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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 18:48

On ne dira jamais assez tout le mal qu'a pu faire Johnny Clegg aux musiques africaines. Il m'aura fallu plus d'une dizaine d'années et une écoute intensive de blues et de jazz pour, du bout des oreilles, commencer à m'intéresser aux musiques d'Afrique, après avoir été sévèrement refroidi, dans ma jeunesse par les gros tubes de Johnny Clegg. Car lorsque vous étiez ado dans les 80's, les seules musiques aux couleurs africaines diffusées par la radio étaient celles de Johnny Clegg, Kassav', la Compagnie Créole... bref, de quoi vous en dégoûter pendant longtemps. 

On ne dira jamais assez tout ce que les musiques populaires occidentales doivent aux musiques africaines. Via le blues et le jazz, notamment, et moins par les sonorités, mélodies et harmonies que le rythme, le groove, la répétition, les riffs, le grain et l'expressivité du chant, la transe etc...
Ces derniers temps, folk et rock semblent revenir vers l'Afrique, à travers quelques groupes et artistes notables... les plus hype et les moins intéressants étant Vampire Weekend, et les plus convaincants Fool's Gold, BLK JKS et Stanley Brinks.    

stanley-brinks.jpg

Stanley Brinks - Hoots 

Stanley Brinks est le nouveau pseudo d'André des frères Herman Düne, qui livre ici un des tous meilleurs albums de ce début d'année (bien parti pour rester un bon moment dans le groupe de tête du
classement des blogueurs). 
Partant d'une base "ethio-jazz", Stanley Brinks se réapproprie le genre pour en faire quelque chose de très personnel et passionnant, de l'ethio-jazz-folk éthéré, hypnotique et envoûtant, porté par sa voix haut-perchée et délicate... une excellente surprise.

L'article d'Arbobo.
L'album en écoute intégrale et gratuite ici, sur le site du label


blk-jks.jpg

BLK JKS - After Robots

Quatre musiciens sud-africains lancés dans un mélange détonant de rock et musiques africaines. Dommage que l'album, qui part sur un rythme effréné, faiblisse un peu sur la fin. Passé un peu inaperçu en fin d'année dernière, il mérite largement qu'on y prête attention...

L'album en écoute intégrale sur
musicme


fool-s-gold.jpg

Fool's Gold vs Vampire Weekend


Oubliez l'afro-pop, lisse, gentillette voire niaise du dernier album de Vampire Weekend, et préférez celle, beaucoup plus intense, chaleureuse et énergique du collectif californien Fool's Gold. Un album remarquable, d'une efficacité redoutable de bout en bout, tout simplement parfait dans son genre.

L'article de
Klak
L'album en écoute intégrale sur deezer


Pourquoi cet intérêt de groupes pop et rock pour l'Afrique ? Chacun aura ses propres raisons, mais il est normal que, par périodes, la musique pop en revienne aux musiques africaines (vous noterez qu'à ce stade de l'article, j'ai réussi à ne pas avoir cité encore le nom des Talking Heads)... une manière, notamment, de proposer une alternative à la musique pop formatée, surproduite et hyper-artificielle de nos sociétés. Car, dans l'inconscient collectif, l'Afrique reste liée à la nature, au rythme, à la spontanéité, à l'authenticité, à une certaine simplicité "terrienne" (il y a même quelques plaisantins, paraît-il, qui pensent que l'Afrique n'est pas encore entrée dans l'histoire...) Puiser dans l'Afrique - berceau de l'humanité comme de la musique pop américaine - c'est une manière d'éviter le versant trop intello, esthète, élitiste et pitchforkien de l'époque ; comme celui, à l'opposé, industriel, lisse et factice calibré pour les radios commerciales. Un idéal de musique populaire physique, terrienne, festive, immédiate et entraînante...   

