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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 19:07
Qui a dit "Internet est devenu un outil essentiel au même titre que l'électricité, y accéder à un tarif abordable et à haut débit est un impératif de justice sociale" ?
François Fillon. Et ce n'est pas une rumeur ou une connerie trouvée sur un site du style jetéléchargecommeunouf.com, vous pouvez lire l'article
ici, sur le site du Monde. 

Bizarrement, personne ne semble relever le fait que ce même François Fillon est, paraît-il, chef du gouvernement, et d'un gouvernement qui a proposé, soutenu, et fait voter la loi Hadopi, loi qui prévoit de couper l'Internet à ceux qui téléchargent illégalement. Schizophrénique, non ? Comment peut-on d'un côté affirmer que de couper l'accès à Internet est une sanction "juste", et d'un autre considérer que le net est aussi "essentiel que l'électricité" ? Imagine-t-on supprimer l'accès à l'électricité a un individu ayant commis un délit quelconque ? Si l'on suit la "logique" (à supposer qu'il y en ait une) de Fillon, Hadopi, ce serait un peu comme si dans les années 80 on coupait pendant 3 ou 6 mois l'électricité de foyers où un gamin a copié des albums sur K7. Alors réaliser "enfin", en 2010, que l'Internet est un outil indispensable pour tous, c'est très bien, encore faut-il agir en conséquence et enterrer définitivement cette loi débile.

Autre info, qui ne semble pas être trop relayée... le dernier trimestre 2009 a été très bon pour l'industrie du disque : 
"Le marché de gros de la musique enregistrée entrevoit peut-être le bout du tunnel : les ventes physiques se sont redressées au 2e semestre 2009, indique le syndicat des maisons de disques, avec un 4e trimestre qualifié de « très bon » par son directeur général David El Sayegh. Sur l’ensemble de l’année, le recul du marché physique ne serait que très légèrement négatif" (cf.
Numerama). Sûr que ça n'arrange pas les pro-hadopi, qui justifient cette loi en assurant qu'elle va permettre de redresser l'industrie. Elle n'est pas encore mise en place, l'année 2009 a été une année de crise... mais l'industrie du disque a un "très bon" 4° semestre 2009. Et le cinéma se porte à merveille (enfin, la fréquentation des salles, la qualité des films, c'est autre chose...)

Evacuons tout de suite l'argument imbécile que brandiront quelques pro-hadopi peu soucieux d'honnêteté intellectuelle "si l'industrie s'est redressée fin 2009, c'est l'effet Hadopi, parce qu'on en a parlé, parce que les gens ont peur de se faire prendre..." Ben voyons... l'illégalité des téléchargements de musique sur le net, on en entend parler dans tous les médias depuis de nombreuses années, bien avant que ne naisse l'idée d'Hadopi... et la précédente loi, DADVSI, a tout autant été discutée, relayée, critiquée... bref, avec Hadopi, rien de nouveau, et rien qui ne puisse expliquer un quelconque changement d'attitude de ceux qui téléchargent, alors même que la loi n'est pas applicable et qu'aucun courrier ou mail n'a été envoyé.      

Que faut-il en déduire ? Toujours la même chose, que se refusent à voir les partisans d'Hadopi : le problème est bien plus compliqué qu'ils ne le pensent. Il n'est pas question de "méchants pirates" qui causent la perte de "gentils artistes", mais bien d'une situation complexe, où les gros téléchargeurs sont aussi les plus gros acheteurs, et où l'industrie a payé cher son manque de renouvellement et la très forte concurrence des autres produits culturels et nouvelles technologies, dans une décennie de baisse du pouvoir d'achat...

Alors il serait bon que Fillon cesse de vouloir défendre à tout prix une industrie qui ne mérite pas qu'on paie pour ses propres erreurs (parce qu'Hadopi coûtera cher, sans promesse de rapporter quoi que ce soit à l'industrie du disque), et, surtout, ne cautionne pas que le gouvernement dont il est le chef organise la coupure de cet outil "aussi essentiel que l'électricité" selon ses propres dires, à des foyers où un gamin aura eu le malheur de télécharger des copies d'albums...  

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commentaires

Thom 24/01/2010 15:32


Pour te répondre, sur un torrent c'est très aléatoire. Tu peux voir le nombre de connexion (mais ce n'est pas très fiable), mais cela dit ça revient au même : seul celui qui a uploadé le torrent
peut avoir cette info. Info très discutable, puisque sur la plupart des trackers torrent tu as des gens qui vont prendre n'importe quel fichier juste pour le garder en source et faire augmenter la
vitesse mais ne ferons strictement rien du fichier sinon le laisser en partage. Enfin c'est très aléatoire et ça n'enlève rien au fait que le chiffre demeure totalement fantaisiste et impossible à
argumenter sérieusement.


lyle 24/01/2010 14:18


@Thom : il semble qu'on peut savoir combien de fois un album a été téléchargé sur certains torrents. Ce qui ne tiens pas compte de tous les torrents, des téléchargements par megaupload... Je ne
parlais pas de petits labels français, mais anglais dont les albums sont (bien) chroniqués sur la presse nationale (NME et compagnie) voir internationale et qui ne dépasse pas les quelques
centaines de ventes. Et s'il y a sans doute trop de micro-labels à la durée de vie courte (mais ça a toujours été le cas), de sont aussi des labels réputés et anciens (comme Resonant) qui
s'arrêtent.

@G.T : difficile de ne pas être d'accord avec ce dernier com beaucoup plus mesuré que le billet d'origine. Effectivement, on ne sait rien, les études sont contradictoires et chaque cas est
différent. Ce qui ne peut que mettre tout le monde d'accord sur le fait qu'hadopi est ridicule !


lyle 24/01/2010 14:17


@Thom : il semble qu'on peut savoir combien de fois un album a été téléchargé sur certains torrents. Ce qui ne tiens pas compte de tous les torrents, des téléchargements par megaupload... Je ne
parlais pas de petits labels français, mais anglais dont les albums sont (bien) chroniqués sur la presse nationale (NME et compagnie) voir internationale et qui ne dépasse pas les quelques
centaines de ventes. Et s'il y a sans doute trop de micro-labels à la durée de vie courte (mais ça a toujours été le cas), de sont aussi des labels réputés et anciens (comme Resonant) qui
s'arrêtent.

@G.T : difficile de ne pas être d'accord avec ce dernier com beaucoup plus mesuré que le billet d'origine. Effectivement, on ne sait rien, les études sont contradictoires et chaque cas est
différent. Ce qui ne peut que mettre tout le monde d'accord sur le fait qu'hadopi est ridicule !


G.T. 24/01/2010 14:04


LYLE : Ah mais je suis tout à fait d'accord pour dire que la comparaison avec le pull n'est pas la plus pertinente qui soit, bien
sûr que ce sont deux choses tout à fait différentes, je suis le premier à dire qu'il faut arrêter de comparer la musique à des biens matériels... si je parle du pull, c'est juste parce qu'on entend
souvent "quand je vais dans un magasin, je vois un jean qui me plaît, je ne vais pas partir sans le payer, pourquoi le fair avec la musique ?" Je rétorque que s'il fallait comparer avec des
frinques, il serait plus juste de dire que télécharger, c'est essayer, puisqu'on "n'use pas" le bien, on n'en dépossède personne... t parce que CERTAINES personnes ont cette pratique là du
téléchargement...

