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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 20:05

Tetro-copie-1.jpggran-torino.jpglooking-for-eric-copie-1.jpg


Il peut arriver à tout le monde d'en avoir marre des classements... oui, même à moi. C'est pourquoi, cette année, pas de véritable "classement des meilleurs films de 2009". Il y a une autre raison toute bête : entre Gran Torino et Tetro, je suis incapable d'en mettre un au-dessus de l'autre. Donc, plutôt qu'un classement au sens strict, un petit récapitulatif des films de l'année...


Trois films sur lesquels je n'ai aucune réserve, que j'ai trouvé admirables de bout en bout : Gran Torino d'Eastwood, Tetro de Coppola, et Looking For Eric de Ken Loach.

Gran Torino de Clint Eastwood. Du grand Eastwood, touchant, drôle, intelligent, un de ses tous meilleurs films, et peut-être même son meilleur. Je ne reviendrai pas dessus, j'en ai déjà parlé ici.  

Looking For Eric de Ken Loach. Voilà ce que l'on devrait appeler une "comédie populaire". Une vraie. Pas comme les conneries affligeantes que nous vomit le cinéma français si fréquemment et que l'on catégorise ainsi à tort. Très drôle, parfois même hilarant (sans chercher le gros rire gras et bête), Loach se montre parfaitement à son aise dans un registre plus "comique". Mais il n'abandonne pas pour autant ses préoccupations sociales. Et c'est bien là une des spécificités du bon cinéma anglais, savoir parler avec justesse des classes populaires, sans se montrer lourd, pathétique ou ennuyeux...  
  
Tetro de Francis Ford Coppola. L'excellente surprise de la fin d'année. On n'attendait plus grand chose du réalisateur de ces monuments de l'histoire du cinéma que sont Le Parrain et Apocalypse Now... on pensait que sa fille avait pris la relève, qu'elle serait, pendant les années à venir, LA réalisatrice de la famille, poussant papa à la retraite... mais le vieux lion prouve qu'on peut encore compter avec lui... et si le grand film signé Coppola de cette décennie n'était pas le pourtant  très bon Lost in Translation de la fille, mais le Tetro du père ? C'est mon avis, et je le partage... un film fort, émouvant, intelligent, et magnifique. Qui vient rappeler à ceux qui l'ont oublié que du très beau cinéma, visuellement, n'a sûrement pas besoin de planètes à la végétation luxuriante et de créatures bleues, le tout en image de synthèse et en 3D, mais peut se faire tout simplement en noir et blanc, avec juste trois magnifiques acteurs (les formidables Vincent Gallo, Alden Ehrenreich, Maribel Verdu) et, derrière la caméra, un type qui a un sens de la réalisation peu commun. Un film intimiste, modeste, mais du grand cinéma...

Pas loin derrière les trois films précédents :

Vincere de Marco Bellochio
Un Prophète de Jacques Audiard. 

Sans contestation possible, deux des films les plus marquants de l'année. Des films profonds, saisissants, parfaitement interprétés et maîtrisés (même si je trouve qu'il y a quelques longueurs au milieu de Vincere). Pas besoin non plus que je m'étende sur leurs qualités, la presse les a - justement - encensés.    

- Catégorie "Fidèle à lui-même"

L'Imaginarium du Dr. Parnassius. Du Terry Gilliam comme on l'aime (mais si vous n'aimez en général pas son cinéma, très peu de chances que celui-ci vous parle). Un conte foutraque, drôle, inventif et émouvant, avec en prime Tom Waits en satan, et le regretté Heath Ledger, toujours aussi remarquable... que l'on regrette, donc, d'autant plus. Trois acteurs pour le remplacer dans les scènes "derrière le miroir" (Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell) n'étaient pas de trop.

- Catégorie "Bonne surprise" 

Trois "films de genre", apparemment sans grandes ambitions, mais pourtant très réussis et bien plus malins qu'on aurait pu le penser :

Démineurs de Kathryn Bigelow. Un des meilleurs films de guerre de ces dernières années. "Film de guerre" n'étant pas ici forcément représentatif, on est loin des clichés du genre, des morceaux de bravoure et passages obligés avec le bruit et la fureur de grandes armées qui se rentrent dedans... dans ce film captivant et réaliste, tout se joue sur l'attente, le suspense, on ne se rue pas sur l'ennemi en mitraillant à tout va, mais on avance centimètres par centimètres pour désamorcer les mines. Tout cela sans temps morts ni sans s'ennuyer une seconde.    

District 9 de Neill Blomkamp. Drôle, très sarcastique, réaliste et particulièrement original, le film de SF le plus intéressant de l'année. Faut dire aussi que des films de SF intéressants, originaux et réalistes, ça ne court pas les salles obscures... 

Clones de Jonathan Mostow. Il y a des jours, comme ça, où l'on n'a pas envie de "grandes oeuvres", de profondeur, mais de distraction, et où l'on se dit "j'vais pas me prendre la tête, mais me vautrer devant un film de SF avec Bruce Willis"... pourtant, ce "Clones" est bien plus profond qu'il n'y paraît. Certes, ce n'est pas le film du siècle, il remplit son cahier des charges de poursuites, fusillades, retournement de situations parfois un peu convenus... mais le sujet est remarquable. Digne de la vraie bonne SF et des oeuvres de K. Dick, il nous interroge avec pertinence sur ce que nous deviendrons, et sur ce que nous sommes. Parce que dans nos sociétés où la popularisation des jeux vidéos, et, surtout, l'internet tendent de plus en plus à nous faire vivre dans le virtuel, l'évolution logique serait bien que les humains restent cloîtrés chez eux, connectés à un clone à travers lequel ils vivraient et ressentiraient. Des "avatars", en quelque sorte, bien plus intéressants que ceux de Cameron...     