C'est l'occasion, aussi, de vous faire écouter un peu de "vraies" musiques africaines actuelles... De l'afro-beat avec Tony Allen, l'ex-batteur historique de Fela Kuti qui, l'année dernière, a sorti deux très bons albums, Secret Agent et, avec Jimi Tenor, Inspiration information 4 (
l'article de Nyko, l'album en écoute sur grooveshark)
De l'ethio-jazz, avec le retour l'année dernière du pape du genre, Mulatu Astatke, pour une collaboration avec les Heliocentrics qui a donné en 2009 un excellent album, après plusieurs décennies de silence discographique... et bien parti sur sa lancée, Mulatu Astatke a un nouvel album prévu pour la fin du mois.

Mais la musique africaine, ce n'est pas que du rythme, de la transe et la fête... elle peut tout aussi bien être calme et contemplative, comme le bel album sorti il y a peu d'Ali Farka Touré et Toumani Diabaté, intitulé simplement Ali & Toumani. Si vous n'êtes pas un habitué des musiques africaines, vous pourriez le trouver un peu trop répétitif et monotone... mais si vous n'avez rien contre, ne vous en privez pas... 

L'article de
Thierry

ali-toumani.jpg

Pour un dossier plus détaillé, cf. Arbobo : Une Afrique... des musiques

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commentaires

arbobo 15/04/2010 19:44



ah mais toi tu parles d'un point précis, tu es donc plus complet :-)



G.T. 15/04/2010 19:33



ARBOBO : un début très lacunaire ? Alors comment faut-il appeler mon article ? une brève ? ^^


 



arbobo 15/04/2010 09:07



voilà, j'ai enfin mis bout à bout quelques repères et réflexions ^^


http://www.arbobo.fr/une-afrique-des-musiques/


ça reste un début très lacunaire cela dit



G.T. 27/03/2010 19:23


DIANE CAIRN : Merci du conseil, je vais essayer de trouver ça...

ARBOBO : C'est vrai qu'il ya  ce courant "indien"... mais bon, je le trouve moins intéressant, actuellement, que l'africain...


arbobo 27/03/2010 12:54


ben tout de même, le tube de Punjabi MC, Asian dub foundation, M.I.A,
le disque Massive attack/Nusrat fateh ali khan...
c'est très centrée sur le sous-continent indien, mais tout de même.
mais il y a aussi tous les liens avec le japon, de Cibo Matto à Kazuki Tomokawa, reiko et toi kudo...

à vrai dire ce n'est pas tant la popularité ou la mise en valeur de l'Afrique ou de l'Asie qui est en cause, c'est plutôt l'ouverture de la galaxie pop/rock/indie à des cultures autres
qu'occidentales, il me semble.
car en dépit du mouvement actuel, donc récent, que décrit GT dans cet article, on voit bien qu'en France les concerts et festivals "musiques du monde" sont nombreux depuis longtemps et drainent un
public important.
bon, mon article biscornu et pleni de trous étant bientôt terminé, on pourra prolonger la discussion ^^


diane cairn 27/03/2010 12:05


teste Dengue Fever, mix de pop surf psyche avec musique cambodgienne (et un ex radar-bros à la basse) cela devrait peut-être te plaire
http://en.wikipedia.org/wiki/Dengue_Fever_%28band%29
d'autant qu'ils ont fait une belle reprise de ethanopium...


G.T. 27/03/2010 02:49


SUNALEE : Certes, il y a une "inégalité" dans le traitement et la médiatisation des musiques du monde... mais le but de cet article
n'était pas de parler de musiques du monde en général, juste de montrer qu'actuellement, il y a un certain "retour" vers l'Afrique assez intéressant... mais promis, dès que la pop ou le rock se
tourneront vers les musiques asiatiques, je ne manquerais pas d'en parler...