Je n'ai jamais dit non plus que le "téléchargeur vertueux" était le plus habituel, je dis juste... qu'on en sait foutrement rien. Les seules études indépendantes qui ont été faites sur la question
ont montré que le téléchargement avait un effet en fin de compte plutôt positif sur les ventes... moi-même, j'ai un peu de mal à y croire, mais bon, tout ceux qui prétendent savoir que le
téléchargement a un effet négatif, est la "cause" des problèmes de l'industrie du disque, n'ont même pas fait d'études sérieuses sur le sujet... 

Je suis juste "péremptoire contre les gens péremptoires"... parce que c'est un problème complexe, parce qu'il n'y a pas un ou deux comportements possibles, mais des tas... des jeunes qui
copient en masse sans acheter, qui vont devenir ainsi des fanas de musique, et lorsqu'ils auront un boulot et du pognon, préfèreront avoir les albums originaux, et achèteront bien plus que
s'ils n'étaient pas tombés dans le téléchargement, d'autres qui téléchargent pour découvrir, achètent si ça leur plaît, et achètent finalement plus parce qu'ils découvrent plus de choses, d'autres
qui font pareil, mais achètent moins, parce qu'il y a finalement pas tant d'albums que ça qui leur plaisent vraiment, d'autres qui ont très peu de fric, et copient "parce que c'est
possible", mais n'auraient de toute façon jamais acheté, d'autres qui préfèrent privilégier les concerts, y vont plus souvent et achètent moins d'albums etc, etc... alors quand on voit
que tel album a été téléchargé tant de fois, on ne sait rien de l'effet réel sur les ventes, et on ne peut surtout pas généraliser et dire "tel album a été téléchargé tant de fois, ça
représente tant de pertes..."  


Thom 24/01/2010 13:51


Moi aussi, je trouve que l'exemple du pull il craint (et Lyle a très bien expliqué pourquoi) (ça commence mal ce com, si y en a pas un des deux qui me tape avant la fin j'aurais du bol...)
Je préfère me dire que quand je télécharge un disque c'est comme quand j'emprunte un livre à la bibliothèque de mon quartier (bibliothèque gratuite, il faut le préciser) : je peux le garder deux
semaines mais renouveler l'emprunt autant que je veux, mais si je veux le posséder vraiment et le ranger dans ma bibliothèque, bah je l'achète. Néanmoins je suis un téléchargeur vertueux (il n'y a
bien que pour ça que je suis vertueux, du reste).

Ceci dit votre discussion part dans un débat un peu fantaisiste, parce que le 10 000 téléchargements pour 100 disques vendus est au mieux une vue de l'esprit - au pire un fantasme. A titre
informatif, quand j'uploade un album (cela m'arrive parfois... sur des trucs gratuits à la base, puique je suis vertueux) et le partage avec quelques amis, même en ayant accès à l'admin du compte
qui a uploadé l'album, je n'ai aucun moyen de savoir si mes amis l'ont téléchargé deux fois ou cent (et même s'ils l'ont vraiment téléchargé... si ça se trouve ils se paient ma tronche). Alors les
gentils gens des gentils labels indés je ne vois vraiment pas quelle technologie de SF ils utilisent pour savoir que le nouvel album de Robert Bidule (ça faisait longtemps !) a été téléchargé 10
000 fois (ce qui est énorme pour cette merde de Robert Bidule ^^).

C'est d'autant plus vrai dans le cas de petits indés qui n'ont pas ou peu de presse : pour qu'un ratio 10 000 téléchargements/100 ventes soit possible, il faut déjà considérer que 10 100 personnes
au max pourraient avoir envie d'écouter l'album en question, ce qui pour un petit indé sur un petit label en France est en réalité énorme et quasiment irréaliste. A plus forte raison parce que plus
on va vers un public indé, plus on rencontre les fameux "téléchargeurs vertueux". Les gamins "download-addicts" existent et posent un problème, il serait stupide de le nier. Mais ils ne
téléchargent pas des petits indés publiés sur des labels microscopiques que seul Lyle et les groupes signés connaissent :-)

Un dernier point sur les indés : je parlais de la surproduction plus haut, on pourrait également s'interroger sur la prolifération des indés. C'est à croire qu'il y a eu une époque où chaque fois
que quatre potes se passionnaient pour la musique ils faisaient un emprunt et montaient un label. Comme je m'occupe des promos pour Interlignage, je travaille avec plein d'indés... mais il ne se
passe une semaine sans que je découvre au moins un label indé que je ne connaissais pas, c'est du délire total. Bien entendu je ne peux me féliciter que des indés coulent - qui pourrait s'en
féliciter ?! - mais on peut tout de même se demander dans quelle mesure, téléchargement ou non, ces entreprises (500 et quelques rien qu'en France) auraient pu être pérennes sur le long terme, non
? Là-dessus aussi, le téléchargement me semble un bouc-émissaire bien commode.

Bref. Les indés sont aussi des êtres humains, avec leurs faiblesses, leurs vanités, leurs capacités à se voiler la face... etc.


lyle 24/01/2010 12:46


Il est amusant de voir comment tu balayes, souvent de façon assez péremptoire, les comparaisons et les arguments des autres et refuses de voir que le tien n'est guère meilleur (à ce sujet, de la
part de quelqu'un qui réfute souvent les comparaisons entre un "bien" digital et un bien matériel, la comparaison avec le pull...).

Le problème est que tu prends ton modèle de téléchargeur, qualifions-le de téléchargeur "vertueux", comme étant le plus habituel. Or si tu es comme l'acheteur de pull qui, parfois achète sur un
coup de coeur après essayage, d'autres fois hésite, et achète (ou pas) après plusieurs essayages ou, la plupart du temps, repart sans rien acheter, combien de téléchargeurs sont tels ces gens
qui repartent avec le pull caché sous leur veste ?

Concernant les petites structures, évidemment les dizaines de téléchargement ne se seraient jamais retranscrits en dizaine de milliers de vente mais les chiffres n'auraient pas non plus été aussi
mauvais qu'ils le sont actuellement (ce qui fait que certaines structures anciennes jettent l'éponge). Pour avoir des milliers de téléchargement, il faut avoir réussi à faire parler de l'album
(presse, radio, zines...) ce qui coûte de l'argent. Et ne me dis pas que l'album n'a plu qu'à quelques centaines de personne quand l'artiste voit après beaucoup plus de personne dans les salles.
Trop de gens ont pris l'habitude de ne plus payer pour un disque, même un disque qu'ils apprécient.


G.T. 24/01/2010 02:17


LYLE : Non, justement, la comparaison avec le pull n'est pas aussi mauvaise que tu ne le penses... car le streaming légal est pour
moi un très bon argument contre le téléchargement illégal. Les albums que je trouve sur musicme, deezer et les autres, je ne les télécharge pas...  
De plus, un pull, tu peux très bien retourner quand tu veux dans le magasin pour l'essayer et le réessayer, et te décider plus tard...