Une autre bonne surprise : Les Insurgés de Edward Zwick. L'histoire, tirée de faits réels, de ces 3 frères juifs biélorusses qui vont se réfugier dans la forêt, aider leurs semblables et mener une guérilla contre l'envahisseur nazi est particulièrement émouvante. Ce n'est pas là non plus le film du siècle, rien qui, dans la mise en scène où l'écriture ne mérite de se relever la nuit, mais, au final, un film tout de même fort et très touchant, et c'est déjà beaucoup.    

Enfin, un très bon polar sud-coréen  : The Chaser de Hong-Jin Na... Prenant, éprouvant et remarquable dans le genre. Seule réserve : le film se complaît un peu trop dans le glauque, surtout à la fin.  

- Bons films

L'étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher
Slumdog Millionaire de Danny Boyle

Du bon cinéma, capable de toucher le grand public sans le prendre pour un ramassis de crétins, des films vraiment réussis, avec une bonne réalisation et un bon scénario. Bref, aucune raison de bouder son plaisir.

Dans La Brume Electrique de Bertrand Tavernier. Quelques petites longueurs, mais un bon film, avec une atmosphère très réussie.

Bruno de Larry Charles. Certes, ce n'est pas le film du siècle... mais un film vraiment hilarant, jubilatoire, et assez trash... je ne me souviens pas avoir autant ri au cinéma depuis très longtemps...    

- Bien, mais peut mieux faire

Inglorious Basterds
de Quentin Tarantino. Je ne comprends pas ceux qui ont été déçus par Death Proof et emballés par Inglorious Basterds. Death Proof, c'est du Tarantino "pur jus", nerveux, jubilatoire, malin, cool et rock'n'roll, du Tarantino qui fait juste ce qu'il sait faire de mieux, sans rien de superflu... alors que Inglorious Basterds est une grosse machine plus ambitieuse, plutôt séduisante au premier abord, mais dont les rouages ne fonctionnent pas tous parfaitement. Des scènes inégales, quelques facilités, des passages comiques pas toujours drôles... ça reste un bon film, marrant, mais Tarantino nous a habitué à bien mieux.   
 
Public Enemies de Michael Mann. Dommage qu'il y aient quelques longueurs (notamment au milieu) et que le film manque parfois un peu de souffle... parce qu'il a tout de même pas mal de qualités. Mais de la part du réalisateur du superbe Collateral, on est en droit d'être plus exigeant. 

Les Noces Rebelles de Sam Mendes. Un bon film, sans nul doute, mais au bout d'un moment, les chamailleries du couple deviennent assez agaçantes... et la fin traîne un peu trop...

- Bien, mais sans plus

Paranormal Activity  Le film ne méritait absolument pas tout ce "buzz", depuis Blair Witch, on finit par avoir l'habitude du procédé en caméra subjective dans les films d'horreur. A la limite, l'originalité serait maintenant plutôt de refaire des films d'horreur sans caméra subjective. Rien de si terrifiant que cela ici, mais faut avouer que le film fonctionne assez bien.

- Pas si mal

L'enquête - The International de Tom Tykwer. Un polar qui n'est sûrement pas inoubliable, mais pas trop mal foutu. De toute façon, je ne peux pas être vraiment objectif sur un film avec Naomi Watts puisque, depuis Mulholland Drive, j'en suis tombé éperdument amoureux (mais non, chérie, je plaisante, ce sont les conneries que j'écris sur mon blog, tu sais bien qu'il n'y a que toi...)    

- Catégorie "Soderbergh"

Che 1 L'Argentin
Che 2 Guerilla
The Informant !


Steven, mon petit Steven... un type aussi intelligent que toi devrait savoir que la qualité passe avant la quantité !
Pas moins de 3 films de Soderbergh cette année, mais aucun qui restera. Trois films moyens (et je suis généreux pour le soporifique Che 2) ne valent pas un bon film.

- Sympa, mais pas si terrible que ça

Good Morning England de Richard Curtis. Il y avait pourtant tout pour me plaire : du rock 60's, de bons acteurs et, surtout, un rapprochement assez pertinent voire subversif, en creux, entre le pseudo "piratage" actuel et les vrais "pirates" du rock, qui ont permis au genre d'être écouté, de se populariser et de passer outre la censure. Diffusé sur des radios émettant depuis des bateaux échappant à la juridiction anglaise, le rock s'est joué des lois et règles pour se faire entendre. 40 ans plus tard, les rockeurs, ceux qui ont bénéficié de cette situation "illégale" pour voir leur genre musical se développer, poursuivent les types qui veulent faire écouter "illégalement" leur musique... 
Mais tout ça ne suffit pas à faire un bon film. Certes, le film est sympathique et pas déplaisant, mais un peu trop gentillet et mollasson, un comble pour un "film rock".      