Sunalee 26/03/2010 12:37


Si j'avais lu cet article plus tôt (j'étais en vacances dans un pays lointain aux connexions internet toutes pourries), j'aurais certainement mis mon grain de sel dans la discussion mais beaucoup
de choses ont déjà été dites.
Sauf une: mais pourquoi on parle toujours des musiques africaines (et latino-américaines) et pas du reste ? Il y a plein de belles choses à découvrir en Europe, en Asie, dans le Pacifique ! Et même
en Afrique, on se limite toujours à l'Afrique de l'Ouest (en gros). Avez-vous déjà écouté les musiques d'Afrique de l'Est (notamment la "dry guitar", dont s'est inspiré le groupe Extra Golden) ou
celles de Zanzibar, au carrefour de l'Afrique et de l'Asie (ça va peut-être changer si la série "Zanzibara" a autant de succès qu'Ethipiques) ?


Mmarsupilami 23/03/2010 23:10


Tout à fait d'accord : Buraka Som Sistma, grandement recommandable!


Lyly 20/03/2010 17:38


L'album "Black Diamond" de Buraka Som Sistema reflete tres bien l'Afrique je trouve aussi, mais au lieu du cote traditionnel, il fait decouvrir les musiques de la jeunesse africaine (Kuduro),
notamment en Angola.
Apres tout, l'Afrique c'est pas le Moyen-Age non plu :)


arbobo 19/03/2010 23:39


on revient à mon peu d'amour pour Scorsese en général (mais énorme quand il s'agit de 2-3 de ses films, cela dit ^^)
le ferai pu !


Thom 19/03/2010 22:28


mais voilà, j'ai un grief contre lui, je détestais ses tubes quand j'étais ado

Evidemment moi j'étais gamin... et je les adorais ^^


G.T. 19/03/2010 20:49


MMARSUPILAMI : Je me demande parfois ce que je viens faire ici dans ce café du commerce. Et voilà que j'apprends que le
tenancier ne connaît même pas Africa Simone. Pfffft!  La honte!!!

Ah mais je connais très bien Afric Simone, C'est "Africa" Simone que je ne connais pas :-)

YOSEMITE et THOM : Je vous accorde que Johnny Clegg n'est sûrement pas aussi mauvais que je le dis... mais voilà, j'ai un grief
contre lui, je détestais ses tubes quand j'étais ado, et je ne pouvais résister à l'idée de commencer l'article par "on ne dira jamais assez tout le mal qu'à pu faire Johnny Clegg aux musiques
africaines" (comme l'a dit ARBOBO, je suis un gros vilain^^)

ARBOBO : Que tu fasses parfois des coquilles, pas de problème, c'est normal, on tape vite, on n'a pas envie de perdre du temps
à se relire... mais que tu écorches le nom de SCORSESE, ici, ça c'est impardonnable ;-)

Sinon, comme BOEBIS, j'attends l'article...
Et tu fais bien de parler de Steve Reich... batteur de formation, et ayant joué du jazz à ses débuts, il a été profondément fasciné par l'Afrique... qui "tait aussi, d'une certaine manière, un
moyen de trouver une alternative à la musique contemporaine trop complexe, détachée du public... la musique minimaliste se marie assez bien avec la musique africaine, il y a des "ingrédients"
essentiels similaires : importance de la pulsation, répétition, modalité...


DR. F : Je profite de l'occasion pour rappeler à l'assistance (médusée) une de mes démonstrations brillantes passées qui vint à
souligner la troublante ressemblance entre le tube de Phil Collins Something Happened on the Way to Heaven et le tube de Mory Kanté
Yéké Yéké.

http://docfranknfurter.blogspot.com/2009/10/but-seriously-phil-collins-1989-ou-la.html
Et un excellent article, soit dit en passant... (et pas seulement parce que j'y suis cité deux fois, comme Guic, d'ailleurs, je sais pas si je dois forcément prendre bien le
fait d'être autant cité dans un article sur Phil Collins^^)


Boebis 19/03/2010 18:53


J'attends l'article arbobo!

Pour ma part je conseillerais deux compilations en guise d'introductions, pour ceux qui sont perdus parmi toutes les excellentes compilations qui sont sorties récemment.

