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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 17:03

Tango                1997 - Virgin Classics

Art-rock, Artango… je ne pouvais passer à côté…

Artango, donc, ce sont deux musiciens français (piano, bandonéon), accompagnés par un quatuor à cordes.

Décrire leur musique ? Rien de plus simple. Imaginez un petit club de danse ou viennent se retrouver des retraités cherchant l’âme sœur pour accompagner leurs vieux jours, profitant de sensuels tangos pour trouver un peu d’intimité. Vous visualisez ? Et bien, Artango, c’est tout ce que vous voulez… sauf ça.

Enfin, pas vraiment " tout ce que vous voulez ". On est aussi très loin du séducteur latino, une fleur entre les dents et la chemise ouverte sur une forêt de poils. Leur musique est sauvage, indomptable (allez, un dernier gros cliché pour la route : ) comme un pur-sang noir racé et furieux parcourant librement les vastes plaines d’Argentine. Elle ne peut donc maintenir son rythme effréné sur de longues distances, mais a besoin de récupérer, rêvasser à intervalles réguliers avant de repartir de plus belle. Si, par un hasard quelconque, les musiciens d’Artango tombaient sur cet article, pas sûr qu’ils apprécient vraiment la métaphore du " pur-sang dans la pampa ", sachant que leur album, comme son nom l’indique, se veut urbain et moderne. Il est incontestablement moderne, par contre, urbain… c’est concevable, mais libre à chacun de voyager où il veut en sa compagnie.

Je suis parti sur des clichés mais on en est justement très éloigné avec Artango. Pas question pour eux de faire couleur locale, de jouer de la world-music pour occidentaux en mal d’exotisme. Le tango, chez eux, c’est vital, viscéral. Ce n’est pas un hasard s’ils ont enregistré l’album en live (avec une excellents prise de son, s’il n’y avait les applaudissements à la fin des morceaux, on jurerait qu’il a été enregistré en studio). L’urgence n’en est que plus frappante. Le jeu des musiciens est tendu, sur le fil, même s’il y a un très beau son ample et rond du piano, qui se révèle particulièrement puissant quand il est martelé. Les soi-disant bombes rock du moment (Arctic Monkeys et autres Strokes) feraient bien de prendre des leçons d’intensité auprès d’Artango…

Du rythme, du souffle mais aussi beaucoup de mélancolie et de très belles mélodies. Et cela dans quasiment chaque morceau. De grands moments sur ce disque, qui ne craint ni la vitesse, ni l’altitude (Métropole, Brumes matinales, Balle perdue, Braque-tango, Underground, Sur le fil… entre autres). Mais si vous ne deviez en écouter qu’un seul, je vous recommande le génial Azé 1. Il faut avoir entendu ce thème poignant joué d’abord au bandonéon, s’envoler vers les plus hautes cimes quand le violon le reprend soutenu rythmiquement par le piano et le bandonéon qui se lancent dans une impressionnante cavalcade tourbillonnante et saccadée (décidément, les métaphores équestres…). Bien entendu, pour y goûter pleinement, il ne faut pas se contenter de mp3 (pour une première approche, pourquoi pas…), mais du CD et d’une chaîne de qualité. Si vous n’avez pas le matériel adéquat, cassez votre tirelire et payer-vous une chaîne qui fasse honneur à ce grand disque.

1. Metropole

2. Brumes Matinales

3. Obsession

4. Gare Centrale

5. Rendez-Vous

6. Fleurs Fanées (Piazzolla)

7. Balle Perdue

8. Aze 1

9. Valse Mecanique

10. Braque-Tango

11. Aze 2

12. Underground

13. Passager

14. Sur le Fil

 

 

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