Les 3 Royaumes de John Woo. Que dire... je ne sais pas trop, puisque j'ai quasiment tout oublié de ce film. La seule chose qui me reste, c'est l'accent porté plus que d'habitude dans les fresques de ce genre sur la stratégie militaire...

- SF, super-héros et conneries de ce genre

Depuis l'excellent The Dark Knight, on est en droit d'attendre plus du genre... mais rien qui ait été vraiment à la hauteur cette année.
Pourtant, les deux bd qui, dans les années 80, ont fait passer les comics dans une catégorie plus "adulte" et ont su convaincre les esthètes étaient The Dark Knight de Frank Miller et The Watchmen d'Alan Moore... les Watchmen ont été adaptés au cinéma cette année, Frank Miller a fait un film... mais si The Watchmen, sans être transcendant, est plutôt pas mal (on pouvait craindre le pire de la part du réalisateur de 300!, pompeux comme c'est pas permis), The Spirit de Frank Miller est vraiment raté, et même consternant par endroits, avec Samuel L. Jackson et Scarlett Johansson en roue libre... 

Terminator Renaissance de McG : visuellement, le film est plutôt pas mal, notamment par ce choix - audacieux pour un blockbuster -  d'une photo assez terne, grise, voire glauque, qui sied parfaitement à cet univers post-apocalyptique désespéré. Mais à part ça, rien de transcendant non plus ici.

X-Men origins : Wolverine de Gavin Hood. J'ai une bonne excuse pour être allé le voir, Wolverine était le héros de mon enfance. Mais je ne vois pas d'autres raisons de passer deux heures devant ce film...

Star Trek de JJ Abrams. Là, je n'ai aucune excuse, j'aimais déjà pas la série... enfin, c'est bien parce que c'est JJ Abrams que je me suis décidé à franchir le pas, et je le regrette. Cinq minutes de Lost valent 100 fois mieux que ce mauvais film.  
 
Avatar de James Cameron. Mouais... en 3D, sur grand écran, ça se laisse regarder, on en prend plein les yeux et on ne s'ennuie pas... enfin, si l'on accepte de laisser son cerveau au vestiaire.   

- Moyen

Walkyrie de Bryan Singer. Un bon sujet, mais le film n'est pas à la hauteur. Pas honteux ou nullissime non plus, mais trop de longueurs. 

- A éviter

Jeux de Pouvoir de Kevin MacDonald. Un film qui n'a de "jeux de pouvoir" que le titre. A croire que les scénaristes de ce film hyper convenu n'ont jamais regardé un épisode de 24, mais en sont restés à Derrick... 

- Film-étron

Tony Manero de Pablo Larrain. J'en ai vu, des conneries, mais je ne pense pas avoir jamais vu un film aussi chiant. C'est sans doute un concept, celui de "film-merde", d'autant plus que lors d'un des moments clés du film, le "héros" chie sur la veste d'un de ses concurrents. Tout est glauque et chiant dans ce film : les personnages sont tous plus antipathiques et creux les uns que les autres, la réalisation est fade et laide, le scénario indigent... et qu'est-ce que c'est mou... un étron mou...

- Hors-catégorie

Le Syndrome du Titanic
Capitalism : A Love Story


Des documentaires plus que des films, j'ai déjà dit
ici tout le bien que j'en pensais.

Enfin, 4 films que j'ai loupé, pas restés suffisamment longtemps à l'affiche chez moi : le dernier Jarmusch (la première fois que je loupe un de ces films, mais les critiques, mauvaises, m'ont un peu refroidi... et le temps que je me décide, il n'était déjà plus en salle), Le Ruban Blanc, Harvey Milk et Le Temps qu'il Reste... heureusement, ces trois-là ont été retenu pour le festival Télérama...

En guise de conclusion... dans les 5 films qui sont, à mon sens, les meilleurs de l'année, un thème se dégage très nettement : la quête du père. Non pas celle du "père absent" avec lequel on aimerait nouer des liens, mais plutôt celle d'un père dur et distant dont on souhaiterait qu'il nous accepte. C'est le cas de la relation entre le jeune Hmong et le personnage de vieux râleur joué par Clint Eastwood dans Gran Torino, de celle entre le jeune taulard et le parrain corse dans le Prophète, de celle entre le fils de Mussolini et son père qui ne veut pas le reconnaître dans Vincere, et c'est encore plus flagrant dans Tetro, puisque c'est à la fois la relation entre chacun des frères et leur père, mais aussi des frères entre eux. Et s'il n'y a pas de père véritablement "dur et distant" dans Looking for Eric, le héros, paumé, faible et déprimé, va trouver en Cantona un modèle de force, d'assurance et de confiance en soi, un "père" qui va le pousser à se faire violence et se dépasser.

La perte de confiance... voilà bien un des phénomènes majeurs de cette décennie en occident. Perte de confiance dans la sécurité (11 Septembre), dans la fiabilité du système (crise), de notre pouvoir d'action sur le monde (fiasco de la guerre d'Irak, Chine appelée à être la nation dominante dans le futur) et de notre propre survie (peur de catastrophes écologiques à venir). Pas étonnant que dans les films les plus marquants de cette fin de décennie on cherche avec un mélange d'attirance et de répulsion cette figure du père viril, dur, sûr de lui, que l'on pensait appartenir au passé (puisque le père moderne est censé être tendre, sympa, attentionné, changer les couches du bébé et jouer à la playstation avec ses enfants). S'endurcir pour survivre, en quelque sorte...  