Quant aux mecs de petites structures pour lesquels c'est un "crève-coeur" de voir leur album téléchargé 10 000 fois pour 100 ventes, on en a déjà discuté, et je les trouve ridicules... si ça se
trouve, sans le téléchargement, l'album n'aurait été vendu qu'à 60 exemplaires, et personne n'aurait rien à foutre de leur petit label. Faut tout de même que ces petits groupes
ou mecs de labels soient idiots ou d'une immense vanité, pour croire que la majeure partie des personnes qui ont téléchargé leur album l'auraient acheté et l'ont aimé... Si ça se
trouve, sur ces 10000 téléchargements, tu en as plein qui l'ont même pas écouté (parce qu'il y a des boulimiques du téléchargement, qui téléchargent tout ce qu'ils trouvent, et
n'en écoutent même pas le 10°...) d'autres qui n'auraient jamais découvert, écouté, et encore moins acheté l'album s'ils n'étaient pas tombés dessus via un mp3-blog... d'autres qui
connaissaient le groupe, qui ne sont pas super-fans, mais sait-on jamais, ils écoutent par curiosité, n'aiment pas plus que ça, et n'achètent pas, d'autres qui étaient intéressés, ont écouté, mais
n'ont pas été convaincus et ne veulent pas de cet album... on en sait absolument rien... 10000 téléchargements, ça ne veut rien dire du tout. Pour l'interpréter et y voir un "crève-coeur", faudrait
faire une étude auprès de ceux qui ont téléchargé cet album...

Quant aux possibilités d'écouter des albums entier sur myspace... je n'en trouve franchement pas tant que ça...   


dr frankNfurter 23/01/2010 21:00


@ PyroX: c'est l'effet Q-Tip ça


pyrox 23/01/2010 19:22


moi je dis tout pareil que le doc' :D


lyle 23/01/2010 18:27


La comparaison avec le pull est à peu prêt aussi pertinente que celle du restaurant, mon cher G.T. S'il s'agissait juste d'écouter une fois et de se décider d'acheter ou pas, il n'y aurait pas
besoin de télécharger, Myspace (où de plus en plus de groupes mettent tout l'album en streaming), Spotify, Deezer... suffiraient. Mais le consommateur a besoin de plusieurs écoutes, de pouvoir
avoir l'album sur son lecteur MP3 pour aller au boulôt. Donc si on reprend ta comparaison, d'emprunter le pull à la boutique pour une quinzaine de jour, histoire d'être sûr qu'il lui va bien...
Pour finalement ne pas l'acheter (m'enfin en le reprenant quand même de temps en temps pour être bien sûr...) et en emprunter d'autres...

Au sujet de la surproduction d'albums, ce n'est pas niable. Par contre la qualité est loin d'être en baisse à mon sens, le nombre de bons voire très bons albums ne cessant d'augmenter (c'est
pour les excellents que ça se gâte un peu...). Et n'oublions pas que de plus en plus d'entre eux sortent sur de toutes petites structures gérées pas des passionnés ou directement par les artistes.
Pour eux, voir des dizaines de milliers de téléchargement pour quelques centaines de ventes est un crêve-coeur... (et un désastre pour le porte-monnaie !)

Alors oui, les majors (et les gros indés) se sont souvent comportés (et se comporte toujours, cf la ressortie d'albums avec des titres supplémentaires 3/6 mois après la sortie) comme des enfoirés.
Oui, le consommateur doit avoir la possibilité d'écouter un disque avant de l'acheter (le système parfait reste à inventer. Une méga-médiathèque virtuelle, à très bas prix, où on pourrait
emprunter un disque / un film une semaine ou deux ?). Mais attention aux dangers de voir le consommateur s'habituer au tout, tout de suite, gratuit, et que l'on oublie très vite...


G.T. 23/01/2010 17:28


MB : Dans les magasins ou sur les sites d'achat, tu ne peux en général pas écouter un album en entier... comme je l'ai dit,
c'est un peu comme essayer un pull, mais n'en essayer qu'une manche... et on est au XXI° siècle, aller dans un magasin pour écouter des bribes de disques, alors que grâce au net, on peut en écouter
en entier sans se déplacer de chez soi, tout en faisant d'autres choses... il est tout de même stupide de ne pas profiter des avantages d'une nouvelle technologie...

El-F : Tout juste. Et combien de fois a-t-on entendu ces mêmes artistes dire que l'argent ne compte pas pour eux, qu'ils
feraient de la musique même gratuitement, qu'ils ne se soucient absolument pas de combien ils gagnent... ça a été marrant de voir leur revirement cette décennie... le coeur à gauche, le
portefeuille à droite^^

THOM : Entièrement d'accord, bien sûr... et, d'une certaine manière, ça me rappelle la discussion avec Christian, qui
s'étonnait du fait d'avoir si peu de visiteurs sur son blog, après plus d'un an d'absence... comme si, parce que tu arrives avec un nouveau blog (ou un nouveau groupe, nouvel album), une certaine
audience t'était due... alors que l'explosion de la concurrence fait que, forcément, il est beaucoup plus difficile de se trouver un public...

On vit dans un monde où l'on est submergé de "produits culturels" en tous genres, alors il faut faire le tri... et s'il y a bien une chose qu'on peut essayer, c'est un album, l'écouter ne l'use
pas... comme le disait justement Eric de PlanetGong, peut-être que si les ventes de disques baissent (enfin, baissaient^^), ce n'est pas tant parce que les gens téléchargent plutôt que d'acheter,
mais plutôt à cause de la médiocrité d'une très grande partie de la production... ils se rendent compte, en écoutant, que tel disque ne vaut pas qu'on y mette du pognon... 
On a entendu très souvent des artistes dire "je soigne le packaging, la pochette, que le CD soit un "bel objet" pour donner au public l'envie de l'acheter plutôt que de se le procurer en
mp3"... mais s'ils soignaient autant leur musique, peut-être que les gens auraient tout autant envie d'avoir l'original...

DR. F : Oui, et si ça fait plus de tort aux nouveautés, c'est parce que les majors misent avant tout sur l'achat impulsif... grosse
campagne de pub, grosse promo, "l'album événement" etc... alors si les gens ont le malheur de pouvoir écouter à tête reposée avant d'acheter tel album mis en tête de gondole dans un
supermarché ou une fnac, sûr que c'est mauvais pour eux... mais bien meilleur pour le public, qui se laisse moins facilement berner...


dr frankNfurter 23/01/2010 15:46


Cela dit je me sens finalement moyennement concerné par ce débat téléchargeant pas de nouveautés, je préfère auquel cas surfer sur les sites de streaming si je veux écouter le nouvel album
d'untel... d'autant plus que la plupart du temps ces derniers ne méritent qu'une ou deux écoutes et basta... alors les acheter je pouffe.
Je télécharge avant tout des disques sortis il y a 30-60 ans... alors le tort à l'artiste, je pouffe. J'attends Herbie Hancock me botter le cul parce que j'ai téléchargé son album The Piano de 78
(sans compter le nombre de disques de lui que j'ai pu acheter en parallèle). Alors et l'argument, oui mais cet album que vous téléchargez empêche les labels d'investir dans de nouveaux artistes...
vous avez vu la production actuelle? Et le mécénat des labels, cette chimère a fait long feu. Quant aux ayants droits qui se sentiraient blousés par le téléchargement d'album de leurs aînés, je
pouffe, qu'ils s'occupent plus des labels qui ont blousé leurs aînés justement (quoi, c'est un cliché? franchement, j'ai qq doutes...).