Musicas Negras in the Americas (Network), avec un super panorama des musiques noire-américaines. Un peu des US, et beaucoup d'amérique du sud et des caraïbes.

Africa 100 - la compilation de Pitchfork, orientée 70s, aussi d'une qualité irréprochable et couvrant presque tous les pays d'Afrique noire, un peu dans l'approche soundway donc pas de musique
traditionnelle ni les styles les plus actuels.


arbobo 19/03/2010 12:39


pour les 50s je parlais de dizzy, pas de Drake, ça va de soi ^^

j'oubliais de citer aussi un échange rare, et superbe, entre le vibraphoniste jazz-funk Roy ayers et Fela, père de l'afro-beat,
sur un unique disque de 2 titre, "music of many colors" (la pochette est noire, néanmoins ^^),
qui contient un des morceaux les plus énormes que j'ai jamais entendu de toute ma vie, 2000 blacks, un puuuuuuuuuuuuuuur bonheur :-)
c'est vraiment "une fois n'est pas coutume" cette rencontre,
mais on n'est pas dans des rythmes anciens, l'afro-beat est une création de Fela, sur un héritage traditionnel mais totalement nouveau tout de même.
le funk et l'afro-jazz-funk s'est bien porté durant une dizaine d'années,
des compiles récentes l'ont retracé, avec notamment le Lafayette afro-rock band, etc.

bon, je vais mettre tous mes comms bout à bouts, ça fera un article vite écrit pour une fois ^^_


arbobo 19/03/2010 12:12


en effet arno,
même si ce sont d'abord les caraïbes qui ont été draguées par la pop et le jazz,
on parlait néanmoins dès dizzy de jazz AFRO-cubain (en fait je persiste à dire que ce n'était pas afro, si ce n'est idéologiquement, mais plutôt des emprunts d'autres rythmes caribéens),
Joe Boyd raconte aussi de quelle manière il a fait jouer le pianiste de jazz sud-africain Chris Mc Gregor sur le 2e album de Nick Drake. Je ne suis pas certain qu'on puise parler d'influence
africaine pour autant.

en revanche à la même période (50s), la musique savante a bel et bien lorgné vers l'Afrique, l'un des premiers minimalistes Steve Reich a complété sa formation musicale universitaire en allant au
Ghana.

assez tôt les échanges afrique/occident, ou afrique/pays du nord, a fonctionné, je le mentionnais pour la rumba et la salsa qui ont fait fureur en Afrique avec d'excellents groupes,
mais pour une vraie influence africaine (pas "afro", mais vraiment africaine) dans la pop et le rock, sans être spécialiste je ne connais pas vraiment d'exemple avant la fin des 70s
Même si j'ai déjà dit que les Talking heads étaient plus caribéens que tournés vers l'Afrique, des groupes comme Liquid liquid ou a certain ratio ont une conception assez africaine des rythmiques
j'ai l'impression.
Quant-à l'oubliée Lizzy Mercier Descloux, après être allée à New York puis à Nassau, elle est partie enregistrer en Afrique du sud, à Soweto.

je crois que ce sera totu pour aujourd'hui ^^


Arno 19/03/2010 11:21


C'est vrai que c'est bien tous ces liens

Par contre, c'est peut-être vrai que le rock et la folk se mette à intégrer des influences africaines... mais c'est vraiment les derniers styles à passer le cap parce que l'influence africaine se
fait sentir depuis longtemps... (enfin, il me semble) mais je suis pas un grand spécialiste de la question...!


dr frankNfurter 19/03/2010 10:50


Allez tous en coeur Hafanana

http://www.youtube.com/watch?v=GbVKEZnHHdc


arbobo 19/03/2010 10:43


au fait, c'est Afric Simone, sans rien après le "c" :o)

j'ai le 45t dans ma chambre ^^


dr frankNfurter 19/03/2010 09:35


Je profite de l'occasion pour rappeler à l'assistance (médusée) une de mes démonstrations brillantes passées qui vint à souligner la troublante ressemblance entre le tube de Phil Collins
Something Happened on the Way to Heaven et le tube de Mory Kanté Yéké Yéké.