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Published by G.T. - dans Cinema
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commentaires

G.T. 20/01/2010 23:32


LOU : merci ^^

POULPY : Peut-être mais faire mieux que les précédents films star trek, ça ne doit pas être une gloire... j'ai du n'en voir
qu'un auparavant (ou la moitié d'un, à la télé...), et ça m'avait l'air vraiment très mauvais

BOEBIS : Des échos catastrophiques sur Tetro ? je ne sais pas où tu as vu ça... parce que les critiques sont très bonnes
sur le film : http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=126370.html


Boebis 19/01/2010 17:40


Je te rejoins pour les bonnes surprises de District 9 et surtout Demineurs et les beaux gosses, mais pas trop sur le reste. J aurais retenu de cette année les deceptions du cinema
hollywoodiens haut de gamme. Outre Eastwood que j ai jamais aimé, Fincher, Sodebergh, Mann, et même Tarantino sont de plus en plus creux, vains quand bien même c est parfois
brillants. Je sais pas si ils vieillissent mal ou si c est moi qui ai changé, surement un peu des deux. Et les echos sur Tetro sont catastrophiques, et je sais même pas si j irai le voir en
rentrant en France...et idem pour Jim Jarmush et Sam Mendes. Snif. Même Pixar m a decu alors que je suis un inconditionnel. Bigre.

J aurai retenu pour ma part des films peu cités dans les commentaires comme le Ruban blanc, Thirst qui ma reconcilié avec Park, Still Walking, Ponyo sur la
falaise et le Prophète quand même la je suis d accord avec tout le monde. Mais je nai pas vu Singularité d une jeune fille blonde ni le Resnais, ni le Gilliam...


poulpy 19/01/2010 12:41


roh, star trek, un mauvais film? c'est pas gentil, alors qu'il est carrément supérieur aux adaptations ciné précédentes. Mais bon, si tu n'aimais pas la série.....


lou 19/01/2010 10:09


 
GT, avec ton tiercé gagnant, tu es sauvé.
J'admire ton endurance, au-delà du top 10, d'après ce que tu en écris.

Mon meilleur film de l'année, ce serait peut-être La
Collectionneuse d'Eric Rohmer. Si ce n'est pas un film pour 2009 !...
 


G.T. 18/01/2010 22:38


GUIC : Les deux mots les plus flippants de l'histoire du rock^^


Guic' the old 18/01/2010 13:34


G.T.: Mais Les Beaux Gosses n'a rien de drôle!!! Toi qui passe ton temps à mépriser "l'ado", tu devrais te rendre compte à quel point ce film est horrible de justesse!!! ;-)

Pyrox: Explication, en 2 mots: Yoko Ono.


pyrox 18/01/2010 13:21


d'ailleurs à propos de 'the boat that rocked' : est-ce qu'il y a une explication au fait qu'il n'y a aucun morceau des Beatles pendant le film?


G.T. 18/01/2010 12:35


THOM et CISSIE : ^^ (eh oui, je suis de la vieille école, pour moi, le mec doit payer le ciné...)

JP : Et il y a aussi un 2° film français, Les Beaux Gosses, que j'ai oublié dans ma liste, mais que vient me rappeler
GUIC... et que j'ai trouvé vraiment pas mal (pas un chef-d'oeuvre, mais franchement drôle...)

PYROX : Bien entendu, pas d'accord sur l'histoire "fade" de Looking For Eric... elle m'a au contraire vraiment
passionné...

SKA : Ah là, en effet, on est quasiment d'accord sur rien... vivement, donc, que Lynch revienne avec un nouveau film ! :-)

Quant à Un Prophète... je ne l'ai pas trouvé si "américanisé" que tu le dis... pour moi, ça reste vraiment du cinéma français, et du bon... loin des conneries "américanisantes" à
la Besson... ou des films "de prison" américains.

(et c'est vrai que Soderbergh a sorti un 4° film, que je n'ai pas vu... faut vraiment qu'il se calme...)
   


Guic' the old 18/01/2010 12:25


Pas de morceau de Who's Next, non (je sais pas quelle version pirate t'as récupéré).

Et Let's Dance est le générique de fin, et apparait dans une scène finale qui n'a rien à voir avec le fil narratif de l'histoire, ce n'est pas un morceau qu'ils diffusent sur la radio, donc ce
n'est pas un choix génant au final.


pyrox 18/01/2010 11:52


@guic' : je crois aussi qu'ils passent un morceau du Who's next, et la chanson de fin c'est let's dance ^^


pyrox 18/01/2010 11:31


moi j'ai pas non plus été super chamboulé par Looking for Eric... Si je trouve certaines scenes de Canto supers marrantes ("i'm not a man, i'm Cantona") et l'idée du braquage final assez bien
trouvée, j'ai par contre été déçu par le reste : je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal, et à partir de ce moment, j'ai eu un peu de mal à trouver quelqu'un chose dans le film qui
m'attire. Et puis c'est vrai que finalement, l'histoire est assez fade.
J'avais été autrement plus touché par le vent se lève et Cillian Murphy...