Bref tout ça pour dire que je me sens quelques peu détaché de toute cette effervescence vu le peu d'attrait que je porte aux nouvelles productions musicales, car finalement, c'est surtout ça il me
semble qu'on pointe du doigt, le tort que fait le téléchargement aux nouveaux albums qui sortent (ça tombe sous le sens, un album se vend le plus à sa sortie que 20 après...).

J'attends donc que les ayants droits de Monk, Miles ou Trane me chopent par la peau du c** (ce qui me ferait un peu de mal concernant Miles et Trane vu le fric que j'ai donné aux dits ayants droits
justement... )


mb 23/01/2010 14:50


" Ce que je constate, c'est qu'autant que je me souvienne, les artistes se gargarisaient de ne pas être un objet de consommation ordinaire, qu'il ne fallait pas mélanger un cd et un yaourt dans
un supermarché par exemple..."
Perso, je ne suis pas au courant de ça.  J'ai toujours entendu ceux qui perds ou ceux (les plus talentieux) qui sont content de pouvoir tournée et vivre de leur
musique.  Les disques que j'achète ne se trouve pas au supermarché.



mb 23/01/2010 13:57


Quand aux ingés son, evidement c'est le dernier de leurs soucis, ils sont déjà payé. Steve Albini dit qu'il démande ce qu'il veut, de toute façon les labels perdront de l'argent, lol.  J'ai
l'impression qu'on contourne le problème.


mb 23/01/2010 13:52


Oui, la nouvelle technologie permet tout et n'importe qui d'enrégistrer, mais je ne suis pas sur que tout le monde est vraiment capable de produire un son de qualité.  Une fois de plus je me
trouve d'accord avec Thom, même si on peut penser le contraire.  Tout ce qu'il a écrit je le sait, mais ça n'avance toujours rien. Les artistes devrais tourner, ce n'est pas nouveau, toucher
une avance c'est chouette, mais un avance n'est qu'un avance et l'investissement devrais être payé avant de commencer à gagner quoi que ce soit.


Thom 23/01/2010 12:12


Ca me fait quand même un peu sourire, tous ces arguments visant à nous expliquer ou nous faire comprendre que... quoi, au fait ?

Ca coûte de l'argent de produire un disque, c'est une évidence. Maintenant il n'y a que deux cas figure : soit je me débrouille tout seul et je paie de ma poche, auquel cas il y a de grandes
chances que je tire mes revenus d'un job et non de la musique et d'encore plus grandes chances que je ne rentre jamais dans mes frais (ou alors par des moyens détournés comme les concerts, qui me
demanderont un travail supplémentaire)... ce qui n'est pas nouveau et est bien antérieur au téléchargement. Ou bien alors j'ai un label qui est là pour avancer les ronds, auquel cas il y aurait là
aussi beaucoup à dire sur la productivite aigüe des labels (indés inclus). On sort quand même des albums pour tout et n'importe quoi de nos jours, des artistes qui n'auraient fait qu'un Ep ou un
single il y a 20 ou 25 ans (quand on pense aux groupes cultes - notamment à l'époque du punk - qui n'ont sortis que des 45 tours ou dont l'unique LP est une compile de singles... ou qui ont mis des
années à sortir un véritable album...) sortent désormais un, deux, trois albums que personne n'achète... la baisse des coûts de fabrication dûe à l'apparition du CD a quand même entraîné une
improbable fuite en avant et une surproduction délirante par rapport à une demande dont tout le monde voit bien qu'elle est de plus en plus faible au fil des années. On trouve d'ailleurs la même
problématique dans l'édition de bouquins (on sort dix, quinze fois trop de livres de nos jours, et plus spécialement en France). C'est mignon de placer les artistes au centre de tout, mais tout le
monde n'a pas le talent pour sortir un LP, tout le monde ne mérite pas de publier un roman... etc. Les labels ont totalement perdu leur fonction de direction artistique, leur côté "premier juge des
artistes". Or contrairement à une idée bien trop répandue, ce n'est pas un bien. On surcharge le marché (soi-disant en crise... mais on n'a jamais sorti autant d'albums), et en plus on entretient
des chimères.

Quant aux ingés son... j'ai quelques potes ingés et le téléchargement est vraiment le cadet de leur soucis. D'une part parce que justement, comme je le disais plus haut, on enregistre encore
beaucoup, beaucoup de disques... ensuite parce qu'ils ont d'autres sources de revenus (ils font de l'évènementiel, de la radio, des concerts...) et que ce n'est pas en enregistrant des petits
artistes fauchés qu'ils gagnent le mieux leur vie. A la limite si un truc les flippe vraiment (et encore...) c'est plutôt que les moyens technologiques sont devenus tels que quelqu'un qui bricole
un peu peut enregistrer un album tout à fait réussi sans ingé son. Mais bon... là aussi cela reste très minoritaire...


El Funcionario 23/01/2010 12:11


Ce que je constate, c'est qu'autant que je me souvienne, les artistes se gargarisaient de ne pas être un objet de consommation ordinaire, qu'il ne fallait pas mélanger un cd et un yaourt dans un
supermarché par exemple...

Et aujourd'hui?

"Vous me volez! Salauds! Pourtant, un yaourt, vous ne le volez pas dans le magasin, hein? Alors pourquoi?"

A ce niveau de volte-face, c'est digne d'Eric Besson.

(J'ai pris pot de yaourt, pas brique de soupe, mais bon...)


mb 23/01/2010 02:28


" Les auteurs et compositeurs veulent être "rémunérés pour l'écoute de leur travail" ? Faut payer 20 euros pour avoir le droit d'écouter un album afin de savoir s'il nous plaît ?"
Ce n'est pas ce que j'ai voulu insinué.  J'ai écrit écouter (à l'infinit) et non essayer.  De toute façon on peut toute écouter avant d'acheter que ce soit en magasin (pas des
supermarchés) ou sur les sites d'achat.  Mais ça tu le sait déjà. :P


G.T. 23/01/2010 01:14


MB : je ne pense pas que tu comprennes vraiment mon argument, parce que loin de moi l'idée que de faire un album ne coûterait
rien... ce n'est absolument pas de ça dont il est question.

Les choses sont pourtant simples : si tu te barres d'un restau sans payer, ce que tu as mangé a été définitivement "consommé", n'existe plus, pour personne, c'est une perte réelle pour le restau.
Si tu télécharges un morceau, il existe toujours autant qu'avant, des millions de personnes peuvent encore l'acheter, les radios, télés et boîtes de nuit le diffuser et reverser des droits
d'auteurs, d'autres groupes le reprendre et aussi te reverser des droits etc... absolument rien n'a été perdu, sauf dans le cas où celui qui l'a téléchargé l'a fait pour l'avoir gratos alors
qu'il aurait payé sinon... dans ce cas, il y a une perte "conditionnelle"...