http://docfranknfurter.blogspot.com/2009/10/but-seriously-phil-collins-1989-ou-la.html


arbobo 19/03/2010 09:34


le second vampire weekend (en dehors d'être un disque sans intérêt) est très caribéen (de la calypso mais pas que ça), on revient à la différence continentale ;-)
le premier ne sonnait pas "africain" on s'e doute mais souvent SUD-africain, dans la guitare c'est patent,
mais comme le cocktail avait bein d'autres ingrédients on peut aussi entendre d'autres choses on est d'accord :-)

bon, ce soir tout le monde devant "du Mali au Mississippi", de la série de Scorcese sur le blues ^^


Thierry 19/03/2010 09:23


Je plussoie, Tu plussoies, Il / Elle plussoie, Nous plussoyons, Vous plussoyez, Ils / Elles plussoient.


Thom 19/03/2010 08:50


"apartheid" avec un seul "p", bien sûr.


Thom 19/03/2010 08:50


Je plussoie Yosemite.

Bien sûr, Johnny Clegg période Savuka est franchement varièt'. Mais Clegg n'est pas un artiste de variété à proprement dire. C'est un type qui s'est battu contre l'Appartheid, a payé de sa
personne, a été censuré, a risqué la prison à l'époque de Juluka... il a été un visionnaire à sa manière, et il a une véritable légitimité dans son pays, loin des produits world de consommation
courante qui ne sont connu que par les bobos blancs européens ^^

Ceci posé, l'article est très bon.


yosemite. 19/03/2010 08:45


sauf que je ne les "traiterais" pas d'opportunistes puisque que j'aime bien :P


Thierry 19/03/2010 06:36


Opportuniste, en somme !


Thierry 19/03/2010 06:35


Et moi, je suis d'accord avec Yosemite pour dire que je n'ai jamais vraiment vu de musique africaine chez Vampire Weekend. Tout au plus de la pop très moyenne, calibrée et ciblée.


yosemite. 19/03/2010 01:05


Johnny Clegg n'était qu'une face emergée d'un iceberg pas si honteux.
D'ailleurs, ses enregistrements avec Juluka sont tout à fait intéressants, ne serait-ce la prod un tantinet vieillote.
Et c'est lui et ses rythmes et ses boucles qui me permettent d'écouter Konono sans broncher.
Rien à voir avec les rythmes de Kassav et encore moins la Compagnie Créole.
Yéké Yéké fut en son temps un très bon morceau (certes à la prod "occidentalisée") pour découvrir la Kora justement...

J'ai vu Toumani Diabaté en concert l'été passé et dit tout le bien
que j'en pensais

Très branché Soundway en ce moment (Tumbélé et Nigeria), la compil également
Legends Of Benin est à tomber... Les limites actuelles : énormément de sorties de compiles de qualité qu'on ne sait plus où mettre les oreilles.
Il suffit d'ailleurs de jeter une oreille sur Soweto chez Strut (sous label !K7) pour ce rendre compte qu'on n'est pas loin de Johnny Clegg mais que les musiques sud-africaines sont bien
différentes des musiques de l'Afrique de l'Ouest par exemple)... et que les musiques traditionnelles véhiculées par les griots (Toumani Diabaté par exemple) ne sont pas le psyché-rock nigérian
!
Heureusement.

Ensuite, je n'ai pas écouté le Stanley Brinks mais je suis d'accord avec Thierry sur les limites du Fool's Gold (après un ou deux morceaux alléchants) et pas d'accord avec lui sur le Blk Jks
(d'ailleurs, c'est intéressant car il y a d'un côté un musique pop américaine avec des influences assimilées et une musique "produite" localement et "indigène" - faut que je fasse gaffe aux mots
employés)...