Guic' the old 18/01/2010 11:29


Alors, bizarrement, j'ai un mal fou à me rappeler ce que j'ai vu au ciné cette année...

Bon. The Boat that Rocked (oui, je fais mon snob, mais je trouve le jeu de mots du titre autrement plus ravissant que le titre français), vraiment agréable à voir, surtotu que j'en attendani pas un
grand film (il ne l'est d'ailleurs pas). J'adore Richard Curtis (mon côté féminin disons, non, midinette) et c'était assez correct je pense. Seule erreur: le film est censé se passer en 1966 et ils
passent Jumpin' Jack Flash. Argh.

La - haut, très bon, mais moi qui suis un angoissé de naissance, ça fait 2 fois que je bade devant le denrier Pixar...

Ben tiens, The Hangover, pour une comédie américaine était pas trop mauvais. Les Beaux Gosses, assez bon (traumatisant pour les ex-losers d'ailleurs. Seul problème, le gamin qui a le rôle principal
ressmeble à l'avocat dans Scrubs).
Et puis Inglorious Basterds, assez... Perturbant. Suffisament pour que j'arrive pas à me décider si je l'ai aimé ou pas.


Ska 18/01/2010 11:28


J'aime beaucoup Inglourious Basterds... Qui n'est malheureusement pas un chef-d'œuvre pour autant (ah ! les scènes avec le projectionniste, gros ratage du film)
J'aime bien Les noces rebelles et Vincere...
Le temps qu'il reste, très beau aussi...

Et, pour en rajouter une couche, certains des films qui m'ont le plus touché cette année était français... Mais sans doute ne cherche-t-on pas la même chose au cinéma...



Ska 18/01/2010 11:24


Eh bien, le moins qu'on puisse dire, c'est que si Lynch ne sort pas un film pour nous mettre d'accord, on n'a vraiment pas les mêmes goûts... :-)
Looking For Eric est un des pires films que j'ai vus cette année : fausse bonne idée de casting, Cantona cantonné à sa marionnette des Guignols et aux jeux de mots, incapacité navrante au burlesque
(la scène de danse de Cantona coupée, même pas filmée), degré zéro du cinéma quand Loach se contente de compiler "les plus beaux buts de Cantona" sur l'évocation qu'en fait le héros (un montage
Télé-foot remplace alors toute idée de mise en scène), fadeur de l'histoire d'amour... Au secours !
Sur Un prophète, qui a certes quelques qualités (d'interprétation notamment), je ne comprends toujours pas l'enthousiasme général. Est-ce parce qu'on se dit qu'on tient là un film qui a la trempe
d'un film américain ? 1) Je n'en suis pas si sûr 2) A copier ce genre de modèle; on ne réussit qu'à faire moins bien (cf le film précédent de Audiard, qui, déjà, était un remake...)
Sur Benjamin Button, tant de laideur visuelle m'a rebuté. Le personnage n'est pas intéressant. Et, le pire, le style de Fincher se dillue dans une forme hollywoodienne qui fait injure au
classicisme. C'est visuellement très moche (un peu comme Avatar d'ailleurs), la musique est envahissante et puissamment lourdingue (tiens, comme dans Avatar)... Si le cinéma de la nouvelle
décennie, c'est ça, ce sera sans moi...

Je ne commenterai pas tes arguments sur les films français...
Au moins, on est d'accord sur Démineurs... Un des très bons films d'une année il est vrai assez terne...
Je t'encourage aussi à voir Morse...

District 9, c'est bien, mais ça ne vaut pas un bon Carpenter (soit les deux tiers quand même de sa putain de filmo...)

Ah oui, et Soderbergh a aussi sorti cette année The Girlfriend Experience. Exploit : je n'ai vu aucun de ses 4 films...

La liste des films qui m'ont marqué sur mon blog...


pyrox 18/01/2010 09:26


en 2009, je n'ai chroniqué qu'un seul film : les Noces Rebelles. C'est le seul film que j'ai vu qui ma scotché au fond de mon siège. Les scènes de dispute m'ont estomaquées, et comme j'ai
toujours pas vu mad men, je peux pas les comparer...^^

sinon j'ai aussi bien aimé Good Moring England, 500 Days with Summers, et Inglorious Basterds.


Thom 17/01/2010 19:24


(toutes les mêmes)


Thom 17/01/2010 19:23


(pitaiiiiin ! y a une fille qui m'a volé mon com')

(et elle me l'a même pas payé !)


Thom 17/01/2010 19:22


et l'idée de payer 8 euros (et 16 lorsque j'y vais avec ma compagne)

Pitain, elle pourrait payer sa place, quand même !


Cissie 17/01/2010 19:22


et l'idée de payer 8 euros (et 16 lorsque j'y vais avec ma compagne)
Pitain, elle pourrait payer sa place quand même !


Pile 17/01/2010 18:45


Marrant pour moi Inglourious Basterds est supérieur aux Kill Bill et à Death Proof...
Ce que je n'ai pas relevé c'est la géniale interprétation de Christoph Waltz, et la déclaration d'amour au cinéma - comme tous les films de Tarantino, mais encore plus présent sur Inglourious
Basterds.  Tarantino invente un espion anglais qui était critique de cinéma dans le civil, une juive cachée sous fausse identité qui possède un cinéma - et c'est dans ce cinéma que
ce trame cette relecture de l'histoire par Tarantino... Il passe ainsi en revue le cinéma qui ment, triche, fait le jeu du mal, sauve...