Les auteurs et compositeurs veulent être "rémunérés pour l'écoute de leur travail" ? Faut payer 20 euros pour avoir le droit d'écouter un album afin de savoir s'il nous plaît ? Dans ce cas, la
musique ne serait qu'une culture de riches... un album, ce n'est pas comme un film ou un livre, une première écoute ne l'use pas autant, au contraire, c'est bien pourquoi je pense qu'il est
parfaitement logique qu'on puisse "essayer" librement les albums, avant de faire notre choix... 


mb 22/01/2010 23:52


C'est vrai que le temps en studio d'enrégistrement ou en studio de mixage ne côute rien ?  Sans parler de producteurs, ingé son etc... aucun investissement plus ou moins lourd selon la
production ? :S  Je comprends parfaitement l'argument de GT, mais chaqun camp sur ses positions, il ne regle pas le probleme du côute de production et le fait que les auteurs/compositeurs et
maisons de disques veut être remunérer pour l'écoute de leur travail...


G.T. 22/01/2010 23:36


DR. F : Au temps pour moi^^

MONZOEIL : Bien dit !

VINCENT : Certes, il y a une différence, qui est que les acteurs de cette production auront travaillé pour cette
production spécifique du consommateur, et pas l’artiste, qui a composé, interprété et produit une seule fois. Devrait-on, donc, tirer au mérite, et donner une unique somme d’argent à l’artiste pour
l’unique consommation qu’il a faite ? Voilà qui me semble peu pratique.
Non ! Tu pointes bien ce qui fait la différence, mais tu te trompes dans l'interprétation que tu en fait. C'est justement pour ça que de "consommer" de la musique n'a rien à
voir avec "consommer" des biens matériels... car si tu n'as pas aimé le restau et que tu ne veux pas payer, ce qu'il y a eu dans ton assiette est un produit "unique", qui n'existe
plus une fois consommé. Tu as au sens propre "consommé" ton repas. 

Le cuisinier a acheté les produits qui sont dans ton assiette, les a "travaillé" pour en faire un plat, et si toi tu ne paies pas, absolument tout le temps qu'il a passé sur ton plat et
tout l'argent qu'il a dépensé pour les produits qui se sont retrouvés dans ton assiette sont perdus pour lui. Il est absolument impossible de comparer ça à la musique. Si tu achètes
un album et que tu l'écoutes une fois ou 100 000 fois, ça ne change strictement rien pour l'artiste, tu ne lui prends pas plus d'argent ou de travail en l'écoutant 0, 1 fois, ou 100 000 fois.
Alors qu'un restau où tu vas manger 100 000 fois sans payer, là, je t'assure que le patron et le cuistot sentent bien la différence, et peuvent mettre la clé sous la porte... 

Autre exemple : je télécharge une chanson, je l'écoute, elle me plaît, j'achète l'album... quel coût a représenté pour l'artiste le fait que j'ai d'abord téléchargé illégalement sa chanson ? 0,
rien, nada... pas le bout d'un petit centime... ça a même fini par lui rapporter. Alors que si tu vas dans un restau pour goûter un plat, sans payer, puis tu dis au patron que tu reviendras et
que tu paieras tes prochains repas parce que ça t'a plu... là, il y a tout de même un coût pour le patron et le cuistot, le premier repas que tu as consommé représente un travail et un
investissement qui "n'existent" plus, et qui ne leur a rien rapporté... 

Tu te trompes complètement si tu imagines que j'ai "consommé" l'album de Fading Colours, et qu'il y a une perte pour eux... je l'ai écouté par pure curiosité, mais je ne l'aurais JAMAIS acheté
sinon, et leur album et leur musique ne sont pas "consommés" suite à mon écoute, que je l'écoute ou pas ne leur demande non seulement aucun travail en plus, aucun coût supplémentaire de
quelque nature que ce soit, et leur album existe toujours autant. On ne peut donc pas comparer la musique a d'autres biens, c'est un produit très particulier... qui ne répond pas aux mêmes
logiques...

Autre exemple, puisque tu parles de services... si je vais chez le médecin, je le consulte, me fait examiner, et me barre en courant sans rien payer... il n'a pas perdu de "biens" dans l'affaire,
mais il y a une perte tout de même, en travail et en temps, parce qu'il a passé une demi-heure avec moi sans ne rien gagner... Ce temps et ce travail sont définitivement perdus, ils ont été
"consommés", et ils étaient uniques. Ce temps passé sur mon cas, personne ne le lui rendra... Rien à voir non plus avec la musique, parce que je peux passer 5 minutes, une heure ou 3
jours à écouter en boucle un morceau téléchargé que je n'aurais jamais acheté sinon, cela ne change absolument rien au compte en banque de l'artiste, il n'a pas eu à travailler
plus, que je l'écoute ou pas...

Pour moi, les choses sont assez simples : on achète un album quand il nous plaît vraiment. Et pour savoir s'il nous plaît, il faut l'écouter... ce qui est possible avec la musique,
puisqu'elle ne "s'use pas"... un album qi'on aime, on peut l'écouter 10, 20, 50, 100 fois ou plus... et ça ne coûte rien de plus ou moins à l'artiste. Donc, je pense qu'il faut un système -
puisque la technologie le permet - où l'on puisse écouter les albums avant de les acheter (et pas en écouter un extrait, ou quelques minutes pas toujours révélatrices de l'ensemble)... d'ailleurs,
tous les albums que j'ai acheté après les avoir téléchargés... sont ceux que j'ai - forcément - le plus écouté. On essaie, ça nous plaît, on en redemande, et ça nous plaît tellement qu'on veut
l'original...

Les parrallèles avec les biens alimentaires sont donc hors-sujet... si je vais dans un supermarché, que je veux essayer une pomme, je croque dedans, elle me plaît pas, je la
repose... j'ai "consommé" le produit, il est "usé", détérioré, personne n'ira acheter une pomme dans laquelle on a croqué... Mais les biens qui ne s'usent pas vraiment si on
les essaie, normalement, les commerçants n'ont rien contre ! Si tu veux acheter un pull, un blouson, un jean, des godasses... tu peux les essayer (et
pas n'essayer qu'une manche d'un pull, ce qui reviendait à écouter 30 secondes d'une chanson), regarder dans la glace si ça te va, prendre le temps de te décider, et finalement ne rien
acheter... tu n'as pas usé les fringues - ou si peu - elles peuvent toujours être vendues... et on peut très bien avoir un rapport au téléchargement qui est dans cette logique.