Moi qui aime bien Vampire Weekend, je n'ai jamais considéré ça comme un groupe de musique africaine ni de l'afro-pop... juste de la pop. Comme quoi.
Et c'est presque seulement la voix très New Yorkaise qui me fait penser à Paul Simon, plus que la musique, lorsque lui avait fait le déplacement une fois de plus en Afrique du Sud et sorti
l'exceptionnel Graceland...


Mmarsupilami 18/03/2010 21:51


Je me demande parfois ce que je viens faire ici dans ce café du commerce. Et voilà que j'apprends que le tenancier ne connaît même pas Africa Simone. Pfffft!  La honte!!!


A propos de Stanley Brinks, c'est bien ce que je voulais dire : sa dimension ethio-jazz m'échappait un peu. Mais, bon, si tu ne connais pas Africa Simone, c'est pas bien grave...  


G.T. 18/03/2010 20:55


PYROX : j'ai écouté un album précédent d'ali farka touré et toumani diabaté. C'est vrai que le son de la Kora est un peu
repetitif à la longue. Mais à petite dose,c 'est un album sublime.

Et à forte dose aussi ! une fois qu'on est bien habitué au son de la kora...

ARBOBO : Bien sûr que les musiques des Antilles ont leurs propres caractéristiques... mais elles ont aussi des connections fortes
avec la musique africaine, elles viennent de cette même base, et si c'est la cas aussi de la musique pop occidentale, via le blues et le jazz, les musiques des antilles sont tout de même restées
plus proches des musiques africaines... En même temps, les musiques africaines sont aussi pas mal diversifiées... mais bon, il y a quelques constantes, que l'on retrouve aussi en
général dans la musique des caraïbes... 

MMARSUPILAMI : Merci de faire tout le boulot que j'aurais dû faire si j'avais voulu me lancer dans un article plus complet sur
les musiques africaines^^ (et merci à THIERRY et ARBOBO d'en rajouter encore...) Beaucoup de très bonnes musiques,
dans vos liens et propositions (et aussi des choses que je ne connaissais pas et que je vais m'empresser d'écouter...)

Sinon... pourquoi Stanley Brinks ? Parce que son album est construit sur une base d'ethio-jazz...

BOEBIS : En même temps, le genre "art-rock" est loin d'être toujours remarquable^^

DR. F : Je ne connaissais pas cet "Africa Simone"... je passe en vitesse sur wikipedia (en français, l'anglais est plus
complet, comme d'hab), et quasiment tout ce qu'il y a de marqué sur lui, c'est :
"Il se distingua notamment par des prestations scéniques endiablées lors desquelles il allait jusqu'à soulever une chaise avec la mâchoire."
Tout un programme :-)  




dr frankNfurter 18/03/2010 17:19


bande de snobs!!! pas un mot sur Afric Simone!!!


Thierry 18/03/2010 17:08


Vampi Soul, évidemment. Rééditions de Joe Bataan, il y a quelques années.
J'adore le logo du label.

Et j'adore encore plus le très discret "septante" ^^


Mmarsupilami 18/03/2010 16:25



J'ai raté mon lien péruvien.



Mmarsupilami 18/03/2010 16:22


Et aussi, assez passionnant : Vampi Soul, qui lui sort largement de l'Afrique.
Et qui vous apprendra, par exemple, que, dans les années soixante et septante, on faisait de l'excellente soul, du surf et du rock au Pérou. En plus, j'ai testé. C'est vrai...
Pas mal, non plus, les afrosounds colombiens... 


Thierry 18/03/2010 15:35


@ Arbobo : Bien vu ! Je les avais oubliés. Pourtant Dieu sait que j'adore le disque de Calypso (Western Africa) et leur Give Me Love (avec de la musique de Jordanie, d'Irak, ...),
..., sortis l'an dernier.
Et que dire des 3 volets de London Is The Place For Me ?