À quand les Battles cinéma?

De beaux dilemnes en perspectives: Crash vs. Mulholland Drive
Stranger than Paradise vs. Pulp Fiction
...


Y 17/01/2010 18:43


Je me permet de rajouter qqch.
Dans la catégorie "film d'animation en 3D" : Le drôle de noël de Scrooge.
Probablement le meilleur film 3D que l'on ai eu. Retranscris bien l'esprit de Dickens et vaut sérieusement le détour rien que pour l'émerveillement devant les effets spéciaux.


J-P. 17/01/2010 18:04


@ G.T. : Ah oui, bien sûr Un Prophète. Il m'avait échappé dans ta liste ! Un des films de 2009 que je n'ai pas pu voir sur grand écran et je le regrette. Moi, c'est plutôt le
temps qui me fait défaut pour voir tous les films qui m'intéressent. Autrement, j'ai la chance d'habiter une ville où il y a un ciné indé à 3, 50 euros la séance (VOST en plus) Je peux donc prendre
le risque d'être déçu par un film... comme ce qui s'est produit pour le dernier Jarmush. Je serais curieux d'ailleurs d'avoir ton avis sur The Limits Of Control ! Tu le verras
sûrement en DVD...


G.T. 17/01/2010 17:19


THIERRY : On est donc d'accord sur l'essentiel... Je n'ai pas encore vu Invictus, mais ça ne saurait tarder...

PILE : Merci pour ce bilan, intéressant...
Qu'Inglorious Basterds soit libre, peut-être, mais je trouve tout de même que Tarantino y est parfois en roue libre... et sa façon de faire d'Hitler un personnage de fiction "grotesque et comique"
ne m'a pas convaincu... un Hitler hystérique, qui pousse de grosses colères, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça 100 fois, dans des navets ou sketchs à la con... bref, j'ai trouvé ça
vraiment trop facile, du niveau des nanars du genre "Mais où est passé la 7° compagnie"... alors on sait bien que Tarantino affectionne la série B, mais tout de même... normalement, il arrive
à la transcender, à partir de matériaux de séries B pour en faire autre chose, et du vrai cinéma, inventif, mais là, à mon sens, non (sur cet exemple précis)... enfin, je suis peut-être un peu dur
sur ce film, mais moi qui, de Reservoir Dogs à Death Proof en passant par Jackie Brown et les deux Kill Bill suis vraiment un grand amateur de son cinéma, j'attendais un peu mieux d'Inglorious
Basterds...

Autant je suis normalement très client des films de Tarantino, autant Almodovar ne m'a jamais vraiment fasciné. Ses films, malgré toutes leurs qualité, ne me parlent pas vraiment, j'ai du
mal à m'y intéresser... donc je n'ai pas vu le dernier.

Sinon, tout à fait d'accord avec toi sur Public Enemies... et tu me fais regretter encore plus d'avoir loupé le Jarmusch...   

RX : Je ne vais pas revenir sur le débat Death Proof vs Planet Terror... on l'a déjà eu, et je préfère largement le Tarantino^^ Pas
vu Morse (qui n'a même pas été diffusé par chez moi), mais ce que tu en dis m'a donné envie de m'y mettre rapidement ! 

Bonne année cinémétographique à toi aussi :-)

CHRISTOPHE : Oui, et District 9 est même bien supérieur à pas mal de films de Carpenter... normal, Carpenter est tout de même assez
inégal...

LAIEZZA : Bon, c'est vrai que "molasson" pour Good Morning england, c'est un peu exagéré... mais j'ai tout de même l'impression
qu'il ne décollait pas, à plusieurs moments, je me disais "quand est-ce que ça commence "vraiment" " ?

Et bon dimanche à toi !

THOM : Looking For Eric n'est pas non plus un film "génial" pour moi... mais un très bon film, bourré de qualités, et sans rien qui
m'ait ennuyé ou déplu... ce qui est déjà beaucoup... même le fait que Cantona ne joue pas forcément bien ne m'a pas dérangé, ça colle bien à ce personnage "irréel"... bref,
même ce petit défaut est à mon sens une qualité...
Sinon, je n'ai pas vécu une "année cinématogtraphique" aussi mauvaise que la tienne, mais c'est vrai que cette année n'aura pas été un très grand cru...

SYST : Ah oui, il faut aller voir Tetro au plus vite !   

DIANE CAIRN : Merci de me rajeunir, mais je suis déjà trentenaire depuis plusieurs années^^ Et la question de la paternité ne me
travaille pas particulièrement... mais en essayant de voir ce qui pouvait réunir les 5 films que j'ai trouvé les plus réussis cette année, elle m'a sauté aux yeux...