Enfin, tu dis "De fait, la copie entre amis existe effectivement depuis très longtemps, et n’a jamais eu une incidence vraiment grave." ce n'était pas l'avis des maisons de disques... qui hurlaient
à la mort quand a débarqué la K7, disant que c'était la fin de la musique... puis elles ont re-hurlé à la mort dans les années 90 avec l'arrivée des graveurs CD... à force de hurler
au loup...
Et que sait-on de l'incidence réelle du téléchargement illégal sur l'industrie du disque ? Comme je l'ai souvent répété par ici (et ARBOBO aussi...), cette décennie, entre la baisse
du pouvoir d'achat, le CD devenu limite obsolète (les maisons de disques se sont fait beaucoup de pognon dans les années 80 et 90 avec tous ces gens qui ont racheté leur discothèque en CD, mais en
2000, le CD existait depuis suffisamment longtemps pour qu'il n'y ait plus grand monde qui se refasse sa discothèque en CD), les technologies et produits "culturels" plus modernes et
attrayants comme les DVD, lecteurs DVD, jeux vidéos, les ipod, les téléphones portables, les écrans plats, la démocratisation d'internet, l'ordinateur devenu indispensable dans chaque
foyer, la hausse du prix des concerts et du cinéma etc... tout ça coûte très cher et le budget des consommateurs n'est pas extensible à l'infini, donc il faut bien qu'ils économisent d'un
côté... ils ne vont pas s'arrêter de bouffer ou ne plus payer leur loyer, il est normal que cet objet un peu vieillot qu'est le CD, ait beaucoup souffert face à une telle
concurrence... donc, l'incidence du téléchargement, on n'en sait strictement rien...      
  
Quant aux sites de streaming légal, ils ne rapportent pas beaucoup, mais oui, ils versent une part de leurs bénéfices aux artistes... mais il existe bien sûr aussi du streaming illégal...


Vincent 22/01/2010 21:27


PS : Ne vous y trompez pas, je ne suis pas non plus angélique sur la copie ; bien que je ne télécharge pas, je me sers abondamment dans les médiathèques, je vide les IPod de toutes mes
connaissances. Je me pose surtout des questions, je ne souhaite pas me poser en donneur de leçon...


Vincent 22/01/2010 21:22



GT :


 


Oui, c’est effectivement à nuancer. Tu dis que « personne n'est dépossédé d'un bien ». Je suppose que tu veux parler donc d’un bien matériel, quelque chose de physique, à savoir un
CD ; seulement aujourd’hui, sans rentrer dans trop de détails économiques, produire un CD ne coûte rien. C’est le travail qui coûte. A ce sujet, je vous laisse un lien qui
l’explique certainement mieux que moi… (D’ailleurs, le sujet du site est passionnant, le revenu de l’existence : http://www.revenu-existence.org/scr2.php)


Si ce point est admis, alors nous sommes dans une ère non plus de biens et de services conjugués, que ce soit obtenir un CD matériel ou immatériel par le biais du téléchargement (oui, c’est un
peu pléonastique), il n’y a pas de différence, si ce n’est justement, l’achat ou non.


 


Pour ce qui est de l’album de Fading Colors (groupe qui m’est inconnu…), si, il y a quelque chose à perdre. Sur un plan économique, l’album a été consommé, même s’il ne l’a été qu’une fois. Qu’on
l’ai aimé ou non ne change rien à l’affaire. De fait, si l’on va au restaurant, par exemple, et que la nourriture est exécrable, dit-on à la fin ; « je ne suis pas satisfait, je ne paye
pas » ? Certes, il y a une différence, qui est que les acteurs de cette production auront travaillé pour cette production spécifique du consommateur, et pas l’artiste, qui a composé,
interprété et produit une seule fois. Devrait-on, donc, tirer au mérite, et donner une unique somme d’argent à l’artiste pour l’unique consommation qu’il a faite ? Voilà qui me semble peu
pratique. Et peu recevable, puisqu’afin de vivre, l’artiste devra a tout prix produire encore et encore, la somme étant tout à fait subjective…Et ainsi tomber dans la musique au mètre. Enfin,
c’est un système complètement inapplicable.


 


Et puis, si on est vraiment puriste, dans la même ligne d’idée, est-ce qu’écouter en streaming ne serait pas déjà voler ? Je connais extrêmement mal les mécanismes de l’écoute en ligne, si
les artistes sont rémunérés, de quelle façon, etc. Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne, je lui serais redevable.


 


Enfin, je crois qu’il est nécessaire de bien différencier la copie qui se pratiquait (et se pratique toujours) il y a quelques années, et le peer to peer. En effet, si une bande de copain achète
un CD que tous aiment, puis le fait tourner et tous le copient, c’est un phénomène relativement limité géographiquement parlant, et donc démographiquement… En revanche, le p2p aboli la distance
(d’une manière cependant relative) à la fois géographique et sociale, c'est-à-dire que celui qui copie la musique à partir de votre ordinateur peut-être New-Yorkais, ou bien habiter à Dortmund ou
à Prague, il peut avoir 12 ans ou 47… La copie se propage donc bien plus. De fait, la copie entre amis existe effectivement depuis très longtemps, et n’a jamais eu une incidence vraiment grave.


 


Ceci étant dit, il est vrai que télécharger lorsqu’on achète beaucoup peut se justifier en matière de morale. Mais la loi ne peut faire de cas par cas, ni évaluer vraiment quel consommateur aura
ou non téléchargé plus qu’il n’aura acheté ou vice versa. Ce système n’est pas opérationnel non plus, sauf si, par exemple un système de « points » pourrait être accordé en fonction des
achats, et ainsi télécharger illégalement dans la légalité. Enfin, tout cela est bien hypothétique…


 


 


Jerkyside  (et thom, et GT…) :


 


Bien sûr que non. Je parle en matière de long terme, à savoir si une industrie périclite ou non, et donc les emplois qu’elle contient, bien sûr qu’à court terme le salaire est fixe… Cependant,
l’argument de Thom est juste. Certainement, la plupart de ces maillons peuvent bosser ailleurs, mais de là à dire que tout le monde peut bosser ailleurs, il y un pas que je ne m’hasarderai pas à
franchir, tout simplement parce que je n’en sais pas assez sur la question. Je vous attends également dans ce sujet s’il peut être précisé (avec des sources si possible !)




Monzoeil 22/01/2010 19:06


PIRATES ? non flibustiers ! et avec les honneurs !


dr frankNfurter 22/01/2010 11:46


Nan mais justement, je signalais que l'aspect social ne comptait pas et tu argumentes autour en préambule! Ringard!
En parlant de "sphère", je voulais surtout pointer les opportunités, tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir de la musique disponible pour satisfaire sa "soif" de culture dans les 80's et 90's
avant la révolution internet.


G.T. 22/01/2010 00:46


LYLE : Oui, "certains", c'est ce que je voulais dire... bien sûr qu'il y a des gros téléchargeurs qui n'achètent rien... et rien ne
dit non plus qu'ils auraient acheté sinon...

DR. F : Ce n'est pas tant une question de "sphères"... tu peux être d'un milieu pauvre et habiter dans une ville avec une
médiathèque bien fournie (ce n'est pas le cas seulement dans les grandes villes), ou d'un milieu très aisé et habiter un peu loin de tout, dans un grand manoir, sans médiathèque...

Mais c'est vrai qu'existait aussi une grande inégalité culturelle dans les années 80 et 90, entre ceux qui habitaient dans des villes avec médiathèques au large catalogue et ceux qui n'en avaient
pas, ou alors des médiathèques très peu fournies... et le net a permis de "mettre fin" à cette forme d'illégalité, tout le monde, où qu'il habite, à accès à un catalogue gigantesque d'oeuvres
en tout genres...