Aaaarrrrgghhh .. Ca y est, je sais ce que je vais écouter ce soir ! ;-)


arbobo 18/03/2010 15:22


je pense aussi au label Honest Jon (malin, car il mélange aussi avec des nouveautés, de la soul, etc.), mais c'et vrai que le boulot de Soundway est particulièrement riche :-)

s'il n'y avait que le blues et le jazz africains qui étaient méconnus...
la rumba congolaise, la salsa africaine, sont un de mes régals, on peut interrompre en milieu de morceau n'importe quels de mes albums fétiches du moment que c'est pour mettre l'Orchestra Baobab à
la place :-)

PS : GT, honte à toi, je réalise que c'est toi qui fait cet amalgame (grossier, je trouve) entre afrique et antilles, comme si les musiques de la zone antilles-caraïbesn'avaient pas lerus
caractéristiques propres, comme si la salsa cubaine, revenue ensuite en Afrique de l'Ouest, n'avait pas ses histoires propres. Petit vilain, va ^o^


Thierry 18/03/2010 14:55


Tout à fait d'accord avec Mmarsupilami.
La collection Ethiopiques est formidable. Le boulot de Soundway est exceptionnel.
La musique est ... musique du monde. La "variété" anglo-saxonne n'en est qu'une infime partie, mais comme le signale Mmarsupilami, c'est de cela dont nous sommes abreuvés, moi le premier.
J'essaie néanmoins de résister le plus possible ^^

J'aime aussi beaucoup le label Ocora, la collection Rough Guide (pour initier le
grand public), la collection Putumayo (qui a ses détracteurs mais qui, pour moi, est un bon guide pour nos petites et chères têtes blondes qui sont attirées par les jaquettes colorées et qui, à la
surprise générale, les apprécient beaucoup et en redemandent plus que de raison), ...


Mmarsupilami 18/03/2010 14:09


Le line pour la vidéo de Staff Benda Bilili.


Mmarsupilami 18/03/2010 14:08



Les références aux Ethiopiques m'amènent tout de même à une réflexion
 originale (crois-je). Il faut le rappeler, c'est Buda Musique qui nous révèle depuis dix ans que le jazz, issu des musiques africaines, mais né aux Etats-Unis, était retourné sur Continent
Noir et restait très vivace à Addis-Abeba depuis les années 60. Nous n'en avons strictement jamais rien su... ou presque!

Or, aujourd'hui, que découvre-on grâce à un autre label, Soundway? Que durant les années 60, une scène
extraordinaire se développait en, Blues, au Nigéria ou au Ghana! Pitchfork a salué ces disques compiles. M'en fous qu'on aime ou qu'on n'aime pas Pitchfork, je salue avec eux. Le blues créé sur
base africaine aux Etats-Unis était donc aussi revenu sur le Continent noir avec une scène digne de ce nom et sans que, jamais, nous le sachions. Je vous assure qu'il faut écouter ces albums! La
plupart des titres sont simplement inouis. Alors, pour un Ali Farka Toure (renommé le Ry Cooder noir), pour un Tinariwen ou un Mulatu Askteke (celui-là, je ne retiendrai jamais son nom!), combien
d'autres perles noires nous ont-elles été cachées?

Et, dans la foulée, comment ne pas s'interroger, voire surtout se révolter, de cette incroyable impérialisme qui, depuis des dizaines d'années, ne nous nourrit plus que de productions
anglo-saxonnes? Quand vous pensez qu'aux Etats-Unis, la chanson française est world...

Vive la mondialisation!

Dernier petit détail, je dois bien dire que la présence de Stanley Brinks (que j'apprécie jusqu'à l'indicible) dans cet article m'échappe un peu...  

Enfin, réellement africain, j'ajouterais tout de même aussi Staff Benda
Bilili. A ceux qui n'auraient pas encore vu le phénomène, je conseille cette version live d'un de leurs morceaux. Laissez couler et esbaudissez vous de ce son aigrelet qui résonne après 3
minutes. C'est un solo de guitare une corde montée sur boite de conserve. Sidérant...





