sens de la répartie pour les fois où je ne devrais pas répondre à toute vitesse avant de filer au
ciné...)



El Funcionario 13/12/2010 19:44



En fait, c'est juste pour nous mettre en ordre de bataille pour le prochain article, qui ne concernera, non pas le prog, ni le mauvais metal, mais le metal-prog avec des chanteuses, lyriques
comme des walkyries. Redoutable...



Thom 13/12/2010 13:52



GT >>> c'est parce que je conserve mon mépris pour les vulgaires "critiques de critiques" ^^



dr frankNfurter 13/12/2010 13:38



Pour ma part, comme chez certains collègues, je remercie les quelques fans de Miouse qui sont venus m'insulter chez moi



SysTooL 13/12/2010 10:58



Encore un article essentiel pour le blogueurs lambda souvent confronté à ce genre d'attaques gratuites et puériles! MERCI GT!!



Christophe 13/12/2010 08:39



L'ordre des choses


 


C'est vrai qu'Arno avait pointé sur une réalité que je n'avais pas prise en compte formellement, je le savais sans le nommer. Mais maintenant je le vois (fiat lux, eureka et toute cette sorte de
choses !) et je peux le dire : les billets de Gitou ne sont que des prétextes au fight, et c'est ce fatras postmoderne des commentaires qui fait le sel de ce site. Alleluya !


 


...


 


En addition aux articles, il est vrai. 


 


Quand même.



Arno 13/12/2010 07:11



Rire... j'ai toujours eu un don pour l'écriture et l'art de la diplomatie... 



Xavier 12/12/2010 23:50



ok Christophe, c'est noté. C'est bon de savoir que je pourrai compter sur toi pour me défendre lors de la prochaine attaque sur blinking lights....



Christophe 12/12/2010 22:53



Groupir !


 


"j'ai tendance à etre rapidement à courts d'arguments face aux cons..."


 


Il faut noter qu'ici les critiques des critiques sont largement collectivisées et on assiste assez fréquemment à de grands
matchs dans la boue où tout le monde s'y met. Et le taulier n'a pas beaucoup d'efforts à faire pour mener la bataille des arguments contre les trolls, des divisions s'avancent au front pour le
soulager de cette tâche avec force arguments.


 


GT : Général Tartagueulejvéfairedonnerlatroupe !



GT 12/12/2010 22:46



LEA : Je suis pointilleuse, alors tu es un sale petit écrivaillon pourri qui ne sait pas que pallier est un verbe transitif
!


 


Ah merde, c'est vrai... j'aurais dû penser au fait que cet article devait être irreprochable, parce que là - avec en plus l'erreur numérotation - je file le bâton pour me faire
battre... 


('tain, je n'ai mis que deux fois les 3 points dans la phrase précédente...)


 


LYLE : Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi je suis le seul à être cité dans un article intitulé "les pires critiques"
?


 


Vu comme ça, c'est vrai que... ça craint... désolé :-)


 


SPIROID : je compatis :-) (et on a, je pense, quasiment tous eu à subir à un moment ou un autre le mépris d'un pointilleux)


 


XAVIER : j'ai tendance à etre rapidement à courts d'arguments face aux cons...


 


Le problème face à eux n'est pas tant de trouver des arguments, mais des arguments qu'ils comprennent^^


 


ARNO : c'est même ce qui fait la richesse de ton blog en addition de tes articles...


 


Merci d'avoir précisé "en addition de tes articles"^^


 


JCSTRATEGER : Chuis pas une pute moi, j'écris pas sur commande.


A qui veux-tu faire croire ça... flood ! flood ! flood !


 


THOM : Il manque tout de même une petite dose de mépris et de condescendance pour que ton com soit digne des vrais
pointilleux:-)


(quoi, c'était pas pour rire ?)


 


YANG : Un délice... ça dépend de l'humeur du moment (et de l'insistance)...



YanG 12/12/2010 21:07



Effectivement y'en a toujours qui prennent tout ça trop à coeur...


 


et c'est un délice...



Christophe 12/12/2010 19:04



Un poing de vue ?


 


(fight ! fight ! fight !)



Thom 12/12/2010 18:03



Pas du tout, je développe un point de vue ;-)



Jean-Claude Strateger 12/12/2010 17:58



Je rêve où tu critiques ?