RX : C'est l'intention qui compte^^

ARBOBO : On est d'accord (enfin, sauf que je ne pense pas qu'il faille arrêter de resasser la responsabilité des majors, on ne dira
à mon sens jamais assez à quel point elles sont en patrie responsables de leurs propres problèmes... d'autant plus que ce point de vue, on l'entend très peu par ailleurs)

 GT, tu vas leur montrer ces post là aux labels à qui tu proposeras des partenriats? ;-) 
mmm... je pense pas, non ^^

THOM : Parce que tu crois les femmes de ménages d'Universal peuvent pas être femmes de ménage ailleurs, Vincent ?

Tout juste... elles peuvent tout aussi bien faire le ménage dans les locaux de ceux qui ont fabriqué et vendu des balladeurs mp3, cette technologique qui ne se serait jamais autant
développée sans le téléchargement illégal...

PYROX : Oui, on est sûrement nombreux dans ce cas, qui prouve bien -pour quiconque réfléchit deux secondes à ces questions,
mais pas pour les majors - que les rapports entre copie et vente ne sont sûrement pas : 1 album copié = 1 album vendu en moins... 


  



dr frankNfurter 21/01/2010 19:33


Désolé Arbobo, mais alors on a pas navigué dans les mêmes sphères... et je ne suis pas comme Christian, je ressors pas l'épouvantail social... j'avais peu d'amis et encore moins amateur de
musique... alors les K7 copiés, non, elles étaient pas nombreuses


arbobo 21/01/2010 16:37


PS : GT, tu vas leur montrer ces post là aux labels à qui tu proposeras des partenriats? ;-)


arbobo 21/01/2010 15:19


"à moins d'avoir dans les 80's une médiatèque à côté de chez soi et de collectionner par conséquent des centaines de K7."

et tu crois qu'en 1992 elle ressemblait à quoi, ma chambre?
:-)


dr frankNfurter 21/01/2010 14:29


par contre le parallèle, K7 copiées durant les 80's et téléchargement des années 00's, je comprends bien sûr où tu veux aller, mais je reste assez dubitatif. Disons que la comparaison est assez
osée... à moins d'avoir dans les 80's une médiatèque à côté de chez soi et de collectionner par conséquent des centaines de K7.

Après la déclaration de Fillon, on navigue entre la démagogie et le souhait avoué ou non de vouloir controler (bon courage les enfants) le net. Bref, rien d'antagoniste.

Une petite pièce pour Pascal Nègre, qu'il puisse au moins garder toute sa dignité. (quoi au point où on en est, après se faire passer pour un mécène, entre la victime et le SDF de la culture, il
n'y a qu'un pas...)


Thierry 21/01/2010 13:16


Je n'avais pas pensé aux Beatles. Bien vu, Lyle !


lyle 21/01/2010 12:45


"les gros téléchargeurs sont aussi les plus gros acheteurs"

CERTAINS gros téléchargeurs... Pour le reste je ne vais pas ressortir mes vieux arguments.

L'effet réel du téléchargement ne se vera sans doute que dans quelques années quand les plus jeunes (12-18 actuels) gagneront leur propre argent. Le dépenseront-ils en "biens culturels" ou pas
?

La baisse des ventes de ces dernières années est à mon sens surtout dû au fait que tout avait rééditer... D'ailleurs la petite remontée est sans doute du à Jacko et... aux Beatles !

Pour le reste Hadopi n'est sans doute qu'un prétexte pour voir par quels moyens on peut contrôler le net.


arbobo 21/01/2010 11:26


mais justement pyrox,
le streaming (du moins le légal) permet une rémunération des acteurs,
donc les solutions gratuites (pour l'auditeur) ne sont pas toutes équivalentes.

je ne vais pas faire de l'angélisme sur le sujet, je suis mal placé pour ça ^^
Mais je crois qu'il faut distinguer plusierus choses.
D'une part on a un secteur économique qui est en recul depuis des années, c'est un fait.
D'autre part il y a les politiques mises en place.
La question n'est pas de se demander si le téléchargement est légitime ou non. La question c'est de savoir si lutter contre est une politique pertinente. Or d'une part la logique hadopi n'est pas
très utile pour faire reculer le téléchargement, mais elle n'est absolument pas une solution à la "crise du disque".

C'est tout le fond du problème.
Quand je vois des artistes, pas les moins connus, qui se retrouvent sans maison de disque après 2 albums et des tournées d'une centaine de dates, je ne peux pas nier que c'est plus difficile
qu'avant pour les "petits" artistes aussi.
Mais au-delà de la responsabilité des majors dans cette situation (responsabilité qu'il faudra arrêter de ressasser, au bout d'un moment), il y a une économie qui a connu un âge d'or qu'elle ne
retrouvera pas de sitôt.
Les ateliers de dentelle dans le Nord aussi, c'est fini. Les pouvoirs publics peuvent amortir le choc, mais les mutations économiques ça existe. Même dans la culture ^^
C'est ça que je trouve effarrant. Ce refus de voir qu'il y a une évolution économique et une évolution des pratiques. Quand les ventes de livres baissent, on naccuse pas le téléchargement, que je
sache, on ne se cache pas derrière son petit doigt.


pyrox 21/01/2010 09:47


je suis completement d'accord avec GT sur le côté découverte... Sans le streaming et le téléchargement, je n'aurais pas la culture musicale qu'est la mienne.

Sans le mp3, je n'aurais pas pu faire le virage entre mon passé 'variet' et la découverte du rock des 70s quand j'étais au lycée : j'ai réellement exploré Led Zep, Clapton, Queen, Dire Straits (^^)
et d'autres grace aux mp3 de mes potes. Albums mp3 que j'ai maintenant envie d'acquérir en 'dur', parce que je suis collectionneur. Mais sans mp3, pas de découverte. PLus tard, j'ai découvert
l'abstract et le dub grace aux mp3.

De même pour mes découvertes récentes (abd al malik, A Tribe Called Quest en 2008, blakroc, rancid en 2009 par exemple) et mes albums préférés de 2009 (Q Tip, Wax Tailor). C'est des trucs que
j'aurais jamais acheté si je ne les avais pas écouté avant. Grace au streaming, pour le coup, mais c'est le même processus  que le mp3 : découverte, puis achat. Finalement, ca remplace les
écoutes radios de quand j'étais jeune ^^

et ca n'a qu'un seul inconvénient : l'excitation à l'écoute d'un album CD inconnu est devenu (trop) rare.


rxqueen 21/01/2010 09:38


Pour le coup je suis 100% d'accord avec G.T (et Thom parce que l'un ne va pas sans l'autre :).
J'avais pensé à un grands laïus sur l'abus des majores, l'auto production, la possibilité aux internautes de devenir eux mêmes des producteurs, etc...Mais comme je suis une grosse faignasse, je
l'ai pas écrit! ^^


Thom 21/01/2010 08:27


Parce que tu crois les femmes de ménages d'Universal peuvent pas être femmes de ménage ailleurs, Vincent ? Sur les soi-disants "100 maillons de la chaîne de production d'un disque", combien pour
faire exactement le même métier dans une autre branche ?