J-P : Il y a tout de même un film français - et quel film - Un prophète... mais c'est vrai que j'ai un problème avec
le cinéma français... tout comme j'ai un problème avec le rock et la chanson française... (merde, j'espère que ce n'est pas suffisant comme argument pour me faire exclure du pays, en ces temps
de débat sur "l'identité nationale"^^)

En fait, c'est aussi parce que le cinéma, c'est tout de même pas donné... et l'idée de payer 8 euros (et 16 lorsque j'y vais avec ma compagne) pour m'emmerder 2 heures devant un
film me rebute pas mal... c'est pourquoi je suis en général moins pressé d'aller voir des films français... je loupe parfois quelques très bons films, c'est sûr, mais je trouve tout de même
que bon nombre de films français perdent moins quand on les voit sur petit écran, jouant plus sur le scénario, le jeu d'acteurs, la psychologie des personnages... J'aime le cinéma comme
"expérience" visuelle et sonore, qui te plonge dans un univers (c'est pourquoi je suis un fan absolu de Lynch), et un univers qui ne peut prendre toute sa dimension qu'au cinéma (même si, bien
entendu, quel que soit le type de film, il perd toujours une partie de son intérêt sur petit écran). Pourtant, c'est vrai que les 3 films qui m'ont le plus marqué cette année sont en fait
plutôt "modestes" de ce point de vue (enfin, pas vraiment pour Tetro, car même s'il est en noir et blanc et se déroule en grande partie dans un petit appartement, n'en est pas moins superbe
visuellement).


Christophe 17/01/2010 16:07


District 9, haut la main. Carpenterien à mort.


J-P. 17/01/2010 13:24


Récapitulatif très intéressant avec lequel je suis d'accord pour l'essentiel (en ce qui concerne bien sûr les films que j'ai pu voir aussi) : Tetro évidemment ainsi que Vincere
(aucune réticence pour moi sur ce Bellocchio).

Aucun film français par contre dans ta rétro ! Pourquoi ? Les boycotterais-tu ?! Pour ma part, j'en ai apprécié trois, magnifiques dont j'ai parlé sur mon blog :
- Le Père de mes
enfants de Mia HANSEN-LOVE ;
- Mademoiselle
Chambon de Stéphane BRIZE ;
et un chef-d'oeuvre impossible, L'Enfer de Clouzot !


diane cairn 17/01/2010 12:56


Belle conclusion, deviendrais-tu trentenaire ? A te poser des questions justement sur ce rôle de père qui te travaille peut-être. Après avoir été éduqué par des parents qui ont plus ou moins vécu
68 et les 70's et les actionners bourrins des années 80 puis l'apathie et l'asexualité du grunge et des 90's et ce que tu décris des 00's, il est vrai que la boussole tourne fou, je viens de revoir
l'évadé d'Alcatraz tiens...


SysTooL 17/01/2010 12:41


Bon, ben je sais ce qu'il me reste à faire : aller voir TETRO! Je n'attendais pas une telle réception pour un film du grand Coppola!

SysT


Thom 17/01/2010 11:22


Je crois que 2009 fut la pire année de ciné pour moi depuis des années... de tout ce que j'ai vu, j'ai quasiment rien aimé... donc je ne suis pas si d'accord que cela avec toi, Looking for Eric
n'est pas à ce point génial (et Cantonna lui-même joue comme une patate, ce qui tu me diras le place au niveau habituel des acteurs de Ken Loach), Gran Torino j'en ai déjà parlé, Clones : très
moyen, Watchmen : pas mal sans plus (d'ailleurs j'ai nettement préféré The Spirit, qui avait un parti-pris visuel et décalé plus séduisant... même s'il est quand même raté), Star Trek : j'ai écrit
un billet assassin dessus... que je n'ai jamais publié car dans le fond ça ne mérite même pas qu'on en parle, Benjamin Button : chiant comme la pluie à la pêche et à la limite de l'injure à
Fitzgerald... finalement le seul truc sur lequel je suis bien d'accord avec toi, c'est Good Morning England, attachant mais surestimé (et qui ne vaut vraiment pas Almost Famous - dont il n'est
qu'une pâle copie sans la profondeur). A l'inverse, j'ai plutôt aimé Les Noces rebelles... un peu long, certes, mais vraiment bon, bien joué, touchant... les enguelades de couple ne m'ont vraiment
pas du tout agacé... sauf que pas de bol, pile au moment où il est sorti, je regardais la première saison de Mad Men, qui traitait exactement du même sujet avec dix fois de subtilité.


Laiezza 17/01/2010 10:26


Je te trouve un peu dur avec Good Morning (molasson ?!), et un peu généreux avec Clones, et Inglorious (ce dernier n'a vraiment aucun intérêt, j'étais déjà moins fans de Tarantino depuis Death
proof, mais là, il est vraiment entré dans le syndrome "burton/frères coen", où n'importe quel film sera "globalement bien reçu, même s'il est mauvais) (en fait, je trouve que dans Inglorious,
Tarantino ressemble à ses imitateurs, ce qui n'est jamais une bonne chose, n'est-ce pas ?). Sinon, je suis à peu près d'accord avec toi (à part que je n'ai pas vu Slumdog, et n'ai pas envie de le
voir, que je mettrais, tout de même, Grand Torino en-dessous de Tetro, le superbe A l'origine à la place de Gran Torino...). Bon dimanche, GT !


rxqueen 17/01/2010 10:22


Je suis en partie d'accord avec toi (enfin avec les films que j'ai vu: Avatar, Xmen, Grand torino, distric 9, etc...)
J'ai été aussi très déçue par "Inglorious Basterds". Déjà Death Proof m'avait quelque peu ennuyé...comparé à Planet Terror :). Pour moi le meilleur Tarantino reste "Reservoir
dogs"
"L'étrange histoire de Benjamin Button" m'a profondement ennuyé, j'ai pas adhéré du tout.