Thom 12/12/2010 17:54



Je ne suis pas vraiment d'accord quant à la légitimité de la critique de la critique. Une critique n'est... qu'une critique, un article, un argumentaire, et non une oeuvre méritant d'être jugée
sur des bases esthétiques.


Que l'on confronte son point de vue à celui du critique (ce que nous faisons tous, tout les temps), c'est tout à fait normal et sain, mais entendons-nous bien sur les termes, ceci n'est pas faire
de la "critique de la critique", c'est juste confronter un point de vue, donner son avis et développer un argumentaire. Pour moi ce que tu appelles "critique de la critique" ne désigne que les
comportements que tu pointes, et de manière plus générale le fait de s'en prendre directement à l'argumentaire du critique plutôt que d'y opposer le sien propre ; par définition, la critique de
la critique est un truc pathétique et sans intérêt.


Quand on des arguments, un point de vue et un minimum de sens esthétique, on a nullement besoin de faire dans la "critique de la critique" pour pouvoir s'exprimer.



schroumpoupoufffffff 12/12/2010 16:46



tiens le crabe du panier : un critique des critiques de critiques !



Jean-Claude Strateger 12/12/2010 14:55



Caramba, encore raté


 


Billet typiquement provocateur / provocant.


 


Mais bon : trop beurré, tu n'auras pas l'heur d'un flood en bonne et due forme. Chuis pas une pute moi, j'écris pas sur commande.


 


Connard.



Arno 12/12/2010 04:11



c'est assez bien décrit... mais pour ce que je lis ici régulièrement, je trouves que la plupart des commentaires et débats des blogueurs ici sont bien au dessus de la moyenne (tout comme leurs
blogs respectifs)... c'est même ce qui fait la richesse de ton blog en addition de tes articles... 



Xavier 12/12/2010 01:08



je n'ai pas l'honneur d'etre souvent critiqué par les sombres individus que tu décrits de manière bien marrante. mais la prochaine fois, je penserai à cet article, j'ai tendance à etre rapidement
à courts d'arguments face aux cons...



lyle 11/12/2010 21:39



Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi je suis le seul à être cité dans un article intitulé "les pires critiques" ?


 


Un article qui ne me concerne même pas en plus vu que j'ai jamais un com' :-)



Spiroid 11/12/2010 21:23



Oh le pointilleux j'en ai eu quelque uns, qu'est ce que ça m'énerve bon sang! J'avais écrit un article sur un concert, en disant que le jeu de batterie me faisait penser à celui du batteur des
Black Angels. Et là, un mec arrive, il commente pas du tout l'article, il s'en fout que j'ai voulu faire un bonne review du concert, non, il se contente de lâcher un "Les Black Angels ils ont une
batteuse, pas un batteur", et il se barre. C'est super agaçant.


Et j'ai eu un mec qui m'a dit que j'étais un "gars qui a recopié ce qu'il a mal lu dans les blogs", parce que je m'étais partiellement trompé sur l'origine de l'artiste...



Léa 11/12/2010 20:47



Je suis pointilleuse, alors tu es un sale petit écrivaillon pourri qui ne sait pas que pallier est un verbe transitif ! Nah ! Et j'aime pas les 3 p'tits points omniprésents (ou presque) sinon, ça
me rappelle Terry Goodkind.
Mais je te rassure, quand on a lu Kerouac, ton style est d'une légereté démentielle.


T'as vu comment je gère, j'arrive à faire une critique de critique de critique en citant Kerouac - je devais bien contre-balancer la mention du nom de Goodkind, il en allait de mon honneur. Il
est vrai que c'est un peu banal, mais j'aime pas Jankélévitch, alors je dirais simplement que ton article reflète parfaitement le chef d'oeuvre de Gunther Anders, die Antiquierheit des Menschen.
Je ne me risquerais évidemment pas à expliquer pourquoi, dans la mesure où je ne l'ai pas lu et ou en plus, euh... Ah oui, je dois faire un commentaire aussi superficiel et nul que ton article de
merde, car je suis pointilleuse, et hautaine, et j'ose pas dire que si je fais un commentaire de merde, c'est surtout parce que je fais un commentaire de merde et pas parce que je suis incapable
de pondre un commentaire constructif et organisé.