A part un ou deux, comme les ingés son (et encore : tant que la musique enregistrée existera je ne vois pas comment les ingdés son pourraient disparaître, ni aucun des techniciens)... enfin ça ne
doit pas être si grave que ça, puisque ce sont très souvent ces mêmes ingés son qui balancent les leaks sur le Net (de toute façon les ingés son ils sont payés avant que le disque sorte, qu'on le
télécharge ou non il n'y a pas de manque à gagner pour eux...). La démagogie dès le matin ça me met vraiment de mauvais poil...


jerkyside 21/01/2010 08:09


tu crois que les femmes de ménage d'Unis vers le sale  "touchent" un pourcentage sur chaque vente/distribution/diffusion de chacune de ses productions ?


G.T. 21/01/2010 03:09


THIERRY : Ah mais c'est prévu, ils vont nous faire revenir Jackson en "zombie" - puisqu'il aimait tant ça - pour le tuer à
nouveau...

VINCENT : Sauf que de télécharger illégalement... ce n'est pas, en soi, du vol ! Si je télécharge un album pour le découvrir,
et que je l'achète après s'il me plaît vraiment, ou ne l'écoute plus s'il ne me plait pas... où est le vol ? Le "vol" ne dépend que de la pratique qu'on a du téléchargement... et encore, c'est
à nuancer...

Pour prendre un exemple simple : si je vole un CD de Madonna dans un magasin, il y a une "perte", un manque à gagner pour les acteurs de l'industrie du disque. Maintenant, je peux télécharger
200 000 fois son dernier album, sachant qu'il ne m'intéresse pas particulièrement et que je ne l'aurais de toute façon jamais acheté, elle - et tous les acteurs de l'industrie du
disque - ne perdent pas le quart d'un demi-centime dans ces téléchargements... il n'y a aucun manque à gagner, aucune perte, personne n'est dépossédé d'un bien qui lui appartient ou de sa
propriété intellectuele, bref, il n'y a aucun vol...

Certes, télécharger des albums qu'on aurait sinon acheté, ça peut s'apparenter à du vol... et encore, de manière symbolique, puisque personne n'est dépossédé d'un bien, ce n'est pas Madonna
ni personne de l'industrie du disque qui fabrique de ses petites mains tous les mp3 qui vont se retrouver sur des disques durs...

Encore une fois, tout ça est beaucoup plus compliqué et à nuancer qu'on veut nous le faire croire... quel travail "prend-on" quand on télécharge un album ? j'ai téléchargé le dernier album de
Fading Colours, que je n'aurais absolument jamais acheté si je ne l'avais pas vu sur un mp3-blog que je fréquente, j'ai écouté, j'ai trouvé ça nul, je ne l'écouterai plus jamais... en quoi ai-je
pris une partie du travail d'un technicien de leur studio d'enregistrement ou d'une femme de ménage de la maison de disque ? Qui a perdu quoi que ce soit dans l'histoire ? A part moi, qui
ai perdu près d'une heure à écouter ce très mauvais album ? Par contre, si j'avais dû payer pour l'écouter, là, c'est moi qui me serait fait avoir...

Bien sûr, il y a aussi des tas d'albums que je télécharge, que je trouve bien, que je réécoute, mais que je n'achète pas pour autant... et alors ? C'est bien parce que le téléchargement le permet
que je découvre tous ces albums, que je n'aurais jamais acheté sinon, et dont je n'aurais même pas entendu parler, d'ailleurs... il n'y a aucun manque à gagner non plus pour l'artiste dans ce
cas... et à côté, il y a des albums que je télécharge, que je trouve vraiment remarquables, et que j'achète, alors que je ne l'aurais pas fait sans ça... d'autres que je n'achète pas, mais je
me mets à m'intéresser à l'artiste, "prometteur", et achèterai ses prochains disques... il y a des tas de cas de figures différents, de pratiques du téléchargement, et il est impossible de
défendre l'équation simpliste : téléchargement = vol.

Comment ai-je pu acquérir une bonne culture musicale et développer ma passion pour la musique ? Grâce à la copie... à l'adolescence, je n'avais pas les moyens de me payer un album tous les
deux mois. heureusement, il y avait une médiathèque pas mal fournie, et j'y ai copié tout ce que je trouvais... sur des K7, puis je gravais des CD... et je suis devenu un tel passionné, que lorsque
j'avais un peu de pognon, j'achetais des disques, plutôt que des choses plus "essentielles"...Résultat de cette "culture de la copie" qui est la mienne : j'ai acheté énormément d'albums. Si la
copie n'avait pas existé, peut-être serais-je moins passionné par la musique, peut-être me serais-je dit : la musique, c'est trop cher pour moi, je ne peux pas payer chaque mois 3-4 albums (le
minimum, en comptant 2-3 albums du passé, et 1 ou 2 nouveautés), alors je me serais peut-être senti un peu "exclu" de cette culture trop onéreuse où tu dois attendre 2 mois pour découvrir un
nouveu disque. Mais grâce à la copie, cela n'a pas été le cas, j'ai donc acheté des tas d'albums dès que j'ai eu un peu d'argent, acheté aussi les originaux de plein d'albums que j'adorais et que
j'avais pourtant en copie. Donc les "petits techniciens" des maisons de disques peuvent aussi remercier la possibilité de copier de la musique, qui a contribué à faire de beaucoup de gens
comme moi des passionnés qui ont dépensé une grande part de leur budget dans la musique...


Vincent 20/01/2010 23:57


GT,

J'ai le sentiment que la lutte contre Hadopi vous tient particulièrement à coeur. Vous avez des arguments pertients pour le p2p, à savoir si je ne me trompe pas que
-les plus gros telechargeurs sont les plus gros acheteurs
-telecharger est un moyen d'accéder à la culture
-ça ne fera pas de mal a Madonna de perdre quelques dizaines de milliers d'€...
(Hadopi est un autre débat)

J'ai l'impression cependant que vous négligez d'autres acteurs de la production musicles. Certes, Madonna n'a pas besoin d'argent, les majors non plus, du moins leur têtes. Mais, quid des petits
techniciens, qui gagnent leur vie  moyennement, ceux là n'est-ce pas du vol direct que de prendre leur travail ? Ceux qui travaillent en studio, qui prennent le son, enregistrent, voir les
agents de nettoyage du studio, enfin tous les "petits" qui veillent au bon fonctionnement, n'est-ce pas du vol ?

Il me semble avoir lu quelque part qu'une centaine de personnes travaillaient en moyenne sur un album. Je suppose que cela ne concerne que les grosses productions... Mais ceux là, certes, perdent
au change.

j'attend votre avis...

Vincent


Thierry 20/01/2010 23:49


Y a pas un petit effet pervers lié à la disparition de Jackson dans cette remontée des ventes, fin 2009 ?
En se ruant sur les disques de Jackson pendant l'été, le grand public n'a t'il pas, en quelque sorte, retrouvé le goût du CD par nostalgie ?
"Ah , c'était le bon temps, les années 80 ..." ^^

Pour sauver l'industrie, Jackson devrait mourir tous les ans !