Boebis 18/03/2010 13:03



Je ne connais pas tout, je vais écouter ça, ça donne envie. Sinon Kassav c'est pas si mal je trouve... 

Et dans les artistes africains qui ont réussis à sortir du cercle restreint des auditeurs de world music récemment on peut aussi citer récemment Amadou et Mariam pour le grand
public et Konono n°1 pour le public branché. Sans parler du coupé décalé, du kuduro, kwaito, etc. mais pas sûr que ça soit très art-rock comme genres^^



dr frankNfurter 18/03/2010 11:35


Bon le Stanley Brinks je ne l'ai pas noté en passant, on va dire qu'il y a incompatibilité équivoque voire naturelle, donc je passe (sinon je lui file au CDB moins que la moyenne XD)

Par contre vi, très surpris et agréablement par Fool's Gold, même bluffant, très bien fait. Bon à long terme je ne sais pas si ça tient la route, faudra passer au-delà des premières écoutes.


arbobo 18/03/2010 11:20


enfin, Antilles mais surtout caraïbes, voulais-je dire :-)

et on peut aussi ajouter le succès, bien plus récent, des groupes touaregs comme tinariwen et toumast


arbobo 18/03/2010 09:29


ah mais le répétitif, c'est aussi un choix et un style en soi, pyrox,
pas très pop mais dont je très fan (de stereolab ou neu à steve reich),

GT, tu expliques bien qu'il y a "des" musiques d'Afrique, c'est pour ça que l'expression afro-pop me fait toujours bizarre (en revanche "afro beat" a toujours désigné depuis le début un genre
précis, donc pas de pb),
et si tu n'as pas mentionné les talking heads, c'est sans doute aussi parce que, de mon point de vue, ils ont beaucoup plus puisé dans toute la région antillaise qu'en Afrique.

en tout cas tant mieux que la richesse musicale de ce continent soit reconnue pour autre chose que "yéké yéké" et "seven seconds" ^^


Thierry 18/03/2010 08:57


Je rêve du retour d'Audin / Modéna et de leur ocarina magique, version bouillie africaine ^^ 20 ans que j'attends ça !


pyrox 18/03/2010 08:48


j'ai écouté un album précédent d'ali farka touré et toumani diabaté. C'est vrai que le son de la Kora est un peu repetitif à la longue. Mais à petite dose,c 'est un album sublime.


G.T. 18/03/2010 02:16


THIERRY : Aujourd'hui, cette "multiplication" de références un peu plus lisibles risque néanmoins (et c'est tant
mieux) de toucher un public un peu plus large.

Tant qu'ils n'en font pas de la soupe ou de la "bouillie world" insipide, ça me va^^


Thierry 17/03/2010 23:53



Très bon article qui explique effectivement clairement le "retour" au berceau, aux racines de la musique, même s'il n'y a pas vraiment eu d'absence.
Aujourd'hui, cette "multiplication" de références un peu plus lisibles risque néanmoins (et c'est tant mieux) de toucher un public un peu plus large.

Par rapport à tes exemples ...
*Si j'ai finalement adopté bien volontiers le Stanley Brinks, je me casse pour l'instant les dents sur le Fool's Gold qui en dehors de deux ou trois morceaux complètement tueurs, me gave ...
*Le BLK ..., tu sais tout le mal que j'en pense (son côté prog pompier, ...)
*Je m'étais senti "trahi" par le Astatke / Heliocentrics
(J'ai déjà le nouvel Astatke, mais je me le réserve our la fin du mois. Je ne vais quand même pas écouter un album avant sa sortie, quand même !)
*Ali & Toumani : fantastique. Merci pour le lien !

Je suis en train de ré-ré-ré- ....- écouter The Eraser par Christian Scott, c'est quand même autre chose que l'originale ! ^^