M'en fous, je vais trancher toute controverse et te couper sous le pied toute vélléité de réponse : de toutes façons, j'ai plus rigolé en lisant le "Do you speak le France 2010". Et t'as jamais
rien compris à Nick Cave !



GT 11/12/2010 20:43



MASSILIA : Petit écrivaillon du web sache qu'après 3 c'est 4 et
pas de nouveau 3!


 Merci de me signaler cette bête erreur de numérotation, c'est corrigé :-)


 


pour la remarque sur Nick Cave je l'ai entendu d'une fan totalement bourrée à un autre fan lors du concert à la Cité de la Musique en octobre dernier ce qui m'avait valu un fou rire pendant
le concert. Et puis... te le dire à toi c'est juste délicieux : oui oui je pense encore souvent à ton article "Ils ne passeront pas la décénnie" alors c'est juste une petite vengeance...


 


Cool :-)


 


FRANZ : tout à fait d'accord... notamment sur le cas typique de ceux qui demandent du respect pour l'artiste et te traitent comme
la pire des merdes...


Et sur l'argument consternant de la jalousie, le pire, c'est qu'on l'entend parfois d'individus qui ont largement dépassé 12 ans !


 


SCHLEIERMEVITCH : J'attendais de voir qui sera le premier à la faire, je n'ai pas eu à attendre longtemps :-)



Schleiermévitch 11/12/2010 20:10



Tu parles dans cet article de l'importance du style, alors que t'es pas foutu de trouver un titre clair. Parce que là, on s'attend à
ce que tu parles de "critiques de disques par des critiques de disques", et non pas de ceux qui critiquent les critiques. Apprends à trouver de bons titres avant de donner des
leçons. De toute façon, cet article n'a strictement aucun intérêt, trop superficiel pour être pris au sérieux, pas assez drôle pour être un "article comique"... et un article
qui parle de critique de la critique sans qu'il ne soit fait mention d'Adorno ou Walter Benjamin, ça montre bien l'inculture crasse de son auteur.



Franz Schubert 11/12/2010 20:05


Voilà un article comme je les aime.^^ Quelques petites remarques perso: j'ai souvent relevé que les attaques personnelles se couplaient paradoxalement avec un appel au respect et à la tolérance:
"un peu de respect pour l'artiste et son travail please, tu dois être un gros con misérable pour dire autant de mal". En bref, c'est toujours au critique de "respecter" (comprendre être
complaisant) les oeuvres qu'il a l'outrecuidance de critiquer. Par contre, lui, il peut toujours courir. La critique de la critique est aussi à géométrie variable: sur la question de la légitimité,
on n'est jamais assez légitime. Soit on n'a pas assez de culture, donc on nous dénie le droit d'avoir un avis. Soit on paraît en avoir pas mal, on sort des références pointues, etc., et alors on
est estampillé "(pseudo) intello", forcément narcissique et prétentieux. Dans les deux cas, si l'on écoutait notre contradicteur, on n'aurait jamais le droit d'avoir un avis négatif, car on n'est
jamais assez parfait pour lui. C'est pratique. Un jour, alors que j'osais dire du mal de Muse, on m'a dit que c'était parce que j'étais jaloux. J'ai pleuré de rage d'avoir été aussi facilement
percé à jour! Le règne des bisounours est proche, les amis, je vous le dis! :)


Massalia 11/12/2010 19:45



Petit écrivaillon du web sache qu'après 3 c'est 4 et pas de nouveau 3! Et pendant que j'y suis le dernier Grinderman mérite bien mieux
que la 50ème place! De toute façon tu n'as jamais rien compris à Nick Cave!


 


PS : je déconne hein il m'a bien fait rire cet article car à un moment j'ai trainé sur un forum musical et cet article est un beau
résumé des écrits sur ce forum.


PS 2 : je déconne pas pour Grinderman par contre petit écrivaillon
du web ;)


PS 3 : pour la remarque sur Nick Cave je l'ai entendu d'une fan totalement bourrée à un autre fan lors du concert à la Cité de la
Musique en octobre dernier ce qui m'avait valu un fou rire pendant le concert. Et puis... te le dire à toi c'est juste délicieux : oui oui je pense encore souvent à ton article "Ils ne passeront
pas la décénnie" alors c'est juste une petite vengeance...