Par contre dans la catégorie films d'épouvante et d'horreur, j'ajouterais MORSE, film suédois de Tomas Alfredson, certes produite en 2008 mais sortie en salle en 2009. Ce film est d'un esthétisme affolant, une perle rare dans un écrin
glacial. Ce film m'a vraiment touché par sa beauté. A voir!

Pour 2010, j'attends avec impatience: A serious man (des frère Cohen), Shutter Island (de Scorsese), Alice au pays des merveilles (de T.Burton), Les chèvres du Pentagone (de Grant Eslov)...et puis
plein d'autres en fait :)

Bonne année cinématographique à tous :)


Pile 17/01/2010 08:57


Mes deux films de l'année sont Les Herbes Folles d'Alain Resnais et
Inglourious Basterds de Quentin Tarantino qui sont pour moi les films les plus libres, audiacieux de l'année, défiant les normes classiques, habituelles en matière d'action, de vitesse, de
tempo.
La première scène d'Inglourious Basterds dure 25 minutes et scotche le spectateur par sa virtuosité, puis les protagonistes parlent en français avant de "passer à l'anglais", Tarantino fait
d'Hitler un personnage secondaire de fiction grotesque et comique (à la To Be Or Not To Be de Lubitsch), à tout moment un personnage que l'on pensait principal se fait giclé, celui que l'on pensait
se faire massacré quant à lui repart sain et sauf et enfin cet réappropriation de l'Histoire avec les codes de série B qu'aucun film d'auteur hollywoodien n'oserait faire.

Viennent ensuite...

Un Prophète de Jacques Audiard, l'anti-Scarface. Un film français comme il n'en existe trop peu, nerveux en diable mais aussi onirique.

Gran Torino de Clint Eastwood, un film qui prend toute son ampleur lorsque l'on connait le parcours d'Eastwood, sans doute le plus personnel de son auteur. Et quel sobriété en acteur comme
en réalisateur. La grande classe.

Singularités D'Une Jeune Fille Blonde de Manoel De Oliveira, à 100 ans passé, De Oliveira nous offre son film le plus érotique, formaliste et fétichiste, entre Buñuel et Hitchcock.

Les Étreintes brisées de Pedro Almodóvar, une déclaration d'amour au cinéma, du sien (Femmes au bord de la crise de nerfs) en passant par celui d'Hitchcock (Notorious), Minnelli (The Bad and
the Beautiful) ou de Rossellini (Voyage en Italie), un mélodrame comme Almodóvar sait les faire, qui n'atteint malheureusement pas les sommets de Tout sur ma mère ou Parle avec elle, peut-être en
raison de l'intérprêtation très molle et peu convaincante de Lluís Homar (Mateo Blanco/Harry Caine).

The Limits Of Control de Jim Jarmusch, qui avec Broken Flowers, faisait son film le plus accessible et populaire (comme Cronenberg avec A History of Violence et Eastern Promises) confirme ce
que disait Truffaut (un cinéaste fait un film en opposition au précédant) et se radicalise (comme Lynch avec Inland Empire) avec The Limits Of Control qui est peut-être son film le plus
somptueux visuellement.

Enfin deux mots sur le Public Enemies de Michael Mann, qui me semble de plus en plus soumis aux studios hollywoodiens, renonçant très vite a l'idée qui aurait pu faire la force du film (le
temps réel) en rajoutant ralentis et musique.

Vincere de Marco Bellocchio, Tetro de Francis Ford Coppola, Le Roi De L'Évasion d'Alain Guiraudie et Le Temps Qu'Il Reste n'ont malheureusement pas été programmés près
de chez moi.

Cet année 2010 s'annonce passionnante avec A Serious Man des Coen bros. dont le retour avec No Country For Old Men fut fulgurant, The Ghost Writer de Polanski qui depuis Le Locataire,
est absent - Le Pianiste mis à part, Shutter Island de Scorsese qui comme Polanski est absent depuis trop longtemps - depuis Casino exactement, et enfin Gainsbourg (Vie Héroïque) de
Sfar, en tant que fan inconditionnel de Gainsbourg, j'attends ce film fébrilement, le cas du Biopic étant toujours délicat, souvent raté, parfois réussi - Van Gogh. Sans oublier les nouveaux
Kechiche ou Malick qui m'intéressent également, seulement je n'ai pas plus d'information.

Sinon avez-vous vu le nouveau Eastwood (Invictus), qui me semble bien sirupeux?


Thierry 16/01/2010 23:30



Tout à fait d'accord à propos de Looking for Eric, Gran Torino, Demineurs, Capitalism, Catégorie "Sodebergh", Un prophète, Public Enemies, Slumdog, Parnassium.

Pas encore vus : le Bellochio, le Coppola, et d'autres ...

Pas vraiment d'accord sur :


*Clones : qui m'a pris la tête dès le début


*Benjamin Button (esthétiquement beau, bien joué, mais ... un peu chiant, non ?)


*Tarantino (qui me déçoit de plus en plus. J'aimais tout de lui jusque KB 2, et suis toujours autant en admiration devant Jackie Brown, mais là, plus rien du tout ...)

Trouvés en soldes et donc bientôt vus : The chaser & L'enquête.

Pour 2010, Invictus met la barre très haut ^^